Le dernier chef d'oeuvre de Wes Anderson a mis beaucoup de temps à sortir au Brésil, mais enfin j'ai pu le voir. "The Life Aquatic with Steve Zissou" n'est pas surpassé, mais le délice est toujours au rendez-vous.
La narration de cette histoire est faite sous forme de poupée gigogne. Le narrateur principal est un écrivain qui raconte son séjour en 1968 dans un grand hôtel en déchéance situé dans le petit Etat de Zubrowka, en Europe centrale. Là, il rencontre le propriétaire des lieux, Zero Moustafa qui va alors lui conter comment il en est arrivé là. Tout a commencé en 1932, du temps de la splendeur du Grand Budapest Hotel, lorsque le jeune réceptionniste (Tony Revolori, excellent) débute sa carrière sous la houlette du concierge, Gustave H. (Ralph Fiennes, formidable). Ce dernier agit en véritable mentor sur Zero et l'emmène alors dans une folle aventure sur fond de montée du fascisme et de course à l'héritage...
J'aime :
* Le casting. On n'a cité que les deux protagonistes principaux, joués par les magnifiques Ralph Fiennes (son personnage de maître d'hôtel amateur de vieilles dames et de richesses restera dans les annales) et Tony Revolori, mais une pluie de stars sont à l'affiche et, malgré leur moindre temps de jeu (parfois une seule scène), elles s'intègrent parfaitement à l'histoire, on citera notamment Mathieu Amalric, Willem Dafoe, Jeff Goldblum, Harvey Keitel, Jude Law, Bill Murray, Edward Norton ou encore Jason Schwartzman.
* Le scénario. Comme à chaque film ou presque de Wes Anderson, on retrouve deux constantes : le voyage (ici la grande évasion de Gustave et Zero) et la famille (illustrée concrètement par cette sombre histoire d'héritage, mais aussi par la filiation qui se crée peu à peu entre Zero et son mentor Gustave). Encore une fois, l'histoire est malgré tout assez simple, mais remplie d'action et de rebondissements. Le rythme est ici particulièrement élevé, on en est presque à bout de souffle.
* Les décors. Comme d'habitude, Wes Anderson soigne son environnement et on imagine combien il a dû se régaler avec ce palace à l'ancienne et tous ces personnages en uniforme (personnel, soldats, prisonniers, etc.). C'est sans doute l'un de ses films les plus beaux visuellement.
* Le style. Evidemment, Wes Anderson fait du Wes Anderson et c'est pour cela qu'on l'aime (ou le déteste) : précision des cadrages, travellings linéaires, dialogues coupés au cordeau, humour caustique, palette de couleurs, l'utilisation de parties animées (pour le téléphérique ou encore en stop motion pour la magnifique course-poursuite en ski-luge) ...
J'aime pas :
* Le seul reproche qu'on pourrait faire est de ne pas savourer assez les passages de la plupart des "guests" du film même si on peut se réjouir qu'autant d'acteurs géniaux acceptent de faire partie de la troupe de Wes Anderson. De bonne augure pour la suite !
Chaque film de Wes Anderson est un petit chef d'oeuvre de plus. Si on compare par rapport au précédent, le cinéaste a troqué la mélancolie de "Moonrise Kingdom" pour une trame plus classique, plus noire aussi (meurtres en série et montée du fascisme), mais qui reste une véritable aventure, pimpante et picaresque, où l'on n'oublie pas la nostalgie et l'amour des choses bien faites. Vivement le prochain !
mercredi 23 juillet 2014
mercredi 9 juillet 2014
Neighbors (2014)
Un film avec Seth Rogen est forcément prometteur. Même s'il partage l'affiche avec le mielleux Zac Efron et que le scénario paraît un poil trop banal.
Alors oui, ce dernier n'est pas bien original et ce n'est pas pour cela qu'il faudra aller voir le film. L'histoire raconte tout simplement comment la vie du gentil couple Mac (Seth Rogen, très bien) et Kelly (Rose Byrne, très bien aussi), qui viennent d'avoir un bébé, va être bouleversée quand une confrérie étudiante, dirigée par le playboy Teddy (Zac Efron, pas mal), va emménager dans le pavillon voisin de leur paisible banlieue. Au départ, tout se passe pour le mieux jusqu'à ce que les choses dérapent, laissant place à une terrible guerre des voisins...
