Il y a de bonnes petites séries B et puis des moins bonnes, telles ce "Hanna" qui rappelle les thrillers d'action scénarisés et produits par Luc Besson.
Hanna (Saoirse Ronan, excellente) est une adolescente élevée par son père, Erik (Eric Bana, fade), dans des contrées nordiques isolées. Cet ancien agent de la CIA la forme pour qu'elle puisse devenir à son tour une agent de choc. Le jour vient où celle-ci décide de voler de ses propres ailes en se faisant repérer volontairement pas la CIA afin de venger son père de Marissa Wiegler (Cate Blanchett, caricaturale, dans un rôle trop ressemblant à d'autres) qui a tué sa mère. Hanna pense s'être vengée en éliminant une doublure de celle-ci et s'enfuit. Sa route la conduit jusqu'à Berlin, traquée par Marissa Wiegler et ses mercenaires...
J'aime :
* Le rythme. La mission divertissante est assurée avec des séquences d'action régulières, on ne s'ennuie jamais.
* La bande originale. Elle est signée des Chemical Brothers et les différents sons électro collent vraiment bien aux différentes atmosphères du film.
J'aime pas :
* Le casting. Hormis la convaincante Saoirse Ronan, les autres personnages sont caricaturaux au possible et le jeu de leurs acteurs respectifs aussi.
* Le scénario. On ne lui trouve pas beaucoup d'originalité, pas beaucoup de complexité non plus. C'est fluide, mais pas très intéressant.
* La photographie. En dehors des paysages nordiques et marocains, qui offrent de beaux contrastes, c'est extrêmement froid et austère, à l'image de la mise en scène.
Avec "Hanna", le réalisateur britannique Joe Wright a voulu changer de genre après des films plus "classiques". Malheureusement, l'essai est bien décevant et ne restera pas dans les mémoires.
vendredi 26 septembre 2014
samedi 13 septembre 2014
Orfeu Negro (1959)
Il me manque un sacré paquet de classiques dans mon escarcelle. J'ai un peu rattrapé mon retard avec le visionnage de l'oeuvre magnifique de Marcel Camus, adaptée d'une pièce de Vinicius de Moraes, qui lui-même avait adapté le mythe d'Orphée dans les favelas de Rio.
Dans cette version brésilienne, la jeune et innocente Eurydice (Marpessa Dawn, sublime) vient de la campagne pour voir sa cousine Serafina (Léa Garcia, très drôle) à Rio, en pleine période de carnaval. Dès son arrivée, elle se sent suivie par quelqu'un qui lui voudrait du mal, mais le voisin de Serafina, le beau et fort Orfeo (Breno Mello, très bien), chauffeur de tramway, lui promet protection et amour, malgré ses fiançailles avec la belle et très jalouse Mira (Lourdes de Oliveira, excellente). Le carnaval s'annonce et les craintes d'Eurydice s'avèrent réelles, la mort la poursuit à travers Rio...
J'aime :
* Le scénario. Il n'est pas bien complexe, Orfeo est un vrai coeur d'artichaut, mais il adapte à merveille le mythe grec avec une formidable poésie. Cette histoire d'un amour impossible en plein carnaval de Rio, au dénouement forcément fatal et terriblement cruel, est sublime.
* Le casting. Peu de véritables comédiens parmi les personnages principaux, mais pourtant ils composent des personnages très forts, beaux et charismatiques. Marpessa Dawn est belle comme un coeur et Breno Mello fait un sacré séducteur.
* Les décors. Il est toujours très intéressant de découvrir le Rio d'antan. Ici, entre le port, les hauteurs de Copacabana et le Centro, c'est un régal. Le carnaval y est également très bien retranscrit avec une ferveur qui nous prend au corps à travers l'écran.
* La bande originale. Premiers échos de la bossa nova naissante grâce à Tom Jobim et Luiz Bonfa qui offrent une sublime partition. D'autant plus que cette dernière est partie intégrante du film, parfois jouée et chantée par les personnages.
J'aime pas :
* Le rythme n'est pas si lent que cela pour un film de cette époque, grâce à la vigueur brésilienne sans doute. Mais il y a bien quelques longueurs.
