dimanche 4 janvier 2026

Sully (2016)

J'ajoute un film de Clint Eastwood à ma liste de visionnage. Encore un "récent" on va dire. Une période dont je ne suis pas vraiment fan. Avec "Sully", le cinéaste avait l'occasion une fois de plus de célébrer un héros américain, qui plus est sur lequel des doutes ont été émis. Mais c'est moins dérangeant que dans d'autres œuvres.

L'histoire, totalement véridique, est celle de Chesley "Sully" Sullenberger (Tom Hanks, bien), le fameux pilote qui a réussi, en janvier 2009, à poser son avion de ligne sur l'Hudson, à New York, après une panne de ses deux moteurs. Tout cela sans faire aucun mort ni blessé. Malgré cet exploit, une commission d'enquête a tenté de démontrer qu'il s'agissait d'une erreur de pilotage.

J'aime

* Le scénario. C'est une histoire évidemment incroyable et même si l'événement en lui-même n'a duré que quelques heures, il valait certainement ce film. Le scénariste, Todd Komarnicki, a pu allonger son script avec cette commission d'enquête et c'est tant mieux.

* Le casting. La sobriété de Tom Hanks convient parfaitement à l'humble héros qu'est "Sully". S'il est au centre du film, il est entouré de solides seconds rôles dont Aaron Eckhart (qui joue le copilote) ou encore Laura Linney (qui joue l'épouse du pilote). 

* La mise en scène. Clint Eastwood aurait pu en rajouter des tonnes, mais, au contraire, il propose un hommage aussi simple que l'est "Sully", sans aucune longueur (le film dure 1h36). Et même si l'on connaît l'issue, tant de l'accident que des conclusions de la commission d'enquête, il sait infuser un certain suspense, avec un montage habile.

J'aime pas :

* Pas de reproches particuliers à adresser au film même s'il manque forcément, par son réalisme, d'un peu de personnalité.

C'est presque un documentaire que Clint Eastwood offre avec "Sully". Une œuvre qui ressemble au cinéaste surtout pour son goût pour les héros les plus humbles. Peu marquante mais essentielle.

vendredi 12 décembre 2025

One battle after another (2025)

Paul Thomas Anderson fait partie de ces valeurs sûres du cinéma américain qu'on pourrait presque qualifier d'"indépendant". J'ai vu une partie de ses films et j'ai toujours aimé. C'est le cas du dernier en date.

L'histoire est celle d'un couple d'anarchistes californiens, Pat Calhoun (Leonard DiCaprio, excellent) et Perfidia Beverly Hills (Teyana Taylor, très bien). Avec leur groupe de révolutionnaires, les French 75, ils participent à la libération des migrants des centres de rétention, posent des bombes dans les administrations, braquent des banques... Mais la situation finit par mal tourner : Perfidia est interpellée, laissant derrière elle Pat et leur bébé, Charlene, obligés de fuir et de se cacher dans un autre Etat américain sous une autre identité. Mais un militaire, le capitaine Steven J. Lockjaw (Sean Penn, trop caricatural), qui pourchasse les French 75, s'est juré de mettre la main sur le père et sa fille...

J'aime :

* Le casting. Si j'ai une réserve sur Sean Penn, qui en fait trop je trouve dans le stéréotype du militaire froid et rigide (physiquement même), un peu comme ceux des séries des années 1980, j'ai été conquis par les autres comédiennes et comédiens. Dont un Leonardo DiCaprio très en forme dans ce rôle de Pat Calhoun, qui pourrait être le cousin du "Dude" Lebowski dans la "seconde" partie du film. Mais aussi Chase Infiniti, très convaincante dans le rôle - son premier au cinéma en plus - de sa fille, ou encore un délicieux Benicio Del Toro, prof de karaté le jour et passeur (positif) de migrants la nuit.

* Le scénario. En soi, il est assez simple : il s'agit de la traque de Pat Calhoun et sa fille par Steven J. Lockjaw. Mais il est rempli d'aventures, d'action et d'humour. Et sans temps mort, permettant de largement supporter les plus de 2h30 de film. On n'oublie pas l'histoire en elle-même qui est parfaitement ancrée dans l'actualité, dans cette Amérique de Donald Trump qui fait la chasse aux migrants comme à ceux qui les soutiennent, soit les opposants du président américain.

