samedi 2 novembre 2019

Joker (2019)

Après une pléiade d'excellents "buddy movies" comme "Starsky & Hutch" ou encore la trilogie "The Hangover", Todd Phillips a soudainement réalisé ce "Joker". Incroyable.

Pour la première fois, un film est donc dédié à l'un des plus célèbres "vilains" de comic books, afin de retracer sa trajectoire (même si Todd Phillips a choisi de proposer sa version, qui ne serait pas tout à faire fidèle à l'officielle) avant qu'il ne devienne le génie du crime, ennemi juré de Batman. Le "Joker" est ainsi tout d'abord Arthur Fleck (Joaquin Phoenix, extraordinaire), un homme souffrant de troubles neurologiques le poussant à rire nerveusement sans le vouloir. Il vit misérablement à Gotham City avec sa mère malade, Penny (Frances Conroy, très bien), tentant de les entretenir tant bien que mal en menant une carrière de clown pour des commerces ou dans des hôpitaux. Mais tout tourne mal entre des agressions répétées qu'il subit, les brimades de ses collègues et un rêve de devenir humoriste qui a bien du mal à se concrétiser...

J'aime : 

* Le casting. Nul doute que Joaquin Phoenix repartira avec l'Oscar du meilleur acteur tellement sa performance épate. D'autant plus qu'il y a eu transformation physique (on l'avait vu particulièrement épais dans un précédent film) et vocale (il lui a fallu "apprendre" ce fameux rire) pour se glisser dans la peau du Joker. Autour de lui, des seconds rôles de très haute volée dont Robert de Niro, Frances Conroy ou encore Zazie Beetz.

* La photographie. Stylée 80's, elle apporte une ambiance vraiment spéciale au film, collant parfaitement aux décors. Splendide.

* Les décors. Ils ressemblent furieusement à New York évidemment, moins sombres que des Gotham précédentes, mais ils restent magnifiques eux aussi, encore plus avec cette photographie donc.

* Le scénario. Il y a certes quelques grosses ficelles, comme ces agressions poussent au meurtre, déjà vues, mais il y a aussi d'autres très bonnes choses comme ces liens familiaux complexes (peut-être même trop, c'est un peu confus), les relations d'Arthur Fleck avec ses collègues de boulot, son rêve de percer comme humoriste (et déjà cette viralité qui peut vous projeter sur le devant de la scène) ou encore cette liaison particulière avec sa voisine.

* La bande originale. Il y a beaucoup de très bons morceaux, notamment des qu'on connaît par coeur mais dont on ne sait le nom. Classique !

J'aime pas : 

* On n'a honnêtement pas grand-chose à reprocher à ce "Joker" à part ces quelques détails scénaristiques.

Dès la bande-annonce de "Joker", on avait été scotché. Les critiques sont venues soutenir la très bonne appréhension. Et le visionnage a confirmé que Todd Philipps avait touché de près au chef-d'oeuvre. Un film de super-héros (ou même vilain) sans "super", prodigieux !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire