Mon frère m'emmène toujours voir les derniers films iraniens (ou turcs, ou autres nationalités orientales) à la mode. En général, c'est bien voire même très bien une fois sur deux. Bonne pioche cette fois-ci avec cette "famille respectable" (en français), même si tout est loin d'être parfait.
L'histoire est assez complexe. Arash, un prof de fac exilé à Paris, est retourné chez lui, à Chiraz, le temps d'un projet universitaire. Avant de rentrer en France, il apprend que son père, séparé depuis longtemps de sa mère chez qui il vivait durant son séjour, est mort et lui a légué une somme d'argent importante. Arash va alors devoir gérer la magouille que lui propose son demi-frère Jafar ainsi que toutes les démarches liées à son retour, compliquées par la retenue de son passeport...
J'aime :
* Encore une fois, c'est une véritable photographie de l'Iran d'aujourd'hui, partagée entre un autoritarisme forcené, une société surveillée de toutes parts, et une aspiration à la liberté et à la transgression de plus en plus forte en même temps, notamment à travers les femmes, qui ont de beaux rôles ici.
* Le casting est convaincant, des enfants aux adultes, ça joue juste et ça sent le réel.
J'aime pas :
* Encore un film qui évoque les problèmes posés par les conditions de départ de l'Iran. On ne s'en lasse pas, car c'est presque documentaire, mais Massoud Bakhshi ajoute à cette tentative de fuite une complexe histoire d'héritage dont on a du mal à démêler les tenants et aboutissants.
* On regrette aussi un peu ces flash-backs incessants sur l'enfance d'Arash, parfois redondants, ainsi que les ajouts d'images d'archives sur la guerre Iran-Irak qui font plus pour l'esthétique que pour l'histoire. Ces moments apportent des longueurs dont on se serait passé.
Pour son premier film de fiction, Massoud Bakhshi réussit, malgré des effets de style pas forcément utiles, une oeuvre intéressante et toujours passionnante sur le quotidien des Iraniens. On attend de voir la suite, mais il y a déjà pas mal d'espoir.
mercredi 21 novembre 2012
mercredi 14 novembre 2012
Astérix et Obélix : Au service de sa Majesté (2012)
Alors comme ça ce nouvel épisode d'Astérix et Obélix est pas pire ? Dans l'attente d'un rebond après le phénoménal "Mission Cléopâtre" et l'échec des "Jeux Olympiques" (que je n'ai pas vu), il y avait encore pas mal d'attente et Laurent Tirard s'en serait tiré avec les honneurs. C'est ce qu'on va voir !
Ce nouvel épisode fait appel en réalité à deux aventures d'Astérix : l'excellent "Astérix chez les Bretons" et le moins trépidant "Astérix et les Normands". Le premier fait figure de ligne rouge puisque c'est bien en (Grande)-Bretagne que se rendent nos deux fameux compères (Edouard Baer, formidable, et Gérard Depardieu, toujours très bien en Obélix) en compagnie du jeune neveu d'Abraracourcix, Goudurix (Vincent Lacoste, qui joue très bien les têtes à claques parisiennes actuelles), qu'ils doivent former afin qu'il devienne un homme. Ils accompagnent le brave Jolitorax (Guillaume Gallienne, bien) venu leur demander de l'aide.
La Bretagne est en effet envahie par les troupes de Jules César (Fabrice Luchini, excellent) qui menacent particulièrement le village du Breton où se trouve la reine Cordelia (Catherine Deneuve, qui fait le boulot). Nos quatre héros devront mener à bien le transport d'un tonneau de potion magique à travers la Bretagne, tout en faisant face aux Normands recrutés par les Romains afin d'appuyer leur invasion.
J'aime :
* Le casting. Il fait beaucoup pour la réussite du film. Il y a la très bonne surprise Edouard Baer qui personnalise vraiment son Astérix, le rendant plus réfléchi, drôle mais aussi maladroit. Gérard Depardieu est, à ses côtés, toujours l'Obélix idéal. Fabrice Luchini compose lui aussi un Jules César emprunt de son propre jeu et c'est parfait. Ensuite, les seconds rôles sont particulièrement soignés et réussis, de Vincent Lacoste à Guillaume Gallienne en passant pas Valérie Lemercier qui joue la tutrice de la fiancée de Jolitorax.
* Le scénario. Il est relativement fidèle à la bande-dessinée dans les grandes lignes, intégrant avec finesse Goudurix et les Normands dans l'épisode chez les Bretons. Cependant, on ne comprend vraiment pas l'ajout d'une "reine" à l'histoire (sauf pour rajouter une "star" de plus au casting), d'autant plus qu'il aurait été plus logique de la faire vivre à Londinium (Londres) plutôt que dans un petit village, sauf si elle y a été exilée, mais je ne crois pas que ce soit mentionné.
