J'ai toujours eu envie de voir ce premier film de Ruben Fleischer, notamment pour la présence de Bill Murray. C'est chose faite, tardivement, et cela fait plaisir !
L'histoire est celle d'un monde qui a été envahi par les zombies à la suite d'un virus. Aux Etats-Unis, il reste quelques survivants dont un jeune étudiant (Jesse Eisenberg, toujours très bien dans ce rôle d'éternel angoissé maladroit, héritier de Woody Allen) qui rencontre un gros bras sympa mais un peu brutal (Woody Harrelson, top). Les deux se font appeler par le nom de leur destination, pour éviter l'intimité : le premier sera Colombus et le second Tallahassee. En route, ils se font piéger par deux jeunes femmes intrépides avec elles aussi des surnoms de villes : Wichita (Emma Stone, sympa) et Little Rock (Abigail Breslin, pas mal). La course-poursuite peut commencer...
J'aime :
* L'ambiance. Etant en plein dans la série "The Walking Dead", cela m'a fait drôle de voir un film qui se déroule exactement dans les mêmes conditions apocalyptiques avec des zombies aux mêmes caractéristiques (et même façon d'en réchapper et de lutter contre). Et c'était d'autant plus sympa que "Zombieland", lui, est comique et moins pesant que la série !
* Le casting. Nous avons presque à faire à un huis-clos puisque les quatre acteurs principaux du film sont les seuls personnages vivants (si on excepte Bill Murray, qui est entre les deux...). Et, chacun avec son tempérament assez différent, se complète. Petit bémol pour Abigail Breslin, qui est moins mise en valeur aussi. Et puis quel bonheur donc de retrouver Bill Murray dans son propre rôle pour une séquence aussi absurde que drôle, au dénouement inattendu.
* Les décors. Ils n'ont rien d'exceptionnel en soi, mais je salue, comme pour "The Walking Dead", cette capacité à montrer un monde à l'atmosphère à la fois très banale et totalement surréaliste, car abandonné de ses habitants "vivants".
J'aime pas :
* Le scénario. Si l'ambiance, les relations entre les personnages et les différents rebondissements font du film un très bon divertissement, il pêche en revanche par son absence d'objectifs clairs du point de vue de l'histoire, comme pour "The Walking Dead", décidément. Chaque personnage poursuit plus ou moins un but, mais qui se dilue à un moment donné quand ils sont tous réunis.
Pas long du tout, "Zombieland" nous emmène sur un rythme effréné dans une drôle d'aventure au pays des zombies avec des personnages sympas et charismatiques. On prend beaucoup de plaisir, mais dommage que l'histoire ne soit pas plus solide quant à son dénouement.
dimanche 26 janvier 2020
dimanche 12 janvier 2020
Aladdin (1993)
Ma revisite de classiques implique également des films d'animation. Je n'ai pas résisté à revoir l'excellent "Aladdin" de mon enfance, signé John Musker et Ron Clements.
L'histoire est celle d'Aladdin, voleur des rues d'Agrabah, recruté par l'ignoble Jafar, vizir du sultan, pour aller chercher pour lui une lampe magique cachée dans la Caverne aux merveilles. Mais, au lieu de lui donner, le jeune homme l'emporte avec lui, rencontrant par la suite le génie (voix de Robin Williams, excellent) qui l'habite. Parmi ses trois voeux, Aladdin souhaite devenir un prince afin de pouvoir conquérir la belle Jasmine, fille du sultan...
J'aime :
* L'humour. On rit toujours chez Disney évidemment, mais celui-ci regorge de séquences marrantes et surtout de personnages très drôles à l'image du singe Abu ou du perroquet Iago. Sans oublier le génie évidemment.
* Les personnages. Ils sont tous très réussis, comme ceux cités plus haut, mais on n'oubliera pas une Jasmine, princesse mais qui a du tempérament et ne se laisse pas faire, ou encore même le tapis volant, personnage muet mais très expressif.
* Les chansons. Ce ne sont pas toujours mes scènes préférées des dessins animés, mais ici, tous les morceaux du film, signés Alan Menken, compositeur maison, sont excellents et on s'en souvient encore des années après dans toutes les langues comme l'incontournable "A Whole new world", "Prince Ali", "Friend like me" ou encore "Arabian Nights".
