Le scénario, adapté d'un bouquin, rappelle un peu celui de la série "Weeds" (y a même un acteur de la série dans le quasi même rôle), mais en nettement moins drôle. Et donc il raconte l'histoire d'un ménage à trois californien qui fait rêver : Ben (Aaron Johnson, méconnaissable et fade) le généreux humanitaire et Chon (Taylor Kitsch, qui serre les dents) l'ancien soldat énervé, et leur muse Ophelia (Blake Lively, MIAM), sexy mais un peu bête. Les deux beaux gosses bronzés sont les rois du pétrole ou plutôt du cannabis qu'ils cultivent de manière industrielle, mais avec une qualité que tout le monde leur envie, notamment un cartel mexicain dirigée d'une main de fer par une femme, Elena (Salma Hayek, qui fait le job).
Quand cette dernière propose à Ben et Chon un deal pour se les mettre dans la poche, ceux-ci refusent, préférant rester autonomes et surtout, le trio a l'intention de se retirer en Indonésie afin de se la couler douce à l'abri de toutes ces convoitises. Elena fait alors enlever Ophelia par son homme de main, l'affreux Lado (Benicio del Toro, toujours pareil dans ce genre de rôle sadique), afin faire du chantage aux deux bellâtres. Aidés par Dennis (John Travolta, cabotin comme jamais), leur pote du FBI, Ben et Chon vont alors monter un plan pour récupérer Ophelia...
J'aime :
* On va mettre une petite pièce sur le scénario qui, s'il n'est pas follement original, est plutôt divertissant et prenant.
J'aime pas :
* Les personnages. Je ne sais pas s'ils sont mal joués, mais leur psychologie n'est pas vraiment approfondie, et le tout reste superficiel, dialogues compris. Sérieux ratage.
* Le style Oliver Stone. C'est du film d'action bling-bling avec du sensuel-sexuel, de la violence sanglante, le tout réalisé comme un clip. Comme je le disais au début, c'est souvent lourd et ronflant.
* La durée du film. C'est vraiment beaucoup trop long, j'ai eu du mal à tenir tellement il y a des longueurs qui m'ont fait m'endormir et parfois perdre le fil.
Avec "Savages" (même le titre raye le parquet), Oliver Stone renoue avec son cinéma le plus punchy et c'est une belle déception. S'il a réussi à faire venir qques gros noms comme Hayek, Travolta et del Toro, le reste est un peu à oublier, sauf pour la plastique. C'est bien dommage parce qu'il y avait sans doute mieux à faire avec un scénario qui aurait pu être exploité avec des pompes moins grosses.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire