dimanche 29 septembre 2013

Frances Ha (2013)

Noah Baumbach me plaît de plus en plus. Moins prolifique et connu que son ami Wes Anderson, que je vénère, vous le savez, il m'avait épaté avec "The Squid and the whale" puis j'avais pas mal aimé "Greenberg", même si un peu moins que le précédent cité. J'attendais tout de même le prochain, "Frances Ha", avec une belle impatience. Et elle ne fut pas déçue.

Frances (Greta Gerwig, splendide) est une jeune danseuse de 27 ans. Bon, c'est loin d'être la gloire, mais elle vit bien sa vie, en coloc à New York avec sa meilleure amie Sophie (Mickey Sumner, bien). L'osmose est telle que Frances n'hésite pas à rompre avec son petit ami qui lui demande d'emménager avec lui pour rester avec sa coloc. Mais cette dernière finit elle par déménager, forçant Frances à en faire de même. A cela s'ajoutent des galère d'argent, de contrats de danse, et c'est toute la vie de Frances qui vacille. La jeune femme va alors s'efforcer de reprendre les choses en main, jonglant entre boulot, colocs et voyages...

J'aime :

* Le casting. "Frances Ha" laisse éclater tout le talent de la jeune Greta Gerwig, personnage central et omniprésent de cette odyssée new-yorkaise. On ne la quitte pas des yeux, du début à la fin, et on a bien du mal à la laisser vivre sa vie définitivement lorsque le générique final arrive tant elle est drôle et attachante. Autour d'elle, toute une galaxie d'autres personnages, plus ou moins importants, qui vont et passent dans sa vie, et tous très bien joués aussi.

* Le style. Noah Baumbach en a, très clairement. Après avoir capté, parmi ses films que j'ai vu, les couleurs du New-York des années 1980 ("The Squid and the whale") et la lumière californienne ("Greenberg"), le cinéaste opte cette fois pour le noir et blanc qui sied tant à New-York, Woody Allen en sait quelque chose. Outre la photographie, il y a un cadrage et d'excellents dialogues caractéristiques du cinéma indépendant américain.

* La bande originale. Ce n'est pas la première fois non plus que Noah Baumbach nous régale de morceaux subtilement choisis dans un répertoire pop-rock (David Bowie, Rolling Stones, etc.) de grande qualité.

J'aime pas :

* Le scénario. Si l'on peut reprocher quelque chose à cette jolie pépite indie, c'est peut-être cette suite de séquences, comiques et touchantes certes, mais qui ne s'appuie pas sur un scénario très solide non plus. A la fin du film, les choses n'ont finalement pas énormément évolué pour l'amie Frances, mais ce n'était clairement pas sur l'histoire en elle-même que misait le réalisateur.

Avec "Frances Ha", le cinéma de Noah Baumbach reprend du poil de la bête après un bon mais néanmoins un peu plat "Greenberg". Ici, ça bouge et ça pétille grâce à une formidable Greta Gerwig, co-scénariste, que le cinéaste filme avec amour (ils sont désormais ensemble dans la vie). Pour une déclaration, c'en est une très belle.

samedi 14 septembre 2013

Olympus has fallen (2013)

Je ne fais pas vraiment confiance aux films d'Antoine Fuqua. Je n'ai vu que "Training Day" que je n'avais pas vraiment aimé. J'ai été un peu forcé de voir "Olympus has fallen" et je ne pensais pas qu'il était encore possible de faire des films de ce genre aujourd'hui.

Notre héros s'appelle Mike Banning (Gerard Butler, peu charismatique). Garde du corps préféré du président des Etats-Unis, il est mis au placard après un accident de la route qui l'a vu privilégier la vie de son boss, Benjamin Asher (Aaron Eckhart, bien), plutôt que celle de l'épouse de ce dernier alors qu'il tentait de les sauver. Mike Banning va cependant devoir reprendre du service lorsque la Maison Blanche (l'Olympe du titre) est attaquée par un commando nord-coréen qui en prend le contrôle...

