mercredi 28 juillet 2021

Didier (1997)

C'est toujours un régal de revoir le premier film d'Alain Chabat, même si certains éléments ont passablement vieilli...

L'histoire est celle de Didier, le chien d'Annabelle (Caroline Cellier, très peu à l'écran) qu'elle confie à son ami Jean-Pierre (Jean-Pierre Bacri, au sommet de son art) le temps de ses vacances. Sauf que durant la nuit, le Labrador s'est transformé en humain (Alain Chabat, excellent). Après un certain temps d'adaptation, car Didier est toujours un animal dans son esprit, Jean-Pierre, qui est agent de joueurs de football, va tenter de lancer sa carrière sportive...

J'aime :

* Le casting. C'est la grande force du film, particulièrement le duo Chabat-Bacri. Le premier toujours "Nul", le second plus bougon que jamais, surtout dans cette situation surréaliste. On aime aussi la palanquée de seconds rôles "amis", souvent "guests" : les deux autres "Nuls" évidemment, Lionel Abelanski, Josiane Balasko ou même Dieudonné quand il était encore fréquentable.

* Le scénario. Il n'y avait que l'esprit tordu d'Alain Chabat pour trouver une histoire pareille et cela fonctionne à merveille, surtout parce qu'il ne s'embarrasse pas à passer du temps à expliquer cette transformation. On ne connaît pas l'ex-Nul très sportif, mais, même si c'est un peu caricatural, se plonger dans le milieu du foot était une bonne idée. 

* L'humour. On ne rigole pas à tout, on y reviendra, mais entre le talent d'acteur comique d'Alain Chabat (et de Jean-Pierre Barcri évidemment) et de dialoguiste (certains sont restés cultes), on est servi.

J'aime pas : 

* La mise en scène. C'est un premier film donc on peut pardonner évidemment, mais ça se sent parfois, avec aussi des séquences aussi lourdingues qu'inutiles (celles avec les hooligans notamment, la visite chez le patron du club) ou alors qui manquent de moyen comme le match de foot (tourné, comme d'autres parties, un peu comme un dessin animé). Sans oublier un générique franchement daté.

Malgré certains éléments qui ont fait leur temps ou moins drôles, "Didier" reste tout de même une solide comédie française, extrêmement bien jouée, qui nous rappelle combien Alain Chabat est l'un des rares cinéastes originaux actuels dans ce domaine dans l'Hexagone.

mercredi 23 juin 2021

Young Sherlock Holmes (1986)

C'était une époque où les effets spéciaux commençaient à être de plus en plus innovants et où la concurrence à Disney naissait pour proposer de chouettes films d'aventures pour enfants. Le trio Barry Levinson (à la réalisation), Chris Columbus (au scénario) et Steven Spielberg (à la production) ne pouvait donner que du bon.

L'histoire se déroule à Londres en 1870. Le jeune John Watson (Alan Cox, très bien) fait son entrée dans une nouvelle école où il va rapidement rencontrer et se lier d'amitié avec un autre étudiant, Sherlock Holmes (Nicholas Rowe, un peu fade). Alors que deux hommes liés à leur établissement meurent dans des conditions mystérieuses, victimes d'hallucinations suivies d'un suicide, les deux compères mènent l'enquête...

J'aime :

* Le scénario. Il est donc signé du talentueux Chris Columbus, qui avait déjà à l'époque "Gemlins" et les "Goonies" à son actif, c'est peu dire. Très fidèle à l'univers de Conan Doyle et de son fameux personnage, l'histoire est très bien ficelée et rythmée.

* Les effets spéciaux. C'était une époque avec beaucoup d'innovation et d'exploration à ce niveau. Ceux-ci, qui interviennent particulièrement lors des scènes d'hallucination, sont magnifiques car on sent encore le côté "artisanal" et surtout très inventif derrière.

* Les décors. Je suis fan de cette époque et de cette ambiance de fin du 19e siècle, on est un peu dans le pré-Harry Potter (dont Chris Columbus sera d'ailleurs le premier réalisateur). C'est sombre et gothique à souhait. Mention aux costumes également.

* Le casting. C'est peut-être le point faible du film. S'il est déjà louable d'avoir fait appel à des comédiens britanniques, Nicholas Rowe manque beaucoup de charisme dans le rôle principal (mais ce n'est pas le plus facile à jouer non plus pour un jeune acteur), heureusement compensé par un excellent Watson. Et le reste du casting est très bien aussi.