* Les décors. Il y avait encore beaucoup de moyens et ils sont très bien exploités que ce soit dans les magnifiques environnements verdoyants de la Bretagne ou dans ce Londinium reconstitué avec ses anachronismes familiers de la bande-dessinée. Les effets spéciaux sont très bien aussi.
J'aime pas :
* Le rythme. Certes, Laurent Tirard ajoute de la finesse aux aventures de nos Gaulois, avec des dialogues souvent subtils et travaillés, mais c'est globalement beaucoup trop lent et le manque de gags vraiment drôles et visuels n'aide pas à nous sortir de la torpeur qui parfois nous prend.
* La musique. Cela n'a pas toujours son importance, mais l'atmosphère pop-rock insufflée dans le film n'est pas terrible et le concert final des BB Brunes n'arrange pas les choses.
Si "Au service de sa Majesté" est encore loin de rattraper la perfection de "Mission Cléopâtre", il s'en tire tout de même avec les honneurs. Plutôt que de rater ses gags et faire du lourd comme le premier et le troisième épisode, Laurent Tirard a choisi la voie de l'humour dans les dialogues et les situations cocasses. Cela donne à son film un certain charme, bien aidé par un superbe casting, mais ce n'est alors plus une vraie comédie d'action et d'aventures comme l'avait réussie Alain Chabat.
Ce nouvel épisode fait appel en réalité à deux aventures d'Astérix : l'excellent "Astérix chez les Bretons" et le moins trépidant "Astérix et les Normands". Le premier fait figure de ligne rouge puisque c'est bien en (Grande)-Bretagne que se rendent nos deux fameux compères (Edouard Baer, formidable, et Gérard Depardieu, toujours très bien en Obélix) en compagnie du jeune neveu d'Abraracourcix, Goudurix (Vincent Lacoste, qui joue très bien les têtes à claques parisiennes actuelles), qu'ils doivent former afin qu'il devienne un homme. Ils accompagnent le brave Jolitorax (Guillaume Gallienne, bien) venu leur demander de l'aide.
La Bretagne est en effet envahie par les troupes de Jules César (Fabrice Luchini, excellent) qui menacent particulièrement le village du Breton où se trouve la reine Cordelia (Catherine Deneuve, qui fait le boulot). Nos quatre héros devront mener à bien le transport d'un tonneau de potion magique à travers la Bretagne, tout en faisant face aux Normands recrutés par les Romains afin d'appuyer leur invasion.
J'aime :
* Le casting. Il fait beaucoup pour la réussite du film. Il y a la très bonne surprise Edouard Baer qui personnalise vraiment son Astérix, le rendant plus réfléchi, drôle mais aussi maladroit. Gérard Depardieu est, à ses côtés, toujours l'Obélix idéal. Fabrice Luchini compose lui aussi un Jules César emprunt de son propre jeu et c'est parfait. Ensuite, les seconds rôles sont particulièrement soignés et réussis, de Vincent Lacoste à Guillaume Gallienne en passant pas Valérie Lemercier qui joue la tutrice de la fiancée de Jolitorax.
* Le scénario. Il est relativement fidèle à la bande-dessinée dans les grandes lignes, intégrant avec finesse Goudurix et les Normands dans l'épisode chez les Bretons. Cependant, on ne comprend vraiment pas l'ajout d'une "reine" à l'histoire (sauf pour rajouter une "star" de plus au casting), d'autant plus qu'il aurait été plus logique de la faire vivre à Londinium (Londres) plutôt que dans un petit village, sauf si elle y a été exilée, mais je ne crois pas que ce soit mentionné.
* Les décors. Il y avait encore beaucoup de moyens et ils sont très bien exploités que ce soit dans les magnifiques environnements verdoyants de la Bretagne ou dans ce Londinium reconstitué avec ses anachronismes familiers de la bande-dessinée. Les effets spéciaux sont très bien aussi.
J'aime pas :
* Le rythme. Certes, Laurent Tirard ajoute de la finesse aux aventures de nos Gaulois, avec des dialogues souvent subtils et travaillés, mais c'est globalement beaucoup trop lent et le manque de gags vraiment drôles et visuels n'aide pas à nous sortir de la torpeur qui parfois nous prend.
* La musique. Cela n'a pas toujours son importance, mais l'atmosphère pop-rock insufflée dans le film n'est pas terrible et le concert final des BB Brunes n'arrange pas les choses.
Si "Au service de sa Majesté" est encore loin de rattraper la perfection de "Mission Cléopâtre", il s'en tire tout de même avec les honneurs. Plutôt que de rater ses gags et faire du lourd comme le premier et le troisième épisode, Laurent Tirard a choisi la voie de l'humour dans les dialogues et les situations cocasses. Cela donne à son film un certain charme, bien aidé par un superbe casting, mais ce n'est alors plus une vraie comédie d'action et d'aventures comme l'avait réussie Alain Chabat.
jeudi 8 novembre 2012
Skyfall (2012)
Devant tant d'éloges envers le dernier épisode de James Bond, mes attentes étaient quand même assez grandes et légitimes. Daniel Craig a prouvé qu'il incarnait très bien l'espion britannique tandis que la réalisation confiée à Sam Mendes était un gage de qualité. Mais malgré beaucoup de bonne choses, il y a de sérieux manques.