J'aime :
* L'humour. Ce qu'on vient avant tout chercher dans ce genre de films, ce sont de bons gros gags gras et des dialogues crus. Et il y en a, des très classiques liés à l'abus d'alcool et de drogues, mais aussi des plus surprenants (le détournement des airbags de voiture...). On rit pas mal et c'est le principal.
* Le casting. Le couple Seth Rogen-Rose Byrne fonctionne très bien face à un Zac Efron, que je n'aime pas plus, mais qui joue parfaitement son rôle. La plus-value de ce genre de film vient aussi des seconds rôles et ceux-là, notamment les amis du couple Mac-Kelly, sont très bons.
J'aime pas :
* Le scénario. Clairement, il n'est pas original et heureusement que les éléments cités ci-dessus suffisent à nous combler. On apprécie quand même les quelques retournements de situation qui font que l'histoire n'est pas trop monotone et ne consiste pas uniquement en une querelle linéaire de voisinage.
"Neighbors" n'est pas un grand film et ne restera pas non plus parmi les meilleurs long-métrages comiques de ces dernières années, mais c'est le genre de divertissement mineur qui néanmoins assure sa mission en nous faisant rire et sentir bien. Cool.
Alors oui, ce dernier n'est pas bien original et ce n'est pas pour cela qu'il faudra aller voir le film. L'histoire raconte tout simplement comment la vie du gentil couple Mac (Seth Rogen, très bien) et Kelly (Rose Byrne, très bien aussi), qui viennent d'avoir un bébé, va être bouleversée quand une confrérie étudiante, dirigée par le playboy Teddy (Zac Efron, pas mal), va emménager dans le pavillon voisin de leur paisible banlieue. Au départ, tout se passe pour le mieux jusqu'à ce que les choses dérapent, laissant place à une terrible guerre des voisins...
J'aime :
* L'humour. Ce qu'on vient avant tout chercher dans ce genre de films, ce sont de bons gros gags gras et des dialogues crus. Et il y en a, des très classiques liés à l'abus d'alcool et de drogues, mais aussi des plus surprenants (le détournement des airbags de voiture...). On rit pas mal et c'est le principal.
* Le casting. Le couple Seth Rogen-Rose Byrne fonctionne très bien face à un Zac Efron, que je n'aime pas plus, mais qui joue parfaitement son rôle. La plus-value de ce genre de film vient aussi des seconds rôles et ceux-là, notamment les amis du couple Mac-Kelly, sont très bons.
J'aime pas :
* Le scénario. Clairement, il n'est pas original et heureusement que les éléments cités ci-dessus suffisent à nous combler. On apprécie quand même les quelques retournements de situation qui font que l'histoire n'est pas trop monotone et ne consiste pas uniquement en une querelle linéaire de voisinage.
"Neighbors" n'est pas un grand film et ne restera pas non plus parmi les meilleurs long-métrages comiques de ces dernières années, mais c'est le genre de divertissement mineur qui néanmoins assure sa mission en nous faisant rire et sentir bien. Cool.
vendredi 23 mai 2014
The Other woman (2014)
Nick Cassavetes n'arrive assurément pas à la cheville de son père, réalisant des films à chaque fois très différents et ainsi sans vraie personnalité. Son dernier en date, "The Other woman", est une honnête comédie au scénario pourtant banal.
Carly (Cameron Diaz, très bien) est heureuse, il semblerait que son nouvel amant, le beau Marc (Nikolaj Coster-Waldau, bof), soit le bon. Sauf qu'elle va rapidement découvrir qu'il est marié de longue date à Kate (Leslie Mann, formidable) avec qui elle tombe nez à nez alors qu'elle voulait lui faire une surprise. Désespérée d'avoir été trompée, la femme au foyer veut que Carly l'aide à surmonter cette épreuve. Elles vont peu à peu se rapprocher et se rendre compte que Marc fréquente aussi la jeune Amber (Kate Upton, fort jolie à regarder, pas plus). Furieuses, elles organisent alors un plan, avec l'aide de la bimbo, afin de se venger de l'affreux mari volage...
