Eh oui, forcément... Devant une telle affiche, un tel casting, on ne peut que succomber à l'appel du gros nanard. J'avais pourtant été prévenu par le premier "Expendables", totalement vide d'intérêt en dehors de sa compilation de gros bras d'une autre époque. Mais là, y en a encore plus, alors j'ai voulu me laisser convaincre.
Ce deuxième épisode reprend exactement le même schéma que le premier. Cela commence directement par une grosse castagne, ici en Asie, avec toujours la même équipe de choc (Stallone, Statham, Li, Lundgren, Crews et Couture), complétée par un petit jeune, Billy (Liam Hemsworth, fade). Ils viennent récupérer un homme d'affaires chinois ainsi que le mystérieux Trench (Arnold Schwarzenegger, en roue libre) qui avait peu ou prou la même mission, mais qui s'est retrouvé emprisonné. Un peu plus tard, Church (Bruce Willis, ironique à souhait), contacte les Expendables pour remplir une nouvelle mission, à savoir récupérer le contenu d'un coffre-fort, hyper top secret. L'avion qui le transportait s'est crashé quelque part en Europe de l'Est. La Dream Team de Barney Ross (Sylvester Stallone, au premier degré ridicule) se rend sur place, accompagnée par la jolie Maggie Chan (Yu Nan, caution féminine du film), mais se fait surprendre par l'impitoyable Jean Vilain (Jean-Claude Van Damme, plutôt drôle) et ses sbires...
J'aime :
* On ne va pas se le cacher, la présence de tous ces vieux routards du film d'action est assez jouissive, surtout lorsqu'il s'agit d'acteurs que l'on ne voit quasiment plus comme Chuck Norris ou Jean-Claude Van Damme, voire Arnold Schwarzenegger.
* C'est aussi chouette que Bruce Willis et Arnold Schwarzenegger aient eux aussi un vrai rôle à jouer ici, par rapport au premier épisode, où leur présence était vraiment symbolique.
* L'ironie mordante de la plupart de ces vieux briscards est réjouissante et leur plaisir de retrouver la place qui était la leur il y a des années est tout à fait communicative.
J'aime pas :
* Comme pour le premier opus, ce n'est pas tant la simplicité du scénario qui désespère que les grosses ficelles qu'il utilise. Pour le coup, on se retrouve vraiment avec la structure type des films qui ont fait le succès de ces vieux gaillards : une mission toute bête avec qques veuves et orphelins à sauver au passage pour mettre un poil d'émotion et de bravoure dans le tout.
* Le premier degré de Sylvester Stallone. C'est assez incompréhensible et cela vient presque tout gâcher. Il est vraiment le seul à jouer la chose hyper au sérieux, à peine amusé par les (mauvaises) blagues de ses partenaires. Entre la fille qu'il veut pas emmener avec lui (parce que c'est une fille et que les filles, c'est faible et fragile) et l'hommage rendu au pauvre Billy, ses scènes sont consternantes et vraiment hors d'âge. Et il est omniprésent !
* Pour revenir aux blagues (pas drôles) et au personnage de Barney Ross, les dialogues sont vraiment au degré zéro. Vous ne repartirez pas moins bêtes en sortant de la salle.
* Le premier épisode nous donnait une fausse dictature sud-américaine en carton-pâte, ici c'est beaucoup moins exotique (à part le début qui rappelle un peu l'univers de "Rambo"), et c'est même très laid. Froid et laid.
Ainsi, la suite tant attendue de "The Expendables" gâte pour ses vieilles gloires supplémentaires, mais ne va pas au-delà bien malheureusement. C'est bien dommage parce qu'il y avait du potentiel délirant, distillé par qques uns des acteurs, mais gâché vainement par Sylvester "Barney Ross" Stallone qui croit vraiment que c'est en modernisant à peine ses vieux rôles qu'il peut rivaliser avec les héros d'action actuels style Jason Bourne. Tu rêves papy !
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