"Orfeu Negro" est une oeuvre majeure du cinéma pour de nombreuses raisons. C'est avant tout un film d'un charme fou, totalement brésilien pour la manière dont il envoûte le spectateur avec pas grand chose : ses lieux, ses personnages et ses musiques.
Dans cette version brésilienne, la jeune et innocente Eurydice (Marpessa Dawn, sublime) vient de la campagne pour voir sa cousine Serafina (Léa Garcia, très drôle) à Rio, en pleine période de carnaval. Dès son arrivée, elle se sent suivie par quelqu'un qui lui voudrait du mal, mais le voisin de Serafina, le beau et fort Orfeo (Breno Mello, très bien), chauffeur de tramway, lui promet protection et amour, malgré ses fiançailles avec la belle et très jalouse Mira (Lourdes de Oliveira, excellente). Le carnaval s'annonce et les craintes d'Eurydice s'avèrent réelles, la mort la poursuit à travers Rio...
J'aime :
* Le scénario. Il n'est pas bien complexe, Orfeo est un vrai coeur d'artichaut, mais il adapte à merveille le mythe grec avec une formidable poésie. Cette histoire d'un amour impossible en plein carnaval de Rio, au dénouement forcément fatal et terriblement cruel, est sublime.
* Le casting. Peu de véritables comédiens parmi les personnages principaux, mais pourtant ils composent des personnages très forts, beaux et charismatiques. Marpessa Dawn est belle comme un coeur et Breno Mello fait un sacré séducteur.
* Les décors. Il est toujours très intéressant de découvrir le Rio d'antan. Ici, entre le port, les hauteurs de Copacabana et le Centro, c'est un régal. Le carnaval y est également très bien retranscrit avec une ferveur qui nous prend au corps à travers l'écran.
* La bande originale. Premiers échos de la bossa nova naissante grâce à Tom Jobim et Luiz Bonfa qui offrent une sublime partition. D'autant plus que cette dernière est partie intégrante du film, parfois jouée et chantée par les personnages.
J'aime pas :
* Le rythme n'est pas si lent que cela pour un film de cette époque, grâce à la vigueur brésilienne sans doute. Mais il y a bien quelques longueurs.
"Orfeu Negro" est une oeuvre majeure du cinéma pour de nombreuses raisons. C'est avant tout un film d'un charme fou, totalement brésilien pour la manière dont il envoûte le spectateur avec pas grand chose : ses lieux, ses personnages et ses musiques.
samedi 2 août 2014
Jersey Boys (2014)
Finalement, Clint Eastwood continue à tourner des films. Celui-ci est une commande plutôt paresseuse et c'est dommage, parce qu'il y avait une très belle histoire derrière la carrière de Frankie Valli et ses Four Seasons.
L'histoire est calquée (à plusieurs romances près) sur la jeunesse et le début de carrière de ce fameux groupe de chanteurs italo-américains du New Jersey. Frankie (John Lloyd Young, pas mal), barbier, tombe dans les combines de son ami Tommy DeVito (Vincent Piazza, très bien), à la fois délinquant et leader d'un groupe du rock du début des années 1950. Mais Frankie chante surtout très bien, avec une voix nasillarde et haut perchée. Tommy le prend sous son aile pour faire décoller son groupe, les Four Lovers, formé notamment avec le bassiste Nick Massi (Michael Lomenda, bien). Grâce à Joe Pesci (oui le futur acteur alors jeune homme), le groupe va intégrer un nouveau membre de poids, Bob Gaudio (Erich Bergen, correct), excellent compositeur. Et le succès des Four Lovers, futurs Four Seasons, sera franchi lorsque le producteur Bob Crewe (Mike Doyle, très bon) les prendra sous son aile. Mais évidemment, les destins personnels de chacun des membres fera connaître des passages mouvementés au groupe...
J'aime :
* La bande originale. Même si la plupart des morceaux ne sont pas les originaux, les reprises sont forcément très fidèles et il n'y a rien à jeter dans la playlist des Four Seasons.
* La reconstitution. Il n'y a pas non plus mille décors, mais le New Jersey des années 1950 est très joliment reconstitué. On note une tonalité très marron tout au long du film, des vêtements aux intérieurs.
