Mon premier film de Louis Malle, il était temps ! Son premier film à lui de fiction, à seulement 25 ans, quel talent !
L'histoire reprend celle du roman éponyme de Noël Calef. Le commercial Julien Tavernier (Maurice Ronet, bien) est l'amant de Florence Carala (Jeanne Moreau, bien aussi), épouse de son patron, un riche homme d'affaires. Ils ont un plan : assassiner le mari et maquiller cela en suicide. Tout se déroule comme prévu, Julien s'apprête à rejoindre Florence en voiture, sauf qu'il a oublié un élément confondant sur place. Tandis qu'il retourne le chercher, son véhicule est volé par un jeune couple et lui reste coincé dans l'ascenseur de l'immeuble...
J'aime :
* Le scénario. Simple en apparence, l'histoire se complexifie au fur et à mesure de la multitude de petits rebondissements se déroulant tandis que le "malheureux" anti-héros est coincé dans son ascenseur. On est ainsi pris dans ses rouages afin de connaître son sort et celui des autres personnages jusqu'au bout.
* La mise en scène. Louis Malle propose un film très épuré, les décors sont réduits au minimum, comme si la mécanique du scénario importait le plus. C'est très réussi.
* Le casting. Aucune performance vraiment inoubliable, mais Jeanne Moreau est intéressante, la plupart du temps en voix off, passant par tous les sentiments alors que son amant est aux abonnés absents. A noter la présence, toujours charismatique, de Lino Ventura en commissaire de police.
* La bande originale. Elle est presque plus connue que le film. Signée et improvisée par Miles Davis et ses musiciens, elle accompagne parfaitement ce film "noir".
J'aime pas :
* Si on peut ressentir que c'est une oeuvre de jeunesse (même si je ne connaissais pas l'âge de Louis Malle avant de voir le film) si l'on compare à une inspiration comme Alfred Hitchcock (dans la dramaturgie, la performance des acteurs), je n'ai pas vu de défauts majeurs non plus.
J'ai donc particulièrement apprécié cet "Ascenseur pour l'échafaud", principalement pour son scénario. Louis Malle, déjà un grand.
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