Après "Casino Royale" et "Quantum of Solace" qui se suivaient, nous retrouvons un 23e opus qui se la joue solo. On entre dans le vif du sujet avec James Bond (Daniel Craig donc, toujours distant mais profond), affublée de la jeune agent Eve (Naomie Harris, jeune et cool), lancés dans une course-poursuite à Istanbul avec un terroriste possédant une liste des agents de l'Otan infiltrés dans des organisations terroristes.
Mais les choses se finissent mal et Bond en réchappe de peu, laissant croire qu'il est mort. L'échec de cette mission provoque la chute de M (Judi Dench, toujours aussi bien), poussée vers la sortie par le responsable des services secrets, Gareth Mallory (Ralph Fiennes, très bien). Pendant que 007 est en vacances forcées et bien débauchées, M est visée avant sa sortie par un attentat perpétré par un ancien agent revanchard et super hacker, Tiago Rodiguez dit Silva (Javier Bardem, fou à souhait). James Bond décide de reprendre alors du service en allant traquer Silva qui se cache à Macao. Il y est mené notamment par la jeune et jolie Séverine (Bérénice Marlohe, qui fait le boulot)...
J'aime :
* La psychologie particulièrement intense qu'a instauré Sam Mendes dans les relations entre ses personnages. Le réalisateur va plus loin dans le rapport maternel qui existe entre M et James Bond, encore plus dans la dernière partie du film. Puis, une fois de plus, on voit un 007 en proie à divers démons (alcool, femmes) qui ne le quittent jamais vraiment, sans oublier une certaine vieillesse qui commence à se faire sentir.
* Les décors, toujours aussi impressionnants, qu'ils soient en plein air ou dans les souterrains de Londres. Puis on voyage, évidemment, et c'est toujours aussi beau, d'Istanbul à l'Ecosse en passant par Macao et Londres.
* Les effets spéciaux et autres cascades. La série des 007 a sans doute de la concurrence depuis un moment, mais on en a toujours pour nos mirettes ici aussi.
* Si la série a pas mal évolué depuis l'intronisation de Daniel Craig, plus moderne et réfléchie, la firme 007 n'oublie pas son glorieux passé avec moult références, souvent anecdotiques (l'Aston Martin, le nouveau Q, etc.), mais toujours savoureuses.
* Le générique, splendide. C'est l'une des marques de fabrique de James Bond, elle ne manque pas, sensuelle et envoûtante, tout comme la chanson qui l'accompagne, puissante et classique à la fois, interprétée par Adele.
J'aime pas :
* Le scénario et c'est mon principal reproche, qui a son importance évidemment.Visiblement, Sam Mendes a délaissé l'histoire en elle-même, très limpide, sans enjeux mondiaux complexes et autres personnages ambivalents, pour mettre l'accent sur les relations entre ces personnages justement, mais qui ne présentent alors plus aucune face cachée. Les séances de huis-clos sont même sans doute mieux réussies et crédibles que celles d'action, parfois un peu ampoulées, surtout dans la dernière partie qui rappelle vaguement "McGyver" et "The A-Team", c'est dire !
Ce scénario en queue de poisson est donc assez décevant par rapport à nos attentes, même s'il débouche tout de même sur de nouvelles perspectives pas inintéressantes (un nouveau Q, qu'on nous présente ici, mais aussi un nouveau M et une nouvelle Moneypenny). Cependant, Sam Mendes apporte une touche relativement personnelle et point déplaisante, donnant à son tour une nouvelle dimension aux personnages et à la série, plus profonde et réfléchie, qui a encore de beaux jours devant elle et c'est tant mieux.
Après "Casino Royale" et "Quantum of Solace" qui se suivaient, nous retrouvons un 23e opus qui se la joue solo. On entre dans le vif du sujet avec James Bond (Daniel Craig donc, toujours distant mais profond), affublée de la jeune agent Eve (Naomie Harris, jeune et cool), lancés dans une course-poursuite à Istanbul avec un terroriste possédant une liste des agents de l'Otan infiltrés dans des organisations terroristes.
Mais les choses se finissent mal et Bond en réchappe de peu, laissant croire qu'il est mort. L'échec de cette mission provoque la chute de M (Judi Dench, toujours aussi bien), poussée vers la sortie par le responsable des services secrets, Gareth Mallory (Ralph Fiennes, très bien). Pendant que 007 est en vacances forcées et bien débauchées, M est visée avant sa sortie par un attentat perpétré par un ancien agent revanchard et super hacker, Tiago Rodiguez dit Silva (Javier Bardem, fou à souhait). James Bond décide de reprendre alors du service en allant traquer Silva qui se cache à Macao. Il y est mené notamment par la jeune et jolie Séverine (Bérénice Marlohe, qui fait le boulot)...
