samedi 28 décembre 2019

Mystic River (2003)

Etant quelque peu déçu de manière générale par le Clint Eatswood de cette dernière décennie, il est bon de se plonger dans sa filmographie un peu plus ancienne et louée. C'est le cas avec cet excellent "Mystic River".

L'histoire se déroule entièrement à Boston. En 1975, les jeunes Jimmy, Dave et Sean jouent ensemble dans la rue quand le second est enlevé par des inconnus qui vont abuser de lui sexuellement avant qu'il ne parvienne à s'échapper au bout de quatre jours. Vingt-cinq ans après, le chemin des trois amis se sont séparés même s'ils vivent toujours dans la ville. Ils vont se retrouver lors du meurtre de Katie, la fille de Jimmy (Sean Penn, excellent). C'est Sean (Kevin Bacon, bien), devenu policier, qui est chargé de l'enquête, tandis que Dave (Tim Robbins, remarquable), toujours hanté par son passé, figure bientôt parmi les suspects...

J'aime : 

* Le casting. On a affaire à un très solide trio d'acteurs, qui excellent dans les rôles différents qui leur sont offerts. Mention spéciale à Tim Robbins, dans la peau du personnage le plus complexe, dont le mental est brisé depuis le traumatisme de son enfance. Sean Penn est à l'aise en bad boy, gangster à moitié repenti, tout comme Kevin Bacon en policier intègre, mais de plus en plus torturé. A noter aussi la très belle performance des actrices, Marcia Gay Harden et Laura Linney.

* Le scénario. Les romans de Dennis Lehane fournissent de très bons scénarios à Hollywood, celui-ci en fait partie. Les relations entre les personnages, profondément explorées, sont tout aussi passionnantes que l'enquête, avec son dénouement haletant et inattendu. Le final en lui-même, avec la parade, n'était pas forcément nécessaire, en rajoutant peut-être un peu trop sur les réflexions sous-jacentes au dénouement.

* L'atmosphère. Très bien filmée, cette ville de Boston, à travers ses quartiers populaires, offre de parfaits décors pour ce polar à l'ambiance pesante.

J'aime pas : 

* C'est très subjectif, mais ayant peut-être lu le résumé en diagonale, je ne m'attendais pas à ce scénario. Je pensais que les trois anciens amis se relieraient pour trouver le meurtrier de Katie. Ce qui n'est pas exactement le cas. Mais cela m'aurait bien plu quand même !

Quand on regarde "Mystic River", on en vient donc à regretter ce Clint Eastwood là, qui savait magnifiquement filmer des polars où les thèmes du deuil et de la vengeance, ainsi que la question de l'intégrité policière, sont omniprésents. Pas sûr qu'il revienne, mais cela redonne en tout cas beaucoup de cachet au cinéaste.

mardi 3 décembre 2019

Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre (2002)

Après la première adaptation cinématographique très moyenne des aventures des plus célèbres des Gaulois, Alain Chabat prenait les choses en main et établissait un maître-étalon jusque-là jamais égalé, loin de là.

Contrairement à certains autres épisodes, l'ex-Nul reprend fidèlement (mais à sa sauce) "Astérix et Cléopâtre" (dont j'ai regardé d'innombrables fois l'excellente adaptation animée de 1968). Nous y retrouvons donc la fameuse reine égyptienne (Monica Bellucci, sublime), mise au défi par Jules César (Alain Chabat, sympa) de lui faire construire un palais en moins de trois mois pour lui prouver la grandeur de sa civilisation. Elle fait appel pour cela à un piètre architecte, Numerobis (Jamel Debbouze, au sommet de son art). Face à ce défi impossible, il décide d'aller chercher de l'aide en Gaule auprès de Panoramix (Claude Rich, exquis), Astérix (Christian Clavier, très bien) et Obélix (Gérard Depardieu, parfait). Malgré l'aide de la potion magique, le quatuor devra faire face aux nombreuses embûches posées par les pirates, les Romains ou encore Amonbofis (Gérard Darmon, bien), l'architecte rival de Numerobis...

