Cette fois, c'était bon, j'avais vu le précédent épisode, "Rogue Nation", que j'avais plutôt bien aimé donc je me suis plongé sans trop d'hésitation dans ce sixième épisode de la franchise "reprise" par Tom Cruise et toujours signé de l'efficace Christopher McQuarrie.
Alors qu'Ethan Hunt (Tom Cruise, impeccable) et son équipe pensaient avoir mis fin aux agissements du "Syndicat" en arrêtant Solomon Lane (Sean Harris, très bien), ils apprennent que le groupe criminel s'est reformé sous le nom "Les Apôtres". En mission pour intercepter des charges portables de plutonium à Berlin, ils se les font subtiliser par les terroristes. Celles-ci seront vendues à Paris, où Ethan Hunt part pour tenter de les récupérer. Il sera associé à l'agent de la CIA August Walker (Henry Cavill, pas mal) tandis que la Britannique Ilsa Faust (Rebecca Ferguson, bien) débarque aussi sur le coup...
J'aime :
* Le scénario. Un peu comme dans le précédent épisode, celui-ci fourmille d'événements inattendus (dès cette opération foirée à Berlin) et de rebondissements bien évidemment, avec, une nouvelle fois, des personnages ambigus à plusieurs visages...
* L'action. On en a encore une fois pour notre argent avec des cascades spectaculaires et des opérations menées tambour battant. Petit plus dans cet épisode : Paris est le décor principal donc on s'amuse à reconnaître les endroits où ont été filmées les scènes.
* Le casting. Il ne change guère puisqu'il s'agit d'une suite, mais la troupe de base (Tom Cruise, Simon Pegg, Ving Rhames, Rebecca Ferguson, Alec Baldwin...) connaît parfaitement sa partition. Le nouveau partenaire d'Ethan Hunt, August Walker, n'est pas bien subtile, mais leur duo/duel est intéressant.
J'aime pas :
* Encore une fois, pas grand-chose à reprocher, on s'amuse bien !
Alors que James Bond est en pause et Jason Bourne plus ou moins pareil, Ethan Hunt en profite lui pour truster la scène des films d'action (hors super-héros, ça fait du bien). Tom Cruise confirme ici qu'il maîtrise très bien sa franchise "Mission : Impossible", avec un divertissement qui en met plein les yeux, fait voyager et sourire de temps en temps, le tout sans temps mort. Mission réussie.
lundi 18 mars 2019
lundi 11 mars 2019
Licence to kill (1989)
Second et dernier James Bond avec Timothy Dalton, toujours signé John Glen. Plus original que le précédent, plus sombre aussi.
L'histoire débute en Floride, où James Bond (Timothy Dalton, très bien) se rend au mariage de son ami de la CIA, Felix Leiter (David Hedison, bien). Au même moment, ils apprennent que Franz Sanchez (Robert Davi, excellent), un gros poisson du trafic de drogue international, est dans les parages. Les deux amis décident alors de le capturer avant la cérémonie. C'est chose faite, mais le criminel parvient à s'enfuir le soir même et commandite l'assassinat de Felix et de sa femme. Le premier est mutilé par un requin, la seconde tuée. James Bond décide de se venger, même si son permis de tuer lui est retiré...
J'aime :
* Le scénario. Adapté de plusieurs bouts d'autres épisodes de l'oeuvre originale, il dénote car ici, James Bond n'est pas en mission, tout le film est basé sur une vengeance personnelle (même si elle arrange tout le monde puisqu'il s'agit de mettre fin aux agissements d'un puissant trafiquant de drogue et que des missiles sont en jeu). L'atmosphère est donc plus noire en quelque sorte et cela donne beaucoup d'épaisseur au personnage de 007. Il y a aussi ce duo, pas encore si commun, de l'espion avec une femme, indic de la CIA. Un peu plus qu'une simple James Bond Girl donc (il y en a une aussi quand même, la fiancée de Franz Sanchez).
* Le casting. On sent donc dans cet épisode que Timothy Dalton apporte sa vraie touche au personnage, plus proche de celui de Ian Fleming paraît-il, avec un scénario qui lui correspond mieux que le précédent. Dans l'esprit du personnage de Daniel Craig plus tard, plus taciturne. Robert Davi offre l'un des meilleurs "méchants" de la saga, charismatique et moderne, tandis que Carey Lowell, qui joue Pam Bouvier, est une forte tête qui n'hésite pas à jouer aussi en solo. A noter l'un des premiers rôles de Benicio del Toro en homme de main de Franz Sanchez.