* Le doublage. C'était encore une époque où des comédiens et chanteurs "inconnus" assuraient le doublage des dessins animés, et on sent une qualité supérieure. Une seule star figure au casting : Robin Williams. Mais c'était aussi un vrai pro et il brille.
* Le scénario. Il est mené tambour battant et on ne s'ennuie vraiment jamais de bout en bout.
J'aime pas :
* Les graphismes. D'accord, il commence à sérieusement dater et on ne peut le comparer aux oeuvres animées actuelles, mais au revisionnage, j'ai trouvé les décors parfois un peu "simples", peu détaillés et statiques.
"Aladdin" fait assurément partie de mes dessins animés Disney préférés. C'est devenu un classique car réussi à quasiment tous les niveaux. On le revoit toujours avec beaucoup de plaisir et d'enchantement.
L'histoire est celle d'Aladdin, voleur des rues d'Agrabah, recruté par l'ignoble Jafar, vizir du sultan, pour aller chercher pour lui une lampe magique cachée dans la Caverne aux merveilles. Mais, au lieu de lui donner, le jeune homme l'emporte avec lui, rencontrant par la suite le génie (voix de Robin Williams, excellent) qui l'habite. Parmi ses trois voeux, Aladdin souhaite devenir un prince afin de pouvoir conquérir la belle Jasmine, fille du sultan...
J'aime :
* L'humour. On rit toujours chez Disney évidemment, mais celui-ci regorge de séquences marrantes et surtout de personnages très drôles à l'image du singe Abu ou du perroquet Iago. Sans oublier le génie évidemment.
* Les personnages. Ils sont tous très réussis, comme ceux cités plus haut, mais on n'oubliera pas une Jasmine, princesse mais qui a du tempérament et ne se laisse pas faire, ou encore même le tapis volant, personnage muet mais très expressif.
* Les chansons. Ce ne sont pas toujours mes scènes préférées des dessins animés, mais ici, tous les morceaux du film, signés Alan Menken, compositeur maison, sont excellents et on s'en souvient encore des années après dans toutes les langues comme l'incontournable "A Whole new world", "Prince Ali", "Friend like me" ou encore "Arabian Nights".
* Le doublage. C'était encore une époque où des comédiens et chanteurs "inconnus" assuraient le doublage des dessins animés, et on sent une qualité supérieure. Une seule star figure au casting : Robin Williams. Mais c'était aussi un vrai pro et il brille.
* Le scénario. Il est mené tambour battant et on ne s'ennuie vraiment jamais de bout en bout.
J'aime pas :
* Les graphismes. D'accord, il commence à sérieusement dater et on ne peut le comparer aux oeuvres animées actuelles, mais au revisionnage, j'ai trouvé les décors parfois un peu "simples", peu détaillés et statiques.
"Aladdin" fait assurément partie de mes dessins animés Disney préférés. C'est devenu un classique car réussi à quasiment tous les niveaux. On le revoit toujours avec beaucoup de plaisir et d'enchantement.
lundi 6 janvier 2020
The Man who would be king (1976)
Voilà un "vieux" classique de John Huston que je n'avais jamais eu le courage de voir. C'est chose faite et je ne le regrette pas. Une sacrée aventure.
Inspirée par une nouvelle de Rudyard Kipling, l'histoire est celle de deux anciens militaires britanniques, Daniel Dravot (Sean Connery, très bien) et Peachy Carnehan (Michael Caine, excellent), qui rêvent de s'emparer du royaume du Kafiristan, en Afghanistan, et d'y régner. Mais les lieux n'ont jamais permis l'entrée du moindre étranger depuis Alexandre le Grand...
J'aime :
* Le scénario. C'est une fort belle histoire, reprise de Kipling donc, qui lui-même s'était inspiré d'histoires réelles, qui montre jusqu'où peut mener la folie du pouvoir des hommes, occidentaux en particulier. Il est d'autant plus intéressant ici de voir mis en scène deux hommes poursuivant le même but, mais dont l'ambition va finir par diverger sérieusement.
