Michel Gondry était sans doute le cinéaste le plus à même d'adapter sur écran l'univers poétique et foutraque de Boris Vian. Malheureusement, le Français a sans doute voulu trop bien faire...
L'histoire, tout le monde la connaît. Colin (Romain Duris, très bien) est un inventeur riche et oisif, qui profite de la vie avec son cuisinier, Nicolas (Omar Sy, très bien aussi), et son meilleur ami, Chick (Gad Elmaleh, pas mal), admirateur maladif de l'écrivain Jean-Sol Partre. Mais Colin est seul et se décide à trouver l'amour. Ce sera Chloé (Audrey Tautou, bien), qu'il rencontre à une fête. Leur amour est beau et heureux, mais peu après leur mariage, la jeune femme développe une maladie rare (un nénuphars croît dans ses poumons) qui va bouleverser leur vie...
J'aime :
* Les décors. On peut faire confiance à Michel Gondry là-dessus. Plus encore ici que dans n'importe quel autre film auparavant, le cinéaste a laissé parler son imagination débordante pour illustrer l'univers fantasque de Boris Vian. Comme d'habitude, à l'aide d'un peu d'animation et beaucoup de carton-pâte, Michel Gondry en met plein les yeux.
* Le casting. Pluie d'étoiles françaises dans ce film : Duris, Tautou, Sy, Elmaleh, Chabat, Maïga, Le Bon, Torreton, Gondry himself... Pas mal de crème donc, c'est un atout.
J'aime pas :
* Le scénario. Ce n'est pas tant la trame principale de Boris Vian (qui ne fait que 320 pages) que les énormes longueurs ajoutées par Michel Gondry qui dérangent. C'est beaucoup trop long et parfois même ennuyeux, surtout la dernière partie, triste à mourir. La beauté visuelle ne suffit pas toujours à divertir, loin de là.
"L'Ecume des jours" aurait pu être un film génial grâce à la créativité fantastique de Michel Gondry alliée au génie littéraire de Boris Vian. Malheureusement, le cinéaste s'est sans doute bien trop lâché et son oeuvre d'art en devient rapidement indigeste. Dommage.
samedi 29 août 2015
samedi 1 août 2015
Despicable Me 2 (2013)
Après avoir passé un bon moment devant le premier, je n'ai pas hésité à me regarder le deuxième épisode des aventures de Gru et de ses minions. Et je crois que j'ai même préféré celui-là malgré un scénario moins original.
En effet, Gru (voix de Steve Carrell, toujours très bien) est désormais 100% gentil ou presque et s'occupe comme un chef de ses trois petites filles. Mais il va devoir se remettre au travail, forcé d'aider une agence gouvernementale à mettre la main sur le méchant non identifié qui s'est emparé d'un laboratoire secret fabriquant un sérum pouvant faire muter de gentils êtres en vilains monstres. Il fait alors équipe avec l'agent Lucy Wilde (voix de Kristen Wiig, bien) et bien entendu de sa troupe de minions...
J'aime :
* L'humour. Les minions y sont évidemment pour beaucoup, trustant les scènes les plus loufoques. Mais globalement, on rit souvent et c'est important.
* Les voix. Mention spéciale pour Pierre Coffin qui double les minions et a trouvé cette idée géniale de leur donner un langage mélangeant plusieurs langues, ce qui les rend à la fois compréhensibles et incompréhensibles. Les autres "stars" s'en sortent très bien aussi.
* Les graphismes. Toujours pleins de couleurs, peut-être même plus que dans le premier épisode, notamment avec les longs passages au centre commercial. C'est très beau.
J'aime pas :
* Le scénario. En dehors de la "méchante" transformation des minions, l'histoire est un peu décevante car bien trop classique, Gru étant désormais un "gentil", malgré la découverte tardive du vrai méchant. Et quelques séquences mièvres.
Ce deuxième épisode est moins original que le premier au niveau du scénario, mais plus divertissant grâce surtout aux minions qui bénéficient d'une plus grande exposition leur offrant une parfaite passerelle vers le "troisième" opus qui les met seuls en scène. C'est mérité.
