vendredi 30 août 2013

The Call (2013)

Je ne voulais pas spécialement voir ce film, mais on m'a mis devant donc j'ai bien été obligé de le regarder. Je n'avais pas un bon a priori, et j'avais raison. Ce n'est pas parce que Brad Anderson a réalisé un épisode de l'une de mes séries cultes, "The Shield", que j'ai pour autant apprécié son thriller de série.

Toute l'histoire tourne autour d'un centre d'appel de la police de Los Angeles, où travaille Jordan (Halle Berry, crispée). Malgré son expertise, tout va basculer un jour lorsqu'elle reçoit l'appel d'une ado en détresse qu'elle ne réussit pas à sauver d'une agression, indirectement provoquée par elle. Quelques mois plus tard, alors que Jordan s'est mise en retrait des appels, une nouvelle ado, Casey (Abigail Breslin, pas mal), est victime d'un enlèvement, mais parvient à contacter la police. Jordan va alors reprendre du service et il semblerait que l'agresseur soit le même que la dernière fois...

J'aime : 

* L'idée. C'est-à-dire placer le scénario dans le cadre quasi strict de ce centre d'appel de la police. C'est original et l'utilisation du téléphone portable est très habile et rigoureuse (problème de batterie, de réseau, etc.).

J'aime pas :

* Le scénario. Alors on ne s'ennuie pas parce qu'il regorge de rebondissements, mais, évidemment, pour faire en sorte quand même que le suspense dure jusqu'au bout, il est aussi rempli d'invraisemblances et de séquences plus agaçantes les unes que les autres (le personnage de Casey nous rappelle parfois la potiche malchanceuse Kim Bauer de "24"). Et le pire est le dénouement, énième apologie du cinéma américain à la vengeance personnelle et donc légitime selon lui.

* Le casting. Depuis sa jolie performance dans James Bond, on a perdu Halle Berry. Ici, elle est assez insipide, froide et crispée, et le pompon, c'est cette choucroute infâme qu'elle a sur la tête. Alors ok, elle n'est pas censée jouer une séductrice, mais bon, franchement... Le méchant, Michael Eklund, en fait des caisses dans le genre psychopathe et on sera indulgent avec Abigail Breslin qui fait une adolescente affolée mais brave tout à fait honorable.

Pas grand chose de plus à dire sur ce thriller de commande dont l'idée originale aurait pu valoir le coup d'oeil, mais malgré quelques moments de bravoure efficaces, on remarque largement plus toutes les faiblesses du scénario qui se conclut par le pire des dénouements. De plus, Halle Berry n'est pas au mieux de sa forme, et le reste du casting est, hormis Abigail Breslin, vraiment au rabais.

vendredi 23 août 2013

A Glimpse inside the mind of Charles Swan III (2013)

Roman Coppola n'a pas tourné grand chose, mais il est un producteur et scénariste fin et subtil, qui a notamment collaboré avec mon chouchou Wes Anderson. Il vient de se remettre à la réalisation avec quelques camarades prestigieux devant la caméra. On sent bien le film de potes, très barré, mais sans doute un peu trop.

L'histoire, si on peut parler d'histoire, c'est celle de Charles Swan III (Charlie Sheen, qui fait un peu trop bien le type blasé), publicitaire de génie, riche aux as, mais que sa petite amie, Ivana (Katheryn Winnick, bien), vient de quitter. Le monde s'effondre alors pour lui même s'il décide tant bien que mal de se remettre en question avec l'aide de ses amis Kirby Star (Jason Schwartzman, marrant) et Saul (Bill Murray, en roue libre) ainsi que sa soeur Izzy (Patricia Arquette, sobre).

J'aime : 

* L'esthétique. C'est un "beau" film, qui compense au moins sa faiblesse scénaristique par sa beauté visuelle, entre pop art et exubérances des années 1970. Roman Coppola n'est pas un copain de Wes Anderson pour rien. D'ailleurs, on se rapproche presque plus de Michel Gondry dans le style rempli de trouvailles surréalistes.