J'aime :
* Le casting. C'est assurément la force du film. Si Cameron Diaz mène toujours d'aussi belle manière la danse, elle est surpassée par Leslie Mann qui offre ici une performance de déglinguée assez géniale, passant de femme au foyer ennuyeuse à vengeresse lunatique. On voit moins Kate Upton qui ne joue pas si mal, mais c'est sa plastique qui reste la plus intéressante. Je suis encore moins fan des rôles masculins, Nikolaj Coster-Waldau est caricatural et David Thornton (le frère de Kate) ne sert pas à grand chose. Apparitions sympas de Don Jonhson et Nicki Minaj en revanche.
* L'humour. Outre le scénario, plusieurs gags sont déjà vus mille fois (le médicament qui donne envie de faire caca, le produit qui fait faire perdre les cheveux ou encore la brosse à dent mouillé au pipi), mais l'énergie comique générale du duo Diaz-Mann fonctionne très bien et on sourit souvent.
J'aime pas :
* Le scénario. Pour une fois, ce n'est pas un remake, mais on ne peut pas vraiment dire que la femme trompée qui se venge de son mari avec l'aide de ses copines soit d'une véritable inventivité. Et comme on l'a dit plus haut, même certains gags sont éculés.
"The Other woman" n'a vraiment rien d'original et marquera difficilement les esprits, mais le divertissement reste cependant présent grâce à l'abattage et la folie des deux principales comédiennes. Et c'est déjà pas mal.
Carly (Cameron Diaz, très bien) est heureuse, il semblerait que son nouvel amant, le beau Marc (Nikolaj Coster-Waldau, bof), soit le bon. Sauf qu'elle va rapidement découvrir qu'il est marié de longue date à Kate (Leslie Mann, formidable) avec qui elle tombe nez à nez alors qu'elle voulait lui faire une surprise. Désespérée d'avoir été trompée, la femme au foyer veut que Carly l'aide à surmonter cette épreuve. Elles vont peu à peu se rapprocher et se rendre compte que Marc fréquente aussi la jeune Amber (Kate Upton, fort jolie à regarder, pas plus). Furieuses, elles organisent alors un plan, avec l'aide de la bimbo, afin de se venger de l'affreux mari volage...
J'aime :
* Le casting. C'est assurément la force du film. Si Cameron Diaz mène toujours d'aussi belle manière la danse, elle est surpassée par Leslie Mann qui offre ici une performance de déglinguée assez géniale, passant de femme au foyer ennuyeuse à vengeresse lunatique. On voit moins Kate Upton qui ne joue pas si mal, mais c'est sa plastique qui reste la plus intéressante. Je suis encore moins fan des rôles masculins, Nikolaj Coster-Waldau est caricatural et David Thornton (le frère de Kate) ne sert pas à grand chose. Apparitions sympas de Don Jonhson et Nicki Minaj en revanche.
* L'humour. Outre le scénario, plusieurs gags sont déjà vus mille fois (le médicament qui donne envie de faire caca, le produit qui fait faire perdre les cheveux ou encore la brosse à dent mouillé au pipi), mais l'énergie comique générale du duo Diaz-Mann fonctionne très bien et on sourit souvent.
J'aime pas :
* Le scénario. Pour une fois, ce n'est pas un remake, mais on ne peut pas vraiment dire que la femme trompée qui se venge de son mari avec l'aide de ses copines soit d'une véritable inventivité. Et comme on l'a dit plus haut, même certains gags sont éculés.
"The Other woman" n'a vraiment rien d'original et marquera difficilement les esprits, mais le divertissement reste cependant présent grâce à l'abattage et la folie des deux principales comédiennes. Et c'est déjà pas mal.
samedi 3 mai 2014
Fading gigolo (2014)
Quoi, un film avec Woody Allen acteur mais non réalisateur ? Je croyais cela impossible de nos jours (déjà qu'il avait dit qu'il arrêtait de jouer avant "From Rome with love"), mais il a remis cela pour John Turturro dans une petite comédie sans prétention.