En effet, Gru (voix de Steve Carrell, toujours très bien) est désormais 100% gentil ou presque et s'occupe comme un chef de ses trois petites filles. Mais il va devoir se remettre au travail, forcé d'aider une agence gouvernementale à mettre la main sur le méchant non identifié qui s'est emparé d'un laboratoire secret fabriquant un sérum pouvant faire muter de gentils êtres en vilains monstres. Il fait alors équipe avec l'agent Lucy Wilde (voix de Kristen Wiig, bien) et bien entendu de sa troupe de minions...
J'aime :
* L'humour. Les minions y sont évidemment pour beaucoup, trustant les scènes les plus loufoques. Mais globalement, on rit souvent et c'est important.
* Les voix. Mention spéciale pour Pierre Coffin qui double les minions et a trouvé cette idée géniale de leur donner un langage mélangeant plusieurs langues, ce qui les rend à la fois compréhensibles et incompréhensibles. Les autres "stars" s'en sortent très bien aussi.
* Les graphismes. Toujours pleins de couleurs, peut-être même plus que dans le premier épisode, notamment avec les longs passages au centre commercial. C'est très beau.
J'aime pas :
* Le scénario. En dehors de la "méchante" transformation des minions, l'histoire est un peu décevante car bien trop classique, Gru étant désormais un "gentil", malgré la découverte tardive du vrai méchant. Et quelques séquences mièvres.
Ce deuxième épisode est moins original que le premier au niveau du scénario, mais plus divertissant grâce surtout aux minions qui bénéficient d'une plus grande exposition leur offrant une parfaite passerelle vers le "troisième" opus qui les met seuls en scène. C'est mérité.
lundi 22 juin 2015
Mad Max : Fury Road (2015)
Au départ, j'avais peur d'un énième remake hollywoodien inutile parce qu'il est dur d'être original et rentable de nos jours. Et finalement, avec toujours George Miller aux manettes, le "mythe" Mad Max est revisité et on en prend plein les yeux à défaut d'un scénario passionnant.
Contrairement au Mad Max joué par Mel Gibson, ancien flic, on ne sait pas grand-chose du Max Rockatansky joué ici par Tom Hardy (bien). Guerrier solitaire, ce dernier est capturé dès le début du film par les troupes de l'affreux Immortan Joe (Hugh Keays-Byrne, bien aussi), qui détient le bien le plus précieux de ce désert post-apocalyptique : l'eau. Alors que l'Imperator Furiosa (Charlize Theron, très bien) s'enfuit avec un camion-citerne censé récupérer de l'essence en compagnie du harem du chef de la Citadelle, ce dernier lance son armée, dont Mad Max bien malgré lui, à sa poursuite...
J'aime :
* L'environnement. Terme large pour définir aussi bien les décors que les costumes, les personnages et leur comportement, les véhicules, etc. Il s'agit de tout un bestiaire vraiment original et inventif, renouvelant avec brio la trilogie initiale.
* Les effets spéciaux. Visuellement, "Mad Max : Fury Road" en met bel et bien plein la vue, le film mérite tous les honneurs rien que pour cela.
* Le casting. Un rôle bourrin mutique de plus pour Tom Hardy, mais il maîtrise bien donc ça passe tranquille, doublée au final par une Charlize Theron qui est elle bien rodée dans les rôles qu'on n'attend pas forcément. Gros charisme.
J'aime pas :
* Le scénario. C'est quand même le gros point faible du film. On ne sait pas grand-chose sur ce Mad Max qui n'est finalement qu'un personnage secondaire qui va aider l'Imperator Furiosa et ses copines à fuir. Surtout, sans en dire trop non plus, cette folle épopée à travers le désert se résume à un aller-retour. Bon.
Il y a de quoi se satisfaire finalement du retour de Mad Max, même si l'on sent que George Miller avait plus en tête d'utiliser tous les moyens actuels à sa disposition pour épater la galerie (c'est gagné !) que d'écrire un nouveau scénario détonnant. Mais nous verrons la suite (?) !
