jeudi 21 février 2019

The Living Daylights (1987)

France Télévisions aime diffuser les deux seuls James Bond de Timothy Dalton à la suite, mais toujours dans le désordre, avec ce "Living Daylights" en second, plus tard donc. Cela peut se comprendre, car il est moins emballant que le suivant.

Episode 100% Guerre froide avec James Bond (Timothy Dalton, pas mal) chargé dans un premier temps de faire passer à l'Ouest le général russe Koskov (Jeroen Krabbé, moyen) à Bratislava. Sur place, ce dernier manque d'être assassiné par une violoncelliste, Kara Milovy (Maryam d'Abo, froide), qui s'est fait monter la tête par le KGB. S'en suit une longue aventure entre le Maroc et l'Afghanistan sur fond d'agent triple et de trafic d'armes et de drogue...

J'aime :

* La scène d'ouverture. La saga s'est spécialisée dans ces séquences d'introduction, qui n'ont pas toujours de rapport avec la suite du film. Celle-ci est un peu particulière car il fallait en plus introduire un nouvel acteur. Maligne, la mise en scène de cet exercice à Gibraltar avec des agents britanniques "masqués", donc on ne devine pas tout de suite qui est James Bond. Bien joué !

* L'action. A l'image de la scène d'ouverture, les scénaristes de James Bond savent toujours ménager d'excellents et originaux morceaux de bravoure, ici devant la caméra de l'expérimenté John Glen. L'exemple le plus notable : cette fuite en duo dans la neige dans un étui de violoncelle !

J'aime pas :

* Le scénario. Les James Bond ne sont jamais très simples, et cette complexité peut être louée pour des films d'action, mais celui-ci est bien alambiqué avec cet agent triple et un autre général russe actif contre son propre gouvernement. On se perd un peu les pinceaux sans être forcément très passionnés. Il y a aussi un côté plus réaliste qu'à l'accoutumée, s'inscrivant dans la lignée des films d'action de l'époque, mais enlevant de la saveur au tout.

* Le casting. Il paraît que Timothy Dalton offrait l'interprétation la plus proche du personnage de Ian Fleming. C'est bien possible, mais que ce soit dans cet épisode ou le suivant, je ne suis pas très fan, manquant de chaleur, même si ce n'est peut-être pas dû que à lui, mais aussi au scénario. Le reste ne m'a pas emballé non plus, Maryam d'Abo est assez transparente et le duo de généraux russes moins épais que leur physique.

* La bande originale. John Barry certes pour la musique, mais la chanson titre de a-ha est aussi datée que le film, bien marquée années 1980.

* L'ambiance. Entre Bratislava et l'Afghanistan, cet épisode est donc très fortement inscrit dans son époque. Il est vrai qu'après l'ère Roger Moore, sans doute un peu trop fantaisiste, cela permettait à la franchise 007 de se remettre au goût du jour. Mais les années passant, le film a beaucoup perdu de son cachet, contrairement à des épisodes plus anciens.

"The Living Daylights" est peut-être le James Bond que j'aime le moins pour toutes les raisons citées ci-dessus. Tout n'est pas à jeter car la saga garde quelques bonnes vieilles habitudes, mais elle a clairement connu un creux dans cette fin d'années 1980, tentant en vain de se renouveler. A la place, elle patine et c'est le malheureux Timothy Dalton qui en fait les frais.

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