J'aime pas :

 * En dehors donc d'un Sherlock Holmes pas assez marquant, rien à dire, c'est un régal.

"Young Sherlock Holmes" est un film que j'avais adoré enfant et c'est avec un grand plaisir que j'ai pu constater que je l'aimais toujours autant adulte. Même si "Harry Potter" est passé par là (dans un univers certes pas totalement similaire), l'oeuvre de Barry Levinson n'a pas pris une ride et on regrette qu'elle ne soit pas, comme les autre de son époque, assez rediffusée.

mardi 15 juin 2021

A Good day to die hard (2013)

Et ce qui devait arriver arriva : un nouvel épisode de la saga "Die Hard" totalement raté. Autant le précédent, six ans plus tôt, pouvait avoir déçu une partie des fans, autant celui-ci, signé du peu connu John Moore, achève de peiner tout le monde. 

L'histoire se déroule en Russie où Jack McClane (Jai Courtney, sans plus), le fils de John McClane (Bruce Willis, sans âme), a été arrêté pour meurtre. Son père, qui n'a plus eu de nouvelles depuis plusieurs années, décide de se rendre sur place pour tenter de le faire libérer. Ce qu'il ne sait pas, c'est que son fils travaille en réalité pour la CIA et qu'il est en mission...

J'aime :

* C'est assez rare pour le signaler, mais je n'ai vraiment rien aimé dans ce film.

J'aime pas :

* Le scénario. Certes, il est plein de rebondissements et associer John McClane à son fils aurait pu être une bonne idée si le duo vieux briscard-jeune doué n'avait pas déjà été expérimenté lors du précédent épisode. Même si cette fois le jeune est un costaud de la CIA, on dirait une vulgaire série B, un sous James Bond sur fond de relents de Guerre froide et de Tchernobyl. On a ainsi perdu tous les bons éléments qui faisaient "Die Hard" : lieu (quasi) unique, duo mal assorti, action spectaculaire, humour...

* Le casting. Cette fois, Bruce Willis n'y est plus, ni concerné ni drôle. Et son "fils" Jai Courtney ne sauve pas le film, totalement sans charisme. Les méchants sont des Russes, (trop) classiques.

* L'environnement. Quelle (mauvaise) idée d'avoir envoyé John McClane en Russie ! Cela rend le film encore plus "cheap" (on imagine qu'un tournage à Budapest et Belgrade coûte bien moins cher qu'aux Etats-Unis) et en fait donc une oeuvre d'action encore plus banale.

On avait pu craindre le crash final de la série "Die Hard" avec le quatrième épisode, mais ce fut finalement ce cinquième (et dernier en date) opus qui a fini par nous faire regretter la décision d'en tourner un de plus. Il n'y a vraiment plus rien de caractéristique de la saga dans ce film sans aucun intérêt. Triste "Yippee Ki Yay". 

lundi 7 juin 2021

Live free or die hard (2007)

Douze ans après l'épique épisode 3, la saga "Die Hard" est ressuscitée avec un opus, certes plutôt classique dans son genre, mais bien dans l'air du temps, avec Len Wiseman aux manettes. L'honneur est sauf.

L'histoire débute à New York où ce bon vieux John McClane (Bruce Willis, toujours excellent) est envoyé par le FBI interpeller le jeune hacker Matthew Farrell (Justin Long, bien) après des problèmes de cybersécurité. Sur place, notre héros a déjà affaire à des tueurs à gage envoyés par Thomas Gabriel (Timothy Olyphant, pas mal), dont le but est de hacker de grandes infrastructures du pays pour semer le chaos...

J'aime :

* Le scénario. On peut éventuellement lui reprocher de manquer d'originalité et de dévier du cahier des charges des précédents (on y reviendra), mais on apprécie qu'il s'inscrive dans une thématique contemporaine (les cyberattaques, les méchants hackers), avec un héros qui a vieilli et qui doit s'adapter (cette fois il est affublé d'un acolyte qui en sait plus que lui dans le domaine concerné).

* Le casting. Il est toujours jouissif de retrouver John McClane qui accuse le poids des années, mais cela permet justement d'apporter la touche d'humour qui colle à la peau de la saga. Son personnage se complète donc bien avec un autre bien plus jeune : à John l'action, à Matthew la réflexion. Thomas Gabriel n'est pas le meilleur des méchants mais il fait bien le job, avec en plus une coriace lieutenant (Maggie Q).