Contrairement au Mad Max joué par Mel Gibson, ancien flic, on ne sait pas grand-chose du Max Rockatansky joué ici par Tom Hardy (bien). Guerrier solitaire, ce dernier est capturé dès le début du film par les troupes de l'affreux Immortan Joe (Hugh Keays-Byrne, bien aussi), qui détient le bien le plus précieux de ce désert post-apocalyptique : l'eau. Alors que l'Imperator Furiosa (Charlize Theron, très bien) s'enfuit avec un camion-citerne censé récupérer de l'essence en compagnie du harem du chef de la Citadelle, ce dernier lance son armée, dont Mad Max bien malgré lui, à sa poursuite...
J'aime :
* L'environnement. Terme large pour définir aussi bien les décors que les costumes, les personnages et leur comportement, les véhicules, etc. Il s'agit de tout un bestiaire vraiment original et inventif, renouvelant avec brio la trilogie initiale.
* Les effets spéciaux. Visuellement, "Mad Max : Fury Road" en met bel et bien plein la vue, le film mérite tous les honneurs rien que pour cela.
* Le casting. Un rôle bourrin mutique de plus pour Tom Hardy, mais il maîtrise bien donc ça passe tranquille, doublée au final par une Charlize Theron qui est elle bien rodée dans les rôles qu'on n'attend pas forcément. Gros charisme.
J'aime pas :
* Le scénario. C'est quand même le gros point faible du film. On ne sait pas grand-chose sur ce Mad Max qui n'est finalement qu'un personnage secondaire qui va aider l'Imperator Furiosa et ses copines à fuir. Surtout, sans en dire trop non plus, cette folle épopée à travers le désert se résume à un aller-retour. Bon.
Il y a de quoi se satisfaire finalement du retour de Mad Max, même si l'on sent que George Miller avait plus en tête d'utiliser tous les moyens actuels à sa disposition pour épater la galerie (c'est gagné !) que d'écrire un nouveau scénario détonnant. Mais nous verrons la suite (?) !
vendredi 8 mai 2015
Nightcrawler (2014)
Premier film pour Dan Gilroy (déjà scénariste expérimenté par ailleurs) et l'essai est passé haut la main. "Nightcrawler" est une excellente satire du journalisme télé trash avec, en plus, un Jake Gyllenhaal bon !
Louis Bloom (Jake Gyllenhaal, dans son meilleur rôle ?) écume Los Angeles la nuit, vivant de petits larcins. Un soir, il tombe sur une équipe de JRI freelances filmant les premières images d'un accident. Intrigué par ce métier qui peut rapporter gros, Lou va s'y lancer à son tour, se procurant un caméscope et une radio de police à la recherche du moindre faits-divers nocturne. Son premier coup fonctionne auprès d'une chaîne de télévision locale, dont le journal du matin est dirigée par Nina Romina (Rene Russo, bien). La paire décide de travailler ensemble et Lou va alors embaucher un assistant, Rick (Riz Ahmed, très bien), pour l'aider dans sa tâche qui devient de plus en plus voyeuriste...
J'aime :
* Le scénario. Plongée terrifiante (et pas tant exagérée avec ce qu'on voit chez nous parfois) dans les pratiques des chaînes locales d'information américaines et la chasse impitoyable au scoop et aux images les plus fortes. C'est très original et l'idée de nous les faire découvrir en même temps qu'un complet novice est bien trouvée.
* Le casting. Je n'ai jamais été un grand fan de Jake Gyllenhaal, que je trouve fade en général, mais voilà, comme d'autres avant lui - bien que je n'ai pas vu non plus tous ses films -, il démontre ici une noirceur, teintée d'obsessions, peu commune et se révèle épatant. A ses côtés, Riz Ahmed assure en assistant abusé de bout en bout.
* L'environnement. "Nightcrawler", c'est aussi un magnifique parcours nocturne à travers Los Angeles et Dan Gilroy excelle à montrer son terrain de jeu avec un oeil différent.