L'acteur-réalisateur rentre tout de suite dans son sujet, dès la première scène, ce qui n'est pas commun. Murray (Woody Allen, fidèle à lui-même et délicieux), vendeur de bouquins rares qui ferme boutique, branche son ami Fioravante (John Turturro, bien), fleuriste, pour qu'il participe à un ménage à trois avec sa dermatologiste (Sharon Stone, pas mal) et une amie à elle, Selima (Sofia Vergara, hautement désirable). Hésitant, Fioravante finit par accepter de tenter l'aventure et devient malgré lui gigolo par l'intermédiaire de Murray qui s'occupe d'être son agent en lui trouvant des femmes fortunées à satisfaire. Jusqu'au jour où ce dernier lui demande de venir en aide à Avigal (Vanessa Paradis, correcte), une veuve juive orthodoxe enfermée dans la solitude depuis la mort de son mari...
J'aime :
* Le casting. C'est la grande force du film et surtout son duo d'acteurs principaux John Turturro-Woody Allen. Entre le grand taciturne et le petit excité, le courant passe parfaitement bien et le duo est beaucoup mieux assorti qu'on aurait pu le penser. Autant le personnage du premier reste un peu déconcertant et mystérieux (il ne semble ni apprécier ni assumer complètement son nouveau gagne-pain), autant celui du second est totalement "Allenien", prévisible, mais tellement drôle. Les seconds rôles, essentiellement féminins, assurent, mais on n'est pas totalement convaincu par Vanessa Paradis, dans un personnage bien surprenant pour elle il faut dire.
* L'humour. On se croirait dans un film de Woody Allen tant tout est là : New York, le sexe exalté et foufou, la communauté juive éraillée, des dialogues drôles et piquants (surtout dans la bouche du cinéaste).
J'aime pas :
* Le scénario. Rien à redire sur la partie gigolo malgré lui qui donne tout l'humour et le piment du film, mais en revanche, la vague amourette entre Fioravante et Avigal est aussi mièvre que rapidement expédiée, et n'a presque rien à faire dans le film. Le réalisateur aurait pu trouver autre chose pour mettre de l'amertume dans sa comédie.
John Turturro ne s'est pas foulé pour mettre en scène cette sympathique comédie qui marche dans les traces de celles de celui avec qui il partage l'affiche. Heureusement que ce dernier est là, qu'on est d'ailleurs très heureux de retrouver devant la caméra, pour apporter tout le piment d'un divertissement dont la mission n'est pas tout à fait remplie. Cela est presque pardonnable.
L'acteur-réalisateur rentre tout de suite dans son sujet, dès la première scène, ce qui n'est pas commun. Murray (Woody Allen, fidèle à lui-même et délicieux), vendeur de bouquins rares qui ferme boutique, branche son ami Fioravante (John Turturro, bien), fleuriste, pour qu'il participe à un ménage à trois avec sa dermatologiste (Sharon Stone, pas mal) et une amie à elle, Selima (Sofia Vergara, hautement désirable). Hésitant, Fioravante finit par accepter de tenter l'aventure et devient malgré lui gigolo par l'intermédiaire de Murray qui s'occupe d'être son agent en lui trouvant des femmes fortunées à satisfaire. Jusqu'au jour où ce dernier lui demande de venir en aide à Avigal (Vanessa Paradis, correcte), une veuve juive orthodoxe enfermée dans la solitude depuis la mort de son mari...
J'aime :
* Le casting. C'est la grande force du film et surtout son duo d'acteurs principaux John Turturro-Woody Allen. Entre le grand taciturne et le petit excité, le courant passe parfaitement bien et le duo est beaucoup mieux assorti qu'on aurait pu le penser. Autant le personnage du premier reste un peu déconcertant et mystérieux (il ne semble ni apprécier ni assumer complètement son nouveau gagne-pain), autant celui du second est totalement "Allenien", prévisible, mais tellement drôle. Les seconds rôles, essentiellement féminins, assurent, mais on n'est pas totalement convaincu par Vanessa Paradis, dans un personnage bien surprenant pour elle il faut dire.
