samedi 20 décembre 2014

Medianeras (2011)

Après l'excellent "El Secreto de sus ojos", voici le deuxième film argentin que je suis amené à voir, un peu par hasard d'ailleurs. Et encore une très belle surprise, à saluer d'autant qu'il s'agit du premier long-métrage de Gustavo Taretto.

L'histoire se déroule à Buenos Aires, où Martin (Javier Drolas, très bien), graphiste, vit confiné chez lui, constamment sur Internet, depuis que sa copine l'a quitté pour les Etats-Unis, en lui laissant son chien pour seul compagnon. Dans un immeuble voisin, Mariana (Pilar Lopez de Ayala, très bien aussi), elle aussi récemment séparée, traîne son spleen avec les mannequins qu'elle installe dans les vitrines des magasins. Chacun de leur côté, ces êtres proches et loin à la fois cherchent à refaire leur vie et vont tenter des expériences afin de retrouver l'âme sœur...

J'aime : 

* Le scénario. On retrouve dans cette jolie comédie romantique des inspirations aussi bien américaines que françaises. Américaines pour ce côté urbain (la balade non-touristique dans Buenos Aires comme on peut avoir des balades non-touristiques dans New York) et moderne (l'usage d'Internet, des réseaux sociaux), et françaises pour ces deux héros torturés, gauches et non dénués de tendresse, ainsi que pour ce goût des détails originaux (elle fan de "Où est Charlie ?" et monte tous les étages à pied, lui avec le chien de son ex). Ce croisement incessant des héros est aussi intéressant, jusqu'au dénouement.

* Le casting. Pilar Lopez de Ayala et Javier Drolas constituent deux âmes un peu perdues dans cette grande ville qu'est Buenos Aires, à la recherche d'un rebondissement dans leur vie qui ne semble jamais venir. Sans être des canons de beauté, tous deux ont un charme tout à fait hispanique.

* L'environnement. Comme elle n'est pas forcément filmée à destination d'un public étranger, on ne visite pas vraiment Buenos Aires qui apparaît comme une grande ville lambda, mais c'est une autre façon de la découvrir et ce n'est pas plus mal.

J'aime pas : 

* Malgré leurs histoires intéressantes en parallèle, on aurait bien aimé voir nos deux tourtereaux se rencontrer plus tôt dans le film, mais le dénouement reste malgré tout une belle originalité.

Encore une bonne pioche donc que ce "Medianeras" qui prouve qu'on peut voir de jolies choses, sympas et originales, ailleurs qu'en France et aux Etats-Unis, il faut simplement se laisser porter par la curiosité, ce que je ne fais malheureusement pas assez !

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