J'aime pas :
* Tout film ou presque a droit à une romance ou tout du moins une relation homme-femme. Ici, celle nouée entre Louis et sa patronne, Nina, ajoute à la fascination puisqu'il lui propose un chantage qu'elle se voit obligée d'accepter. Pour autant, on ne verra quasiment rien de concret pour l'illustrer. Fort dommage.
"Nightcrawler" est une petite pépite de film "noir", avec un scénario qui sort vraiment du lot et servi par un Jake Gyllenhaal formidable. A découvrir au plus vite !
Louis Bloom (Jake Gyllenhaal, dans son meilleur rôle ?) écume Los Angeles la nuit, vivant de petits larcins. Un soir, il tombe sur une équipe de JRI freelances filmant les premières images d'un accident. Intrigué par ce métier qui peut rapporter gros, Lou va s'y lancer à son tour, se procurant un caméscope et une radio de police à la recherche du moindre faits-divers nocturne. Son premier coup fonctionne auprès d'une chaîne de télévision locale, dont le journal du matin est dirigée par Nina Romina (Rene Russo, bien). La paire décide de travailler ensemble et Lou va alors embaucher un assistant, Rick (Riz Ahmed, très bien), pour l'aider dans sa tâche qui devient de plus en plus voyeuriste...
J'aime :
* Le scénario. Plongée terrifiante (et pas tant exagérée avec ce qu'on voit chez nous parfois) dans les pratiques des chaînes locales d'information américaines et la chasse impitoyable au scoop et aux images les plus fortes. C'est très original et l'idée de nous les faire découvrir en même temps qu'un complet novice est bien trouvée.
* Le casting. Je n'ai jamais été un grand fan de Jake Gyllenhaal, que je trouve fade en général, mais voilà, comme d'autres avant lui - bien que je n'ai pas vu non plus tous ses films -, il démontre ici une noirceur, teintée d'obsessions, peu commune et se révèle épatant. A ses côtés, Riz Ahmed assure en assistant abusé de bout en bout.
* L'environnement. "Nightcrawler", c'est aussi un magnifique parcours nocturne à travers Los Angeles et Dan Gilroy excelle à montrer son terrain de jeu avec un oeil différent.
J'aime pas :
* Tout film ou presque a droit à une romance ou tout du moins une relation homme-femme. Ici, celle nouée entre Louis et sa patronne, Nina, ajoute à la fascination puisqu'il lui propose un chantage qu'elle se voit obligée d'accepter. Pour autant, on ne verra quasiment rien de concret pour l'illustrer. Fort dommage.
"Nightcrawler" est une petite pépite de film "noir", avec un scénario qui sort vraiment du lot et servi par un Jake Gyllenhaal formidable. A découvrir au plus vite !
samedi 25 avril 2015
22 Jump Street (2014)
J'avais plutôt bien aimé le remake cinématographique de la série "21 Jump Street", saluant l'idée, à l'image de celui de "Starsky & Hutch", d'oser la parodie pour des séries "cultes". Succès mérité pour les aventures au lycée du duo formé par Jonah Hill et Channing Tatum, d'où une suite toujours sympa, mais moins réussie selon moi.
On retrouve notre duo Greg Jenko (Channing Tatum, très bien) et Morton Schmidt (Jonah Hill, très bien aussi !) au sommet de sa gloire depuis son affaire résolue au lycée. Mais alors qu'ils s'apprêtent à capturer le Fantôme (Peter Stormare, pas mal), ils échouent lamentablement. Retour à la case départ et au 22 Jump Street cette fois (le QG précédent a changé d'adresse !) où, toujours sous la supervision du capitaine Dickson (Ice Cube, parfait), ils doivent infiltrer une université où une nouvelle drogue a entraîné la mort d'une jeune étudiante...
J'aime :
* Le casting. C'est souvent la grande force des "buddy movies" et celui-ci ne déroge pas à la règle, d'autant plus que le duo Hill-Tatum avait déjà très bien fonctionné lors du premier opus. Le grand costaud téméraire et le petit gros sentimental, chacun un peu crétin à sa façon, c'est une sacré paire qui fait l'affaire et ils sont entourés de quelques seconds rôles bien drôles et charismatiques à l'image d'Ice Cube.