* L'humour. On se croirait dans un film de Woody Allen tant tout est là : New York, le sexe exalté et foufou, la communauté juive éraillée, des dialogues drôles et piquants (surtout dans la bouche du cinéaste).
J'aime pas :
* Le scénario. Rien à redire sur la partie gigolo malgré lui qui donne tout l'humour et le piment du film, mais en revanche, la vague amourette entre Fioravante et Avigal est aussi mièvre que rapidement expédiée, et n'a presque rien à faire dans le film. Le réalisateur aurait pu trouver autre chose pour mettre de l'amertume dans sa comédie.
John Turturro ne s'est pas foulé pour mettre en scène cette sympathique comédie qui marche dans les traces de celles de celui avec qui il partage l'affiche. Heureusement que ce dernier est là, qu'on est d'ailleurs très heureux de retrouver devant la caméra, pour apporter tout le piment d'un divertissement dont la mission n'est pas tout à fait remplie. Cela est presque pardonnable.
samedi 12 avril 2014
Her (2014)
J'aime beaucoup ce que fait Spike Jonze, indépendant et toujours très original. Avec "Her", il nous gâte une fois de plus et j'y ai trouvé mon coup de coeur 2014, en attendant le prochain Wes Anderson...
Dans un futur pas si éloigné que cela, Theodore (Joaquin Phoenix, toujours aussi excellent), paisible écrivain public, s'enfonce peu à peu dans une solitude qui lui pèse. Il est séparé de Catherine (Rooney Mara, bien), mais la procédure de divorce met du temps à aboutir, notamment par sa faute. Il n'arrive pas à l'oublier, ni donc à refaire sa vie avec quelqu'un d'autre. C'est alors qu'il achète un nouveau logiciel qui offre une compagnie virtuelle dotée d'une intelligence artificielle extrêmement poussée. A partir de ses choix, il crée Samantha qui l'accompagnera désormais avec sa seule voix (celle de Scarlett Johansson, à croquer). Une jolie complicité s'installe avant de laisser place à des sentiments ambigus...
J'aime :
* Le scénario. Des relations homme-machine, il y en a déjà eu un certain nombre dans des films et des séries. Mais une histoire sentimentale de ce type, aussi réaliste que ce futur proche, jamais et c'est follement original. On se prend tout de suite au jeu et on y croit.
* Le casting. A chacun de ses films, je suis toujours plus fan de Joaquin Phoenix dont le personnage ambigu et tiraillé par ses sentiments n'est pas très éloigné du Leonard qu'il jouait dans "Two Lovers". Il réussit une nouvelle fois à interpréter une sobriété alliée à un charisme détonnant. Rien qu'avec sa voix (c'est un exercice, comme pour les dessins animés), Scarlett Johansson était un excellent choix et elle le confirme avec une très belle sensualité ingénue. Les autres seconds rôles sont bien aussi.
* Les décors. Ils sont minimalistes, sans quasiment aucun effet spécial, et accentuent ainsi le réalisme du film. Il est sans nul doute que notre futur proche ressemblera à ce que montre Spike Jonze.
J'aime pas :
* La longueur du film. C'est peut-être son seul défaut. Très contemplatif et lent, ce qui passe très bien ici, il est malheureusement un peu long.
"Her" correspond totalement au film que je m'attendais à voir et cela fait toujours plaisir. C'est une comédie romantique, voire plutôt un drame, qui ne ressemble à aucune autre et fait réfléchir à ce futur virtuel qui nous attend.
Dans un futur pas si éloigné que cela, Theodore (Joaquin Phoenix, toujours aussi excellent), paisible écrivain public, s'enfonce peu à peu dans une solitude qui lui pèse. Il est séparé de Catherine (Rooney Mara, bien), mais la procédure de divorce met du temps à aboutir, notamment par sa faute. Il n'arrive pas à l'oublier, ni donc à refaire sa vie avec quelqu'un d'autre. C'est alors qu'il achète un nouveau logiciel qui offre une compagnie virtuelle dotée d'une intelligence artificielle extrêmement poussée. A partir de ses choix, il crée Samantha qui l'accompagnera désormais avec sa seule voix (celle de Scarlett Johansson, à croquer). Une jolie complicité s'installe avant de laisser place à des sentiments ambigus...