J'aime :
* La psychologie particulièrement intense qu'a instauré Sam Mendes dans les relations entre ses personnages. Le réalisateur va plus loin dans le rapport maternel qui existe entre M et James Bond, encore plus dans la dernière partie du film. Puis, une fois de plus, on voit un 007 en proie à divers démons (alcool, femmes) qui ne le quittent jamais vraiment, sans oublier une certaine vieillesse qui commence à se faire sentir.
* Les décors, toujours aussi impressionnants, qu'ils soient en plein air ou dans les souterrains de Londres. Puis on voyage, évidemment, et c'est toujours aussi beau, d'Istanbul à l'Ecosse en passant par Macao et Londres.
* Les effets spéciaux et autres cascades. La série des 007 a sans doute de la concurrence depuis un moment, mais on en a toujours pour nos mirettes ici aussi.
* Si la série a pas mal évolué depuis l'intronisation de Daniel Craig, plus moderne et réfléchie, la firme 007 n'oublie pas son glorieux passé avec moult références, souvent anecdotiques (l'Aston Martin, le nouveau Q, etc.), mais toujours savoureuses.
* Le générique, splendide. C'est l'une des marques de fabrique de James Bond, elle ne manque pas, sensuelle et envoûtante, tout comme la chanson qui l'accompagne, puissante et classique à la fois, interprétée par Adele.
J'aime pas :
* Le scénario et c'est mon principal reproche, qui a son importance évidemment.Visiblement, Sam Mendes a délaissé l'histoire en elle-même, très limpide, sans enjeux mondiaux complexes et autres personnages ambivalents, pour mettre l'accent sur les relations entre ces personnages justement, mais qui ne présentent alors plus aucune face cachée. Les séances de huis-clos sont même sans doute mieux réussies et crédibles que celles d'action, parfois un peu ampoulées, surtout dans la dernière partie qui rappelle vaguement "McGyver" et "The A-Team", c'est dire !
Ce scénario en queue de poisson est donc assez décevant par rapport à nos attentes, même s'il débouche tout de même sur de nouvelles perspectives pas inintéressantes (un nouveau Q, qu'on nous présente ici, mais aussi un nouveau M et une nouvelle Moneypenny). Cependant, Sam Mendes apporte une touche relativement personnelle et point déplaisante, donnant à son tour une nouvelle dimension aux personnages et à la série, plus profonde et réfléchie, qui a encore de beaux jours devant elle et c'est tant mieux.
mardi 30 octobre 2012
The Paperboy (2012)
Lee Daniels n'a pas encore beaucoup de films à son actif, mais "The Paperboy" semble être déjà la consécration pour lui, avec un casting de choc. Au final, les critiques sont mitigées, avec raison.
Le réalisateur américain nous emmène dans la Floride des marais infestés de crocodiles, en 1965. Deux ans plus tôt, un gros policier a été salement tué. Hillary Van Wetter (John Cusack, méconnaissable et très bon), un pauvre type, a été arrêté, condamné, prêt à finir sur la chaise électrique. Deux journalistes chevronnés du Miami Times, Ward Jansen (Matthew MacConaughey, très inspiré) et Yardley Acheman (David Oyelowo, très bien) tentent alors de rétablir la vérité sur le meurtre, aidés par la correspondante amoureuse du prisonnier, Charlotte Bless (Nicole Kidman, impressionnante) et le jeune frère de Ward Jansen, Jack (Zac Efron, pas mal).
J'aime :
* L'atmosphère du film. C'est censé se passer en Floride, mais c'est tourné en Louisiane. Peu importe, les paysages de bayou sont magnifiques, avec chaleur et air poisseux, et l'ambiance des années soixante, dans un Sud pratiquant encore la ségrégation, est très bien retranscrite.
* Le scénario. C'est une enquête relativement classique, mais elle est raccord avec l'époque et se suit bien, le réalisateur laissant une bonne part de mystère jusqu'à la fin sur la véracité des faits.
* Le casting. Il est impressionnant tout de même (j'ai oublié l'étonnante Macy Gray en domestique des Jansen) et donne dans la performance. Entre un John Cusack bouffi, un Matthew MacConaughey défiguré et une Nicole Kidman qui franchit toutes les limites du sensuel, on assiste à une vraie libération de pulsions variées, souvent violentes et repoussantes.
J'aime pas :
* Lee Daniels ne va finalement pas au bout de son raisonnement, notamment sur l'enquête journalistique. On arrive à un dénouement qui ne serait finalement pas le véritable, et la fin ne nous donnera aucune réponse. C'est vraiment dommage. L'histoire, même banale, avait un fort potentiel, on était dans un super polar que le cinéaste préfère délaisser pour du sentimentalisme exacerbé et cruel.