* Le casting. Et pour incarner ces deux hommes, qui de mieux que ces deux monstres sacrés du cinéma britannique. Sean Connery (dont c'est l'un des rôles préférés) a évidemment le charisme du meneur, mais qui en même temps ne peut rien sans son flegmatique et lucide comparse joué par un Michael Caine divin. A noter aussi la présence de Christopher Plummer en Rudyard Kipling (qu'on ne voit qu'au début) et des seconds rôles un peu caricaturaux, mais dont se détache Saeed Jaffrey en Billy Fish, fidèle compagnon de route et traducteur.
* Les décors. C'est au Maroc principalement que l'Inde et le Kafiristan ont été reconstitués. Si on se penche bien, ça se voit pas mal, mais c'est quand même globalement assez grandiose pour l'époque.
* La bande originale. Maurice Jarre encore, décidément. C'est du grandiloquent aventurier comme il faut.
J'aime pas :
* L'introduction. Elle est jolie, mais un peu longuette, l'histoire met un peu de temps à s'installer avant que l'aventure ne démarre vraiment.
"The Man who would be king" est un vrai film d'aventures à l'ancienne, qui, une fois lancé, ne s'arrête plus, avec beaucoup de morceaux de bravoure, et aussi d'humour, et un terrible dénouement évidemment en forme de morale. Huston master class.
Inspirée par une nouvelle de Rudyard Kipling, l'histoire est celle de deux anciens militaires britanniques, Daniel Dravot (Sean Connery, très bien) et Peachy Carnehan (Michael Caine, excellent), qui rêvent de s'emparer du royaume du Kafiristan, en Afghanistan, et d'y régner. Mais les lieux n'ont jamais permis l'entrée du moindre étranger depuis Alexandre le Grand...
J'aime :
* Le scénario. C'est une fort belle histoire, reprise de Kipling donc, qui lui-même s'était inspiré d'histoires réelles, qui montre jusqu'où peut mener la folie du pouvoir des hommes, occidentaux en particulier. Il est d'autant plus intéressant ici de voir mis en scène deux hommes poursuivant le même but, mais dont l'ambition va finir par diverger sérieusement.
* Le casting. Et pour incarner ces deux hommes, qui de mieux que ces deux monstres sacrés du cinéma britannique. Sean Connery (dont c'est l'un des rôles préférés) a évidemment le charisme du meneur, mais qui en même temps ne peut rien sans son flegmatique et lucide comparse joué par un Michael Caine divin. A noter aussi la présence de Christopher Plummer en Rudyard Kipling (qu'on ne voit qu'au début) et des seconds rôles un peu caricaturaux, mais dont se détache Saeed Jaffrey en Billy Fish, fidèle compagnon de route et traducteur.
* Les décors. C'est au Maroc principalement que l'Inde et le Kafiristan ont été reconstitués. Si on se penche bien, ça se voit pas mal, mais c'est quand même globalement assez grandiose pour l'époque.
* La bande originale. Maurice Jarre encore, décidément. C'est du grandiloquent aventurier comme il faut.
J'aime pas :
* L'introduction. Elle est jolie, mais un peu longuette, l'histoire met un peu de temps à s'installer avant que l'aventure ne démarre vraiment.
"The Man who would be king" est un vrai film d'aventures à l'ancienne, qui, une fois lancé, ne s'arrête plus, avec beaucoup de morceaux de bravoure, et aussi d'humour, et un terrible dénouement évidemment en forme de morale. Huston master class.
mercredi 1 janvier 2020
Witness (1985)
Voir ou revoir certains classiques du cinéma, telle est ma mission ces derniers temps. Cette fois, j'ai revisionné avec plaisir cette belle oeuvre de l'Australien Peter Weir, sa première aux Etats-Unis.
L'histoire commence dans une communauté amish de Pennsylvanie où, après la mort de son mari, Rachel Lapp (Kelly McGillis, magnifique), décide de se rendre à Baltimore en compagnie de son jeune fils, Samuel, afin de rendre visite à sa soeur. Lors de leur transit à la gare de Philadelphie, le garçon est témoin d'un assassinat commis par des policiers. Le détective John Book (Harrison Ford, très bien), chargé de protéger l'enfant et sa mère, fuit avec eux au sein de leur communauté...