J'aime :
* Le scénario. Des relations homme-machine, il y en a déjà eu un certain nombre dans des films et des séries. Mais une histoire sentimentale de ce type, aussi réaliste que ce futur proche, jamais et c'est follement original. On se prend tout de suite au jeu et on y croit.
* Le casting. A chacun de ses films, je suis toujours plus fan de Joaquin Phoenix dont le personnage ambigu et tiraillé par ses sentiments n'est pas très éloigné du Leonard qu'il jouait dans "Two Lovers". Il réussit une nouvelle fois à interpréter une sobriété alliée à un charisme détonnant. Rien qu'avec sa voix (c'est un exercice, comme pour les dessins animés), Scarlett Johansson était un excellent choix et elle le confirme avec une très belle sensualité ingénue. Les autres seconds rôles sont bien aussi.
* Les décors. Ils sont minimalistes, sans quasiment aucun effet spécial, et accentuent ainsi le réalisme du film. Il est sans nul doute que notre futur proche ressemblera à ce que montre Spike Jonze.
J'aime pas :
* La longueur du film. C'est peut-être son seul défaut. Très contemplatif et lent, ce qui passe très bien ici, il est malheureusement un peu long.
"Her" correspond totalement au film que je m'attendais à voir et cela fait toujours plaisir. C'est une comédie romantique, voire plutôt un drame, qui ne ressemble à aucune autre et fait réfléchir à ce futur virtuel qui nous attend.
mercredi 26 mars 2014
Angels & Demons (2009)
Je n'ai plus grand souvenir du "Da Vinci Code", mais je me rappelle au moins que ce n'était pas aussi bon qu'attendu. Ce "prequel" est déjà bien mieux, même si c'est loin d'être parfait.
Des chercheurs du Cern, dont l'Italienne Vittoria Vetra (Ayelet Zurer, pas mal), produisent de l'antimatière sous les yeux d'un prêtre qui est assassiné. Un échantillon est également volé. Pendant ce temps-là, le pape meurt et le Vatican entame le processus d'élection du prochain. Sauf que quatre des candidats majeurs sont kidnappés par les Illuminati qui menacent des les tuer un par un à une heure d'intervalle jusqu'à minuit où ils feront enfin exploser l'antimatière, détruisant le Vatican. L'expert en religion Robert Langdon (Tom Hanks, très bien) est appelé à la rescousse, aidé dans sa quête à travers Rome par Vittoria Vetra et le responsable de la Garde suisse, Maximilian Richter (Stellan Skarsgard, bien). La course contre la montre peut commencer tandis que l'élection papale se déroule comme convenue et que l'intérim est tenu par le camerlingue Patrick McKenna (Ewan McGregor, peu crédible)...
J'aime :
* Le scénario. Le jeu de pistes ésotérique est rondement mené à travers Rome et le Vatican, mêlant habilement religion et art de la Renaissance. L'action n'est pas oubliée, ni même les rebondissements avec un retournement de situation final bien trouvé - dans le sens où l'on ne s'y attendait pas, ce qui est rare -.
* Le casting. Tom Hanks campe de nouveau un Robert Langdon convaincant et sa charmante partenaire féminine n'est pas sotte, donc c'est un bon point. En revanche, le bémol va à Ewan McGregor qui, en reprenant son accent naturel écossais, perd justement de son naturel et c'est surtout son personnage qui n'apparaît pas crédible comme camerlingue car cette fonction est donnée en général à un cardinal d'expérience donc âgé.
* Les décors. Plus que les effets spéciaux, Rome et le Vatican apparaissent de fort belle manière, que les décors soient réels ou non. Il y a évidemment du budget derrière tout cela et il n'a pas été gâché, on s'y croirait !
J'aime pas :
* Quelques effets scénaristiques vraiment grandiloquents. Outre le "jeune" camerlingue, celui-ci réalise des prouesses étonnantes que je ne peux dévoiler, mais c'est vraiment trop et cela dessert l'aventure.