* Le casting. Même si nos joyeux lurons ne sont pas au top de leurs performances et n'ont pas l'air non plus totalement convaincus de l'oeuvre dans laquelle ils jouent, ils restent tout de même très amusants. Charlie Sheen manque singulièrement d'énergie, il se traîne un peu, mais son duo avec Katheryn Winnick sur "Aguas de Março" restera dans les annales (c'est d'ailleurs le meilleur moment du film pour moi). Puis c'est toujours un plaisir de retrouver Jason Schwartzman et encore plus Bill Murray.

J'aime pas :

* Le scénario. Les films délirants de ce type échouent souvent à offrir un divertissement qui tient le spectateur de bout en bout. Le fil rouge (la rupture et ses conséquences) est mince et tout ce qui s'agite autour est inégal, alors parfois on est amusé et parfois on s'ennuie franchement, la faute à des dialogues pas vraiment convaincants non plus.

Au vu de la bande-annonce, on s'enthousiasmait déjà pour ce film de Roman Coppola, rare derrière la caméra en tant que "premier" réalisateur. Malheureusement, le résultat n'est pas à la hauteur des espérances. "A Glimpse inside the mind of Charles Swan III" est une oeuvre parfois drôle et barrée, mais aussi tortueuse et qui n'est finalement que bien anecdotique.

samedi 10 août 2013

The Lone Ranger (2013)

Le duo Gore Verbinski-Johnny Depp est de retour. Après les pirates (des Caraïbes), voici les cowboys et les Indiens. Moi qui suis un grand amateur de western et qui suis à chaque fois curieux de voir de nouvelles adaptations "modernes", je me suis avancé sans scepticisme pour voir ce blockbuster du Far West (reprise d'une vieille série à succès des années 1930) malgré le flop international qui commence à prendre forme. Eh bien le résultat n'est pas si mal.

L'histoire est assez fournie, se déroulant sur plusieurs tableaux qui finissent par se regrouper à la fin. John Reid (Armie Hammer, pas mal) est un jeune avocat de la ville qui revient dans son village natal en pleine expansion avec l'arrivée du chemin de fer. Au même moment, un dangereux criminel, Butch Cavendish (William Fichtner, bien), doit y être livré, mais parvient à s'échapper. Il était emprisonné en compagnie de l'Indien Tonto (Johnny Depp, un peu toujours pareil) qui se fait lui aussi la malle.

Le frère de John Reid, Dan, Sheriff de la ville, lance alors une expédition à la poursuite de Cavendish à laquelle l'avocat prend part. La troupe de rangers est prise dans une embuscade et seul John Reid en réchappe, laissé pour mort par le gang de Cavendish. Tonto vient à sa rescousse et lui conseille de garder l'anonymat grâce à un masque. John Reid devient alors "The Lone Ranger" et repart en quête de Butch Cavendish tout en sauvant, au passage, la veuve de son frère, Rebecca, et son fils, ainsi que les Indiens locaux, menacés par l'avancée du chemin de fer...

J'aime : 

* Le scénario. On ne s'attendait pas à une histoire aussi pleine de fils secondaires qui finissent par se rejoindre à la fin pour un film grand public comme celui-ci. Mais c'est suffisamment complexe pour être intéressant et le résultat est bien ficelé justement, prenant en compte divers thèmes de la conquête de l'Ouest comme le chemin de fer, les mines et les relations avec les Indiens.

* L'environnement. Fan de western et de cette époque, la reconstitution soignée (les moyens sont là) est tout à fait à mon goût. Joli.

J'aime pas : 

* La durée du film. Il se passe pleins de choses, très bien, mais sans doute trop et le film n'en peut plus de s'étendre en longueur... Si la violence de certaines scènes choque les plus jeunes, la durée devrait les achever.

* Le casting. Johnny Depp est sympa, mais joue toujours de la même façon, quelque soit son costume. Le reste est pas mal non plus, mais pas très charismatique. Même le cheval blanc a plus de consistance que son "cavalier solitaire". Sans oublier une utilisation très mineure des femmes.

