On peut dire que j'ai vraiment aimé la trilogie "Jason Bourne" et que la tristesse m'a envahi à la clôture du dernier épisode. Certes, tirer sur la corde n'est jamais vraiment bien pour des franchises cinématographiques, surtout quand on dit que c'est fini. On est rarement satisfait. Là, tout de suite, je pense à Indiana Jones. Mais ici, l'idée était de changer d'acteur et, au pire, Matt Damon n'est pas encore un vieux croûton. Bref, Jason Bourne, ou plutôt son camarade Aaron Cross, remet ça, et c'est cool.
L'histoire de ce nouvel épisode tient compte de la chronologie avec un Jason Bourne qui s'est retiré du circuit en reprenant possession de sa vie. Pendant ce temps, d'autres loups solitaires hyper entraînés poursuivent leurs missions, notamment Aaron Cross (Jeremy Renner, dans le même esprit que Matt Damon, en moins torturé), qui se teste en Alaska. Mais voilà qu'on essaye de l'éliminer, comme d'autres agents de son programme de super guerriers fonctionnant aux médicaments ultra performants, mais dont ils sont dépendants.
Conscient que c'est son propre gouvernement, par l'intermédiaire du ripou Eric Byer (Edward Norton, bien), qui cherche à le faire disparaître et tout le programme qu'il représente avec, Aaron Cross va entamer une longue fuite alliée à une enquête menée avec la jolie scientifique Marta Shearing (Rachel Weisz, excellente et tellement charmante) à travers les Etats-Unis et les Philippines. L'objectif : récupérer les médicaments qui peuvent encore l'aider à survivre...
J'aime :
* Le nouveau "Jason Bourne", Jeremy Renner qui assure le job, sans perdre complètement le charisme de Matt Damon. Côté muscle et techniques de combat, il n'a rien à envier à son grand frère, et on apprécie son caractère serein et déterminé. Un vrai bon personnage de film d'action.
* Comme son aîné, Aaron Cross voyage et l'on apprécie cette plus-value pour les scènes d'action qui tiennent compte du coup de leur environnement bien spécifique : les loups en Alaska, les motos aux Philippines.
* L'action justement est très bien dosée. Les séquences sont longues, mais bien réparties tout au long du film. Et de qualité évidemment.
* On apprécie aussi beaucoup la partenaire d'Aaron Cross, belle et pas potiche, jouée par une Rachel Weisz particulièrement douée.
J'aime pas :
* Même s'il ne connaît pas forcément tout ce qu'il se trame au-dessus de lui, Aaron Cross sait bien qui il est, contrairement à Jason Bourne. Et ce côté sans identité donnait paradoxalement une âme en plus à l'aîné.
* Le scénario suit les mêmes préceptes que la trilogie précédente, ce qui est bien, mais il est conseillé de se la revoir avant. Je ne l'ai pas fait et j'ai complètement oublié la complexité du dossier Bourne. Résultat, je n'ai quasiment rien compris à l'intrigue de bureau qui se déroule en parallèle de l'action pure et dure. C'est bien beau de ressasser des vieux dossiers, mais la quasi absence d'explications m'a laissé au bord de la route.
* La longueur est désormais à la mode dans les films d'action. Celui-ci n'échappe pas à la règle et à la fin, on en sort tout de même bien lessivé, surtout après une course-poursuite finale interminable à travers Manille. Un peu plus de concision aurait été préférable, d'autant plus que des suites sont à venir.
On est donc bien content de revoir la bouille de Jason Bourne, même si elle n'est qu'en photo. Son remplaçant tient bien la barque et on est déjà impatient de voir la suite de ses aventures en espérant un peu plus de pédagogie et d'efficacité.
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