* La longueur. Difficile de faire court quand on est dans ce style de scénario et c'est déjà bien rythmé, mais malgré tout, c'est un peu trop long.
Ron Howard a retenu la leçon de l'ennuyeux "Da Vinci Code" en offrant au public un prequel bien plus en jambes et avec un scénario toujours aussi riche adapté de Dan Brown. Cependant, quelques éléments importants dont Ewan McGregor est au centre empêchent d'en faire un film complet en termes de qualité.
Des chercheurs du Cern, dont l'Italienne Vittoria Vetra (Ayelet Zurer, pas mal), produisent de l'antimatière sous les yeux d'un prêtre qui est assassiné. Un échantillon est également volé. Pendant ce temps-là, le pape meurt et le Vatican entame le processus d'élection du prochain. Sauf que quatre des candidats majeurs sont kidnappés par les Illuminati qui menacent des les tuer un par un à une heure d'intervalle jusqu'à minuit où ils feront enfin exploser l'antimatière, détruisant le Vatican. L'expert en religion Robert Langdon (Tom Hanks, très bien) est appelé à la rescousse, aidé dans sa quête à travers Rome par Vittoria Vetra et le responsable de la Garde suisse, Maximilian Richter (Stellan Skarsgard, bien). La course contre la montre peut commencer tandis que l'élection papale se déroule comme convenue et que l'intérim est tenu par le camerlingue Patrick McKenna (Ewan McGregor, peu crédible)...
J'aime :
* Le scénario. Le jeu de pistes ésotérique est rondement mené à travers Rome et le Vatican, mêlant habilement religion et art de la Renaissance. L'action n'est pas oubliée, ni même les rebondissements avec un retournement de situation final bien trouvé - dans le sens où l'on ne s'y attendait pas, ce qui est rare -.
* Le casting. Tom Hanks campe de nouveau un Robert Langdon convaincant et sa charmante partenaire féminine n'est pas sotte, donc c'est un bon point. En revanche, le bémol va à Ewan McGregor qui, en reprenant son accent naturel écossais, perd justement de son naturel et c'est surtout son personnage qui n'apparaît pas crédible comme camerlingue car cette fonction est donnée en général à un cardinal d'expérience donc âgé.
* Les décors. Plus que les effets spéciaux, Rome et le Vatican apparaissent de fort belle manière, que les décors soient réels ou non. Il y a évidemment du budget derrière tout cela et il n'a pas été gâché, on s'y croirait !
J'aime pas :
* Quelques effets scénaristiques vraiment grandiloquents. Outre le "jeune" camerlingue, celui-ci réalise des prouesses étonnantes que je ne peux dévoiler, mais c'est vraiment trop et cela dessert l'aventure.
* La longueur. Difficile de faire court quand on est dans ce style de scénario et c'est déjà bien rythmé, mais malgré tout, c'est un peu trop long.
Ron Howard a retenu la leçon de l'ennuyeux "Da Vinci Code" en offrant au public un prequel bien plus en jambes et avec un scénario toujours aussi riche adapté de Dan Brown. Cependant, quelques éléments importants dont Ewan McGregor est au centre empêchent d'en faire un film complet en termes de qualité.
samedi 15 mars 2014
EuroTrip (2004)
De manière générale, j'aime bien les "teens movies". C'est en général bien stupide et vulgaire, mais souvent drôle. Sauf que depuis "American Pie", fondateur de la nouvelle génération, il y en a des bons et des très mauvais. Ce "EuroTrip" est dans la seconde catégorie.
L'histoire commence comme tout "teen movie" ou presque. Scott Thomas (Scott Mechlowicz, bof) se fait larguer par sa copine lors du dernier jour de cours. Désespéré, il se prend une cuite à la fête de fin d'année qui suit et commet l'erreur de mettre vulgairement un vent à sa correspondante virtuelle allemande, Mieke, qu'il croyait être un homme. Cette dernière, fort jolie, décide alors de le bloquer. Scott se rend compte de sa méprise et entreprend de se rendre à Berlin pour la retrouver. Il part avec son meilleur ami, Cooper (Jacob Pitts, bien), avec un premier arrêt à Londres. Ils retrouveront ensuite leurs amis jumeaux, Jamie (Travis Webster, pas mal) et Jenny (Michelle Trachtenberg, pas mal aussi), à Paris avant de poursuivre leur tour d'Europe en passant notamment par Amsterdam et Bratislava avant d'atteindre Berlin...