Ce n'est pas le western du 21e siècle, mais ce "Lone Ranger" méritait sans doute un accueil un peu plus chaleureux même si l'on comprend aussi ce qui ne va pas dans le film de Gore Verbinski. Trop long, le divertissement est quand même assuré, mais on conseille à Johnny Depp de changer un peu de registre.

jeudi 1 août 2013

World War Z (2013)

D'habitude, je n'aime pas vraiment les films de zombies et les films d'horreur en général. Mais là, la seule présence de Brad Pitt à l'affiche m'a fait comprendre que je n'aurais pas à avoir peur. Après avoir vu le blockbuster de Marc Forster, j'ai en effet beaucoup plus ri.

On plonge dans l'histoire très rapidement, lorsque Gerry Lane (Brad Pitt, pas mal), ancien négociateur de l'ONU, et sa famille sont pris dans une déferlante de zombies dans le centre de Philadelphie. On ne sait trop comment l'épidémie s'est développée, mais elle croît à une vitesse phénoménale, chaque personne mordue finissant par devenir un zombie en dix minutes.

Alors que les Etats-Unis et le reste du monde sont submergés, l'ONU demande à Gerry de reprendre du service et d'enquêter sur les racines du mal. Cela va le conduire des Etats-Unis au Pays de Galles en passant par la Corée du Sud et Israël, dans un combat permanent contre les zombies...

J'aime :

* Le rythme. Je n'aime pas vraiment l'introduction du film, beaucoup trop rapide. Mais la suite est vive et intense, souvent spectaculaire, avec peu de moments de répit et c'est plutôt appréciable pour un film d'action.

J'aime pas :

* Le casting. Mettre en valeur Brad Pitt, soit, et il se débrouille pas mal en baroudeur de l'ONU, mais les personnages secondaires sont tellement insignifiants que ça en devient dérangeant.

* De l'action consensuelle. C'est un blockbuster, pas un film d'horreur, la différence se constate dans l'absence totale de sang à l'écran.

* Le scénario. La ligne générale est intéressante et on aime bien voyager, mais il y a trop d'invraisemblances et en premier lieu, on ne comprend pas trop pourquoi c'est à Brad Pitt de tout assumer tout seul.

"World War Z" est donc bien un blockbuster de l'été. On lui demande juste de nous divertir légèrement, mais pas de faire en sorte qu'on s'en rappelle. Il y avait du potentiel derrière un scénario plutôt intéressant, puis les zombies, ça change des extraterrestres envahisseurs, mais le pari n'est malheureusement pas remporté. Le premier film de zombies sans aucune goutte de sang, c'est pas possible.

jeudi 25 juillet 2013

L'Homme de Rio (1964)

Les films avec Jean-Paul Belmondo qui ont illuminé toute ma jeunesse me manquaient. Et celui-là, je ne l'avais jamais vu, n'en entendant pourtant que du bien. J'ai corrigé cela et fut émerveillé du voyage concocté par Philippe de Broca.

"L'Homme de Rio", c'est Adrien (Jean-Paul Belmondo, génial), jeune soldat, qui profite d'une permission pour revenir à Paris voir sa fiancée, Agnès (Françoise Dorléac, joliment espiègle). Au même moment, une statue maltèque est volée au musée de l'Homme. Celle-ci fait partie d'une trilogie appartenant à trois explorateurs dont l'un est mort, l'autre est homme d'affaires au Brésil et le troisième, le professeur Catalan, travaille justement au musée.

Ce dernier est enlevé peu après le vol, puis c'est au tour d'Agnès d'être kidnappée dans la foulée. Ni une, ni deux Adrien prend ses ravisseurs en chasse. Cette longue traque aventureuse va le mener au Brésil, à Rio, Brasilia puis dans le Nordeste avant de plonger au coeur de l'Amazonie sur les traces d'un fabuleux trésor dont les statues maltèques sont la clé...