* Les décors. Pour cet épisode, pas de variation, c'est du soleil tout le temps entre la Floride, les Bahamas et le pays fictif d'Isthmus (tourné au Mexique). Exotique et beau à souhait !
* La bande originale. Après l'horrible a-ha, retour à du très conventionnel puisque le titre phare, interprété par Gladys Knight, reprend largement le thème de Goldfinger. Une signature on ne peut plus "bondienne".
J'aime pas :
* C'est un épisode assez violent et ce dès le début, avec le sort réservé à Felix Leiter et sa femme, ce qui peut surprendre. Je ne suis pas trop fan non plus des histoires de vengeance, surtout venant d'un "homme de loi" en quelque sorte. Mais bon, cela donne une certaine modernité, pour l'époque, au tout.
S'il a été tourné dans la foulée du précédent, cet épisode de James Bond avec Timothy Dalton est résolument différent, apportant une touche plus originale avec un scénario plus "personnel" autour de 007. L'acteur y est plus à l'aise et délivre une excellente prestation. Malheureusement sa dernière.
L'histoire débute en Floride, où James Bond (Timothy Dalton, très bien) se rend au mariage de son ami de la CIA, Felix Leiter (David Hedison, bien). Au même moment, ils apprennent que Franz Sanchez (Robert Davi, excellent), un gros poisson du trafic de drogue international, est dans les parages. Les deux amis décident alors de le capturer avant la cérémonie. C'est chose faite, mais le criminel parvient à s'enfuir le soir même et commandite l'assassinat de Felix et de sa femme. Le premier est mutilé par un requin, la seconde tuée. James Bond décide de se venger, même si son permis de tuer lui est retiré...
J'aime :
* Le scénario. Adapté de plusieurs bouts d'autres épisodes de l'oeuvre originale, il dénote car ici, James Bond n'est pas en mission, tout le film est basé sur une vengeance personnelle (même si elle arrange tout le monde puisqu'il s'agit de mettre fin aux agissements d'un puissant trafiquant de drogue et que des missiles sont en jeu). L'atmosphère est donc plus noire en quelque sorte et cela donne beaucoup d'épaisseur au personnage de 007. Il y a aussi ce duo, pas encore si commun, de l'espion avec une femme, indic de la CIA. Un peu plus qu'une simple James Bond Girl donc (il y en a une aussi quand même, la fiancée de Franz Sanchez).
* Le casting. On sent donc dans cet épisode que Timothy Dalton apporte sa vraie touche au personnage, plus proche de celui de Ian Fleming paraît-il, avec un scénario qui lui correspond mieux que le précédent. Dans l'esprit du personnage de Daniel Craig plus tard, plus taciturne. Robert Davi offre l'un des meilleurs "méchants" de la saga, charismatique et moderne, tandis que Carey Lowell, qui joue Pam Bouvier, est une forte tête qui n'hésite pas à jouer aussi en solo. A noter l'un des premiers rôles de Benicio del Toro en homme de main de Franz Sanchez.
* Les décors. Pour cet épisode, pas de variation, c'est du soleil tout le temps entre la Floride, les Bahamas et le pays fictif d'Isthmus (tourné au Mexique). Exotique et beau à souhait !
* La bande originale. Après l'horrible a-ha, retour à du très conventionnel puisque le titre phare, interprété par Gladys Knight, reprend largement le thème de Goldfinger. Une signature on ne peut plus "bondienne".
J'aime pas :
* C'est un épisode assez violent et ce dès le début, avec le sort réservé à Felix Leiter et sa femme, ce qui peut surprendre. Je ne suis pas trop fan non plus des histoires de vengeance, surtout venant d'un "homme de loi" en quelque sorte. Mais bon, cela donne une certaine modernité, pour l'époque, au tout.
S'il a été tourné dans la foulée du précédent, cet épisode de James Bond avec Timothy Dalton est résolument différent, apportant une touche plus originale avec un scénario plus "personnel" autour de 007. L'acteur y est plus à l'aise et délivre une excellente prestation. Malheureusement sa dernière.
jeudi 21 février 2019
The Living Daylights (1987)
France Télévisions aime diffuser les deux seuls James Bond de Timothy Dalton à la suite, mais toujours dans le désordre, avec ce "Living Daylights" en second, plus tard donc. Cela peut se comprendre, car il est moins emballant que le suivant.