J'aime : 

* Le casting. Il est tout bonnement extraordinaire avec toute une ribambelle de vedettes, entre acteurs chevronnés (Clavier, Depardieu, Rich, Darmon, Chabat, Nanty, Bellucci...) et humoristes du moment (Debbouze qui explosait, Edouard Baer qui l'a suivi, les Robins des Bois, un Dieudonné encore recommandable...). Et ils sont franchement tous très bons (quoique Bellucci surjoue et Darmon est souvent agaçant), Depardieu et Debbouze en tête parmi les principaux.

* L'humour. Si le respect de Chabat envers la paire Goscinny/Uderzo est total, il y a ajouté sa délirante patte très "Nul" (et plus largement "esprit Canal") à lui. Le cocktail est génial, on rit du début à la fin. Et le scénariste (que Chabat est aussi) a réussi à graver dans le marbre de la conscience collective un certain nombre de dialogues à lui (ah le fameux monologue d'Otis...).

* Le scénario. Bon, on a tous lu l'album (ou vu le dessin-animé comme moi) et l'ex-Nul y reste particulièrement fidèle, et il est toujours aussi excellent, rythmé et trépidant (la potion magique ne résout pas toujours tout si facilement !).

* Les effets spéciaux. Je n'en parle pas souvent car je suis loin d'y faire attention en général, mais là, je trouve que le cinéaste les a utilisés avec parcimonie et toujours de façon à la fois drôle et subtile.

J'aime pas :

* No comment.

"Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre" est le genre de comédie devenue instantanément culte, qu'on voit et revoit avec toujours autant de plaisir et surtout sans jamais se lasser. On se demande même comment d'autres cinéastes ont pu oser tenter de se lancer dans un épisode à leur tour tellement la barre était élevée. Merci Alain Chabat.

samedi 2 novembre 2019

Joker (2019)

Après une pléiade d'excellents "buddy movies" comme "Starsky & Hutch" ou encore la trilogie "The Hangover", Todd Phillips a soudainement réalisé ce "Joker". Incroyable.

Pour la première fois, un film est donc dédié à l'un des plus célèbres "vilains" de comic books, afin de retracer sa trajectoire (même si Todd Phillips a choisi de proposer sa version, qui ne serait pas tout à faire fidèle à l'officielle) avant qu'il ne devienne le génie du crime, ennemi juré de Batman. Le "Joker" est ainsi tout d'abord Arthur Fleck (Joaquin Phoenix, extraordinaire), un homme souffrant de troubles neurologiques le poussant à rire nerveusement sans le vouloir. Il vit misérablement à Gotham City avec sa mère malade, Penny (Frances Conroy, très bien), tentant de les entretenir tant bien que mal en menant une carrière de clown pour des commerces ou dans des hôpitaux. Mais tout tourne mal entre des agressions répétées qu'il subit, les brimades de ses collègues et un rêve de devenir humoriste qui a bien du mal à se concrétiser...

J'aime : 

* Le casting. Nul doute que Joaquin Phoenix repartira avec l'Oscar du meilleur acteur tellement sa performance épate. D'autant plus qu'il y a eu transformation physique (on l'avait vu particulièrement épais dans un précédent film) et vocale (il lui a fallu "apprendre" ce fameux rire) pour se glisser dans la peau du Joker. Autour de lui, des seconds rôles de très haute volée dont Robert de Niro, Frances Conroy ou encore Zazie Beetz.

* La photographie. Stylée 80's, elle apporte une ambiance vraiment spéciale au film, collant parfaitement aux décors. Splendide.

* Les décors. Ils ressemblent furieusement à New York évidemment, moins sombres que des Gotham précédentes, mais ils restent magnifiques eux aussi, encore plus avec cette photographie donc.

* Le scénario. Il y a certes quelques grosses ficelles, comme ces agressions poussent au meurtre, déjà vues, mais il y a aussi d'autres très bonnes choses comme ces liens familiaux complexes (peut-être même trop, c'est un peu confus), les relations d'Arthur Fleck avec ses collègues de boulot, son rêve de percer comme humoriste (et déjà cette viralité qui peut vous projeter sur le devant de la scène) ou encore cette liaison particulière avec sa voisine.

* La bande originale. Il y a beaucoup de très bons morceaux, notamment des qu'on connaît par coeur mais dont on ne sait le nom. Classique !