* L'humour. Il est gros, il est gras, il est bêta, et c'est pour cela qu'on aime ce genre de films.
J'aime pas :
* Le scénario. Eh oui, belle déception de ce côté-ci. Alors ok, c'est dur de faire une suite de la parodie d'une série qui est censée tout avoir dans le film originel (dont l'apparition de Johnny Depp), mais ce qui est dommage, malgré les légères alternatives (le trafic de drogue n'est pas aussi simpliste que dans le précédent, il y a quelques rebondissements), c'est qu'en gros : "On a fait l'infiltration au lycée, on passe à la fac", Heureusement, ils s'en moquent allègrement dans le générique final, ce qui montre que les scénaristes en sont pleinement conscients ! Mais au final, peu de surprises, beaucoup d'éléments prévisibles, déjà vus même ailleurs.
"22 Jump Street" n'est pas une mauvaise suite, on s'amuse toujours pas mal, mais cela reste une suite sans beaucoup d'imagination, un peu paresseuse. Un poil dommage, mais on pardonne Channing Tatum et Jonah Hill qui sont toujours aussi bons ensemble.
On retrouve notre duo Greg Jenko (Channing Tatum, très bien) et Morton Schmidt (Jonah Hill, très bien aussi !) au sommet de sa gloire depuis son affaire résolue au lycée. Mais alors qu'ils s'apprêtent à capturer le Fantôme (Peter Stormare, pas mal), ils échouent lamentablement. Retour à la case départ et au 22 Jump Street cette fois (le QG précédent a changé d'adresse !) où, toujours sous la supervision du capitaine Dickson (Ice Cube, parfait), ils doivent infiltrer une université où une nouvelle drogue a entraîné la mort d'une jeune étudiante...
J'aime :
* Le casting. C'est souvent la grande force des "buddy movies" et celui-ci ne déroge pas à la règle, d'autant plus que le duo Hill-Tatum avait déjà très bien fonctionné lors du premier opus. Le grand costaud téméraire et le petit gros sentimental, chacun un peu crétin à sa façon, c'est une sacré paire qui fait l'affaire et ils sont entourés de quelques seconds rôles bien drôles et charismatiques à l'image d'Ice Cube.
* L'humour. Il est gros, il est gras, il est bêta, et c'est pour cela qu'on aime ce genre de films.
J'aime pas :
* Le scénario. Eh oui, belle déception de ce côté-ci. Alors ok, c'est dur de faire une suite de la parodie d'une série qui est censée tout avoir dans le film originel (dont l'apparition de Johnny Depp), mais ce qui est dommage, malgré les légères alternatives (le trafic de drogue n'est pas aussi simpliste que dans le précédent, il y a quelques rebondissements), c'est qu'en gros : "On a fait l'infiltration au lycée, on passe à la fac", Heureusement, ils s'en moquent allègrement dans le générique final, ce qui montre que les scénaristes en sont pleinement conscients ! Mais au final, peu de surprises, beaucoup d'éléments prévisibles, déjà vus même ailleurs.
"22 Jump Street" n'est pas une mauvaise suite, on s'amuse toujours pas mal, mais cela reste une suite sans beaucoup d'imagination, un peu paresseuse. Un poil dommage, mais on pardonne Channing Tatum et Jonah Hill qui sont toujours aussi bons ensemble.
lundi 23 mars 2015
Fifty Shades of Grey (2015)
Je vous le dis tout de suite, on m'a forcé à voir ce film. Malgré toutes mes protestations, je me suis retrouvé devant et j'abonde à toutes les critiques qui m'ont été données de lire.
Donc l'histoire, que tout le monde connaît ou presque, c'est celle d'Anastasia Steele (Dakota Johnson, jolie comme un coeur), jeune étudiante chétive et sans histoire qui doit remplacer sa coloc, Kate (Eloise Mumford, correcte), pour interviewer, pour le journal de sa fac, le playboy millionnaire Christian Grey (Jamie Dorman, fade). C'est le coup de foudre pour ce dernier qui va tenter de d''attirer la jeune femme vers lui et son univers sexuel bien particulier, à savoir le sadomasochisme. Anastasia se laisse séduire, mais acceptera-t-elle de signer le contrat écrit qu'il lui propose pour démarrer leur relation pour de bon ?