Episode 100% Guerre froide avec James Bond (Timothy Dalton, pas mal) chargé dans un premier temps de faire passer à l'Ouest le général russe Koskov (Jeroen Krabbé, moyen) à Bratislava. Sur place, ce dernier manque d'être assassiné par une violoncelliste, Kara Milovy (Maryam d'Abo, froide), qui s'est fait monter la tête par le KGB. S'en suit une longue aventure entre le Maroc et l'Afghanistan sur fond d'agent triple et de trafic d'armes et de drogue...
J'aime :
* La scène d'ouverture. La saga s'est spécialisée dans ces séquences d'introduction, qui n'ont pas toujours de rapport avec la suite du film. Celle-ci est un peu particulière car il fallait en plus introduire un nouvel acteur. Maligne, la mise en scène de cet exercice à Gibraltar avec des agents britanniques "masqués", donc on ne devine pas tout de suite qui est James Bond. Bien joué !
* L'action. A l'image de la scène d'ouverture, les scénaristes de James Bond savent toujours ménager d'excellents et originaux morceaux de bravoure, ici devant la caméra de l'expérimenté John Glen. L'exemple le plus notable : cette fuite en duo dans la neige dans un étui de violoncelle !
J'aime pas :
* Le scénario. Les James Bond ne sont jamais très simples, et cette complexité peut être louée pour des films d'action, mais celui-ci est bien alambiqué avec cet agent triple et un autre général russe actif contre son propre gouvernement. On se perd un peu les pinceaux sans être forcément très passionnés. Il y a aussi un côté plus réaliste qu'à l'accoutumée, s'inscrivant dans la lignée des films d'action de l'époque, mais enlevant de la saveur au tout.
* Le casting. Il paraît que Timothy Dalton offrait l'interprétation la plus proche du personnage de Ian Fleming. C'est bien possible, mais que ce soit dans cet épisode ou le suivant, je ne suis pas très fan, manquant de chaleur, même si ce n'est peut-être pas dû que à lui, mais aussi au scénario. Le reste ne m'a pas emballé non plus, Maryam d'Abo est assez transparente et le duo de généraux russes moins épais que leur physique.
* La bande originale. John Barry certes pour la musique, mais la chanson titre de a-ha est aussi datée que le film, bien marquée années 1980.
* L'ambiance. Entre Bratislava et l'Afghanistan, cet épisode est donc très fortement inscrit dans son époque. Il est vrai qu'après l'ère Roger Moore, sans doute un peu trop fantaisiste, cela permettait à la franchise 007 de se remettre au goût du jour. Mais les années passant, le film a beaucoup perdu de son cachet, contrairement à des épisodes plus anciens.
"The Living Daylights" est peut-être le James Bond que j'aime le moins pour toutes les raisons citées ci-dessus. Tout n'est pas à jeter car la saga garde quelques bonnes vieilles habitudes, mais elle a clairement connu un creux dans cette fin d'années 1980, tentant en vain de se renouveler. A la place, elle patine et c'est le malheureux Timothy Dalton qui en fait les frais.
Episode 100% Guerre froide avec James Bond (Timothy Dalton, pas mal) chargé dans un premier temps de faire passer à l'Ouest le général russe Koskov (Jeroen Krabbé, moyen) à Bratislava. Sur place, ce dernier manque d'être assassiné par une violoncelliste, Kara Milovy (Maryam d'Abo, froide), qui s'est fait monter la tête par le KGB. S'en suit une longue aventure entre le Maroc et l'Afghanistan sur fond d'agent triple et de trafic d'armes et de drogue...
J'aime :
* La scène d'ouverture. La saga s'est spécialisée dans ces séquences d'introduction, qui n'ont pas toujours de rapport avec la suite du film. Celle-ci est un peu particulière car il fallait en plus introduire un nouvel acteur. Maligne, la mise en scène de cet exercice à Gibraltar avec des agents britanniques "masqués", donc on ne devine pas tout de suite qui est James Bond. Bien joué !
* L'action. A l'image de la scène d'ouverture, les scénaristes de James Bond savent toujours ménager d'excellents et originaux morceaux de bravoure, ici devant la caméra de l'expérimenté John Glen. L'exemple le plus notable : cette fuite en duo dans la neige dans un étui de violoncelle !
J'aime pas :
* Le scénario. Les James Bond ne sont jamais très simples, et cette complexité peut être louée pour des films d'action, mais celui-ci est bien alambiqué avec cet agent triple et un autre général russe actif contre son propre gouvernement. On se perd un peu les pinceaux sans être forcément très passionnés. Il y a aussi un côté plus réaliste qu'à l'accoutumée, s'inscrivant dans la lignée des films d'action de l'époque, mais enlevant de la saveur au tout.