* La mise en scène. Paul Thomas Anderson prouve ici qu'il peut tout filmer. Car il s'agit véritablement d'un film d'action et il me semble bien que ce soit son premier. L'image est magnifique et il y a beaucoup de créativité dans les plans, de variété dans les séquences. La course-poursuite finale en voiture est particulièrement marquante.

* Les décors. Tourné entre la Californie et le Texas, le film montre des lieux splendides, notamment sur la fin du film. 

Je n'aime pas :

* Je dois dire qu'il y a quelques éléments du scénario que je n'avais pas compris, notamment vers la fin du long-métrage. Il a fallu que j'en parle avec d'autres personnes pour me mettre au clair. Mais je pense que c'est surtout de ma faute. 

Nous verrons bien si "One battle after another" remporte des récompenses, mais il le mériterait amplement. Paul Thomas Anderson démontre une fois de plus tout son talent avec un film qui, sans s'y attaquer directement, est un véritable coup de poing dans le ventre du "régime" trumpiste. Et moi qui aie souvent eu des doutes sur Leonardo DiCaprio, il m'apparaît ici une fois de plus hautement appréciable.

mardi 11 novembre 2025

The Naked Gun (2025)

La série des "Naked Gun" avec l'impayable Leslie Nielsen est une de mes "madeleines" de l'enfance. Des films que j'adorais voir et revoir, surtout les deux premiers. L'annonce d'une suite, avec Liam Neeson dans le rôle-titre, m'a fait craindre le pire évidemment. Et ils se sont mis à beaucoup pour commettre ce film, dont le réalisateur, pas vraiment chevronné, Akiva Schaffer.

L'histoire est celle de Frank Drebin Jr. (Liam Neeson, pas mal quand même), fils du légendaire inspecteur Frank Drebin. Lui aussi membre de la police de Los Angeles et tout aussi intrépide, il est appelé pour intervenir sur un braquage de banque. Ce dernier était en réalité une diversion pour le vol d'un dangereux gadget électronique qui pourrait faire des dégâts à grande échelle...

J'aime :

* Le casting. Difficile de succéder au grand Leslie Nielsen, mais on ne peut pas blâmer Liam Neeson, qui s'en sort plutôt bien, se glissant naturellement dans un rôle "sérieux", comme il l'a si souvent fait, mais cette fois avec des situations absurdes se déroulant tout autour de lui. A ses côtés, Pamela Anderson est plutôt une bonne surprise, démontrant des belles aptitudes comiques, particulièrement dans la scène où elle chante du jazz. Les seconds rôles, gentils comme méchants, sont bien choisis également.

* Le scénario. On n'attend pas une histoire très complexe de ce genre de films, mais ici, on dira qu'il s'adapte bien à l'air du temps, avec une petite dose de science-fiction. On apprécie aussi le fait qu'il s'agisse d'une suite et non d'un "reboot", Liam Neeson jouant ainsi le fils de Frank Drebin, avec un hommage continu rendu à ce dernier.

J'aime pas :

* L'humour. Hélas oui, gros point faible qui fait perdre tout le crédit du film. Je n'ai jamais ri, à peine souri. Je reverrai la trilogie originale pour voir si c'est juste moi qui suis trop vieux pour être touché par ces gags, souvent lourdingues, notamment les récurrents (le café). La pire séquence est celle, inutile et absurde (mais pas dans le bon sens du terme), de la "lune de miel" dans un chalet avec un bonhomme de neige humanisé. J'ai le souvenir d'une saga avec des situations amenées plus finement et naturellement.

* La mise en scène. Elle est des plus plates, sans créativité alors qu'il y a de quoi s'amuser avec ce type de films, et j'ai trouvé le métrage globalement assez moche.