J'aime : 

* Le scénario. Cosigné par de grands noms du cinéma français dont Philippe de Broca, Jean-Paul Rappeneau et Ariane Mnouchkine, il part dans tous les sens, s'inspirant fortement des aventures de Tintin. Sauf que notre reporter ici est bien intrépide et déterminé, mais surtout fatigué par son Agnès après qui il court constamment. Ce cas de figure rend l'histoire encore plus croustillante et amusante. On apprécie aussi le personnage du professeur Catalan, au double visage inattendu.

* La mise en scène. C'est un vrai film d'aventures et même à l'ancienne, les cascades et actes de bravoure sont nombreux. On ne s'ennuie jamais devant cette course-poursuite pétaradante.

* Le casting. En pleine jeunesse, Jean-Paul Belmondo est formidable en aventurier improvisé, ne renonçant jamais à sa quête initiale : Agnès. Cette dernière, jouée une excellente Françoise Dorléac, lui rend bien la pareille, parfaite femme au fort caractère ignorant le danger.

* Les décors. En grande partie naturels, ils sont magnifiques. D'une ville de Rio en pleine croissance à Brasilia qui sortait à peine de terre, le film explore des contrées inédites pour l'époque et cet environnement exotique augmente d'autant plus le côté aventurier du scénario.

J'aime pas : 

* La durée du film. Cela ne devait tout de même pas être courant à l'époque des films d'aventure de deux heures. Ici, on les sent quand même passer à certains moments, notamment dans les séquences plus lentes.

"L'Homme de Rio" démontre que le cinéma français avait lui aussi du savoir-faire dans le film d'aventure. Tout est réuni pour réussir un divertissement enthousiasmant entre décors exotiques, scénario riche, mise en scène virevoltante et acteurs pleins de ressources. Récemment, les OSS 117, dont le dernier rend clairement hommage au film de Philippe de Broca, ont redoré le blason national, mais on en aimerait beaucoup plus.

dimanche 7 juillet 2013

Two Lovers (2008)

James Gray fait désormais partie des cinéastes indépendants qui comptent aux Etats-Unis. Et c'est mérité parce qu'il possède une vraie touche personnelle, un style qu'il a su adapter notamment pour "Two Lovers" dont le scénario diffère complètement de ses précédents films qui étaient plus des thrillers. Là, c'est une histoire, voire des histoires, d'amour, mais compliquées.

Nous ne quittons pas New York pour ce film. Ce New York de banlieue, sombre et industriel, bien loin de Manhattan. C'est là que vivent les parents de Leonard (Joaquin Phoenix, toujours lui, excellent) où ce dernier s'est réfugié après que sa femme l'a quitté. Dépressif, Leonard est au bord du suicide malgré les efforts de ses parents pour le remettre sur selle, avec l'espoir qu'il reprenne le pressing familial. Dans cette optique, ils espèrent également le caser avec une nouvelle copine, la brune Sandra (Vinessa Shaw, très bien), fille d'un autre patron de pressing.

Même si la rencontre est plus ou moins arrangée - nous sommes dans la communauté juive de New York -, le courant passe bien entre Sandra et Leonard et l'idylle naît rapidement. Puis ce dernier rencontre par hasard sa voisine, la blonde Michelle (Gwyneth Paltrow, intéressante), pour qui il a le coup de foudre. Mais celle-ci est déjà la maîtresse d'un homme marié. C'est alors que le coeur de Leonard va sérieusement balancer entre la brune et la blonde...

J'aime : 

* Un casting impeccable. Après avoir joué pour le même James Gray des rôles plus sombres, plus inquiétants, Joaquin Phoenix étend ici sa palette en vieil adolescent de retour chez ses parents, amoureux gauche et en manque de confiance. Il est épatant, tout comme ses deux partenaires féminines et particulièrement Gwyneth Paltrow, qui joue très juste dans un rôle pas évident de working girl elle aussi en sérieux manque de repères.