J'aime : 

* L'action. On ne va pas se mentir, on ne s'ennuie pas un instant (sauf peut-être durant l'assaut nord-coréen, trop longuement pétaradant mais il faut ce qu'il faut), il y a un rythme relativement élevé et on reconnaît donc une certaine efficacité dans le déroulement des événements. Pas besoin de réfléchir, Mike Banning tire sur tout ce qui est bridé (ou presque) et qui bouge, et on sait qu'il va nous nettoyer tout ce bordel fissa.

J'aime pas :

* Le scénario. Cela commence très mal parce que l'on ne comprend pas bien si l'accident du préambule a été causé volontairement ou non. Et on n'en saura jamais rien. Puis cet assaut nord-coréen est vraiment ridicule et invraisemblable (oui, je sais, ce n'est qu'un film, mais quand même), surtout l'avion qui évite tous les missiles. Evidemment, ni les gardes de la Maison Blanche ni l'armée ne sont capables de les arrêter, il n'y a que ce bon vieux Mike qui peut tout faire tout seul. N'en jetez plus, la cour est pleine.

* Le casting. Gerard Butler fait partie de ces acteurs de films d'action dont le corps et la tronche sont assez interchangeables avec d'autres du même type, genre Jeremy Renner. Ils ne sont pas mauvais, mais manquent singulièrement de charme, de charisme et d'humour. On est loin de Bruce Willis ou même de Kiefer Sutherland puisqu'il s'agit de copier "24". Pour le reste, c'est pourtant pas mal, mais on se demande ce que sont venus faire Morgan Freeman et Aaron Eckhart dans cette galère.

On finit fourbu de ce grand pataquès cinématographique. Si on concède un plaisir coupable à regarder cela au troisième degré, tellement il y a d'invraisemblances et de séquences tirées par les cheveux (patriotisme quand tu nous tiens), on regrette qu'il soit encore possible de tourner de tels navets. "Olympus has fallen" lorgne bien du côté de "24", mais la série avait au moins le mérite d'assumer à fond sa ligne et proposait surtout des scénarios vaguement crédibles. Là c'est du grand n'importe quoi, mais les Nord-Coréens peuvent être fiers de leur coup.

jeudi 12 septembre 2013

The Hot Rock (1972)

Après tous ces films récents, il est bon de repartir quelques dizaines d'années en arrière pour apprécier une bonne vieille comédie policière à l'ancienne. J'étais assez curieux de voir ce film de Peter Yates, surtout connu pour "Bullitt", dont je n'avais jamais entendu parler auparavant. J'avoue, j'ai un peu roupillé devant, mais mes souvenirs devraient faire l'affaire...

L'histoire est des plus classiques. John Dortmunder (Robert Redford, très à l'aise) vient de sortir de prison et se voit déjà proposer un nouveau coup par son beau-frère, Andrew Kelp (George Segal, très bien). La mission leur est confiée par un riche homme d'affaires africain qui veut récupérer un diamant appartenant à son pays et exposé dans un musée de New York. La tâche est périlleuse, mais John ne recule devant aucun exploit et monte une joyeuse équipe pour s'emparer du bijou...

J'aime : 

* Le casting. On retrouve là une bande sympathique, pas tous très connus, mais qui a l'air de bien s'amuser. Robert Redford, alors au sommet de sa beauté et de sa gloire, est particulièrement avenant, très à l'aise dans ce personnage de bandit classe et déterminé.

* Le scénario. L'idée de départ n'est donc pas des plus originales (voler un diamant), mais les différentes épreuves rencontrées par notre quatuor de choc le sont et il leur faudra plus d'un tour dans leur sac pour mettre la main sur le bijou qui ne cesse de leur échapper.