J'aime :
* L'environnement. La religion chrétienne est l'un des nombreux thèmes qui me fascinent et à l'intérieur, ces communautés comme les amish. "Witness" n'est certes pas un documentaire, et il aurait été critiqué par les amish eux-mêmes, cela reste tout de même une introduction intéressante (et respectueuse d'ailleurs) à leur mode de vie.
* Le casting. Harrison Ford est alors en pleine gloire, sûr de lui, et il est épaulé par une rayonnante Kelly McGillis (pré-"Top Gun"), tout à fait excellente. Les seconds rôles sont de bonne facture également, notamment le jeune Lukas Haas.
* La photographie. Les amish proscrivant l'électricité, beaucoup de scènes nocturnes sont éclairées par de simples lampes à huile, ce qui donne de très belles images signées John Seale (qui sera nommé aux Oscars pour ce film).
* La bande originale. Signée Maurice Jarre, la musique est parfois un peu trop omniprésente et "pompeuse" (style 80's oblige), mais la partition est belle.
J'aime pas :
* Le scénario. C'est le point faible du film finalement qui se résume à un policier caché chez les amish pour protéger un enfant de trois flics ripoux. Et la majeure partie du film montre plutôt la vie chez les amish et se concentre sur la relation John Book-Rachel Lapp, ainsi que quelques ressorts comiques.
Même si son scénario n'est donc pas très original, l'environnement de "Witness" l'est et le premier film "américain" de Peter Weir trouve ses qualités ailleurs. L'oeuvre est devenue un classique toujours agréable à regarder avec des acteurs au top de leur forme.
L'histoire commence dans une communauté amish de Pennsylvanie où, après la mort de son mari, Rachel Lapp (Kelly McGillis, magnifique), décide de se rendre à Baltimore en compagnie de son jeune fils, Samuel, afin de rendre visite à sa soeur. Lors de leur transit à la gare de Philadelphie, le garçon est témoin d'un assassinat commis par des policiers. Le détective John Book (Harrison Ford, très bien), chargé de protéger l'enfant et sa mère, fuit avec eux au sein de leur communauté...
J'aime :
* L'environnement. La religion chrétienne est l'un des nombreux thèmes qui me fascinent et à l'intérieur, ces communautés comme les amish. "Witness" n'est certes pas un documentaire, et il aurait été critiqué par les amish eux-mêmes, cela reste tout de même une introduction intéressante (et respectueuse d'ailleurs) à leur mode de vie.
* Le casting. Harrison Ford est alors en pleine gloire, sûr de lui, et il est épaulé par une rayonnante Kelly McGillis (pré-"Top Gun"), tout à fait excellente. Les seconds rôles sont de bonne facture également, notamment le jeune Lukas Haas.
* La photographie. Les amish proscrivant l'électricité, beaucoup de scènes nocturnes sont éclairées par de simples lampes à huile, ce qui donne de très belles images signées John Seale (qui sera nommé aux Oscars pour ce film).
* La bande originale. Signée Maurice Jarre, la musique est parfois un peu trop omniprésente et "pompeuse" (style 80's oblige), mais la partition est belle.
J'aime pas :
* Le scénario. C'est le point faible du film finalement qui se résume à un policier caché chez les amish pour protéger un enfant de trois flics ripoux. Et la majeure partie du film montre plutôt la vie chez les amish et se concentre sur la relation John Book-Rachel Lapp, ainsi que quelques ressorts comiques.
Même si son scénario n'est donc pas très original, l'environnement de "Witness" l'est et le premier film "américain" de Peter Weir trouve ses qualités ailleurs. L'oeuvre est devenue un classique toujours agréable à regarder avec des acteurs au top de leur forme.
samedi 28 décembre 2019
Mystic River (2003)
Etant quelque peu déçu de manière générale par le Clint Eatswood de cette dernière décennie, il est bon de se plonger dans sa filmographie un peu plus ancienne et louée. C'est le cas avec cet excellent "Mystic River".