Ainsi, pas d'agréable surprise pour cette nouvelle mouture de "The Naked Gun". Si le casting n'a pas grand-chose à se reprocher et le scénario tient la route, le principal, l'humour et le divertissement, est raté. C'est rarement une bonne idée de vouloir relancer le "sacré", en voici un nouvel exemple.

vendredi 17 octobre 2025

Step Brothers (2008)

Je pensais avoir vu cette comédie d'Adam McKay, mais non. C'est Ben Stiller qui m'a incité à la visionner, après un tweet dans lequel il citait l'une des scènes du film comme l'une des plus drôles de l'histoire du cinéma. Il a sans doute un peu exagéré.

L'histoire est celle de Robert Doback (Richard Jenkins, bien) et Nancy Huff (Mary Steenburgen, bien aussi), deux soixantenaires divorcés qui se rencontrent lors d'un congrès et tombent amoureux. Il se trouve que les deux futurs mariés ont chacun un fils quarantenaire sans activité vivant toujours chez eux. Dale (John C. Reilly, excellent) est le fiston de Robert, et Brennan (Will Ferrell, excellent aussi) celui de Nancy. Les nouveaux demi-frères vont ainsi devoir cohabiter. Non sans difficulté.

J'aime :

* Le casting. Je suis un fan absolu de Will Ferrell donc sa seule présence suffit à me combler. Il joue très naturellement l'abruti, parfaitement accompagné par un John C. Reilly qui démontre qu'il sait tout jouer. Les seconds rôles, habitués des comédies, sont solides aussi dont un Adam Scott insupportable à souhait en frère arrogant et tête à claques.

* L'humour. C'est un vrai film de copains avec Judd Apatow à la production, Adam McKay derrière la caméra qui retrouve Will Ferrell pour la troisième fois consécutive, John C. Reilly pour la seconde fois consécutive (même chose pour le duo Ferrell-Reilly). Bref, un vrai film de potes et cela se ressent dans l'écriture et la débauche d'énergie des acteurs à aller le plus loin possible dans la bouffonnerie. Et c'est souvent très drôle. Quant à la scène mentionnée par Ben Stiller, il y a bien plus hilarant dans le film !

J'aime pas :

* Le scénario. Il commence très bien, avec la rivalité entre les deux demi-frères, puis ils finissent par s'entendre et on sent alors que les scénaristes (les trois compères Mckay/Ferrell/Reilly) patinent, ne sachant plus bien où aller. Peut-être pour ne pas refaire un "Dumb and Dumber" ?

"Step Brothers" est dans la parfaite lignée de ces buddy movies à l'humour régressif des années 2000. Mais, dans le cas de celui-ci, on regrette juste une certaine absence de scénario au-delà du talent comique du duo de "frangins malgré eux" et des nombreux gags visuels. Le film n'avait d'ailleurs pas reçu un très bon accueil critique, devenant "culte" plus tardivement grâce à quelques scènes ressorties sur le Web, comme Ben Stiller a pu le faire.

vendredi 26 septembre 2025

Mission: Impossible - The Final Reckoning (2025)

Deux ans après la première partie de cet épisode final de la saga "Mission: Impossible", la seconde est enfin arrivée sur nos écrans. Malheureusement, après l'enthousiasme est venue la déception. Tout ça pour ça. 

L'histoire se déroule deux mois après la fin de la première partie, qui s'était terminée par Ethan Hunt (Tom Cruise, super-héros) échappant à son ennemi final, Gabriel, et à la CIA. Depuis, la mystérieuse "Entité", dont Gabriel est l'agent "humain", a provoqué le chaos à travers le monde et l'administration américaine presse notre héros de rendre la clé permettant de contrôler cette IA malfaisante (mais il faut encore aller au fond de la mer où le sous-marin qui l'accueillait a coulé). Ethan Hunt et son équipe préfèrent mener leur mission de leur côté en traquant Gabriel à Londres...

J'aime :

* L'action. Pour son final, "Mission: Impossible" propose des séquences encore et toujours aussi musclées que denses, avec des morceaux de bravoure totalement improbables comme cette plongée sous-marine littéralement impossible (et trop longue à mon sens dans le sous-marin) ou encore ce combat à bord de deux vieux avions.

* Les décors. On continue de voyager, cette fois entre Londres, la mer de Béring ou encore l'Afrique du Sud. Ce dernier pays est d'ailleurs le lieu le plus beau.