* L'humour. Même s'il n'y a aucun côté parodique et l'aventure paraît parfois "sérieuse", "The Hot Rock" a tout de même une réelle atmosphère de comédie avec de nombreuses séquences savoureuses, à l'image du premier casse du diamant, extrêmement drôle.

J'aime pas :

* La durée du film. Bon, 1h45, ce n'est pas si long que ça par rapport aux standards actuels, mais malheureusement, il y a beaucoup trop de longueurs et un manque de rythme singulier. Avec un montage "contemporain", cela aurait donné un résultat sans doute bien plus efficace.

"The Hot Rock" a beaucoup de charme, autant par son style que par son acteur principal, mais ce joyeux divertissement, pourtant léger, est plombé par ce rythme bien trop lent et des séquences à rallonge. Dommage, parce qu'on tenait là un sacré bon film autrement.

mardi 10 septembre 2013

The Hangover Part III (2013)

Fallait-il une fin à "The Hangover" ? Surfant sur le succès des deux premiers épisodes, que j'ai bien aimé, Todd Phillips a tenté le coup. En voyant le résultat, on se dit que ce n'était pas vraiment nécessaire finalement...

Le réalisateur a en effet décidé de ne pas reprendre le principe fondateur de la trilogie, à savoir "la gueule de bois", l'amnésie qui va avec, et l'enquête pour remonter le fil des événements. Ainsi, nous retrouvons Phil (Bradley Cooper, en petite forme), Stu (Ed Helms, pareil) et Doug (Justin Bartha, toujours aussi peu utilisé) autour du malheureux Alan (Zach Galifianakis, le meilleur du quatuor) qui vient de perdre son père et qui déraille sérieusement.

Alors que ses trois copains désirent l'emmener en cure, ils sont arrêtés en chemin par les sbires de Marshall (John Goodman, qui fait le job), un gros mafieux qui accuse leur vieil ami Chow (Ken Jeong, dans la surenchère) de lui avoir volé un gros pactole. Doug est alors pris en otage et le trio d'enfer a pour mission de trouver le Coréen extraverti et de le livrer à Marshall. Sauf que cette entreprise, qui les mènera du Mexique à Las Vegas, va prendre des proportions démentielles...

J'aime :

* L'humour. Même si cet épisode n'est pas à la hauteur des deux précédents, il reste quand même globalement assez drôle avec une large mise en avant de ses deux personnages les plus barrés : Alan et Chow. Et ici je préfère largement le premier, constamment imprévisible.

J'aime pas :

* Le scénario. Le choix de ne pas reproduire le schéma des deux premiers films est une faute selon moi car tout reposait là-dessus et même si le deuxième donnait déjà des signes de fatigue, un peu d'imagination aurait pu aider à construire encore quelque chose de sympa. L'histoire est donc ici linéaire et même si elle est remplie de chausses-trappes, ce système traditionnel banalise le tout et est même un peu longuette.

* Le casting. Malgré l'apport de John Goodman, tout le monde semble être assez pressé d'en finir, notamment les acteurs qui sont mis à l'écart comme Bradley Cooper et Ed Helms. Même si on remarquait toujours plus Zach Galifianakis avant, leurs personnages avaient leur place et complétaient parfaitement le trio. Ici, ils ne sont plus que faire-valoir pour les pitreries démesurées d'Alan et Chow.

Evidemment, on n'avait pas de grandes espérances autour de la fin de cette joyeuse trilogie, ne serait-ce que pour l'abandon du principe originel, mais on reste déçu quand même du résultat. Tout est misé sur Alan et Chow, les autres ne servent plus à grand chose et c'est assez désolant. Le divertissement est là, plutôt drôle, mais sans plus aucune âme. Dommage.

vendredi 6 septembre 2013

Monsters University (2013)

Comme beaucoup de monde, je suis vraiment fan des studios Pixar, même si je n'ai pas vu tous leurs films. Mon préféré, le plus drôle selon moi, c'est "Monsters, Inc.". Alors quand j'ai su qu'une suite allait sortir, j'étais ravi malgré un peu d'appréhension car c'est un "prequel". Mais enfin, ne boudons pas notre plaisir de revoir Mike et Sulli dans une nouvelle aventure.