J'aime pas : 

* On n'a honnêtement pas grand-chose à reprocher à ce "Joker" à part ces quelques détails scénaristiques.

Dès la bande-annonce de "Joker", on avait été scotché. Les critiques sont venues soutenir la très bonne appréhension. Et le visionnage a confirmé que Todd Philipps avait touché de près au chef-d'oeuvre. Un film de super-héros (ou même vilain) sans "super", prodigieux !

dimanche 27 octobre 2019

A Rainy day in New York (2019)

Les choses se sont bien gâtées ces derniers temps pour Woody Allen, mais je ne m'interdis pas de continuer à voir ses films. Le dernier cru est tout mignon, sans plus.

L'histoire se déroule donc principalement le temps d'une journée entière et pluvieuse à New York. Ashleigh (Elle Fanning, excellente), jeune étudiante en journalisme, est très excitée. Elle a décroché pour le journal de son université (située dans la région de New York) un entretien avec le cinéaste indépendant Roland Pollard (Liev Schreiber, bien). Originaire de l'Arizona, elle est d'autant plus heureuse de pouvoir découvrir la Grosse Pomme que son petit ami qui l'accompagne, l'étudiant dandy Gatsby Welles (Timothée Chalamet, pas mal), promet de lui faire visiter, y étant né. Mais le programme de cette journée ne se déroulera évidemment pas comme prévu...

J'aime : 

* Les décors. Je ferai le même reproche que pour "Midnight in Paris", entre autres : Woody Allen montre un New York de carte postale (alors qu'il a déjà montré des visages plus "quotidiens" avant). Mais cela reste joliment filmé et c'est New York quoi...

* L'humour. La patte Woody Allen est toujours là, aussi bien dans les dialogues ciselés (avec des blagues juives évidemment) que dans les nombreux quiproquos et autres situations burlesques. Du petit lait.

* Le casting. Honnêtement, on a connu mieux là aussi, surtout que la moitié a renié le film par la suite. Mention spéciale tout de même à Elle Fanning, épatante en étudiante ingénue de l'Arizona. Des seconds rôles sympas aussi avec Liev Schreiber et Diego Luna. Timothée Chalamet se fond bien dans l'univers allénien, mais sans éclat non plus, tandis que Selena Gomez ne va pas au-delà de la mignonnerie et Jude Law est tout juste rigolo.

* Le scénario. Vu et revu, mais à l'aide de tout son enrobage habituel, Woody Allen parvient à nous divertir et nous faire sourire de bout en bout.

* La bande originale. Dès le générique, toujours le même, une sympathique chanson américaine d'antan, et le film regorge de ces morceaux jazzy qui fleurent bon l'âge d'or hollywoodien. Une nouvelle fois, du Woody Allen pur jus, et on adore. 


J'aime pas :

On a le droit à quelques baisses de rythme, notamment l'interminable tête à tête entre Gatsby et sa mère - d'aucuns trouvent que c'est un moment fort du film -, et globalement, il n'y a aucun élément véritablement emballant permettant de placer le film comme l'un des (nombreux) pics de la filmographie du génial cinéaste.

"A Rainy Day in New York" est une comédie romantique de plus signée Woody Allen, tout à fait charmante, mais qui est aussi largement oubliable. Qui sait si le cinéaste pourra en tourner d'autres à l'avenir ?

dimanche 6 octobre 2019

Once upon a time... in Hollywood (2019)

Si je suis toujours curieux de voir le nouveau Tarantino, les derniers m'ayant tout juste plu sans non plus m'emballer, je restais méfiant de "Once upon a time... in Hollywood". Mal m'en a pris !