J'aime pas :

* Le casting. C'est rare que ce soit l'élément que je critique, mais là, je tiens surtout à souligner que Tom Cruise m'a un peu gonflé en dernier et unique sauveur de l'humanité. Tout ne repose que sur lui (son équipe, qui se sacrifie pour lui, est réduite à néant ou presque) et il joue trop sur la fibre émotionnelle. Pour le reste, on retrouve quasiment les mêmes actrices et acteurs que dans la première partie et tout va bien. 

* Le scénario. Plutôt que de poursuivre sur la même veine aventurière et originale de la première partie, Christopher McQuarrie (et Erik Jendresen) ont préféré tout ralentir avec, entre chaque séquence d'action (qui semblent donc parfois interminables), de trop longs moments de bavardage et de flashbacks (tous les fils des différents films de la saga sont reliés). Surtout, cet ennemi d'un nouveau genre que constitue l'IA est finalement bien trop humain. Cette fois, on sent donc passer les presque 3 heures.

Qu'il est difficile de terminer une saga en beauté. J'imagine bien que cela a dû torturer l'esprit de Christopher McQuarrie, mais, même si on en prend toujours tout de même plein la vue dans cet épisode final, on reste largement sur sa faim. Ethan Hunt est plus seul que jamais et les bonnes idées de la première partie se diluent dans les profondeurs de la mer de Béring.

vendredi 13 juin 2025

The Phoenician Scheme (2025)

Mon cinéaste préféré sort presque un film par an, donc c'est toujours un plaisir de le retrouver. Ici, la bande-annonce m'avait beaucoup plu. Hélas, je vais sans doute répéter les mêmes remarques que pour son long-métrage précédent.

L'histoire, qui se déroule dans les années 1950, est celle de l'industriel véreux Zsa-zsa Korda (Benicio Del Toro, très bien) qui, constamment victime d'attentats divers et variés dont il ressort miraculeusement vivant, décide sagement de transmettre ses affaires à sa fille unique, Liesl (Mia Threapleton, impeccable). Cette dernière est nonne, mais va néanmoins le suivre à travers moult péripéties dans la poursuite d'un projet pharaonique dans son pays (fictif) d'origine, la Phénicie.

J'aime : 

* Le casting. Déjà impressionnant dans "The French Dispatch", Benicio del Toro bénéficie ici du rôle principal et il démontre avec aisance qu'il le méritait. A ses côtés, les "nouveaux" (chez Wes Anderson) Mia Threapleton et Michael Cera sont tout à fait réjouissants également. Pour le reste, que du lourd comme toujours malgré des apparitions bien plus courtes : Tom Hanks, Bryan Cranston, Mathieu Amalric, Scarlett Johansson, Benedict Cumberbatch... et évidemment l'incontournable Bill Murray en Dieu.

* Les décors. Qui dit film d'aventures et même d'action (à la Wes Anderson, cela va sans dire), dit voyage donc une série de séquences dans des lieux différents, tous plus exotiques les uns que les autres, de la jungle au désert, en passant par des palais, des avions, trains et des clubs. Tout cela en carton-pâte bien entendu (tournage dans des studios allemands), mais c'est très beau et coloré.

* La mise en scène. Le style tout en détails et précision du cinéaste est respecté de bout en bout, aucune surprise. Allez, un peu plus de violence si on veut. Et encore, on en a déjà vu avant. On retient tout de même aussi cette magnifique scène de salle de bain filmée depuis le plafond. Inédit.

* Le scénario. Il est divisé en plusieurs parties - schéma apprécié par le réalisateur -, basées sur les différents personnages que Korda doit convaincre pour mettre en œuvre son montage financier. Changement de décor à chaque fois et le tout est assez rythmé, chaque épisode se terminant souvent en chaos ou challenge à relever. Outre les interactions avec les différents acteurs et actrices invités, on apprécie particulièrement cette nouvelle relation familiale explorée par Wes Anderson : cette fois un père et sa fille qui doivent apprendre à se connaître (on est finalement assez proche de "The Life aquatic" avec la relation Bill Murray-Owen Wilson, mais cette fois, c'est un peu plus mignon car c'est une fille et elle est jeune).