* Le casting. Il paraît que Timothy Dalton offrait l'interprétation la plus proche du personnage de Ian Fleming. C'est bien possible, mais que ce soit dans cet épisode ou le suivant, je ne suis pas très fan, manquant de chaleur, même si ce n'est peut-être pas dû que à lui, mais aussi au scénario. Le reste ne m'a pas emballé non plus, Maryam d'Abo est assez transparente et le duo de généraux russes moins épais que leur physique.
* La bande originale. John Barry certes pour la musique, mais la chanson titre de a-ha est aussi datée que le film, bien marquée années 1980.
* L'ambiance. Entre Bratislava et l'Afghanistan, cet épisode est donc très fortement inscrit dans son époque. Il est vrai qu'après l'ère Roger Moore, sans doute un peu trop fantaisiste, cela permettait à la franchise 007 de se remettre au goût du jour. Mais les années passant, le film a beaucoup perdu de son cachet, contrairement à des épisodes plus anciens.
"The Living Daylights" est peut-être le James Bond que j'aime le moins pour toutes les raisons citées ci-dessus. Tout n'est pas à jeter car la saga garde quelques bonnes vieilles habitudes, mais elle a clairement connu un creux dans cette fin d'années 1980, tentant en vain de se renouveler. A la place, elle patine et c'est le malheureux Timothy Dalton qui en fait les frais.
mercredi 28 novembre 2018
Apocalypto (2006)
L'un de mes meilleurs amis me l'a vendu comme étant son film préféré, l'ayant vu des dizaines de fois. Bon...
Alors que la civilisation Maya est sur le déclin, des guerriers écument les forêts afin de rapporter des esclaves et autres sacrifices humains pour la cité. La tribu de Patte de jaguar (Rudy Youngblood, bien) est visée à son tour, mais le jeune homme fera tout pour échapper à ce funeste destin et sauver sa famille...
J'aime :
* L'univers. On ne peut pas retirer à Mel Gibson l'originalité de son thème. La civilisation Maya n'a été que rarement (voire jamais ?) été abordée au cinéma, qui plus est en utilisant intégralement sa langue pour les dialogues, comme il l'avait fait avec l'araméen pour sa "Passion of the Christ".
* Le casting. Là aussi bel effort du réalisateur d'avoir réuni des acteurs locaux (ou régionaux) et/ou amérindiens, non professionnels pour la plupart, qui s'en sortent très bien.
* Les décors. Ils ne sont pas très variés, c'est surtout de la jungle, mais le film a au moins, là encore, été tourné sur place.
J'aime pas :
* Le scénario. C'est là que le bât blesse franchement. Outre une violence à laquelle on est tout de même habitué avec Mel Gibson, son histoire est cousue de fil blanc, entièrement prévisible. Par ailleurs, la civilisation Maya ne sert finalement que de décor puisque, en dehors de la langue et de quelques clichés (les fameux sacrifices humains), l'aspect historique et anthropologique n'est pas du tout développé. Sans oublier les longueurs, telle cette scène d'introduction à rallonge et sans intérêt.
Même si je savais que mon ami était très subjectif, j'avais pas mal de curiosité à voir "Apocalypto", parce que, comme lui, je suis un passionné d'histoire et notamment de ces civilisations éteintes. Néanmoins, le film de Mel Gibson ne m'a pas rassasié, avec une trame des plus classiques et peu de réflexion.
Alors que la civilisation Maya est sur le déclin, des guerriers écument les forêts afin de rapporter des esclaves et autres sacrifices humains pour la cité. La tribu de Patte de jaguar (Rudy Youngblood, bien) est visée à son tour, mais le jeune homme fera tout pour échapper à ce funeste destin et sauver sa famille...
J'aime :
* L'univers. On ne peut pas retirer à Mel Gibson l'originalité de son thème. La civilisation Maya n'a été que rarement (voire jamais ?) été abordée au cinéma, qui plus est en utilisant intégralement sa langue pour les dialogues, comme il l'avait fait avec l'araméen pour sa "Passion of the Christ".
* Le casting. Là aussi bel effort du réalisateur d'avoir réuni des acteurs locaux (ou régionaux) et/ou amérindiens, non professionnels pour la plupart, qui s'en sortent très bien.
* Les décors. Ils ne sont pas très variés, c'est surtout de la jungle, mais le film a au moins, là encore, été tourné sur place.
J'aime pas :
* Le scénario. C'est là que le bât blesse franchement. Outre une violence à laquelle on est tout de même habitué avec Mel Gibson, son histoire est cousue de fil blanc, entièrement prévisible. Par ailleurs, la civilisation Maya ne sert finalement que de décor puisque, en dehors de la langue et de quelques clichés (les fameux sacrifices humains), l'aspect historique et anthropologique n'est pas du tout développé. Sans oublier les longueurs, telle cette scène d'introduction à rallonge et sans intérêt.
