vendredi 3 juillet 2020

French Connection II (1975)

Il fallait une suite à "The French Connection", Popeye n'ayant pas réussi à mettre la main sur Alain Charnier. C'est John Frankenheimer qui s'y colla quelques années plus tard. Mais c'est raté.

Nous retrouvons donc l'imbuvable Popeye (Gene Hackman, très bien), bien décidé à traquer le trafiquant d'héroïne Alain Charnier (Fernando Rey, pas mal) jusqu'à Marseille. Las, il ne parle pas un mot de français et ses homologues marseillais, menés par Henri Barthélémy (Bernard Fresson, bien), ont des méthodes d'investigation bien différentes et ne lui facilitent pas la tâche...

J'aime : 

* Le casting. Gene Hackman apporte une nouvelle fois tout son charisme gouailleur dans le personnage de Popeye et crève l'écran. C'est un régal de le voir subir tout le contexte marseillais sans parler un mot de français et se faisant difficilement comprendre. En dehors de Fernando Rey, tous les autres acteurs sont bien français, pas forcément des très connus, mais c'est du solide avec Bernard Fresson ou encore Philippe Léotard.

* L'environnement. Quasiment tout le film a été tourné à Marseille et c'est très plaisant de voir la ville à l'époque, pas forcément non plus dans ses lieux les plus touristiques (on ne voit pas une fois Notre-Dame-de-la-Garde je crois).

* La mise en scène. John Frankenheimer a gardé le côté assez brut du premier épisode signé William Friedkin, avec des scènes tournées caméra à l'épaule, un peu en mode documentaire. C'est réussi.

* Le scénario. Le duel Popeye-Charnier reste haletant jusqu'au dénouement, même si l'histoire insiste plus sur les frasques de l'Américain à Marseille et sur un autre élément dont je parlerai plus loin, bien moins positif.


J'aime pas : 

* Sans spoiler complètement, le film est vraiment gâché par une très longue séquence de torture à la drogue puis de sevrage de Popeye. Même si cela permet d'apprécier le talent d'acteur de Gene Hackman, c'est interminable (bien un tiers du film) et on s'ennuie alors ferme.

J'avais été un peu déçu par le premier épisode, mais la suite de "The French Connection" m'attirait beaucoup pour son histoire se déroulant à Marseille. Ce n'est donc pas mieux, car, s'il y a beaucoup de bonnes choses, la trop longue séquence citée plus haut plombe totalement le film. Dommage.

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