On ressort vraiment secoué de "The Paperboy". Lee Daniels a réussi son pari, fasciner en choquant. On applaudit assez cette mise en scène brutale, mais parfaitement maîtrisée et surtout hyper esthétique. On regrette juste de ne pas pouvoir savourer jusqu'au bout une vraie bonne esquisse de scénario. Mais on repassera, sans doute.
Le réalisateur américain nous emmène dans la Floride des marais infestés de crocodiles, en 1965. Deux ans plus tôt, un gros policier a été salement tué. Hillary Van Wetter (John Cusack, méconnaissable et très bon), un pauvre type, a été arrêté, condamné, prêt à finir sur la chaise électrique. Deux journalistes chevronnés du Miami Times, Ward Jansen (Matthew MacConaughey, très inspiré) et Yardley Acheman (David Oyelowo, très bien) tentent alors de rétablir la vérité sur le meurtre, aidés par la correspondante amoureuse du prisonnier, Charlotte Bless (Nicole Kidman, impressionnante) et le jeune frère de Ward Jansen, Jack (Zac Efron, pas mal).
J'aime :
* L'atmosphère du film. C'est censé se passer en Floride, mais c'est tourné en Louisiane. Peu importe, les paysages de bayou sont magnifiques, avec chaleur et air poisseux, et l'ambiance des années soixante, dans un Sud pratiquant encore la ségrégation, est très bien retranscrite.
* Le scénario. C'est une enquête relativement classique, mais elle est raccord avec l'époque et se suit bien, le réalisateur laissant une bonne part de mystère jusqu'à la fin sur la véracité des faits.
* Le casting. Il est impressionnant tout de même (j'ai oublié l'étonnante Macy Gray en domestique des Jansen) et donne dans la performance. Entre un John Cusack bouffi, un Matthew MacConaughey défiguré et une Nicole Kidman qui franchit toutes les limites du sensuel, on assiste à une vraie libération de pulsions variées, souvent violentes et repoussantes.
J'aime pas :
* Lee Daniels ne va finalement pas au bout de son raisonnement, notamment sur l'enquête journalistique. On arrive à un dénouement qui ne serait finalement pas le véritable, et la fin ne nous donnera aucune réponse. C'est vraiment dommage. L'histoire, même banale, avait un fort potentiel, on était dans un super polar que le cinéaste préfère délaisser pour du sentimentalisme exacerbé et cruel.
On ressort vraiment secoué de "The Paperboy". Lee Daniels a réussi son pari, fasciner en choquant. On applaudit assez cette mise en scène brutale, mais parfaitement maîtrisée et surtout hyper esthétique. On regrette juste de ne pas pouvoir savourer jusqu'au bout une vraie bonne esquisse de scénario. Mais on repassera, sans doute.
lundi 29 octobre 2012
The Rutles : All you need is cash (1978)
Réunir les Beatles et les Monty Python dans un même film, perfect isn't it ? Eh bien, cela a quasiment existé grâce à l'imagination débordante d'Eric Idle et Neil Innes qui ont imaginé un pastiche remarquable des Fab Four : The Rutles. D'abord, ce fut une série, puis un film, hilarant biopic qui préfigura nombre de "mockumentaires" sur des groupes de rock à la noix.
The Rutles, ce sont donc Ron Nasty/John Lennon (Neil Innes, bougon à souhait), Dirk McQuickly/Paul McCartney (Eric Idle, candide et inspiré), Stig O'Hara/George Harrison (Ricky Fataar, drôle en rôle muet) et Barry Wom/Ringo Starr (John Halsey, foutraque aussi), dont la carrière mondiale, fulgurante et puissante, est retracée dans un documentaire des plus classiques avec reportages d'un journaliste (Eric Idle encore, splendide) sur les lieux qui les ont vu passer, morceaux de vie, films, clips (avec vraies chansons des Beatles détournées et réécrites) et interviews d'autres stars les ayant côtoyés tels que Mick Jagger ou encore Paul Simon.
J'aime :
* L'humour évidemment. Certes, ce n'est pas complètement Monty Python, on est ici moins dans l'absurde et le surréaliste, mais l'esprit y est tout de même nettement marqué avec des gags visuels à la chaîne. Toutes les situations vécues par les Beatles sont exploitées, que ce soit la Beatlemania, la drogue, les séjours en Inde, la création d'Apple ou encore l'arrivée de Yoko Ono (ici une Allemande nazie !). Les séquences les plus drôles sont sans doute celles où le journaliste apparaît et distille ses infos sur place, jouant constamment sur les mots et ayant souvent du mal à faire correctement son travail.
* Le respect de l'oeuvre des Beatles. La reconstitution est vraiment très bien documentée, les références nombreuses et les chansons très bien exploitées à l'aide de parodies très proches musicalement, mais avec des paroles souvent foutraques. Musicalement, cela tient vraiment bien la route, ayant à faire un véritable groupe de musique.