L'histoire se déroule entièrement à Boston. En 1975, les jeunes Jimmy, Dave et Sean jouent ensemble dans la rue quand le second est enlevé par des inconnus qui vont abuser de lui sexuellement avant qu'il ne parvienne à s'échapper au bout de quatre jours. Vingt-cinq ans après, le chemin des trois amis se sont séparés même s'ils vivent toujours dans la ville. Ils vont se retrouver lors du meurtre de Katie, la fille de Jimmy (Sean Penn, excellent). C'est Sean (Kevin Bacon, bien), devenu policier, qui est chargé de l'enquête, tandis que Dave (Tim Robbins, remarquable), toujours hanté par son passé, figure bientôt parmi les suspects...
J'aime :
* Le casting. On a affaire à un très solide trio d'acteurs, qui excellent dans les rôles différents qui leur sont offerts. Mention spéciale à Tim Robbins, dans la peau du personnage le plus complexe, dont le mental est brisé depuis le traumatisme de son enfance. Sean Penn est à l'aise en bad boy, gangster à moitié repenti, tout comme Kevin Bacon en policier intègre, mais de plus en plus torturé. A noter aussi la très belle performance des actrices, Marcia Gay Harden et Laura Linney.
* Le scénario. Les romans de Dennis Lehane fournissent de très bons scénarios à Hollywood, celui-ci en fait partie. Les relations entre les personnages, profondément explorées, sont tout aussi passionnantes que l'enquête, avec son dénouement haletant et inattendu. Le final en lui-même, avec la parade, n'était pas forcément nécessaire, en rajoutant peut-être un peu trop sur les réflexions sous-jacentes au dénouement.
* L'atmosphère. Très bien filmée, cette ville de Boston, à travers ses quartiers populaires, offre de parfaits décors pour ce polar à l'ambiance pesante.
J'aime pas :
* C'est très subjectif, mais ayant peut-être lu le résumé en diagonale, je ne m'attendais pas à ce scénario. Je pensais que les trois anciens amis se relieraient pour trouver le meurtrier de Katie. Ce qui n'est pas exactement le cas. Mais cela m'aurait bien plu quand même !
Quand on regarde "Mystic River", on en vient donc à regretter ce Clint Eastwood là, qui savait magnifiquement filmer des polars où les thèmes du deuil et de la vengeance, ainsi que la question de l'intégrité policière, sont omniprésents. Pas sûr qu'il revienne, mais cela redonne en tout cas beaucoup de cachet au cinéaste.
L'histoire se déroule entièrement à Boston. En 1975, les jeunes Jimmy, Dave et Sean jouent ensemble dans la rue quand le second est enlevé par des inconnus qui vont abuser de lui sexuellement avant qu'il ne parvienne à s'échapper au bout de quatre jours. Vingt-cinq ans après, le chemin des trois amis se sont séparés même s'ils vivent toujours dans la ville. Ils vont se retrouver lors du meurtre de Katie, la fille de Jimmy (Sean Penn, excellent). C'est Sean (Kevin Bacon, bien), devenu policier, qui est chargé de l'enquête, tandis que Dave (Tim Robbins, remarquable), toujours hanté par son passé, figure bientôt parmi les suspects...
J'aime :
* Le casting. On a affaire à un très solide trio d'acteurs, qui excellent dans les rôles différents qui leur sont offerts. Mention spéciale à Tim Robbins, dans la peau du personnage le plus complexe, dont le mental est brisé depuis le traumatisme de son enfance. Sean Penn est à l'aise en bad boy, gangster à moitié repenti, tout comme Kevin Bacon en policier intègre, mais de plus en plus torturé. A noter aussi la très belle performance des actrices, Marcia Gay Harden et Laura Linney.
* Le scénario. Les romans de Dennis Lehane fournissent de très bons scénarios à Hollywood, celui-ci en fait partie. Les relations entre les personnages, profondément explorées, sont tout aussi passionnantes que l'enquête, avec son dénouement haletant et inattendu. Le final en lui-même, avec la parade, n'était pas forcément nécessaire, en rajoutant peut-être un peu trop sur les réflexions sous-jacentes au dénouement.
