Noah Baumbach me plaît de plus en plus. Moins prolifique et connu que son ami Wes Anderson, que je vénère, vous le savez, il m'avait épaté avec "The Squid and the whale" puis j'avais pas mal aimé "Greenberg", même si un peu moins que le précédent cité. J'attendais tout de même le prochain, "Frances Ha", avec une belle impatience. Et elle ne fut pas déçue.
Frances (Greta Gerwig, splendide) est une jeune danseuse de 27 ans. Bon, c'est loin d'être la gloire, mais elle vit bien sa vie, en coloc à New York avec sa meilleure amie Sophie (Mickey Sumner, bien). L'osmose est telle que Frances n'hésite pas à rompre avec son petit ami qui lui demande d'emménager avec lui pour rester avec sa coloc. Mais cette dernière finit elle par déménager, forçant Frances à en faire de même. A cela s'ajoutent des galère d'argent, de contrats de danse, et c'est toute la vie de Frances qui vacille. La jeune femme va alors s'efforcer de reprendre les choses en main, jonglant entre boulot, colocs et voyages...
J'aime :
* Le casting. "Frances Ha" laisse éclater tout le talent de la jeune Greta Gerwig, personnage central et omniprésent de cette odyssée new-yorkaise. On ne la quitte pas des yeux, du début à la fin, et on a bien du mal à la laisser vivre sa vie définitivement lorsque le générique final arrive tant elle est drôle et attachante. Autour d'elle, toute une galaxie d'autres personnages, plus ou moins importants, qui vont et passent dans sa vie, et tous très bien joués aussi.
* Le style. Noah Baumbach en a, très clairement. Après avoir capté, parmi ses films que j'ai vu, les couleurs du New-York des années 1980 ("The Squid and the whale") et la lumière californienne ("Greenberg"), le cinéaste opte cette fois pour le noir et blanc qui sied tant à New-York, Woody Allen en sait quelque chose. Outre la photographie, il y a un cadrage et d'excellents dialogues caractéristiques du cinéma indépendant américain.
* La bande originale. Ce n'est pas la première fois non plus que Noah Baumbach nous régale de morceaux subtilement choisis dans un répertoire pop-rock (David Bowie, Rolling Stones, etc.) de grande qualité.
J'aime pas :
* Le scénario. Si l'on peut reprocher quelque chose à cette jolie pépite indie, c'est peut-être cette suite de séquences, comiques et touchantes certes, mais qui ne s'appuie pas sur un scénario très solide non plus. A la fin du film, les choses n'ont finalement pas énormément évolué pour l'amie Frances, mais ce n'était clairement pas sur l'histoire en elle-même que misait le réalisateur.
Avec "Frances Ha", le cinéma de Noah Baumbach reprend du poil de la bête après un bon mais néanmoins un peu plat "Greenberg". Ici, ça bouge et ça pétille grâce à une formidable Greta Gerwig, co-scénariste, que le cinéaste filme avec amour (ils sont désormais ensemble dans la vie). Pour une déclaration, c'en est une très belle.
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