* Le casting. Si les membres du groupe ne sont pas très connus à part Eric Idle et Neil Innes, les guests sont exquis, se prenant carrément au jeu et au sérieux, de Mick Jagger à Paul Simon dans leur vrai rôle, en passant par Bill Murray, Dan Aykroyd, John Belushi, Michael Palin, Bianca Jagger et surtout, le guest ultime, George Harrison, dans un autre rôle de journaliste.
* Le scénario. Alors oui, il reprend point par point celui de la carrière des Beatles, mais il a au moins le mérite d'être particulièrement riche et varié. On aurait pu largement s'ennuyer avec le parcours d'un autre groupe réel !
J'aime pas :
* Le fait que les trois autres Beatles n'y aient pas participé ? Non, rien à redire, tout est parfait ! Ou alors les paroles des chansons auraient pu être éventuellement un poil plus osées et foutraques.
"The Rutles : All you need is cash" est la meilleure parodie jamais tournée sur les Fab Four. Tout est copié à la référence près sur les Beatles, des débuts à leur séparation, dans un drôle et vibrant hommage. Parce que c'est surtout ça dont il s'agit, célébrer d'une façon détournée le plus grand groupe ayant jamais existé. Et quand Mick Jagger et Paul Simon évoque les Rutles, on sait que leurs paroles pourraient être exactement les mêmes pour les Beatles. Standing ovation !
The Rutles, ce sont donc Ron Nasty/John Lennon (Neil Innes, bougon à souhait), Dirk McQuickly/Paul McCartney (Eric Idle, candide et inspiré), Stig O'Hara/George Harrison (Ricky Fataar, drôle en rôle muet) et Barry Wom/Ringo Starr (John Halsey, foutraque aussi), dont la carrière mondiale, fulgurante et puissante, est retracée dans un documentaire des plus classiques avec reportages d'un journaliste (Eric Idle encore, splendide) sur les lieux qui les ont vu passer, morceaux de vie, films, clips (avec vraies chansons des Beatles détournées et réécrites) et interviews d'autres stars les ayant côtoyés tels que Mick Jagger ou encore Paul Simon.
J'aime :
* L'humour évidemment. Certes, ce n'est pas complètement Monty Python, on est ici moins dans l'absurde et le surréaliste, mais l'esprit y est tout de même nettement marqué avec des gags visuels à la chaîne. Toutes les situations vécues par les Beatles sont exploitées, que ce soit la Beatlemania, la drogue, les séjours en Inde, la création d'Apple ou encore l'arrivée de Yoko Ono (ici une Allemande nazie !). Les séquences les plus drôles sont sans doute celles où le journaliste apparaît et distille ses infos sur place, jouant constamment sur les mots et ayant souvent du mal à faire correctement son travail.
* Le respect de l'oeuvre des Beatles. La reconstitution est vraiment très bien documentée, les références nombreuses et les chansons très bien exploitées à l'aide de parodies très proches musicalement, mais avec des paroles souvent foutraques. Musicalement, cela tient vraiment bien la route, ayant à faire un véritable groupe de musique.
* Le casting. Si les membres du groupe ne sont pas très connus à part Eric Idle et Neil Innes, les guests sont exquis, se prenant carrément au jeu et au sérieux, de Mick Jagger à Paul Simon dans leur vrai rôle, en passant par Bill Murray, Dan Aykroyd, John Belushi, Michael Palin, Bianca Jagger et surtout, le guest ultime, George Harrison, dans un autre rôle de journaliste.
* Le scénario. Alors oui, il reprend point par point celui de la carrière des Beatles, mais il a au moins le mérite d'être particulièrement riche et varié. On aurait pu largement s'ennuyer avec le parcours d'un autre groupe réel !
J'aime pas :
* Le fait que les trois autres Beatles n'y aient pas participé ? Non, rien à redire, tout est parfait ! Ou alors les paroles des chansons auraient pu être éventuellement un poil plus osées et foutraques.
"The Rutles : All you need is cash" est la meilleure parodie jamais tournée sur les Fab Four. Tout est copié à la référence près sur les Beatles, des débuts à leur séparation, dans un drôle et vibrant hommage. Parce que c'est surtout ça dont il s'agit, célébrer d'une façon détournée le plus grand groupe ayant jamais existé. Et quand Mick Jagger et Paul Simon évoque les Rutles, on sait que leurs paroles pourraient être exactement les mêmes pour les Beatles. Standing ovation !
dimanche 28 octobre 2012
Savages (2012)
Les films d'Oliver Stone, que je suis loin d'avoir tous vus, sont quand même un peu au cinéma ce que l'art pompier est à la peinture. C'est flamboyant, mais souvent indigeste à regarder. "Savages" n'échappe pas à la règle.