J'aime :
* La bande originale. C'est assez éclectique, avec pas mal de bon punk rock comme dans tout bon teen movie, et même l'excellent "ça plane pour moi" de Plastic Bertrand que j'entends dans de plus en plus de films.
J'aime pas :
* Le casting. A part deux courtes apparitions de Matt Damon (métamorphosé en chanteur punk à piercings et tatouages) et Lucy "Xénia la guerrière" Lawless, il n'y a que des inconnus à l'affiche qui sont pour la plupart loin du compte à l'image de l'acteur principal, Scott Mechlowicz.
* Le scénario. Si l'idée de passer de pays en pays européens n'est pas si mal, chaque séjour se révèle calamiteux. Les clichés, d'accord, mais à ce point de mauvais goût ? Le pire : la Slovaquie seulement représentée par une banlieue sordide où quelques dollars suffisent à vivre dans le luxe.
* Les décors. Vu le casting, on devine le petit budget. Alors Londres, Paris, Amsterdam, Rome et j'en passe ont toutes été reconstituées en studio ou fond vert. Cela se voit clairement et c'est d'une laideur sans nom.
* L'humour. D'habitude, les teen movies sont gras, avec des blagues en dessous de la ceinture, là, c'est pareil, mais c'est pas drôle et totalement caricatural. Au secours.
En dehors de sa bande originale plutôt cool, "Eurotrip" cumule donc les tares et rate complètement le coche. Le divertissement attendu laisse place à une triste consternation...
L'histoire commence comme tout "teen movie" ou presque. Scott Thomas (Scott Mechlowicz, bof) se fait larguer par sa copine lors du dernier jour de cours. Désespéré, il se prend une cuite à la fête de fin d'année qui suit et commet l'erreur de mettre vulgairement un vent à sa correspondante virtuelle allemande, Mieke, qu'il croyait être un homme. Cette dernière, fort jolie, décide alors de le bloquer. Scott se rend compte de sa méprise et entreprend de se rendre à Berlin pour la retrouver. Il part avec son meilleur ami, Cooper (Jacob Pitts, bien), avec un premier arrêt à Londres. Ils retrouveront ensuite leurs amis jumeaux, Jamie (Travis Webster, pas mal) et Jenny (Michelle Trachtenberg, pas mal aussi), à Paris avant de poursuivre leur tour d'Europe en passant notamment par Amsterdam et Bratislava avant d'atteindre Berlin...
J'aime :
* La bande originale. C'est assez éclectique, avec pas mal de bon punk rock comme dans tout bon teen movie, et même l'excellent "ça plane pour moi" de Plastic Bertrand que j'entends dans de plus en plus de films.
J'aime pas :
* Le casting. A part deux courtes apparitions de Matt Damon (métamorphosé en chanteur punk à piercings et tatouages) et Lucy "Xénia la guerrière" Lawless, il n'y a que des inconnus à l'affiche qui sont pour la plupart loin du compte à l'image de l'acteur principal, Scott Mechlowicz.
* Le scénario. Si l'idée de passer de pays en pays européens n'est pas si mal, chaque séjour se révèle calamiteux. Les clichés, d'accord, mais à ce point de mauvais goût ? Le pire : la Slovaquie seulement représentée par une banlieue sordide où quelques dollars suffisent à vivre dans le luxe.
* Les décors. Vu le casting, on devine le petit budget. Alors Londres, Paris, Amsterdam, Rome et j'en passe ont toutes été reconstituées en studio ou fond vert. Cela se voit clairement et c'est d'une laideur sans nom.
* L'humour. D'habitude, les teen movies sont gras, avec des blagues en dessous de la ceinture, là, c'est pareil, mais c'est pas drôle et totalement caricatural. Au secours.
En dehors de sa bande originale plutôt cool, "Eurotrip" cumule donc les tares et rate complètement le coche. Le divertissement attendu laisse place à une triste consternation...
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