* Une atmosphère à la "James Gray". Nouvelle incursion dans New York, mais toujours de manière excentrée, dans une banlieue grise et sans âme, au sein du logement des parents de Leonard dont l'intérieur semble être le même depuis des années. Le contraste est très marquant avec le Manhattan où travaille et sort Michelle. L'image est elle aussi râpeuse, dans les tons marrons-verts, et c'est très beau.

* Le scénario. Il ne brille pas par son originalité, mais on apprécie le travail fait sur les atermoiements de Leonard et ce suspense final suivi d'un dénouement beau et triste à la fois.

J'aime pas : 

* On ne voit peut-être pas assez le personnage de Sandra, l'officialisation de leur union étant vraiment trop elliptique. Elle aurait mérité une place égale à l'autre "lover" de Leonard.

"Two Lovers" est sans doute en mode mineur par rapport aux oeuvres précédentes de James Gray, mais même avec un scénario plus modeste, le cinéaste trouve des choses à dire et à montrer avec toujours sa patte de velours. Ce qui est cocasse, c'est que je n'ai regardé ce film qu'avec des femmes, et à chaque fois, elles n'ont pas aimé. Il y aurait encore beaucoup à dire là-dessus...

vendredi 28 juin 2013

Greenberg (2010)

Noah Baumbach, comparse de Wes Anderson, m'avait beaucoup plu avec "The Squid and the whale". Cinq ans plus tard, il plaçait Ben Stiller en tête d'affiche de son "Greenberg". Je ne pouvais pas rater ça.

Ben Stiller est donc Greenberg, un rôle tout à fait différent pour l'acteur américain souvent cantonné à jouer le mec peureux et naïf ou super sûr de lui et bas du front. Ici, il joue un type totalement déprimé qui vient garder la maison californienne de son frère pendant que celui-ci part en vacances en Asie du Sud-Est. Une mission a priori facile pour le charpentier de New York, ancien leader d'un groupe de rock, sauf qu'il faudra aussi s'occuper du chien malade, faire face à ses sentiments pour la jeune femme à tout faire de son frère, Florence (Greta Gerwig, très bien), et à ses anciens amis qui ont bien changé après tant d'années sans les voir...

J'aime :

* Le casting et particulièrement ce joli duo d'acteurs qu'offrent Ben Stiller, très bon à contre-emploi, et Greta Gerwig, tous les deux paumés dans leur petit monde. Greenberg est impulsif, limite schizophrène, tandis que Florence est une grande fille hésitante, qui ne sait jamais vraiment ce qu'elle veut. Deux personnages faits pour se retrouver même si ce sera loin d'être simple! On salue aussi la prestation du toujours très bon Rhys Ifans dans le rôle d'Ivan, l'ami fidèle, sobre et sympa de Greenberg.

* Plus que le scénario, qui est assez banal, c'est cette succession de saynètes drôles, loufoques ou contemplatives qui font la force du film. Noah Baumbach n'a pas le "style" de son compère Wes Anderson, mais il a son idée de la mise en scène et il sait parfaitement instaurer une atmosphère à ses films. Ici, c'est l'image d'un Los Angeles paisible, mais où tout paraît trop grand pour Greenberg.

* La B.O.. C'est folk, c'est pop, plus indé que chez Wes Anderson, mais y a notamment Greta Gerwig qui chante "Uncle Albert/Admiral Halsey" de Paul McCartney à tue-tête et rien que ça, c'est chouette.

J'aime pas :

* Le rythme. C'est sans doute le gros point noir de "Greenberg". Si on aime le style, la mise en scène, aucun problème, mais on concède qu'il n'est pas facile d'entrer dans le film et que le temps paraît parfois long, surtout qu'il n'y a quasiment aucune avancée concrète dans le scénario du début à la fin.

Avec "Greenberg", Noah Baumbach poursuit son oeuvre profondément indépendante et attachante, avec un univers bien à lui, et surtout la mise en valeur d'excellents acteurs dans des rôles pas simples à jouer. Après ça, on aime toujours autant Ben Stiller et on est ébloui par le talent de Greta Gerwig qu'on est impatient de retrouver dans le prochain film du cinéaste : "Frances Ha".