* L'action. Elle est toujours aussi spectaculaire, entrant rapidement en scène, avec en point d'orgue cette course poursuite entre un camion et un avion de chasse.

J'aime pas :

* Ce qui est un peu dommage, c'est donc d'avoir dérogé à deux éléments clés de la sage que j'appréciais : la "surprise" (dans les trois précédents, John McClane n'est pas du tout préparé à cela, il ne "travaille" pas, ici oui) et le lieu "unique" (Nakatomi Plaza, aéroport de Washington, New York, alors qu'ici on se balade dans l'est des Etats-Unis). Ce qui en fait donc un film d'action un peu plus banal.

On pouvait tout craindre d'un nouvel épisode de "Die Hard" tant d'années après le troisième, mais Len Wiseman s'en tire bien,  avec un solide film d'action, de son temps et avec la plupart des ingrédients qui font le sel de la saga. Mais pas tous non plus malheureusement.

jeudi 27 mai 2021

Die Hard with a vengeance (1995)

Il aura cette fois fallu attendre cinq ans pour que sorte un nouvel épisode de la saga "Die Hard", avec un retour de John McTiernan (réalisateur du premier) derrière la caméra. Bien lui en prendra, il aura signé les deux meilleurs épisodes! 

L'histoire se déroule cette fois à New York où John McClane (Bruce Willis, plus impeccable que jamais) est de retour, séparé de sa femme. Mais il est au plus mal, suspendu et ayant sombré dans l'alcool. Pas de chance, une fois de plus, c'est un jour de gueule de bois qu'a choisi un certain Simon (Jeremy Irons, excellent même si on a le retour de l'accent allemand) pour faire exploser une bombe dans la ville et exiger que John McClane joue avec lui à un jeu morbide pour éviter d'en faire sauter d'autres...

J'aime :

 * Le scénario. Evidemment qu'il fallait véritablement faire vivre à John McClane "une journée en enfer" (pour reprendre le titre français) alors qu'il n'y est pas du tout préparé (encore pire même que lors des deux précédents épisodes) pour nous réjouir. Cette fois-ci, notre héros est embarqué dans son aventure sur un laps de temps bien plus long et, même s'il reste dans la même ville (sauf le final il est vrai), bouge dans des lieux plus variés. Et on ne peut que saluer l'ingéniosité du scénario, extrêmement bien rythmé et divertissant, à l'image de la variété des missions proposées par Simon. Un grand bravo au jeune (à l'époque) Jonathan Hensleigh (auteur la même année du remarquable "Jumanji").

* Le casting. Après un deuxième opus où aucun autre acteur ne faisait d'ombre à Bruce Willis, il est de nouveau face à un méchant des plus charismatiques (forcément, vu son lien avec celui du premier épisode...) joué par Jeremy Irons donc, très à l'aise. Et surtout il est secondé par un Samuel L. Jackson extra, non pas en policier, mais en modeste électricien embarqué malgré lui dans l'aventure. Excellent trio.

* L'environnement. New York est une ville de cinéma et c'est un bonheur que de la visiter à travers les différentes missions de Simon.

* L'action. C'est un régal avec une multitude de moyens de transport (taxi, voiture, métro, camion, bateau...) et autant de scènes de bravoure qui font bien suer nos deux acolytes d'un jour.

J'aime pas :

* Vraiment rien, même l'accent allemand de Jeremy Irons fait plus réaliste que celui d'Alan Rickman !

Sans conteste, "Die Hard with a vengeance" est le meilleur épisode de la saga, grâce à tout ce qu'il contient de jouissif (scénario, personnages, action, New York...) bien que suivi de près par le tout premier car c'est le mérite de sa position. Comme son homologue"Indiana Jones", cela aurait pu se terminer ainsi, en apothéose, mais non, il a fallu redonner du service bien plus tard à ce bon vieux John McClane, pas toujours pour le meilleur.

mercredi 12 mai 2021

Die Hard 2 (1990)

On poursuit la série des "Die Hard" avec ce deuxième opus, signé cette fois d'un autre futur spécialiste des films d'action, le Finlandais Renny Harlin. Peu commun, le long-métrage est remonté dans mon estime après revisionnage.

