Mon amie Audrey a découvert Wes Anderson grâce à "Moonrise Kingdom", il était temps ! Ayant adoré, elle a voulu voir tous ses autres films, ce qui tombe bien puisque je les possède. Alors nous sommes partis tous les deux pour une sympathique rétrospective.
Premier film à voir du maître : "Bottle Rocket". Ce court-métrage devenu long met en scène pas un mais trois frères Wilson ! Si on apprécie déjà la légèreté et l'humour absurde du réalisateur, son style n'est ici qu'à ses balbutiements et on est encore loin du génie.
Dans cette première oeuvre, Wes Anderson met déjà en scène une histoire de famille avec pour héros deux frères, Anthony (Luke Wilson, bien) et Dignan (Owen Wilson, bien barré). Le premier est du genre mélancolico-dépressif tandis que le second est plutôt hyperactif ambitieux. Quand Anthony sort de l'hôpital, Dignan l'emmène avec lui afin de réaliser un braquage. Ils prennent avec eux un troisième larron, Bob (Robert Musgrave, pas mal), et s'attaquent pour commencer à une bibliothèque. Après ce premier succès, nos trois compagnons partent en cavale et se terrent dans un motel. Là, Anthony rencontre l'amour, en la personne de Inez (Lumi Cavazos, bien), une femme de ménage, tandis que Bob se fait la malle et Dignan devient fou. Un nouveau casse se prépare alors, pour le compte du mystérieux Mr Henry (James Caan, cabotin)...
J'aime :
* L'ambiance générale, plutôt foutraque, et dotée d'une légèreté tout à fait propre à Wes Anderson.
* L'humour, avec des dialogues joliment absurdes et des séquences gaguesques vraiment drôles, à l'image des deux braquages foireux commis par nos larrons en foire.
* Le casting. Luke Wilson n'a jamais été grandiose, il ne l'est pas particulièrement ici, mais son frère Owen montre un visage différent du bellâtre parfois fadasse rencontré plus tard. Il affiche ici un look unique avec sa coupe en brosse et une attitude bien barjot. On aime.
J'aime pas :
* Ce scénario qui contient pas mal de longueurs et manque de consistance. Il peine notamment à avancer lors de la séquence de planque au motel. Wes Anderson aime la contemplation, mais elle n'est pas encore bien utilisée ici.
Avec "Bottle Rocket", Wes Anderson offre une oeuvre encore loin d'être aussi aboutie et léchée que les suivantes, mais il y a déjà des éléments fondateurs tels qu'une bande d'acteurs (ici les deux frères Wilson), une jolie B.O., une comédie folle et picaresque (des lieux de braquage absurdes) et un humour subtil. C'est pas trop mal, mais on aura beaucoup mieux ensuite, c'est bien clair.
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