jeudi 12 octobre 2023

Wahou ! (2023)

Je n'ai pas vu tous les films de Bruno Podalydès, mais j'avais beaucoup aimé son adaptation des romans de Gaston Leroux. Sa dernière œuvre en date est un petit film réalisé entre deux projets. Et c'est toujours aussi sympa !

L'histoire est celle de deux agents immobiliers des Yvelines. Catherine Bourbialle (Karin Viard, bien) tente de vendre un appartement neuf à Bougival tandis qu'Oracio Sanchez (Bruno Podalydès, très bien) est lui sur une belle maison ancienne de Louveciennes appartenant à un couple de personnes âgées dont le mari (Eddy Mitchell, pas mal) refuse la vente. Le défilé des acheteurs intéressés et toutes les stratégies pour les convaincre ne sont pas de tout repos...

J'aime :

* Le casting. Si Karin Viard est dans un rôle finalement un peu plus dramatique (son personnage est une veuve), Bruno Podalydès nous fait bien rire dans cette caricature d'agent immobilier débonnaire qui enseigne le métier à son stagiaire Jim. Du côté des clients, vendeurs comme acheteurs, il est sympa de retrouver une ribambelle de visages connus comme Eddy Mitchell, Sabine Azéma, Agnès Jaoui, Manu Payet, Roschdy Zem ou encore, bien évidemment, le frérot Denis Podalydès pour une apparition aussi furtive que (presque) silencieuse.

* L'humour. L'immobilier est toujours un bon sujet au cinéma (même quand il n'est pas l'élément central, on pense à "On connaît la chanson" par exemple) car il regorge de situations comiques. Ici, Bruno Podalydès se régale avec notamment tous les tics verbaux des agents, dont cet effet "Wahou !" recherché chez les clients. 

* Le scénario. Il est hyper simpliste, avec deux seuls bien à visiter et tisser des intrigues autour, mais assez bien rempli dans chaque cas, à parts quasi égales, pour nous sustenter.   

J'aime pas :

* Le film est relativement court (1h30), mais on n'échappe pas à quelques longueurs qui auraient pu être résolues sans doute par l'ajout d'un ou plusieurs autres biens à montrer par exemple, ou alors par une immersion dans la vie des deux agents immobiliers. 

Sachant qu'il s'agissait donc d'une œuvre mineure écrite et réalisée à la va-vite, on pardonne évidemment facilement Bruno Podalydès du manque de consistance d'un scénario, qui réussit néanmoins à nous faire souvent sourire (voire rire !) grâce à la science du dialogue et de la comédie du cinéaste.

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