J'aime pas :
* Le scénario. Si la trame principale a été conservée, et elle est passionnante, Clint Eastwood s'est contenté de recracher sur grand écran l'adaptation faite pour la comédie musicale. Résultat, beaucoup de romance, de raccourcis et d'anachronismes (des faits qui se sont déroulés bien plus tard placés dans une époque antérieure, telle la mort de la fille de Frankie Valli) si l'on en croit la bio "officielle". Rageant.
* Le casting. Il y a du bon, surtout parmi les "vrais" acteurs (Vincent Piazza, Christopher Walken, Mike Doyle), et puis du moins convaincant. Certes, les acteurs issus de la pièce de Broadway (John Lloyd Young, Erich Bergen, Michael Lomenda) chantent pour de vrai, et très bien, mais au niveau du jeu, ça manque de profondeur.
Je suis un peu sur la réserve avec Clint Eastwood ces derniers temps, mais j'espérais me plonger avec délice dans l'histoire d'un groupe et une époque qui me régalent. Au final, si c'est pour voir la comédie musicale, autant la voir sur scène. "Jersey Boys" est loin d'être mauvais, mais cela aurait pu être bien plus transcendant si cela avait été réalisé par un cinéaste plus passionné et intéressé par le fonds de son sujet. Dommage.
L'histoire est calquée (à plusieurs romances près) sur la jeunesse et le début de carrière de ce fameux groupe de chanteurs italo-américains du New Jersey. Frankie (John Lloyd Young, pas mal), barbier, tombe dans les combines de son ami Tommy DeVito (Vincent Piazza, très bien), à la fois délinquant et leader d'un groupe du rock du début des années 1950. Mais Frankie chante surtout très bien, avec une voix nasillarde et haut perchée. Tommy le prend sous son aile pour faire décoller son groupe, les Four Lovers, formé notamment avec le bassiste Nick Massi (Michael Lomenda, bien). Grâce à Joe Pesci (oui le futur acteur alors jeune homme), le groupe va intégrer un nouveau membre de poids, Bob Gaudio (Erich Bergen, correct), excellent compositeur. Et le succès des Four Lovers, futurs Four Seasons, sera franchi lorsque le producteur Bob Crewe (Mike Doyle, très bon) les prendra sous son aile. Mais évidemment, les destins personnels de chacun des membres fera connaître des passages mouvementés au groupe...
J'aime :
* La bande originale. Même si la plupart des morceaux ne sont pas les originaux, les reprises sont forcément très fidèles et il n'y a rien à jeter dans la playlist des Four Seasons.
* La reconstitution. Il n'y a pas non plus mille décors, mais le New Jersey des années 1950 est très joliment reconstitué. On note une tonalité très marron tout au long du film, des vêtements aux intérieurs.
J'aime pas :
* Le scénario. Si la trame principale a été conservée, et elle est passionnante, Clint Eastwood s'est contenté de recracher sur grand écran l'adaptation faite pour la comédie musicale. Résultat, beaucoup de romance, de raccourcis et d'anachronismes (des faits qui se sont déroulés bien plus tard placés dans une époque antérieure, telle la mort de la fille de Frankie Valli) si l'on en croit la bio "officielle". Rageant.
* Le casting. Il y a du bon, surtout parmi les "vrais" acteurs (Vincent Piazza, Christopher Walken, Mike Doyle), et puis du moins convaincant. Certes, les acteurs issus de la pièce de Broadway (John Lloyd Young, Erich Bergen, Michael Lomenda) chantent pour de vrai, et très bien, mais au niveau du jeu, ça manque de profondeur.
Je suis un peu sur la réserve avec Clint Eastwood ces derniers temps, mais j'espérais me plonger avec délice dans l'histoire d'un groupe et une époque qui me régalent. Au final, si c'est pour voir la comédie musicale, autant la voir sur scène. "Jersey Boys" est loin d'être mauvais, mais cela aurait pu être bien plus transcendant si cela avait été réalisé par un cinéaste plus passionné et intéressé par le fonds de son sujet. Dommage.
mercredi 23 juillet 2014
The Grand Budapest Hotel (2014)
Le dernier chef d'oeuvre de Wes Anderson a mis beaucoup de temps à sortir au Brésil, mais enfin j'ai pu le voir. "The Life Aquatic with Steve Zissou" n'est pas surpassé, mais le délice est toujours au rendez-vous.