Comme souvent chez le cinéaste américain, nous avons affaire à deux histoires parallèles voire trois, le tout à Hollywood en 1969. La principale met en scène Rick Dalton (Leonardo DiCaprio, excellent), acteur phare d'une série western des années 1950 puis de séries B, clairement sur le déclin, et même devenu ringard, selon l'agent de casting Marvin Schwarz (Al Pacino, qui fait le job). Ce dernier lui conseille de relancer sa carrière en allant tourner dans des westerns spaghetti en Italie. En attendant, Rick traîne son spleen sur les plateaux de cinéma, toujours accompagné fidèlement de sa doublure, Cliff Booth (Brad Pitt, génial), qui lui sert aussi de chauffeur et homme à tout faire. Celui-ci, même sans grand boulot car dépendant de Rick, se la coule douce et fait la rencontre de membres de la Manson family. En parallèle, nous suivons donc également la vie, heureuse celle-ci, à Hollywood de Sharon Tate (Margot Robbie, très bien), pour qui tout sourit en compagnie de son mari, Roman Polanski, qui vient de connaître le succès avec "Rosemary's Baby". Le couple a justement emménagé à côté de chez Rick Dalton...

J'aime : 

* Le casting. Comme toujours chez Quentin Tarantino, il n'y a que du beau monde et au top, des seconds rôles (de la plus jeune au plus vieux) aux guests, en passant, évidemment, par les premiers rôles. Le duo DiCaprio-Pitt est magique. Je n'ai jamais été très fan du premier, mais il excelle ici en acteur has been tentant de redorer son étoile, tandis que le second se révèle une nouvelle fois épatant dans ce rôle comique de cascadeur bas du front et sans peur.

* Le scénario. Le lien entre les deux histoires parallèles met du temps à se dessiner avant un final détonnant. Il y a beaucoup d'admiration et de tendresse de la part du cinéaste, autant envers Sharon Tate et son destin funeste, que pour cette génération d'acteurs des années 1950 qui ont eu du mal à rebondir à l'orée des années 1970 dans une industrie du cinéma américaine en pleine transformation. On a donc affaire à une véritable ode aux acteurs (et à leurs doublures !) et un dénouement plein de surprise que j'ai particulièrement apprécié.

* L'environnement. La reconstitution du Los Angeles de 1969 est particulièrement réussie avec ce changement d'époque ambiant, une certaine forme d'insouciance, marquée par les communautés hippies, qui va tourner au cauchemar. Mais déjà à l'époque, et cela faisait longtemps, Quentin Tarantino montre combien Hollywood était un monde vraiment à part, déconnecté de la réalité. Le lien est exprimé par le personnage de Cliff Booth, sur les plateaux le jour, dans sa pauvre caravane avec son chien la nuit.

* La bande originale. Léchée et originale, pas que des hits, elle est splendide, à l'image de la musique de cette période-là.

J'aime pas : 

* Les longueurs. Elles sont inévitables chez Quentin Tarantino. D'habitude, ce sont les bavardages à n'en plus finir, là, ils sont plus sous forme de dialogues puisque ce sont les innombrables scènes de films dans le film qui auraient pu être coupées. Je suis pas totalement fan de l'extrême violence du dénouement, mais c'est sa marque de fabrique.

"Once upon a time... in Hollywood" m'a réconcilié avec Quentin Tarantino. Le qualificatif qui correspond bien à ce film : jouissif. On prend énormément de plaisir, aussi bien grâce au superbe casting (et leur interprétation) qu'à un scénario intriguant, le tout dans une ambiance parfaitement retranscrite. Bravo.

mardi 24 septembre 2019

La French (2014)

Je n'avais pas entendu parler de ce film sorti il y a déjà quelques années. Un voyage en avion m'a permis de me rattraper et c'était plutôt une bonne pioche.

L'histoire retrace la lutte du juge Pierre Michel (Jean Dujardin, bien) contre la fameuse French Connection, réseau de trafiquants de drogue basé à Marseille qui livrait sa marchandise aux Etats-Unis au milieu des années 1970. Ce dernier est dirigé par Gaëtan Zampa (Gilles Lellouche, bof), qui doit gérer aussi bien les guerres internes à son gang que la bataille face à la police et la justice.

J'aime : 

* Le sujet. Il a déjà été traité, mais peut-être pas de cette manière. On a affaire à un bon film policier, où tous les ingrédients (réels qui plus est) sont réunis - trafic de drogue, guerre de gangs, policiers ripoux, le Marseille des années 1970, un héros charismatique... -, avec un minimum d'action.

* L'environnement. Marseille est une vraie ville de cinéma, on l'a (re)découvert bien trop tard, mais elle est une fois de plus ici magnifiée avec une photographie splendide.

