Wes Anderson étant mon réalisateur préféré, je ne pouvais évidemment pas passer à côté de cette sortie. Casting comme scénario étaient alléchants. Mais encore une fois, si tout me réjouit globalement, il manque encore un petit quelque chose pour atteindre le niveau de ses premiers films.
L'histoire est celle d'une pièce de théâtre, "Asteroid City", écrite et mise en scène par Conrad Earp (Edward Norton, bien). Elle raconte comment une petite ville de l'Arizona va se retrouver en quarantaine durant la tenue d'un concours de jeunes scientifiques car un extraterrestre a débarqué pour voler la météorite qui a rendu le lieu célèbre.
J'aime :
* Le casting. Certes, Bill Murray n'est pas présent (atteint par le Covid-19 au moment du tournage, remplacé par un excellent Steve Carell), mais la liste de chouettes actrices (Scarlett Johansson, Margot Robbie, Tilda Swinton, Maya Hawke...) et acteurs (Jason Schwartzman, Tom Hanks, Edward Norton, Bryan Cranston, Rupert Friend, Jeff Goldblum, Willem Dafoe, Steve Carell...) est encore impressionnante, même si la plupart font juste une apparition furtive. Mais je dois dire que c'est surtout la bande de jeunes actrices et acteurs qui m'a plu, apportant, comme souvent chez Wes Anderson, beaucoup de fraîcheur et de légèreté aux côtés d'adultes un peu trop "figés". A ce sujet, Jason Schwartzman déçoit un peu justement, apportant peu d'émotion dans son rôle.
* Le scénario. Après "The French Dispatch" et ses making of de reportages filmés, Wes Anderson, en équipe avec Roman Coppola, initie ici un nouveau procédé avec, donc, cette pièce de théâtre "filmée". Une manoeuvre qui fonctionne moins bien, mais, heureusement, l'histoire est aussi jolie que divertissante, avec, comme toujours, beaucoup de finesse et de poésie, et une bonne touche d'humour. Après le requin jaguar de "The Life aquatic with Steve Zissou", c'est cette fois un extraterrestre animé qui vient s'incruster au milieu des acteurs pour une séquence aussi romantique que sympa. On aime aussi beaucoup les clins d'oeil à "Bip Bip et Coyote".
* Les décors. Montés en Espagne, ceux de la pièce sont superbes, accentués par le filtre pastel apposé aux images en couleurs (les coulisses, elles, sont tournées en noir et blanc), qui nous plonge parfaitement dans cette ambiance vintage.
* La musique. L'indéboulonnable Alexandre Desplat assure, une fois de plus, fort bien.
J'aime pas :
* Si les interludes entre chaque article de "The French Dispatch" fonctionnaient bien, ici, les annonces des différents actes, et même les séquences de coulisses de la pièce, ont plutôt tendance à plomber le film, en ralentissant encore plus le rythme.
Difficile d'être déçu par un film de Wes Anderson, j'adore tellement son style, ses histoires, ses actrices et acteurs... Mais je n'ai pas encore atteint de nouveau la plénitude que j'ai pu ressentir avec "The Life aquatic with Steve Zissou" qui reste mon indétrônable film préféré du cinéaste.
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