La narration de cette histoire est faite sous forme de poupée gigogne. Le narrateur principal est un écrivain qui raconte son séjour en 1968 dans un grand hôtel en déchéance situé dans le petit Etat de Zubrowka, en Europe centrale. Là, il rencontre le propriétaire des lieux, Zero Moustafa qui va alors lui conter comment il en est arrivé là. Tout a commencé en 1932, du temps de la splendeur du Grand Budapest Hotel, lorsque le jeune réceptionniste (Tony Revolori, excellent) débute sa carrière sous la houlette du concierge, Gustave H. (Ralph Fiennes, formidable). Ce dernier agit en véritable mentor sur Zero et l'emmène alors dans une folle aventure sur fond de montée du fascisme et de course à l'héritage...
J'aime :
* Le casting. On n'a cité que les deux protagonistes principaux, joués par les magnifiques Ralph Fiennes (son personnage de maître d'hôtel amateur de vieilles dames et de richesses restera dans les annales) et Tony Revolori, mais une pluie de stars sont à l'affiche et, malgré leur moindre temps de jeu (parfois une seule scène), elles s'intègrent parfaitement à l'histoire, on citera notamment Mathieu Amalric, Willem Dafoe, Jeff Goldblum, Harvey Keitel, Jude Law, Bill Murray, Edward Norton ou encore Jason Schwartzman.
* Le scénario. Comme à chaque film ou presque de Wes Anderson, on retrouve deux constantes : le voyage (ici la grande évasion de Gustave et Zero) et la famille (illustrée concrètement par cette sombre histoire d'héritage, mais aussi par la filiation qui se crée peu à peu entre Zero et son mentor Gustave). Encore une fois, l'histoire est malgré tout assez simple, mais remplie d'action et de rebondissements. Le rythme est ici particulièrement élevé, on en est presque à bout de souffle.
* Les décors. Comme d'habitude, Wes Anderson soigne son environnement et on imagine combien il a dû se régaler avec ce palace à l'ancienne et tous ces personnages en uniforme (personnel, soldats, prisonniers, etc.). C'est sans doute l'un de ses films les plus beaux visuellement.
* Le style. Evidemment, Wes Anderson fait du Wes Anderson et c'est pour cela qu'on l'aime (ou le déteste) : précision des cadrages, travellings linéaires, dialogues coupés au cordeau, humour caustique, palette de couleurs, l'utilisation de parties animées (pour le téléphérique ou encore en stop motion pour la magnifique course-poursuite en ski-luge) ...
J'aime pas :
* Le seul reproche qu'on pourrait faire est de ne pas savourer assez les passages de la plupart des "guests" du film même si on peut se réjouir qu'autant d'acteurs géniaux acceptent de faire partie de la troupe de Wes Anderson. De bonne augure pour la suite !
Chaque film de Wes Anderson est un petit chef d'oeuvre de plus. Si on compare par rapport au précédent, le cinéaste a troqué la mélancolie de "Moonrise Kingdom" pour une trame plus classique, plus noire aussi (meurtres en série et montée du fascisme), mais qui reste une véritable aventure, pimpante et picaresque, où l'on n'oublie pas la nostalgie et l'amour des choses bien faites. Vivement le prochain !
La narration de cette histoire est faite sous forme de poupée gigogne. Le narrateur principal est un écrivain qui raconte son séjour en 1968 dans un grand hôtel en déchéance situé dans le petit Etat de Zubrowka, en Europe centrale. Là, il rencontre le propriétaire des lieux, Zero Moustafa qui va alors lui conter comment il en est arrivé là. Tout a commencé en 1932, du temps de la splendeur du Grand Budapest Hotel, lorsque le jeune réceptionniste (Tony Revolori, excellent) débute sa carrière sous la houlette du concierge, Gustave H. (Ralph Fiennes, formidable). Ce dernier agit en véritable mentor sur Zero et l'emmène alors dans une folle aventure sur fond de montée du fascisme et de course à l'héritage...