* L'atmosphère. Très bien filmée, cette ville de Boston, à travers ses quartiers populaires, offre de parfaits décors pour ce polar à l'ambiance pesante.
J'aime pas :
* C'est très subjectif, mais ayant peut-être lu le résumé en diagonale, je ne m'attendais pas à ce scénario. Je pensais que les trois anciens amis se relieraient pour trouver le meurtrier de Katie. Ce qui n'est pas exactement le cas. Mais cela m'aurait bien plu quand même !
Quand on regarde "Mystic River", on en vient donc à regretter ce Clint Eastwood là, qui savait magnifiquement filmer des polars où les thèmes du deuil et de la vengeance, ainsi que la question de l'intégrité policière, sont omniprésents. Pas sûr qu'il revienne, mais cela redonne en tout cas beaucoup de cachet au cinéaste.
mardi 3 décembre 2019
Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre (2002)
Après la première adaptation cinématographique très moyenne des aventures des plus célèbres des Gaulois, Alain Chabat prenait les choses en main et établissait un maître-étalon jusque-là jamais égalé, loin de là.
Contrairement à certains autres épisodes, l'ex-Nul reprend fidèlement (mais à sa sauce) "Astérix et Cléopâtre" (dont j'ai regardé d'innombrables fois l'excellente adaptation animée de 1968). Nous y retrouvons donc la fameuse reine égyptienne (Monica Bellucci, sublime), mise au défi par Jules César (Alain Chabat, sympa) de lui faire construire un palais en moins de trois mois pour lui prouver la grandeur de sa civilisation. Elle fait appel pour cela à un piètre architecte, Numerobis (Jamel Debbouze, au sommet de son art). Face à ce défi impossible, il décide d'aller chercher de l'aide en Gaule auprès de Panoramix (Claude Rich, exquis), Astérix (Christian Clavier, très bien) et Obélix (Gérard Depardieu, parfait). Malgré l'aide de la potion magique, le quatuor devra faire face aux nombreuses embûches posées par les pirates, les Romains ou encore Amonbofis (Gérard Darmon, bien), l'architecte rival de Numerobis...
J'aime :
* Le casting. Il est tout bonnement extraordinaire avec toute une ribambelle de vedettes, entre acteurs chevronnés (Clavier, Depardieu, Rich, Darmon, Chabat, Nanty, Bellucci...) et humoristes du moment (Debbouze qui explosait, Edouard Baer qui l'a suivi, les Robins des Bois, un Dieudonné encore recommandable...). Et ils sont franchement tous très bons (quoique Bellucci surjoue et Darmon est souvent agaçant), Depardieu et Debbouze en tête parmi les principaux.
* L'humour. Si le respect de Chabat envers la paire Goscinny/Uderzo est total, il y a ajouté sa délirante patte très "Nul" (et plus largement "esprit Canal") à lui. Le cocktail est génial, on rit du début à la fin. Et le scénariste (que Chabat est aussi) a réussi à graver dans le marbre de la conscience collective un certain nombre de dialogues à lui (ah le fameux monologue d'Otis...).
* Le scénario. Bon, on a tous lu l'album (ou vu le dessin-animé comme moi) et l'ex-Nul y reste particulièrement fidèle, et il est toujours aussi excellent, rythmé et trépidant (la potion magique ne résout pas toujours tout si facilement !).
* Les effets spéciaux. Je n'en parle pas souvent car je suis loin d'y faire attention en général, mais là, je trouve que le cinéaste les a utilisés avec parcimonie et toujours de façon à la fois drôle et subtile.
J'aime pas :
* No comment.
"Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre" est le genre de comédie devenue instantanément culte, qu'on voit et revoit avec toujours autant de plaisir et surtout sans jamais se lasser. On se demande même comment d'autres cinéastes ont pu oser tenter de se lancer dans un épisode à leur tour tellement la barre était élevée. Merci Alain Chabat.