Même si je savais que mon ami était très subjectif, j'avais pas mal de curiosité à voir "Apocalypto", parce que, comme lui, je suis un passionné d'histoire et notamment de ces civilisations éteintes. Néanmoins, le film de Mel Gibson ne m'a pas rassasié, avec une trame des plus classiques et peu de réflexion.
mercredi 21 novembre 2018
Solo : a Star Wars story (2018)
Malgré les informations négatives qui ont circulé à propos du tournage et les critiques du même acabit qui ont suivi, en amateur (mais pas puriste) de la saga "Star Wars", j'ai voulu me faire une idée de ce spin off consacré à Han Solo. Pas la catastrophe annoncée.
Le film propose ainsi de revenir sur la jeunesse du célèbre contrebandier : comment il en est arrivé là ? Comment il a rencontré Chewbacca ? Comment il a obtenu son fameux vaisseau, le Faucon Millenium ? Comment il a rejoint la résistance à l'Empire ? On découvre ainsi qu'Han Solo (Alden Ehrenreich, bien) vient de la planète Corellia, où il est esclave d'une organisation criminelle qu'il cherche à quitter par tous les moyens en compagnie de sa petite amie, Qi'Ra (Emilia Clarke, pas mal). Mais le couple est interpellé lors de sa fuite et séparé. Han Solo la retrouvera plusieurs années plus tard alors qu'il rejoint un groupe de contrebandiers après avoir été pilote au sein de l'Empire. Leur prochaine mission : s'emparer d'un chargement de coaxium afin d'aller le faire raffiner.
J'aime :
* L'univers. Même avec un scénario moins bon que d'autres épisodes, je suis toujours friand du monde "Star Wars" : ses décors, ses planètes, ses vaisseaux, ses créatures, ses personnages...
* Le casting. Evidemment, Harrison Ford est inégalable dans le rôle d'Han Solo, mais Alden Ehrenreich, bien que moins roublard, s'en sort honorablement. Il fait le job comme on dit. Autour de lui, c'est tout de même bien solide aussi avec, outre Emilia Clarke, Woody Harrelson et Donald Glover (qui reprend le rôle de Lando Calrissian) notamment.
J'aime pas :
* Le scénario. C'est vrai que cette histoire de vol et raffinage de coaxium est loin d'être des plus attractives, même si cela colle bien avec la carrière originale d'Han Solo. Certes, le tout n'est pas sans rebondissement et lien avec la "grande" histoire à venir, mais les longueurs ne sont pas évitées.
* La mise en scène. On aurait quand même bien aimé voir ce que le film aurait donné sous la direction du duo Phil Lord-Chris Miller. On aurait sans doute assisté à plus de folie et d'humour qu'avec un Ron Howard, certes professionnel, mais sans véritable personnalité.
Avis mitigé pour moi donc à propos de ce "Solo : a Star Wars story". Loin d'être nul comme j'aurais pu m'y attendre, c'est plutôt un bon film d'action, assez divertissant, issu de l'univers de George Lucas, mais qui manque cruellement d'originalité et de panache pour rendre hommage à son personnage principal, chéri de tous.
Le film propose ainsi de revenir sur la jeunesse du célèbre contrebandier : comment il en est arrivé là ? Comment il a rencontré Chewbacca ? Comment il a obtenu son fameux vaisseau, le Faucon Millenium ? Comment il a rejoint la résistance à l'Empire ? On découvre ainsi qu'Han Solo (Alden Ehrenreich, bien) vient de la planète Corellia, où il est esclave d'une organisation criminelle qu'il cherche à quitter par tous les moyens en compagnie de sa petite amie, Qi'Ra (Emilia Clarke, pas mal). Mais le couple est interpellé lors de sa fuite et séparé. Han Solo la retrouvera plusieurs années plus tard alors qu'il rejoint un groupe de contrebandiers après avoir été pilote au sein de l'Empire. Leur prochaine mission : s'emparer d'un chargement de coaxium afin d'aller le faire raffiner.
J'aime :
* L'univers. Même avec un scénario moins bon que d'autres épisodes, je suis toujours friand du monde "Star Wars" : ses décors, ses planètes, ses vaisseaux, ses créatures, ses personnages...