Le scénario, adapté d'un bouquin, rappelle un peu celui de la série "Weeds" (y a même un acteur de la série dans le quasi même rôle), mais en nettement moins drôle. Et donc il raconte l'histoire d'un ménage à trois californien qui fait rêver : Ben (Aaron Johnson, méconnaissable et fade) le généreux humanitaire et Chon (Taylor Kitsch, qui serre les dents) l'ancien soldat énervé, et leur muse Ophelia (Blake Lively, MIAM), sexy mais un peu bête. Les deux beaux gosses bronzés sont les rois du pétrole ou plutôt du cannabis qu'ils cultivent de manière industrielle, mais avec une qualité que tout le monde leur envie, notamment un cartel mexicain dirigée d'une main de fer par une femme, Elena (Salma Hayek, qui fait le job).
Quand cette dernière propose à Ben et Chon un deal pour se les mettre dans la poche, ceux-ci refusent, préférant rester autonomes et surtout, le trio a l'intention de se retirer en Indonésie afin de se la couler douce à l'abri de toutes ces convoitises. Elena fait alors enlever Ophelia par son homme de main, l'affreux Lado (Benicio del Toro, toujours pareil dans ce genre de rôle sadique), afin faire du chantage aux deux bellâtres. Aidés par Dennis (John Travolta, cabotin comme jamais), leur pote du FBI, Ben et Chon vont alors monter un plan pour récupérer Ophelia...
J'aime :
* On va mettre une petite pièce sur le scénario qui, s'il n'est pas follement original, est plutôt divertissant et prenant.
J'aime pas :
* Les personnages. Je ne sais pas s'ils sont mal joués, mais leur psychologie n'est pas vraiment approfondie, et le tout reste superficiel, dialogues compris. Sérieux ratage.
* Le style Oliver Stone. C'est du film d'action bling-bling avec du sensuel-sexuel, de la violence sanglante, le tout réalisé comme un clip. Comme je le disais au début, c'est souvent lourd et ronflant.
* La durée du film. C'est vraiment beaucoup trop long, j'ai eu du mal à tenir tellement il y a des longueurs qui m'ont fait m'endormir et parfois perdre le fil.
Avec "Savages" (même le titre raye le parquet), Oliver Stone renoue avec son cinéma le plus punchy et c'est une belle déception. S'il a réussi à faire venir qques gros noms comme Hayek, Travolta et del Toro, le reste est un peu à oublier, sauf pour la plastique. C'est bien dommage parce qu'il y avait sans doute mieux à faire avec un scénario qui aurait pu être exploité avec des pompes moins grosses.
mardi 23 octobre 2012
Ruby Sparks (2012)
On peut vraiment dire que Jonathan Dayton et Valerie Faris étaient attendus au tournant après le succès mérité de "Little Miss Sunshine", petit bijou de comédie indépendante. Le couple a pris son temps avant de nous offrir son nouveau film, ce "Ruby Sparks", qui m'a tout autant convaincu. Quelle bonne nouvelle !
Après les déboires d'une famille hétéroclite qui doit se ressouder pour un concours de mini-miss, on passe à qque chose de complètement différent. Calvin (Paul Dano, formidable) est un auteur qui a connu rapidement le succès et profite tranquillement de la nouvelle vie qui s'offre à lui en attendant un nouvel éclair de génie pour son prochain roman. En panne d'inspiration et en perpétuelle angoisse, il consulte un psychiatre qui lui conseille alors de lui écrire un texte, sur ce qu'il veut, où il pourrait exprimer ce qu'il ressent.
Célibataire à chien, Calvin se met alors à décrire cette fille idéale qui apparaît régulièrement dans ses rêves. Mais à peine a-t-il écrit qques pages sur celle qu'il a prénommé Ruby Sparks qu'elle prend forme humaine (jouée par Zoe Kazan, excellente) et entre subitement dans sa vie pour devenir sa petite amie, correspondant à ce qu'il a écrit sur elle. Après un certain temps d'adaptation, Calvin va devoir prendre en charge cette nouvelle relation qui va lui offrir autant de bonheur que de moments de perplexité ainsi que des situations bien tordues puisqu'il a le pouvoir de la maîtriser par l'écrit...
J'aime :
* Le scénario, fort original. Certes, on a déjà vu des histoires similaires, avec par exemple, des personnages de cinéma apparaître dans la vie réelle, mais ici, l'apparition de ce personnage de fiction écrite est parfaitement retranscrite, et offre une grande variété de situations rocambolesques ainsi qu'une belle réflexion sur de tels pouvoirs de domination sur une personne devenue humaine.
* L'interprétation exceptionnelle de Paul Dano et Zoe Kazan, qui est aussi l'auteure du scénario. Couple à la ville, ils sont vraiment impressionnants tous les deux, dans des registres différents, lui en grand adulescent angoissé, parfois proche de la folie, et elle en jeune femme décomplexée et 100% naturelle. Ils se complètent et offrent la superbe prestation d'une relation explosive, que ce soit dans la joie autant que dans les peines. La complicité réelle y est sans doute pour beaucoup, mais ils ont vraiment beaucoup de talent.
