Deux ans après la première partie de cet épisode final de la saga "Mission: Impossible", la seconde est enfin arrivée sur nos écrans. Malheureusement, après l'enthousiasme est venue la déception. Tout ça pour ça.
L'histoire se déroule deux mois après la fin de la première partie, qui s'était terminée par Ethan Hunt (Tom Cruise, super-héros) échappant à son ennemi final, Gabriel, et à la CIA. Depuis, la mystérieuse "Entité", dont Gabriel est l'agent "humain", a provoqué le chaos à travers le monde et l'administration américaine presse notre héros de rendre la clé permettant de contrôler cette IA malfaisante (mais il faut encore aller au fond de la mer où le sous-marin qui l'accueillait a coulé). Ethan Hunt et son équipe préfèrent mener leur mission de leur côté en traquant Gabriel à Londres...
J'aime :
* L'action. Pour son final, "Mission: Impossible" propose des séquences encore et toujours aussi musclées que denses, avec des morceaux de bravoure totalement improbables comme cette plongée sous-marine littéralement impossible (et trop longue à mon sens dans le sous-marin) ou encore ce combat à bord de deux vieux avions.
* Les décors. On continue de voyager, cette fois entre Londres, la mer de Béring ou encore l'Afrique du Sud. Ce dernier pays est d'ailleurs le lieu le plus beau.
J'aime pas :
* Le casting. C'est rare que ce soit l'élément que je critique, mais là, je tiens surtout à souligner que Tom Cruise m'a un peu gonflé en dernier et unique sauveur de l'humanité. Tout ne repose que sur lui (son équipe, qui se sacrifie pour lui, est réduite à néant ou presque) et il joue trop sur la fibre émotionnelle. Pour le reste, on retrouve quasiment les mêmes actrices et acteurs que dans la première partie et tout va bien.
* Le scénario. Plutôt que de poursuivre sur la même veine aventurière et originale de la première partie, Christopher McQuarrie (et Erik Jendresen) ont préféré tout ralentir avec, entre chaque séquence d'action (qui semblent donc parfois interminables), de trop longs moments de bavardage et de flashbacks (tous les fils des différents films de la saga sont reliés). Surtout, cet ennemi d'un nouveau genre que constitue l'IA est finalement bien trop humain. Cette fois, on sent donc passer les presque 3 heures.
Qu'il est difficile de terminer une saga en beauté. J'imagine bien que cela a dû torturer l'esprit de Christopher McQuarrie, mais, même si on en prend toujours tout de même plein la vue dans cet épisode final, on reste largement sur sa faim. Ethan Hunt est plus seul que jamais et les bonnes idées de la première partie se diluent dans les profondeurs de la mer de Béring.
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