Je ne crois pas avoir déjà vu le moindre film québécois dans ma vie. Bizarre. Enfin toujours est-il que, pour une fois, on nous en proposait un à l'affiche chez nous alors j'avais bon espoir qu'il fut bon. Et la belle surprise fut à la hauteur de mes attentes.
L'histoire est celle de David Wozniak, un brave type de Montréal qui ne fait pas grand chose de sa vie. Il bosse pour la boucherie familiale, s'occupant des livraisons de viande, quand il a le temps, et ses hobbys sont principalement le foot et la culture de cannabis. Sauf que cette dernière va lui attirer beaucoup d'ennuis, notamment une grosse dette à payer. Au même moment, l'avocat d'une clinique lui apprend qu'une centaine de jeunes gens (sur 533) voudraient faire sa connaissance. Pourquoi ? Parce qu'il en est le géniteur anonyme, grâce au sperme qu'il a donné à l'établissement lorsqu'il était plus jeune, afin de gagner de l'argent. Pour savoir quelle suite donner à cette demande incongrue, d'autant plus que son ex est enceinte de lui, David Wozniak se décide à tenter de connaître discrètement quelques uns de ses "enfants"...
J'aime :
* Le scénario follement original de ce film, très proche d'une comédie à l'américaine, en reprenant ses meilleurs effets, avec le rythme qu'il faut.
* Les acteurs, Patrick Huard (David Wozniak) en tête, excellent dans ce rôle d'un cousin canadien du "Dude" des Frères Coen. Bon à rien, paresseux, distrait et maladroit, il est à la masse, mais veut prouver qu'il peut être quelqu'un de bien. Il attendait juste une sorte de mission divine et il l'a trouvé avec cet événement extraordinaire. On apprécie beaucoup également son meilleur ami avocat joué par Antoine Bertrand qui remplit à merveille son rôle de compagnon de galère débordé et stupéfait de ses initiatives.
* L'ambiance, l'humour grinçant et surtout cette "langue" québécoise, si proche et si lointaine à la fois en raison de ses expressions singulières (sous-titrées en français de France !) et de son usage tonitruant de l'anglais.
J'aime pas :
* Un happy end peut-être un peu trop convenu et une fin justement un brin mollassonne.
Un grand bravo donc à ce film québécois qui mérite tous les honneurs qu'il a reçus un peu partout. Alors oui, c'est très masculin voire même macho, mais les personnages principaux sont quand même de beaux losers qui en prennent pour leur grade. Cela fait toujours un bien fou de voir des films de ce type, qu'on n'attend pas, totalement rafraîchissant. La mission de ce "Feel good movie" est remplie à merveille.
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