J'aime :
* Le casting. On n'a cité que les deux protagonistes principaux, joués par les magnifiques Ralph Fiennes (son personnage de maître d'hôtel amateur de vieilles dames et de richesses restera dans les annales) et Tony Revolori, mais une pluie de stars sont à l'affiche et, malgré leur moindre temps de jeu (parfois une seule scène), elles s'intègrent parfaitement à l'histoire, on citera notamment Mathieu Amalric, Willem Dafoe, Jeff Goldblum, Harvey Keitel, Jude Law, Bill Murray, Edward Norton ou encore Jason Schwartzman.
* Le scénario. Comme à chaque film ou presque de Wes Anderson, on retrouve deux constantes : le voyage (ici la grande évasion de Gustave et Zero) et la famille (illustrée concrètement par cette sombre histoire d'héritage, mais aussi par la filiation qui se crée peu à peu entre Zero et son mentor Gustave). Encore une fois, l'histoire est malgré tout assez simple, mais remplie d'action et de rebondissements. Le rythme est ici particulièrement élevé, on en est presque à bout de souffle.
* Les décors. Comme d'habitude, Wes Anderson soigne son environnement et on imagine combien il a dû se régaler avec ce palace à l'ancienne et tous ces personnages en uniforme (personnel, soldats, prisonniers, etc.). C'est sans doute l'un de ses films les plus beaux visuellement.
* Le style. Evidemment, Wes Anderson fait du Wes Anderson et c'est pour cela qu'on l'aime (ou le déteste) : précision des cadrages, travellings linéaires, dialogues coupés au cordeau, humour caustique, palette de couleurs, l'utilisation de parties animées (pour le téléphérique ou encore en stop motion pour la magnifique course-poursuite en ski-luge) ...
J'aime pas :
* Le seul reproche qu'on pourrait faire est de ne pas savourer assez les passages de la plupart des "guests" du film même si on peut se réjouir qu'autant d'acteurs géniaux acceptent de faire partie de la troupe de Wes Anderson. De bonne augure pour la suite !
Chaque film de Wes Anderson est un petit chef d'oeuvre de plus. Si on compare par rapport au précédent, le cinéaste a troqué la mélancolie de "Moonrise Kingdom" pour une trame plus classique, plus noire aussi (meurtres en série et montée du fascisme), mais qui reste une véritable aventure, pimpante et picaresque, où l'on n'oublie pas la nostalgie et l'amour des choses bien faites. Vivement le prochain !
mercredi 9 juillet 2014
Neighbors (2014)
Un film avec Seth Rogen est forcément prometteur. Même s'il partage l'affiche avec le mielleux Zac Efron et que le scénario paraît un poil trop banal.
Alors oui, ce dernier n'est pas bien original et ce n'est pas pour cela qu'il faudra aller voir le film. L'histoire raconte tout simplement comment la vie du gentil couple Mac (Seth Rogen, très bien) et Kelly (Rose Byrne, très bien aussi), qui viennent d'avoir un bébé, va être bouleversée quand une confrérie étudiante, dirigée par le playboy Teddy (Zac Efron, pas mal), va emménager dans le pavillon voisin de leur paisible banlieue. Au départ, tout se passe pour le mieux jusqu'à ce que les choses dérapent, laissant place à une terrible guerre des voisins...
J'aime :
* L'humour. Ce qu'on vient avant tout chercher dans ce genre de films, ce sont de bons gros gags gras et des dialogues crus. Et il y en a, des très classiques liés à l'abus d'alcool et de drogues, mais aussi des plus surprenants (le détournement des airbags de voiture...). On rit pas mal et c'est le principal.
* Le casting. Le couple Seth Rogen-Rose Byrne fonctionne très bien face à un Zac Efron, que je n'aime pas plus, mais qui joue parfaitement son rôle. La plus-value de ce genre de film vient aussi des seconds rôles et ceux-là, notamment les amis du couple Mac-Kelly, sont très bons.
