Une fois n'est pas coutume, je vais un peu tricher. On poursuit la rétrospective Wes Anderson, mais, en raison d'un égarement de "Rushmore", j'ai montré à mon amie Audrey son oeuvre suivante, "The Royal Tenenbaums". Sauf que je vais justement d'abord vous parler de "Rushmore", qu'on a vu après, pour respecter l'ordre chronologique des oeuvres de ce génial réalisateur. Après "Bottle Rocket", son style personnel se révélait encore un peu plus ici.
Après la folle fuite en avant de deux frères braqueurs, Wes Anderson met en scène un jeune génie incompris, Max Fischer (Jason Schwartzman, dans son premier excellent rôle), qui poursuit lui aussi des desseins un peu compliqués, mais il ira jusqu'au bout pour les accomplir. Mauvais élève dans un collège privé, Rushmore, il consacre tout son temps à mener tous ses clubs scolaires (du théâtre au sport en passant par les sciences) plus qu'à étudier. Menacé d'être expulsé en raison de ses mauvaises notes, Max entend tout de même poursuivre ses projets fous grâce à l'aide financière du riche industriel dépressif Herman Blume (Bill Murray, génial) et conquérir le coeur de la jolie institutrice Rosemary Cross (Olivia Adams, très bien)...
J'aime :
* L'univers du film. Je suis de manière générale assez friand des films portant sur le milieu scolaire, je ne saurais trop expliquer pourquoi. Ici, Wes Anderson se l'approprie complètement et se régale de toutes ces activités scolaires qui existent aux Etats-Unis, lui permettant de faire se dérouler la liste entière parce qu'évidemment, son héros les pratique toutes. Il y a aussi toujours ce cadrage bien particulier qui commence à être remarqué, très précis sur les détails, et cette mise en scène léchée et organisée, ici ce sont les mois qui défilent.
* Le casting. Du film précédent, il ne reste, parmi ses collaborateurs connus, que Luke Wilson dans un second rôle. Mais d'autres nouveaux arrivent tels Bill Murray, Jason Schwartzman et Seymour Cassel qu'on retrouvera ensuite à plusieurs reprises. Tout ce petit monde est excellent, parfaitement à l'aise dans l'univers drôle, touchant et absurde que Wes Anderson leur a concocté.
* L'humour justement. C'est toujours par petites touches fines et subtiles, à travers des dialogues ou des situations inattendues et loufoques. Bill Murray notamment s'en régale et nous aussi. La séquence du plongeon dans sa piscine est splendide.
* La B.O.. Que du lourd, de John Lennon à Cat Stevens... A l'image de ses films, les choix de chansons de Wes Anderson sont particulièrement délicats et très bien sentis.
J'aime pas :
* "Bottle Rocket" manquait de consistance dans son scénario, "Rushmore", à nouveau écrit avec Owen Wilson, en a un peu plus, mais on sent aussi qques petites longueurs ou moments plus faiblards.
On y est presque ! Avec "Rushmore", Wes Anderson confirme un peu plus son talent qui touchera l'apothéose avec sa série de films suivants. Mais cette oeuvre de jeunesse regorge déjà des éléments qui bâtissent son style particulier et inimitable. La perfection est toute proche...
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