* Le casting. Evidemment, Harrison Ford est inégalable dans le rôle d'Han Solo, mais Alden Ehrenreich, bien que moins roublard, s'en sort honorablement. Il fait le job comme on dit. Autour de lui, c'est tout de même bien solide aussi avec, outre Emilia Clarke, Woody Harrelson et Donald Glover (qui reprend le rôle de Lando Calrissian) notamment.
J'aime pas :
* Le scénario. C'est vrai que cette histoire de vol et raffinage de coaxium est loin d'être des plus attractives, même si cela colle bien avec la carrière originale d'Han Solo. Certes, le tout n'est pas sans rebondissement et lien avec la "grande" histoire à venir, mais les longueurs ne sont pas évitées.
* La mise en scène. On aurait quand même bien aimé voir ce que le film aurait donné sous la direction du duo Phil Lord-Chris Miller. On aurait sans doute assisté à plus de folie et d'humour qu'avec un Ron Howard, certes professionnel, mais sans véritable personnalité.
Avis mitigé pour moi donc à propos de ce "Solo : a Star Wars story". Loin d'être nul comme j'aurais pu m'y attendre, c'est plutôt un bon film d'action, assez divertissant, issu de l'univers de George Lucas, mais qui manque cruellement d'originalité et de panache pour rendre hommage à son personnage principal, chéri de tous.
jeudi 15 novembre 2018
Isle of dogs (2018)
J'étais heureux de savoir que le dernier film de Wes Anderson serait une oeuvre animée, ayant adoré "Fantastic Mr Fox". Avec un casting toujours plus prestigieux, mon cinéaste préféré s'en sort encore avec maestria, même si j'ai plus apprécié son précédent film d'animation.
Nous sommes cette fois dans un Japon post-industriel et plus particulièrement dans la ville de Megasaki dont le maire, l'infâme Kobayashi, décide d'interdire les chiens à la suite d'une grippe propagée par les animaux. Ces derniers sont exilés sur une île qui sert de décharge. Le jeune neveu du maire, Atari, a lui aussi vu son chien, Spots (voix de Liev Schreiber), déporté à son grand regret. Il décide ainsi de partir à sa recherche six mois plus tard à l'aide d'un avion. Atari se crashe sur l'île, mais est alors aidé dans la quête de son meilleur ami canin par une bande de cinq chiens : Chief (voix de Bryan Cranston), Rex (voix d'Edward Norton), Boss (voix de Bill Murray), Duke (voix de Jeff Goldblum) et King (voix de Bob Balaban).
J'aime :
* Le casting. Alors certes, ce n'est pas le principal intérêt d'un film d'animation, mais quelle troupe formidable ! Je crois que Wes Anderson n'a jamais réuni autant de grands acteurs dans ses précédents films. Outre ceux déjà cités, on retrouve, entre autres, Greta Gerwig, Frances McDormand, Scarlett Johansson, Harvey Keitel, Tilda Swinton, Anjelica Huston et même Yoko Ono !
* L'animation. Comme pour "Fantastic Mr Fox", Wes Anderson a choisi le stop-motion, ce qui correspond bien à son style et lui permet d'offrir une belle aventure pleine de détails réalisée à partir de figurines et décors "réels". Pour ma part, j'aime beaucoup, cela donne énormément de cachet, un mélange de vieille recette et de modernité, propre au cinéaste.
* L'environnement. Il y a eu des critiques sur le fait que Wes Anderson ose faire de l'appropriation culturelle en situant son film au Japon. Or, il y a un vrai respect du pays, de sa culture et de ses cinéastes, dont il s'est inspiré. Mieux, il a confié tous ses rôles d'humains japonais à des Japonais, en ne traduisant pas tout ce qu'ils disent. Une autre forme de respect. Ainsi, on sent beaucoup de recherche et on est loin des clichés.
* La bande originale. Signée une fois de plus du Français Alexandre Desplat et évidemment inspirée de la musique japonaise et notamment de ses instruments traditionnels, elle est particulièrement réussie.
J'aime pas :
* Le scénario. En dehors de son lieu d'action et de ses personnages, ce n'est pas son histoire la plus originale. On va dire qu'elle est même plutôt "traditionnelle" dans sa structure et ses rebondissements. On aurait apprécié peut-être un peu plus de folie et de digressions, un peu comme il se l'était permis dans "Fantastic Mr Fox", dont le scénario était inspiré d'une histoire de Roald Dahl.
En attendant, comme toujours impatiemment, sa prochaine oeuvre, "Isle of dogs" est néanmoins une pépite de plus à mettre dans le panier merveilleux de Wes Anderson. Difficile d'être trop critique d'un film aussi beau, avec un vrai univers une fois de plus, et un casting dément. Arigatou gozaimasu Wes san !