J'aime pas :
* Le scénario. Clairement, il n'est pas original et heureusement que les éléments cités ci-dessus suffisent à nous combler. On apprécie quand même les quelques retournements de situation qui font que l'histoire n'est pas trop monotone et ne consiste pas uniquement en une querelle linéaire de voisinage.
"Neighbors" n'est pas un grand film et ne restera pas non plus parmi les meilleurs long-métrages comiques de ces dernières années, mais c'est le genre de divertissement mineur qui néanmoins assure sa mission en nous faisant rire et sentir bien. Cool.
Alors oui, ce dernier n'est pas bien original et ce n'est pas pour cela qu'il faudra aller voir le film. L'histoire raconte tout simplement comment la vie du gentil couple Mac (Seth Rogen, très bien) et Kelly (Rose Byrne, très bien aussi), qui viennent d'avoir un bébé, va être bouleversée quand une confrérie étudiante, dirigée par le playboy Teddy (Zac Efron, pas mal), va emménager dans le pavillon voisin de leur paisible banlieue. Au départ, tout se passe pour le mieux jusqu'à ce que les choses dérapent, laissant place à une terrible guerre des voisins...
J'aime :
* L'humour. Ce qu'on vient avant tout chercher dans ce genre de films, ce sont de bons gros gags gras et des dialogues crus. Et il y en a, des très classiques liés à l'abus d'alcool et de drogues, mais aussi des plus surprenants (le détournement des airbags de voiture...). On rit pas mal et c'est le principal.
* Le casting. Le couple Seth Rogen-Rose Byrne fonctionne très bien face à un Zac Efron, que je n'aime pas plus, mais qui joue parfaitement son rôle. La plus-value de ce genre de film vient aussi des seconds rôles et ceux-là, notamment les amis du couple Mac-Kelly, sont très bons.
J'aime pas :
* Le scénario. Clairement, il n'est pas original et heureusement que les éléments cités ci-dessus suffisent à nous combler. On apprécie quand même les quelques retournements de situation qui font que l'histoire n'est pas trop monotone et ne consiste pas uniquement en une querelle linéaire de voisinage.
"Neighbors" n'est pas un grand film et ne restera pas non plus parmi les meilleurs long-métrages comiques de ces dernières années, mais c'est le genre de divertissement mineur qui néanmoins assure sa mission en nous faisant rire et sentir bien. Cool.
vendredi 23 mai 2014
The Other woman (2014)
Nick Cassavetes n'arrive assurément pas à la cheville de son père, réalisant des films à chaque fois très différents et ainsi sans vraie personnalité. Son dernier en date, "The Other woman", est une honnête comédie au scénario pourtant banal.
Carly (Cameron Diaz, très bien) est heureuse, il semblerait que son nouvel amant, le beau Marc (Nikolaj Coster-Waldau, bof), soit le bon. Sauf qu'elle va rapidement découvrir qu'il est marié de longue date à Kate (Leslie Mann, formidable) avec qui elle tombe nez à nez alors qu'elle voulait lui faire une surprise. Désespérée d'avoir été trompée, la femme au foyer veut que Carly l'aide à surmonter cette épreuve. Elles vont peu à peu se rapprocher et se rendre compte que Marc fréquente aussi la jeune Amber (Kate Upton, fort jolie à regarder, pas plus). Furieuses, elles organisent alors un plan, avec l'aide de la bimbo, afin de se venger de l'affreux mari volage...
J'aime :
* Le casting. C'est assurément la force du film. Si Cameron Diaz mène toujours d'aussi belle manière la danse, elle est surpassée par Leslie Mann qui offre ici une performance de déglinguée assez géniale, passant de femme au foyer ennuyeuse à vengeresse lunatique. On voit moins Kate Upton qui ne joue pas si mal, mais c'est sa plastique qui reste la plus intéressante. Je suis encore moins fan des rôles masculins, Nikolaj Coster-Waldau est caricatural et David Thornton (le frère de Kate) ne sert pas à grand chose. Apparitions sympas de Don Jonhson et Nicki Minaj en revanche.