J'aime :
* L'environnement. Il est très austère et glacial, à l'image du personnage de Christian Grey (nom de famille concordant d'ailleurs), mais c'est une esthétique très jolie au final et Seattle est original comme lieu.
J'aime pas :
* Le scénario. Commençons les hostilités avec cette histoire à dormir debout, dont les ficelles sont plus grosses que les cordes utilisées par Christian Grey pour attacher ses conquêtes. C'est absurde du début à la fin, et les incohérences sont tellement nombreuses que je ne pourrais toutes les citer. L'idée de base n'est pas complètement nulle, mais c'est exploité n'importe comment, à la manière d'une sitcom bas de gamme. Même les scènes de sexe, légèrement piquantes parfois, peinent à divertir.
* Le casting. Si Dakota Johnson est plutôt bien dans son rôle, son acolyte milliardaire est aussi expressif qu'un pot de fleurs fanées. Et pas vraiment de seconds rôles pour égayer le tout, c'est plat.
* Les dialogues. J'en parle rarement, mais là, il faut tout de même mettre le focus sur leur simplicité crétine.
Je ne sais pas si le livre est aussi mauvais que le film, mais "Fifty Shades of Grey" a tout de l'immense raté en raison d'une espèce d'académisme dicté par la pression commerciale et donc d'un grave manque d'ambition. On assiste ainsi à une publicité géante pour le bouquin au scénario affligeant que les acteurs sont incapables de compenser. Rarement vu un film aussi "nul" dans ma vie.
Donc l'histoire, que tout le monde connaît ou presque, c'est celle d'Anastasia Steele (Dakota Johnson, jolie comme un coeur), jeune étudiante chétive et sans histoire qui doit remplacer sa coloc, Kate (Eloise Mumford, correcte), pour interviewer, pour le journal de sa fac, le playboy millionnaire Christian Grey (Jamie Dorman, fade). C'est le coup de foudre pour ce dernier qui va tenter de d''attirer la jeune femme vers lui et son univers sexuel bien particulier, à savoir le sadomasochisme. Anastasia se laisse séduire, mais acceptera-t-elle de signer le contrat écrit qu'il lui propose pour démarrer leur relation pour de bon ?
J'aime :
* L'environnement. Il est très austère et glacial, à l'image du personnage de Christian Grey (nom de famille concordant d'ailleurs), mais c'est une esthétique très jolie au final et Seattle est original comme lieu.
J'aime pas :
* Le scénario. Commençons les hostilités avec cette histoire à dormir debout, dont les ficelles sont plus grosses que les cordes utilisées par Christian Grey pour attacher ses conquêtes. C'est absurde du début à la fin, et les incohérences sont tellement nombreuses que je ne pourrais toutes les citer. L'idée de base n'est pas complètement nulle, mais c'est exploité n'importe comment, à la manière d'une sitcom bas de gamme. Même les scènes de sexe, légèrement piquantes parfois, peinent à divertir.
* Le casting. Si Dakota Johnson est plutôt bien dans son rôle, son acolyte milliardaire est aussi expressif qu'un pot de fleurs fanées. Et pas vraiment de seconds rôles pour égayer le tout, c'est plat.
* Les dialogues. J'en parle rarement, mais là, il faut tout de même mettre le focus sur leur simplicité crétine.
Je ne sais pas si le livre est aussi mauvais que le film, mais "Fifty Shades of Grey" a tout de l'immense raté en raison d'une espèce d'académisme dicté par la pression commerciale et donc d'un grave manque d'ambition. On assiste ainsi à une publicité géante pour le bouquin au scénario affligeant que les acteurs sont incapables de compenser. Rarement vu un film aussi "nul" dans ma vie.
vendredi 13 mars 2015
St. Vincent (2014)
Quel dommage que le dernier film avec Bill Murray n'ait pas eu le droit à une sortie française. Il a en tout cas eu une sortie brésilienne dont j'ai pu profiter. Avec pas mal de ravissement.