* La reconstitution. Les années 1970 sont (presque) fidèlement mises en scène. Il y aurait quelques anachronismes (voitures, musique...), mais ce sont des détails. Bonne idée d'y avoir associé une manière de filmer et un montage "d'époque" également.

J'aime pas : 

* Le casting. Si Jean Dujardin, omniprésent, campe bien le juge Michel, son grand adversaire, Gaëtan Zampa, aurait sans doute été mieux joué par quelqu'un d'autre que Gilles Lellouche. Ce dernier n'est pas effrayant pour un sou et manque cruellement de charisme dans le rôle. Par ailleurs, que ce soit lui ou ses acolytes, ça manque cruellement d'accent du cru. Si les comédiens sont incapables de l'imiter correctement, qu'on prenne des locaux (comme Gérard Meylan, le Marseillais de service, qui joue un Corse d'ailleurs). Les seconds rôles sont globalement très bien sinon même si j'ai toujours du mal avec Benoît Magimel.

* Le scénario. Il met un peu de temps à se mettre en place, il y a aussi des moments de creux, sans parler des erreurs factuelles ou raccourcis qu'il comporterait, bref, il est irrégulier.

Avec "La French", Cédric Jimenez nous plonge avec brio dans une sacrée histoire et époque, le tout mené tambour battant par un Jean Dujardin tonique et inspiré. Malgré ses défauts et donc un casting pas toujours irréprochable, on passe un bon moment et la mission divertissement est accomplie.

mardi 10 septembre 2019

Inside Out (2015)

Les critiques étaient dithyrambiques. Je m'attendais donc à voir LE chef-d'oeuvre de Pixar. Ce fut une belle déception...

L'histoire suit le début de vie de Riley, une jeune Américaine du Minnesota, de sa naissance à son adolescence, mais du point de vue de son cerveau et plus particulièrement de cinq de ses émotions personnifiées par de petits personnages intérieurs : joie, peur, colère, tristesse et dégoût. Si tout se passe pour le mieux jusqu'à ses 11 ans, le déménagement de la fillette à San Francisco avec ses parents va complètement bouleverser sa vie alors que cette période coïncide également avec le début de son adolescence. Tristesse va alors prendre le contrôle du quartier cérébral et surtout des souvenirs de Riley, la plongeant dans un désarroi que seule Joie pourra tenter de renverser...

J'aime : 

* L'idée. Le concept même. C'est follement original, surtout pour un dessin animé, et tout est très bien pensé par Pete Docter et son équipe, une habile vulgarisation scientifique sur une période de la vie ô combien complexe.

* Le casting. Pas que des stars - Amy Poehler, Bill Hader, Diane Lane, Kyle MachLachlan pour les plus connus - , mais des voix très expressives, ne serait-ce que pour les "émotions" de Riley.

J'aime pas : 

* Le scénario. Si l'idée en elle-même de se concentrer sur cette période charnière de la préadolescence est particulièrement pertinente car les émotions sont mises à rude épreuve - et ici encore plus avec ce contexte d'un déménagement lointain et dans un lieu paraissant hostile -, l'aventure de ces mêmes émotions dans ces îles du souvenir qui s'effacent est non seulement tristoune et longuette voire ennuyeuse, mais également complexe à suivre d'une certaine manière. D'autant plus pour de jeunes enfants et il semble que Pixar les ait quelque peu laissé de côté (la préadolescence ne leur parlera pas encore et comprendre ce qu'il se passe dans le cerveau à ce moment-là encore moins !). Je m'attendais à plus de diversité dans l'interaction de toutes ces émotions. Au final, la course-poursuite joie-tristesse domine le film.

* Les graphismes. Moins pour le côté technique que pour l'univers, et notamment celui mental de la fillette, qui n'est pas des plus attrayants. On aurait aussi aimé voir plus de scènes avec ces mêmes émotions dans la tête d'autres personnages.

Ce sont donc des émotions très mitigées que j'ai ressenties moi-même en voyant ce film, j'avais de grandes attentes d'après tous les éloges lus ou entendus, et je n'ai pas réussi du tout à rentrer dans l'esprit de Riley, restant plus "out" qu'"inside"...