L'histoire se déroule à nouveau lors des fêtes de Noël, deux ans après la première aventure de John McClane (Bruce Willis, toujours aussi bien) au Nakatomi Plaza de Los Angeles. C'est d'ailleurs désormais dans la ville californienne que le lieutenant officie. Mais nous le retrouvons à l'aéroport de Washington, en plein blizzard, où il attend sa femme, qui arrive justement de Californie. Pas de chance, son avion doit atterrir au même moment que celui de Ramon Esperanza, ex-dictateur du Val Verde, extradé aux Etats-Unis pour y être jugé. Une troupe de mercenaires menée par un ancien colonel de l'armée américaine est ainsi également présente sur place pour le libérer...

J'aime :

* Le casting. Bruce Willis fait encore un peu plus évoluer son personnage de casse-cou n'obéissant à aucune règle sinon les siennes. Et évidemment, c'est un bonheur que de le retrouver encore dans un environnement qu'il ne maîtrise pas (infrastructure et climat ici) et auquel il doit s'adapter. Si les méchants ne sont pas très originaux, on préfère plutôt le chef de la sécurité de l'aéroport grognon (Dennis Franz).

* L'action. Le premier "Die Hard" était déjà bien costaud mais celui-ci passe directement au niveau supérieur en impliquant des avions long-courrier dans l'histoire. Avec des dernières scènes de bravoure en forme de feu d'artifice.

* Le rythme. On ne s'ennuie pas dans ce deuxième opus, qui rentre dans l'action même plus rapidement que le premier et déroule ensuite sans temps mort ou presque.

* Le scénario. Si, comme dans le premier, on assiste à une sorte de huis-clos (dans l'aéroport et autour), l'histoire réserve donc un échauffement rapide avant de nous plonger dans le feu de l'action avec de multiples rebondissements et chausse-trappes.

J'aime pas :

* L'environnement. C'est peut-être moins l'aéroport que le climat hivernal extrême qui me déplaît, la nuit ajoutant de la confusion dans les scènes en extérieur. Bon, je ne demande pas que tous les films d'action se déroulent par jour et beau temps, mais là, l'atmosphère est aussi hostile pour le spectateur.

Je crois que c'est surtout ce dernier point qui m'a littéralement refroidi pendant longtemps, ajouté à des méchants nettement moins charismatiques que les premier et troisième épisodes. Mais en le revoyant de nouveau, j'ai donc pu me concentrer sur d'autres aspects plus réjouissants comme le personnage de John McClane évidemment, ou encore le scénario.

jeudi 25 mars 2021

Die Hard (1988)

Dans la foulée de mon revisionnage de films cultes de ma jeunesse, j'ai décidé de me farcir la série entière des "Die Hard". Alors on débute avec le tout premier, signé de l'expert en film d'action John McTiernan.

L'histoire se déroule à Los Angeles où le policier new-yorkais John McClane (Bruce Willis, très bon) vient d'arriver pour passer les fêtes de fin d'année en famille. Il doit rejoindre sa femme, Holly (Bonnie Bedelia, bien), qui est à la soirée de Noël de son entreprise au Nakatomi Plaza. Mais l'immeuble est pris d'assaut par un groupe terroriste mené par l'Allemand Hans Gruber (Alan Rickman, excellent), qui prend tout le monde en otage. Sauf John McClane...

J'aime :

 * Le casting. Connu pour son rôle dans la série "Moonlighting", Bruce Willis va véritablement exploser au cinéma (d'action) avec "Die Hard". Il crève l'écran dès ses premières scènes, dans ce personnage de flic à la fois blasé et ironique, qui aura le don de se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment. On apprécie son duo à distance avec son homologue californien Al Powell (Reginald VelJohnson) et son duel évidemment avec le cruel Hans Gruber.

* Les décors. Pas commun de situer toute l'action d'un film de ce genre dans un seul et même lieu. Mais cela fonctionne parfaitement, avec une excellente utilisation des différents étages et éléments d'un immeuble en construction.

* L'action. Le scénario prend son temps à tout mettre en place avant que cela ne canarde à tous les étages et plus si affinités. Du très classique, mais hautement efficace.

* Le scénario. Il est loin d'être complexe, mais ce n'est pas ce qu'on lui demande. Néanmoins ce huis-clos est bien original pour un film d'action et divertissant.

J'aime pas :

* Pas de reproche particulier à faire en dehors de quelques éléments datés et de cet affreux accent allemand affublé à Hans Gruber, à qui on aurait pu trouver une autre nationalité.

Ce premier "Die Hard" tient évidemment une place particulière dans la série, sur le podium assurément (la numéro deux pour moi). Le personnage comme le scénario donnaient immédiatement un film d'action détonnant et procurant beaucoup de plaisir. Bravo.