Contrairement à certains autres épisodes, l'ex-Nul reprend fidèlement (mais à sa sauce) "Astérix et Cléopâtre" (dont j'ai regardé d'innombrables fois l'excellente adaptation animée de 1968). Nous y retrouvons donc la fameuse reine égyptienne (Monica Bellucci, sublime), mise au défi par Jules César (Alain Chabat, sympa) de lui faire construire un palais en moins de trois mois pour lui prouver la grandeur de sa civilisation. Elle fait appel pour cela à un piètre architecte, Numerobis (Jamel Debbouze, au sommet de son art). Face à ce défi impossible, il décide d'aller chercher de l'aide en Gaule auprès de Panoramix (Claude Rich, exquis), Astérix (Christian Clavier, très bien) et Obélix (Gérard Depardieu, parfait). Malgré l'aide de la potion magique, le quatuor devra faire face aux nombreuses embûches posées par les pirates, les Romains ou encore Amonbofis (Gérard Darmon, bien), l'architecte rival de Numerobis...
J'aime :
* Le casting. Il est tout bonnement extraordinaire avec toute une ribambelle de vedettes, entre acteurs chevronnés (Clavier, Depardieu, Rich, Darmon, Chabat, Nanty, Bellucci...) et humoristes du moment (Debbouze qui explosait, Edouard Baer qui l'a suivi, les Robins des Bois, un Dieudonné encore recommandable...). Et ils sont franchement tous très bons (quoique Bellucci surjoue et Darmon est souvent agaçant), Depardieu et Debbouze en tête parmi les principaux.
* L'humour. Si le respect de Chabat envers la paire Goscinny/Uderzo est total, il y a ajouté sa délirante patte très "Nul" (et plus largement "esprit Canal") à lui. Le cocktail est génial, on rit du début à la fin. Et le scénariste (que Chabat est aussi) a réussi à graver dans le marbre de la conscience collective un certain nombre de dialogues à lui (ah le fameux monologue d'Otis...).
* Le scénario. Bon, on a tous lu l'album (ou vu le dessin-animé comme moi) et l'ex-Nul y reste particulièrement fidèle, et il est toujours aussi excellent, rythmé et trépidant (la potion magique ne résout pas toujours tout si facilement !).
* Les effets spéciaux. Je n'en parle pas souvent car je suis loin d'y faire attention en général, mais là, je trouve que le cinéaste les a utilisés avec parcimonie et toujours de façon à la fois drôle et subtile.
J'aime pas :
* No comment.
"Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre" est le genre de comédie devenue instantanément culte, qu'on voit et revoit avec toujours autant de plaisir et surtout sans jamais se lasser. On se demande même comment d'autres cinéastes ont pu oser tenter de se lancer dans un épisode à leur tour tellement la barre était élevée. Merci Alain Chabat.
samedi 2 novembre 2019
Joker (2019)
Après une pléiade d'excellents "buddy movies" comme "Starsky & Hutch" ou encore la trilogie "The Hangover", Todd Phillips a soudainement réalisé ce "Joker". Incroyable.
Pour la première fois, un film est donc dédié à l'un des plus célèbres "vilains" de comic books, afin de retracer sa trajectoire (même si Todd Phillips a choisi de proposer sa version, qui ne serait pas tout à faire fidèle à l'officielle) avant qu'il ne devienne le génie du crime, ennemi juré de Batman. Le "Joker" est ainsi tout d'abord Arthur Fleck (Joaquin Phoenix, extraordinaire), un homme souffrant de troubles neurologiques le poussant à rire nerveusement sans le vouloir. Il vit misérablement à Gotham City avec sa mère malade, Penny (Frances Conroy, très bien), tentant de les entretenir tant bien que mal en menant une carrière de clown pour des commerces ou dans des hôpitaux. Mais tout tourne mal entre des agressions répétées qu'il subit, les brimades de ses collègues et un rêve de devenir humoriste qui a bien du mal à se concrétiser...
J'aime :
* Le casting. Nul doute que Joaquin Phoenix repartira avec l'Oscar du meilleur acteur tellement sa performance épate. D'autant plus qu'il y a eu transformation physique (on l'avait vu particulièrement épais dans un précédent film) et vocale (il lui a fallu "apprendre" ce fameux rire) pour se glisser dans la peau du Joker. Autour de lui, des seconds rôles de très haute volée dont Robert de Niro, Frances Conroy ou encore Zazie Beetz.