* L'humour. Outre le scénario, plusieurs gags sont déjà vus mille fois (le médicament qui donne envie de faire caca, le produit qui fait faire perdre les cheveux ou encore la brosse à dent mouillé au pipi), mais l'énergie comique générale du duo Diaz-Mann fonctionne très bien et on sourit souvent.
J'aime pas :
* Le scénario. Pour une fois, ce n'est pas un remake, mais on ne peut pas vraiment dire que la femme trompée qui se venge de son mari avec l'aide de ses copines soit d'une véritable inventivité. Et comme on l'a dit plus haut, même certains gags sont éculés.
"The Other woman" n'a vraiment rien d'original et marquera difficilement les esprits, mais le divertissement reste cependant présent grâce à l'abattage et la folie des deux principales comédiennes. Et c'est déjà pas mal.
Carly (Cameron Diaz, très bien) est heureuse, il semblerait que son nouvel amant, le beau Marc (Nikolaj Coster-Waldau, bof), soit le bon. Sauf qu'elle va rapidement découvrir qu'il est marié de longue date à Kate (Leslie Mann, formidable) avec qui elle tombe nez à nez alors qu'elle voulait lui faire une surprise. Désespérée d'avoir été trompée, la femme au foyer veut que Carly l'aide à surmonter cette épreuve. Elles vont peu à peu se rapprocher et se rendre compte que Marc fréquente aussi la jeune Amber (Kate Upton, fort jolie à regarder, pas plus). Furieuses, elles organisent alors un plan, avec l'aide de la bimbo, afin de se venger de l'affreux mari volage...
J'aime :
* Le casting. C'est assurément la force du film. Si Cameron Diaz mène toujours d'aussi belle manière la danse, elle est surpassée par Leslie Mann qui offre ici une performance de déglinguée assez géniale, passant de femme au foyer ennuyeuse à vengeresse lunatique. On voit moins Kate Upton qui ne joue pas si mal, mais c'est sa plastique qui reste la plus intéressante. Je suis encore moins fan des rôles masculins, Nikolaj Coster-Waldau est caricatural et David Thornton (le frère de Kate) ne sert pas à grand chose. Apparitions sympas de Don Jonhson et Nicki Minaj en revanche.
* L'humour. Outre le scénario, plusieurs gags sont déjà vus mille fois (le médicament qui donne envie de faire caca, le produit qui fait faire perdre les cheveux ou encore la brosse à dent mouillé au pipi), mais l'énergie comique générale du duo Diaz-Mann fonctionne très bien et on sourit souvent.
J'aime pas :
* Le scénario. Pour une fois, ce n'est pas un remake, mais on ne peut pas vraiment dire que la femme trompée qui se venge de son mari avec l'aide de ses copines soit d'une véritable inventivité. Et comme on l'a dit plus haut, même certains gags sont éculés.
"The Other woman" n'a vraiment rien d'original et marquera difficilement les esprits, mais le divertissement reste cependant présent grâce à l'abattage et la folie des deux principales comédiennes. Et c'est déjà pas mal.
samedi 3 mai 2014
Fading gigolo (2014)
Quoi, un film avec Woody Allen acteur mais non réalisateur ? Je croyais cela impossible de nos jours (déjà qu'il avait dit qu'il arrêtait de jouer avant "From Rome with love"), mais il a remis cela pour John Turturro dans une petite comédie sans prétention.
L'acteur-réalisateur rentre tout de suite dans son sujet, dès la première scène, ce qui n'est pas commun. Murray (Woody Allen, fidèle à lui-même et délicieux), vendeur de bouquins rares qui ferme boutique, branche son ami Fioravante (John Turturro, bien), fleuriste, pour qu'il participe à un ménage à trois avec sa dermatologiste (Sharon Stone, pas mal) et une amie à elle, Selima (Sofia Vergara, hautement désirable). Hésitant, Fioravante finit par accepter de tenter l'aventure et devient malgré lui gigolo par l'intermédiaire de Murray qui s'occupe d'être son agent en lui trouvant des femmes fortunées à satisfaire. Jusqu'au jour où ce dernier lui demande de venir en aide à Avigal (Vanessa Paradis, correcte), une veuve juive orthodoxe enfermée dans la solitude depuis la mort de son mari...