Nous sommes cette fois dans un Japon post-industriel et plus particulièrement dans la ville de Megasaki dont le maire, l'infâme Kobayashi, décide d'interdire les chiens à la suite d'une grippe propagée par les animaux. Ces derniers sont exilés sur une île qui sert de décharge. Le jeune neveu du maire, Atari, a lui aussi vu son chien, Spots (voix de Liev Schreiber), déporté à son grand regret. Il décide ainsi de partir à sa recherche six mois plus tard à l'aide d'un avion. Atari se crashe sur l'île, mais est alors aidé dans la quête de son meilleur ami canin par une bande de cinq chiens : Chief (voix de Bryan Cranston), Rex (voix d'Edward Norton), Boss (voix de Bill Murray), Duke (voix de Jeff Goldblum) et King (voix de Bob Balaban).
J'aime :
* Le casting. Alors certes, ce n'est pas le principal intérêt d'un film d'animation, mais quelle troupe formidable ! Je crois que Wes Anderson n'a jamais réuni autant de grands acteurs dans ses précédents films. Outre ceux déjà cités, on retrouve, entre autres, Greta Gerwig, Frances McDormand, Scarlett Johansson, Harvey Keitel, Tilda Swinton, Anjelica Huston et même Yoko Ono !
* L'animation. Comme pour "Fantastic Mr Fox", Wes Anderson a choisi le stop-motion, ce qui correspond bien à son style et lui permet d'offrir une belle aventure pleine de détails réalisée à partir de figurines et décors "réels". Pour ma part, j'aime beaucoup, cela donne énormément de cachet, un mélange de vieille recette et de modernité, propre au cinéaste.
* L'environnement. Il y a eu des critiques sur le fait que Wes Anderson ose faire de l'appropriation culturelle en situant son film au Japon. Or, il y a un vrai respect du pays, de sa culture et de ses cinéastes, dont il s'est inspiré. Mieux, il a confié tous ses rôles d'humains japonais à des Japonais, en ne traduisant pas tout ce qu'ils disent. Une autre forme de respect. Ainsi, on sent beaucoup de recherche et on est loin des clichés.
* La bande originale. Signée une fois de plus du Français Alexandre Desplat et évidemment inspirée de la musique japonaise et notamment de ses instruments traditionnels, elle est particulièrement réussie.
J'aime pas :
* Le scénario. En dehors de son lieu d'action et de ses personnages, ce n'est pas son histoire la plus originale. On va dire qu'elle est même plutôt "traditionnelle" dans sa structure et ses rebondissements. On aurait apprécié peut-être un peu plus de folie et de digressions, un peu comme il se l'était permis dans "Fantastic Mr Fox", dont le scénario était inspiré d'une histoire de Roald Dahl.
En attendant, comme toujours impatiemment, sa prochaine oeuvre, "Isle of dogs" est néanmoins une pépite de plus à mettre dans le panier merveilleux de Wes Anderson. Difficile d'être trop critique d'un film aussi beau, avec un vrai univers une fois de plus, et un casting dément. Arigatou gozaimasu Wes san !
mercredi 7 novembre 2018
Three Billboards outside Ebbing, Missouri (2017)
Martin McDonagh est assurément un cinéaste singulier. Trois films seulement à son actif, particulièrement originaux, dont le dernier, à la fois épatant et déroutant.
Comme son titre l'indique, l'histoire se situe dans la petite ville d'Ebbing, dans le Missouri. Près de sept mois après le viol et le meurtre de sa fille, Mildred Hayes (Frances McDormand, géniale) décide de dénoncer l'inaction de la police locale en louant trois grands panneaux publicitaires situés au bord d'une route peu empruntée. La phrase suivante s'inscrit alors : "Violée pendant son agonie/Toujours aucune arrestation/Pourquoi chef Willoughby?". Bill Willoughby (Woody Harrelson, bien), c'est le shérif d'Ebbing, en phase terminale de cancer. L'opinion publique étant ainsi avec ce dernier, Mildred va devoir se battre, seule ou presque contre tous, pour le maintien de ses publicités, prise particulièrement à partie par Jason Dixon (Sam Rockwell, très bien), l'un des policiers brutaux et bas du front de la ville.
J'aime :
* Le casting. Il est royal, mais surtout avec de très grandes performances (justement récompensées), en particulier de Frances McDormand et Sam Rockwell, dans leurs personnages de deux écorchés vifs, chacun à leur manière, qui finiront par trouver un terrain d'entente. Woody Harrelson dégage lui aussi beaucoup d'humanité dans la peau de ce shérif mourant et surtout impuissant dans l'affaire par manque de preuves.