Nous voici donc quelques années en arrière, avant que notre duo monstrueux ne soient les pros de la Monsters Inc.. Tous jeunots, Mike (voix de Billy Crystal, impeccable) et Sulli (voix de John Goodman, pareil) rentrent à l'université qui va faire d'eux des monstres professionnels. Sauf que le premier, bien que travailleur forcené, ne fait vraiment peur à personne et que le second, héritier d'une grande lignée, se la raconte un peu trop.

Les deux jeunes monstres ne s'apprécient donc pas du tout au premier abord, mais voilà qu'ils vont devoir faire équipe après un malheureux incident lors d'un examen, provoquant leur exclusion temporaire de l'université. Accompagnés d'une bande d'autres monstres en herbe, Mike et Sulli ont l'obligation de remporter une olympiade universitaire s'ils veulent réintégrer le cursus...

J'aime :

* Les personnages. Ils font toute la force du film, Mike et Sulli en tête, mais la plupart des seconds rôles sont très bien aussi, en particulier l'équipe de losers qu'ils intègrent pour la compétition universitaire. On sent également un vrai travail des scénaristes sur la psychologie de notre joyeux duo, avec une relation qui évolue petit à petit et qui passe par divers épreuves.

* L'environnement. La reconstitution d'un monde humain pour les monstres est toujours très bien faite, l'esthétique des décors, des personnages et des effets spéciaux sont toujours largement à la hauteur. Le savoir-faire Pixar.

J'aime pas :

* Le scénario. Je m'explique. Tous les codes du film de fac américaine y sont, c'est plutôt bien joué pour la transposition. Mais ce n'est du coup pas du tout original comparé au premier épisode qui regorgeait d'inventivité. Là, nous n'avons aucune réelle surprise hormis la naissance des relations entre les différents personnages principaux. Reste cette olympiade décisive pour nos héros qui, on doit bien le dire, est bien fun et donne beaucoup de rythme au film.

"Monsters University" n'est pas à la hauteur du premier épisode de nos monstres préférés, mais reste malgré tout un bon divertissement où la drôlerie a pris totalement la place de la pointe d'émotion que l'on trouvait aussi dans le film précédent. Et on ne serait pas contre une nouvelle suite...

vendredi 30 août 2013

The Call (2013)

Je ne voulais pas spécialement voir ce film, mais on m'a mis devant donc j'ai bien été obligé de le regarder. Je n'avais pas un bon a priori, et j'avais raison. Ce n'est pas parce que Brad Anderson a réalisé un épisode de l'une de mes séries cultes, "The Shield", que j'ai pour autant apprécié son thriller de série.

Toute l'histoire tourne autour d'un centre d'appel de la police de Los Angeles, où travaille Jordan (Halle Berry, crispée). Malgré son expertise, tout va basculer un jour lorsqu'elle reçoit l'appel d'une ado en détresse qu'elle ne réussit pas à sauver d'une agression, indirectement provoquée par elle. Quelques mois plus tard, alors que Jordan s'est mise en retrait des appels, une nouvelle ado, Casey (Abigail Breslin, pas mal), est victime d'un enlèvement, mais parvient à contacter la police. Jordan va alors reprendre du service et il semblerait que l'agresseur soit le même que la dernière fois...

J'aime : 

* L'idée. C'est-à-dire placer le scénario dans le cadre quasi strict de ce centre d'appel de la police. C'est original et l'utilisation du téléphone portable est très habile et rigoureuse (problème de batterie, de réseau, etc.).