* La photographie. Stylée 80's, elle apporte une ambiance vraiment spéciale au film, collant parfaitement aux décors. Splendide.
* Les décors. Ils ressemblent furieusement à New York évidemment, moins sombres que des Gotham précédentes, mais ils restent magnifiques eux aussi, encore plus avec cette photographie donc.
* Le scénario. Il y a certes quelques grosses ficelles, comme ces agressions poussent au meurtre, déjà vues, mais il y a aussi d'autres très bonnes choses comme ces liens familiaux complexes (peut-être même trop, c'est un peu confus), les relations d'Arthur Fleck avec ses collègues de boulot, son rêve de percer comme humoriste (et déjà cette viralité qui peut vous projeter sur le devant de la scène) ou encore cette liaison particulière avec sa voisine.
* La bande originale. Il y a beaucoup de très bons morceaux, notamment des qu'on connaît par coeur mais dont on ne sait le nom. Classique !
J'aime pas :
* On n'a honnêtement pas grand-chose à reprocher à ce "Joker" à part ces quelques détails scénaristiques.
Dès la bande-annonce de "Joker", on avait été scotché. Les critiques sont venues soutenir la très bonne appréhension. Et le visionnage a confirmé que Todd Philipps avait touché de près au chef-d'oeuvre. Un film de super-héros (ou même vilain) sans "super", prodigieux !
Pour la première fois, un film est donc dédié à l'un des plus célèbres "vilains" de comic books, afin de retracer sa trajectoire (même si Todd Phillips a choisi de proposer sa version, qui ne serait pas tout à faire fidèle à l'officielle) avant qu'il ne devienne le génie du crime, ennemi juré de Batman. Le "Joker" est ainsi tout d'abord Arthur Fleck (Joaquin Phoenix, extraordinaire), un homme souffrant de troubles neurologiques le poussant à rire nerveusement sans le vouloir. Il vit misérablement à Gotham City avec sa mère malade, Penny (Frances Conroy, très bien), tentant de les entretenir tant bien que mal en menant une carrière de clown pour des commerces ou dans des hôpitaux. Mais tout tourne mal entre des agressions répétées qu'il subit, les brimades de ses collègues et un rêve de devenir humoriste qui a bien du mal à se concrétiser...
J'aime :
* Le casting. Nul doute que Joaquin Phoenix repartira avec l'Oscar du meilleur acteur tellement sa performance épate. D'autant plus qu'il y a eu transformation physique (on l'avait vu particulièrement épais dans un précédent film) et vocale (il lui a fallu "apprendre" ce fameux rire) pour se glisser dans la peau du Joker. Autour de lui, des seconds rôles de très haute volée dont Robert de Niro, Frances Conroy ou encore Zazie Beetz.
* La photographie. Stylée 80's, elle apporte une ambiance vraiment spéciale au film, collant parfaitement aux décors. Splendide.
* Les décors. Ils ressemblent furieusement à New York évidemment, moins sombres que des Gotham précédentes, mais ils restent magnifiques eux aussi, encore plus avec cette photographie donc.
* Le scénario. Il y a certes quelques grosses ficelles, comme ces agressions poussent au meurtre, déjà vues, mais il y a aussi d'autres très bonnes choses comme ces liens familiaux complexes (peut-être même trop, c'est un peu confus), les relations d'Arthur Fleck avec ses collègues de boulot, son rêve de percer comme humoriste (et déjà cette viralité qui peut vous projeter sur le devant de la scène) ou encore cette liaison particulière avec sa voisine.
* La bande originale. Il y a beaucoup de très bons morceaux, notamment des qu'on connaît par coeur mais dont on ne sait le nom. Classique !
J'aime pas :
* On n'a honnêtement pas grand-chose à reprocher à ce "Joker" à part ces quelques détails scénaristiques.
Dès la bande-annonce de "Joker", on avait été scotché. Les critiques sont venues soutenir la très bonne appréhension. Et le visionnage a confirmé que Todd Philipps avait touché de près au chef-d'oeuvre. Un film de super-héros (ou même vilain) sans "super", prodigieux !
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