J'aime pas :

* Je dois dire que j'ai été néanmoins un peu déçu par plusieurs aspects du scénario : les scènes de rêve du purgatoire sont un peu plombantes (malgré la présence d'encore plus d'acteurs et actrices invités) et surtout, cette histoire de montage financier, même si finalement plutôt accessoire, est tout de même assez complexe à saisir. On se demande pourquoi le cinéaste s'est autant compliqué la vie (et celle du spectateur donc).

* Puis côté musique, pas de bande originale éclectique ici, on reste dans la musique classique, avec toujours Alexandre Desplat à la baguette. 

Wes Anderson reste mon chouchou du cinéma et j'apprécie toujours ses films au style unique, mais j'ai été ici un peu déçu que le résultat ne ressemble pas plus à la très prometteuse bande-annonce. Reste un superbe casting et des aventures pas si déplaisantes dans de bien jolis décors.

vendredi 14 mars 2025

A Complete unknown (2025)

Je ne suis pas un grand connaisseur de Bob Dylan, mais j'apprécie la plupart de ses chansons les plus connues, dont celles de sa première partie de carrière. Or, c'est cette période qui a intéressé James Mangold pour ce biopic (partiel donc) réussi.

L'histoire raconte l'arrivée de Bob Dylan (Timothée Chalamet, très bien) à New York en 1961 et le début de sa carrière au sein du mouvement folk, parrainé et soutenu par Pete Seeger (Edward Norton, bien). Son succès sera fulgurant, mais le jeune prodige finira bien vite par s'affranchir des codes de son genre et son passage à l'électrique sur la scène du Newport Folk Festival de 1965 va déchaîner les passions...

J'aime :

* La bande originale. C'est le biopic d'un musicien et pas n'importe lequel, et le film permet de se replonger dans ses premiers albums qui font partie des plus reconnus au monde. Donc on se régale de bout en bout, la bande son ne laissant pas de côté non plus les artistes du mouvement folk rencontrés tels que Joan Baez.

* Le scénario. Les débuts de Bob Dylan étaient suffisamment foisonnants pour que cela suffise à en faire un long-métrage à lui tout seul, puis cela permet d'être relativement exhaustif dans les chansons mises en avant. Et l'histoire, basée sur un livre d'Elijah Wald, est des plus cohérentes et passionnantes, sans non plus chercher à aller trop loin dans la psychologie et tenter de lever le voile sur le mystérieux personnage qu'est (et restera sans doute) l'artiste. D'ailleurs, si le scénario a été approuvé par Bob Dylan lui-même, on salue le fait qu'il n'ait aucunement censuré les passages sur sa vie sentimentale (il a juste demandé à ce que Suze Rotolo porte un autre nom), qui ne le mettent pas vraiment en valeur.

* La reconstitution. On retrouve le New York des années 1960 et ses lieux emblématiques de la scène folk de l'époque, une atmosphère bien rendue.

* Le casting. Je n'ai pas forcément succombé à la hype Timothée Chalamet, mais il campe de manière convaincante Bob Dylan et on salue aussi particulièrement sa performance musicale car il joue et chante lui-même, sans trahir l'original. Monica Barbaro est elle même encore plus bluffante en Joan Baez, avec une manière de chanter très ressemblante. Le reste de la distribution, que ce soit Edward Norton, Elle Fanning, Boyd Holbrook ou encore Dan Fogler, est très bon également.

* La mise en scène. On apprécie que les séquences musicales soient jouées live, leur donnant encore plus d'authenticité. Par ailleurs, malgré la longueur du film (plus de deux heures), on ne voit pas le temps passer.

J'aime pas :

* Il y a bien quelques raccourcis et éléments romancés pour apporter un peu de matière, mais rien d'outrageant non plus.

Les derniers biopics d'artistes musicaux que j'ai pu voir ne m'avaient guère enchantés, pour différentes raisons, peut-être aussi parce que j'étais moins fan de la musique, mais ici, James Mangold propose une bien jolie immersion dans le lancement de la carrière de Bob Dylan. Bravo !