J'aime pas :

* Le scénario. Alors on ne s'ennuie pas parce qu'il regorge de rebondissements, mais, évidemment, pour faire en sorte quand même que le suspense dure jusqu'au bout, il est aussi rempli d'invraisemblances et de séquences plus agaçantes les unes que les autres (le personnage de Casey nous rappelle parfois la potiche malchanceuse Kim Bauer de "24"). Et le pire est le dénouement, énième apologie du cinéma américain à la vengeance personnelle et donc légitime selon lui.

* Le casting. Depuis sa jolie performance dans James Bond, on a perdu Halle Berry. Ici, elle est assez insipide, froide et crispée, et le pompon, c'est cette choucroute infâme qu'elle a sur la tête. Alors ok, elle n'est pas censée jouer une séductrice, mais bon, franchement... Le méchant, Michael Eklund, en fait des caisses dans le genre psychopathe et on sera indulgent avec Abigail Breslin qui fait une adolescente affolée mais brave tout à fait honorable.

Pas grand chose de plus à dire sur ce thriller de commande dont l'idée originale aurait pu valoir le coup d'oeil, mais malgré quelques moments de bravoure efficaces, on remarque largement plus toutes les faiblesses du scénario qui se conclut par le pire des dénouements. De plus, Halle Berry n'est pas au mieux de sa forme, et le reste du casting est, hormis Abigail Breslin, vraiment au rabais.

vendredi 23 août 2013

A Glimpse inside the mind of Charles Swan III (2013)

Roman Coppola n'a pas tourné grand chose, mais il est un producteur et scénariste fin et subtil, qui a notamment collaboré avec mon chouchou Wes Anderson. Il vient de se remettre à la réalisation avec quelques camarades prestigieux devant la caméra. On sent bien le film de potes, très barré, mais sans doute un peu trop.

L'histoire, si on peut parler d'histoire, c'est celle de Charles Swan III (Charlie Sheen, qui fait un peu trop bien le type blasé), publicitaire de génie, riche aux as, mais que sa petite amie, Ivana (Katheryn Winnick, bien), vient de quitter. Le monde s'effondre alors pour lui même s'il décide tant bien que mal de se remettre en question avec l'aide de ses amis Kirby Star (Jason Schwartzman, marrant) et Saul (Bill Murray, en roue libre) ainsi que sa soeur Izzy (Patricia Arquette, sobre).

J'aime : 

* L'esthétique. C'est un "beau" film, qui compense au moins sa faiblesse scénaristique par sa beauté visuelle, entre pop art et exubérances des années 1970. Roman Coppola n'est pas un copain de Wes Anderson pour rien. D'ailleurs, on se rapproche presque plus de Michel Gondry dans le style rempli de trouvailles surréalistes.

* Le casting. Même si nos joyeux lurons ne sont pas au top de leurs performances et n'ont pas l'air non plus totalement convaincus de l'oeuvre dans laquelle ils jouent, ils restent tout de même très amusants. Charlie Sheen manque singulièrement d'énergie, il se traîne un peu, mais son duo avec Katheryn Winnick sur "Aguas de Março" restera dans les annales (c'est d'ailleurs le meilleur moment du film pour moi). Puis c'est toujours un plaisir de retrouver Jason Schwartzman et encore plus Bill Murray.

J'aime pas :

* Le scénario. Les films délirants de ce type échouent souvent à offrir un divertissement qui tient le spectateur de bout en bout. Le fil rouge (la rupture et ses conséquences) est mince et tout ce qui s'agite autour est inégal, alors parfois on est amusé et parfois on s'ennuie franchement, la faute à des dialogues pas vraiment convaincants non plus.

Au vu de la bande-annonce, on s'enthousiasmait déjà pour ce film de Roman Coppola, rare derrière la caméra en tant que "premier" réalisateur. Malheureusement, le résultat n'est pas à la hauteur des espérances. "A Glimpse inside the mind of Charles Swan III" est une oeuvre parfois drôle et barrée, mais aussi tortueuse et qui n'est finalement que bien anecdotique.