* La bande originale. Déjà éclectique sur "Little Miss Sunshine", elle verse ici dans la nostalgie exotique avec une large majorité de chansons françaises, plutôt anciennes (période yéyé) et pas toutes connues, mais avec notamment un détonnant "ça plane pour moi" de Plastic Bertrand !
J'aime pas :
* Il y a moins de personnages principaux que dans "Little Miss Sunshine", mais on pouvait espérer une belle brochette de personnages secondaires. Malheureusement, ils sont ici bien moins réussis. Que ce soit le frère, Harry (Chris Messina, agaçant), qui ne ressemble pas du tout à Calvin, l'écrivain rival Langdon Tharp (Steve Coogan qui surjoue le snob) ou le beau-père latino Mort (Antonio Banderas, cabotin comme jamais), personne ne donne vraiment satisfaction, mise à part peut-être la mère, Gertrude (Annette Bening, bien).
Cette longue (tout est relatif) attente est finalement récompensée par une excellente comédie romantique, drôle, originale et grave, avec un couple formidable du début à la fin, qui sait jouer sur tous les registres. Si tout n'est donc pas parfait, ce deuxième essai est tout de même une belle réussite et confirmation qui nous donne toujours beaucoup plus d'espoir pour la suite de la carrière du duo Dayton/Faris.
Après les déboires d'une famille hétéroclite qui doit se ressouder pour un concours de mini-miss, on passe à qque chose de complètement différent. Calvin (Paul Dano, formidable) est un auteur qui a connu rapidement le succès et profite tranquillement de la nouvelle vie qui s'offre à lui en attendant un nouvel éclair de génie pour son prochain roman. En panne d'inspiration et en perpétuelle angoisse, il consulte un psychiatre qui lui conseille alors de lui écrire un texte, sur ce qu'il veut, où il pourrait exprimer ce qu'il ressent.
Célibataire à chien, Calvin se met alors à décrire cette fille idéale qui apparaît régulièrement dans ses rêves. Mais à peine a-t-il écrit qques pages sur celle qu'il a prénommé Ruby Sparks qu'elle prend forme humaine (jouée par Zoe Kazan, excellente) et entre subitement dans sa vie pour devenir sa petite amie, correspondant à ce qu'il a écrit sur elle. Après un certain temps d'adaptation, Calvin va devoir prendre en charge cette nouvelle relation qui va lui offrir autant de bonheur que de moments de perplexité ainsi que des situations bien tordues puisqu'il a le pouvoir de la maîtriser par l'écrit...
J'aime :
* Le scénario, fort original. Certes, on a déjà vu des histoires similaires, avec par exemple, des personnages de cinéma apparaître dans la vie réelle, mais ici, l'apparition de ce personnage de fiction écrite est parfaitement retranscrite, et offre une grande variété de situations rocambolesques ainsi qu'une belle réflexion sur de tels pouvoirs de domination sur une personne devenue humaine.
* L'interprétation exceptionnelle de Paul Dano et Zoe Kazan, qui est aussi l'auteure du scénario. Couple à la ville, ils sont vraiment impressionnants tous les deux, dans des registres différents, lui en grand adulescent angoissé, parfois proche de la folie, et elle en jeune femme décomplexée et 100% naturelle. Ils se complètent et offrent la superbe prestation d'une relation explosive, que ce soit dans la joie autant que dans les peines. La complicité réelle y est sans doute pour beaucoup, mais ils ont vraiment beaucoup de talent.
* La bande originale. Déjà éclectique sur "Little Miss Sunshine", elle verse ici dans la nostalgie exotique avec une large majorité de chansons françaises, plutôt anciennes (période yéyé) et pas toutes connues, mais avec notamment un détonnant "ça plane pour moi" de Plastic Bertrand !
J'aime pas :
* Il y a moins de personnages principaux que dans "Little Miss Sunshine", mais on pouvait espérer une belle brochette de personnages secondaires. Malheureusement, ils sont ici bien moins réussis. Que ce soit le frère, Harry (Chris Messina, agaçant), qui ne ressemble pas du tout à Calvin, l'écrivain rival Langdon Tharp (Steve Coogan qui surjoue le snob) ou le beau-père latino Mort (Antonio Banderas, cabotin comme jamais), personne ne donne vraiment satisfaction, mise à part peut-être la mère, Gertrude (Annette Bening, bien).
Cette longue (tout est relatif) attente est finalement récompensée par une excellente comédie romantique, drôle, originale et grave, avec un couple formidable du début à la fin, qui sait jouer sur tous les registres. Si tout n'est donc pas parfait, ce deuxième essai est tout de même une belle réussite et confirmation qui nous donne toujours beaucoup plus d'espoir pour la suite de la carrière du duo Dayton/Faris.
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