J'aime :
* Le casting. C'est la grande force du film et surtout son duo d'acteurs principaux John Turturro-Woody Allen. Entre le grand taciturne et le petit excité, le courant passe parfaitement bien et le duo est beaucoup mieux assorti qu'on aurait pu le penser. Autant le personnage du premier reste un peu déconcertant et mystérieux (il ne semble ni apprécier ni assumer complètement son nouveau gagne-pain), autant celui du second est totalement "Allenien", prévisible, mais tellement drôle. Les seconds rôles, essentiellement féminins, assurent, mais on n'est pas totalement convaincu par Vanessa Paradis, dans un personnage bien surprenant pour elle il faut dire.
* L'humour. On se croirait dans un film de Woody Allen tant tout est là : New York, le sexe exalté et foufou, la communauté juive éraillée, des dialogues drôles et piquants (surtout dans la bouche du cinéaste).
J'aime pas :
* Le scénario. Rien à redire sur la partie gigolo malgré lui qui donne tout l'humour et le piment du film, mais en revanche, la vague amourette entre Fioravante et Avigal est aussi mièvre que rapidement expédiée, et n'a presque rien à faire dans le film. Le réalisateur aurait pu trouver autre chose pour mettre de l'amertume dans sa comédie.
John Turturro ne s'est pas foulé pour mettre en scène cette sympathique comédie qui marche dans les traces de celles de celui avec qui il partage l'affiche. Heureusement que ce dernier est là, qu'on est d'ailleurs très heureux de retrouver devant la caméra, pour apporter tout le piment d'un divertissement dont la mission n'est pas tout à fait remplie. Cela est presque pardonnable.
L'acteur-réalisateur rentre tout de suite dans son sujet, dès la première scène, ce qui n'est pas commun. Murray (Woody Allen, fidèle à lui-même et délicieux), vendeur de bouquins rares qui ferme boutique, branche son ami Fioravante (John Turturro, bien), fleuriste, pour qu'il participe à un ménage à trois avec sa dermatologiste (Sharon Stone, pas mal) et une amie à elle, Selima (Sofia Vergara, hautement désirable). Hésitant, Fioravante finit par accepter de tenter l'aventure et devient malgré lui gigolo par l'intermédiaire de Murray qui s'occupe d'être son agent en lui trouvant des femmes fortunées à satisfaire. Jusqu'au jour où ce dernier lui demande de venir en aide à Avigal (Vanessa Paradis, correcte), une veuve juive orthodoxe enfermée dans la solitude depuis la mort de son mari...
J'aime :
* Le casting. C'est la grande force du film et surtout son duo d'acteurs principaux John Turturro-Woody Allen. Entre le grand taciturne et le petit excité, le courant passe parfaitement bien et le duo est beaucoup mieux assorti qu'on aurait pu le penser. Autant le personnage du premier reste un peu déconcertant et mystérieux (il ne semble ni apprécier ni assumer complètement son nouveau gagne-pain), autant celui du second est totalement "Allenien", prévisible, mais tellement drôle. Les seconds rôles, essentiellement féminins, assurent, mais on n'est pas totalement convaincu par Vanessa Paradis, dans un personnage bien surprenant pour elle il faut dire.
* L'humour. On se croirait dans un film de Woody Allen tant tout est là : New York, le sexe exalté et foufou, la communauté juive éraillée, des dialogues drôles et piquants (surtout dans la bouche du cinéaste).
J'aime pas :
* Le scénario. Rien à redire sur la partie gigolo malgré lui qui donne tout l'humour et le piment du film, mais en revanche, la vague amourette entre Fioravante et Avigal est aussi mièvre que rapidement expédiée, et n'a presque rien à faire dans le film. Le réalisateur aurait pu trouver autre chose pour mettre de l'amertume dans sa comédie.
John Turturro ne s'est pas foulé pour mettre en scène cette sympathique comédie qui marche dans les traces de celles de celui avec qui il partage l'affiche. Heureusement que ce dernier est là, qu'on est d'ailleurs très heureux de retrouver devant la caméra, pour apporter tout le piment d'un divertissement dont la mission n'est pas tout à fait remplie. Cela est presque pardonnable.
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