* Le scénario. Comme toujours avec Martin McDonagh, il est original, mais aussi déroutant (on en reparlera plus bas), car il n'a pas fait dans le classique de la mère, par exemple, qui se mettrait à enquêter par elle-même pour retrouver le meurtrier de sa fille. Non, le cinéaste s'attarde plutôt sur le bras de fer de Mildred avec la police locale et tout le reste de la ville par la même occasion. Et cette tension qui s'installe peu à peu est haletante.
* L'atmosphère. Il a beau être britannique, Martin McDonagh réussit aussi la prouesse de réaliser un film 100% redneck américain. Tout y est au niveau de l'ambiance, des personnalités bien trempées et couleurs locales, dans une ville où on ne parle pas beaucoup et surtout on ne veut pas d'ennui.
J'aime pas :
* Comme indiqué plus haut, contrairement à ce qu'on pourrait attendre, le réalisateur et scénariste laisse plus ou moins de côté le fil rouge du film soit le viol et le meurtre de la fille de Mildred Hayes. L'enquête va tout de même avancer, malgré des policiers qui traînent les pieds, mais quant à son dénouement... un peu frustrant, mais c'est un choix d'auteur !
Déjà très surprenant avec son premier film, "In Bruges", Martin McDonagh récidive ici dans un tout autre genre, qui pourrait paraître bien lointain des moeurs britanniques, mais avec beaucoup de maîtrise et un scénario donc passionnant servi par une solide mise en scène et des acteurs formidables. Il mériterait trois panneaux de félicitations.
Comme son titre l'indique, l'histoire se situe dans la petite ville d'Ebbing, dans le Missouri. Près de sept mois après le viol et le meurtre de sa fille, Mildred Hayes (Frances McDormand, géniale) décide de dénoncer l'inaction de la police locale en louant trois grands panneaux publicitaires situés au bord d'une route peu empruntée. La phrase suivante s'inscrit alors : "Violée pendant son agonie/Toujours aucune arrestation/Pourquoi chef Willoughby?". Bill Willoughby (Woody Harrelson, bien), c'est le shérif d'Ebbing, en phase terminale de cancer. L'opinion publique étant ainsi avec ce dernier, Mildred va devoir se battre, seule ou presque contre tous, pour le maintien de ses publicités, prise particulièrement à partie par Jason Dixon (Sam Rockwell, très bien), l'un des policiers brutaux et bas du front de la ville.
J'aime :
* Le casting. Il est royal, mais surtout avec de très grandes performances (justement récompensées), en particulier de Frances McDormand et Sam Rockwell, dans leurs personnages de deux écorchés vifs, chacun à leur manière, qui finiront par trouver un terrain d'entente. Woody Harrelson dégage lui aussi beaucoup d'humanité dans la peau de ce shérif mourant et surtout impuissant dans l'affaire par manque de preuves.
* Le scénario. Comme toujours avec Martin McDonagh, il est original, mais aussi déroutant (on en reparlera plus bas), car il n'a pas fait dans le classique de la mère, par exemple, qui se mettrait à enquêter par elle-même pour retrouver le meurtrier de sa fille. Non, le cinéaste s'attarde plutôt sur le bras de fer de Mildred avec la police locale et tout le reste de la ville par la même occasion. Et cette tension qui s'installe peu à peu est haletante.
* L'atmosphère. Il a beau être britannique, Martin McDonagh réussit aussi la prouesse de réaliser un film 100% redneck américain. Tout y est au niveau de l'ambiance, des personnalités bien trempées et couleurs locales, dans une ville où on ne parle pas beaucoup et surtout on ne veut pas d'ennui.
J'aime pas :
* Comme indiqué plus haut, contrairement à ce qu'on pourrait attendre, le réalisateur et scénariste laisse plus ou moins de côté le fil rouge du film soit le viol et le meurtre de la fille de Mildred Hayes. L'enquête va tout de même avancer, malgré des policiers qui traînent les pieds, mais quant à son dénouement... un peu frustrant, mais c'est un choix d'auteur !
Déjà très surprenant avec son premier film, "In Bruges", Martin McDonagh récidive ici dans un tout autre genre, qui pourrait paraître bien lointain des moeurs britanniques, mais avec beaucoup de maîtrise et un scénario donc passionnant servi par une solide mise en scène et des acteurs formidables. Il mériterait trois panneaux de félicitations.
Inscription à :
Articles (Atom)