L'histoire, c'est celle de ce vieux bougon frustré et alcoolo de Vincent MacKenna (Bill Murray, parfait) qui erre entre dettes de jeux à payer et amitié sexuelle avec Daka (Naomi Watts, erreur de casting, on va expliquer pourquoi), une strip-teaseuse slave enceinte et plus toute fraîche. Mais cet impayable bourru cache des failles, de la gentillesse et un peu d'attention, qui vont éclore d'autant plus lorsqu'il va babysitter, bien malgré lui, Oliver (Jaeden Lieberher, excellent), le jeune fils de sa nouvelle voisine, Maggie Bronstein (Melissa McCarthy, très bien).
J'aime :
* Le casting. Que serait un film sans Bill Murray ? Certes, l'acteur n'innove pas trop dans un rôle écrit pour lui, mais il est toujours aussi génial dans son expression de cette petite méchanceté alliée à la coolitude absolue. Son duo fonctionne très bien avec le jeune Jaeden Lieberher, très juste et naturel. Et Melissa McCarthy excelle tout autant dans un rôle non comique.
* Le scénario. Il est cousu de fil blanc, pas grandement innovant non plus, mais il est néanmoins sympathique et divertissant, avec une pointe d'émotion à la fin. Le principal est le développement de la relation Vincent-Oliver qui suit un joli mouvement.
J'aime pas :
* Ce qui m'a le plus dérangé, c'est donc l'interprétation de Daka par Naomi Watts. C'est plutôt une comédie, mais dramatique, pas une "grosse" comédie, alors pourquoi lui faire jouer faussement une prostituée étrangère ? Elle prend une espèce d'accent russe mal fait qui gâche complètement sa performance.
"St. Vincent" est un "petit" premier film, mais il a un charme indéniable, grâce à un Bill Murray totalement à l'aise face à un joli duo mère-fils. Malgré Naomi Watts, on ne peut passer qu'un très bon moment, jusqu'au bout du générique...
L'histoire, c'est celle de ce vieux bougon frustré et alcoolo de Vincent MacKenna (Bill Murray, parfait) qui erre entre dettes de jeux à payer et amitié sexuelle avec Daka (Naomi Watts, erreur de casting, on va expliquer pourquoi), une strip-teaseuse slave enceinte et plus toute fraîche. Mais cet impayable bourru cache des failles, de la gentillesse et un peu d'attention, qui vont éclore d'autant plus lorsqu'il va babysitter, bien malgré lui, Oliver (Jaeden Lieberher, excellent), le jeune fils de sa nouvelle voisine, Maggie Bronstein (Melissa McCarthy, très bien).
J'aime :
* Le casting. Que serait un film sans Bill Murray ? Certes, l'acteur n'innove pas trop dans un rôle écrit pour lui, mais il est toujours aussi génial dans son expression de cette petite méchanceté alliée à la coolitude absolue. Son duo fonctionne très bien avec le jeune Jaeden Lieberher, très juste et naturel. Et Melissa McCarthy excelle tout autant dans un rôle non comique.
* Le scénario. Il est cousu de fil blanc, pas grandement innovant non plus, mais il est néanmoins sympathique et divertissant, avec une pointe d'émotion à la fin. Le principal est le développement de la relation Vincent-Oliver qui suit un joli mouvement.
J'aime pas :
* Ce qui m'a le plus dérangé, c'est donc l'interprétation de Daka par Naomi Watts. C'est plutôt une comédie, mais dramatique, pas une "grosse" comédie, alors pourquoi lui faire jouer faussement une prostituée étrangère ? Elle prend une espèce d'accent russe mal fait qui gâche complètement sa performance.
"St. Vincent" est un "petit" premier film, mais il a un charme indéniable, grâce à un Bill Murray totalement à l'aise face à un joli duo mère-fils. Malgré Naomi Watts, on ne peut passer qu'un très bon moment, jusqu'au bout du générique...
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