En général, je n'aime pas trop les documentaires non-officiels sur les Beatles car ils font assez miséreux à côté des officiels (peu d'images, aucune autorisation d'utilisation des chansons originales, intervenants de troisième classe...). Celui-ci, signé Tom O'Dell, a débarqué sur Netflix et surtout, j'ai pu profiter d'un long voyage en avion pour lui donner une chance.
"How the Beatles changed the world" propose de suivre la carrière des Beatles à travers leur influence sur la culture mondiale et notamment anglo-saxonne au fil des années. Il replace ainsi le groupe dans le contexte de l'époque durant laquelle il a évolué, accompagné de témoignages de rares proches (Tony Bramwell, Barry Miles) et surtout de journalistes musicaux.
J'aime :
* L'angle. Si Tom O'Dell n'évite pas de conter en arrière-plan une énième fois l'histoire des Beatles, les focus sur l'évolution de la situation du monde, culturellement et politiquement, au cours de leur carrière, avec des images d'archives, sont du coup ce qui m'a le plus intéressé (le reste, je connais par coeur).
* Les intervenants. Du côté des témoins et proches, c'est la misère, mais Tony Bramwell et surtout Barry Miles font le job. La parole est donc surtout donnée aux journalistes musicaux, qui sont de qualité tout de même.
* La bande originale. Au début, on craint le pire avec aucun morceau des Beatles, puis apparaissent des chansons originales des Fab Four à partir de "Rubber Soul". Bonne surprise de ce côté-là donc.
J'aime pas :
* Malgré la tentative de trouver un angle un peu original sur le sujet, Tom O'Dell ne va pas vraiment en profondeur et aurait sans dû se concentrer sur l'époque autour des Beatles plutôt que les Beatles dans leur époque car, cela, cela a déjà été dit et redit.
Ce n'est donc pas avec "How the Beatles changed the world" que les puristes comme moi apprendront quoi que ce soit sur les Fab Four et même sur leur époque, même si le documentaire de Tom O'Dell n'est pas inintéressant non plus et mieux que je ne l'imaginais.
lundi 27 mai 2019
mercredi 10 avril 2019
Green Book (2019)
Cela faisait longtemps que je n'avais pas été voir un film au cinéma. Le choix, par défaut, s'est porté sur l'oscarisé "Green Book", une bonne pioche !
L'histoire (vraie) est celle de la tournée effectuée en 1962 par le pianiste prodige (et noir) Don Shirley (Mahershala Ali, très bien) dans le sud des Etats-Unis sous le joug des lois ségrégationnistes. Pour cela, il engage comme chauffeur et garde du corps Tony Vallelonga, dit Tony Lip (Viggo Mortensen, excellent), un videur de boîte de nuit new-yorkais d'origine italienne. Ce dernier, loin d'être dénué de préjugés racistes non plus, va se rendre compte que la mission est plus périlleuse que prévu, suivant les indications du "Green Book", guide des établissements acceptant les noirs dans les Etats ségrégationnistes...
J'aime :
* Le scénario. Il est d'autant plus passionnant qu'il est tiré d'une histoire vraie et personnellement, aussi parce qu'il est si difficile pour nous Français de s'imaginer qu'une telle pratique (la ségrégation) a pu exister dans un même pays. Certes, le racisme fait qu'elle a existé bien plus sournoisement aussi chez nous et continue d'une certaine manière à vivre sous diverses formes, mais dans le cas des Etats-Unis, il s'agissait de lois et à une époque encore pas si lointaine. L'évolution du point de vue du personnage de Tony Lip, pas moins raciste au début du film, est très bien relatée, tout comme cette tension latente entre blancs et noirs dans les régions ségrégationnistes.
* Le casting. La performance la plus marquante est celle de Viggo Mortensen, qui a dû prendre beaucoup de poids ainsi qu'un bon accent italo-new-yorkais. Il excelle dans ce rôle de grosse brute au grand coeur. A ses côtés, Mahershala Ali apporte beaucoup de subtilité.
* Les décors. J'ai un goût particulièrement fort pour les années 1960, quel que soit le pays d'ailleurs, et entre l'environnement, les voitures, la musique, les vêtements, etc., tout m'a ravi.
* La bande originale. Des enregistrements originaux de Don Shirley ont été utilisés et ils sont effectivement remarquables. Globalement, tout est très bon de ce côté-là.
J'aime pas :
* Il a notamment été reproché que ce soit le personnage de Tony Lip qui ait été mis en avant, en premier rôle donc, mais l'un des coscénaristes étant son propre fils, c'est assez logique. Par ailleurs, même si l'on voudrait en effet en savoir plus sur Don Shirley, sa biographie serait mal connue donc peut-être difficile d'en dire plus.
L'excellent Peter Farrelly a quitté (momentanément ?) la comédie pour le drame (avec pas mal de petits bouts de comédie quand même) avec ce road movie sur les routes du sud des Etats-Unis en temps ségrégationnistes. Je ne sais pas s'il méritait tous ses Oscars et autres prix, mais on passe un très bon moment devant une histoire fort intéressante.
L'histoire (vraie) est celle de la tournée effectuée en 1962 par le pianiste prodige (et noir) Don Shirley (Mahershala Ali, très bien) dans le sud des Etats-Unis sous le joug des lois ségrégationnistes. Pour cela, il engage comme chauffeur et garde du corps Tony Vallelonga, dit Tony Lip (Viggo Mortensen, excellent), un videur de boîte de nuit new-yorkais d'origine italienne. Ce dernier, loin d'être dénué de préjugés racistes non plus, va se rendre compte que la mission est plus périlleuse que prévu, suivant les indications du "Green Book", guide des établissements acceptant les noirs dans les Etats ségrégationnistes...
J'aime :
* Le scénario. Il est d'autant plus passionnant qu'il est tiré d'une histoire vraie et personnellement, aussi parce qu'il est si difficile pour nous Français de s'imaginer qu'une telle pratique (la ségrégation) a pu exister dans un même pays. Certes, le racisme fait qu'elle a existé bien plus sournoisement aussi chez nous et continue d'une certaine manière à vivre sous diverses formes, mais dans le cas des Etats-Unis, il s'agissait de lois et à une époque encore pas si lointaine. L'évolution du point de vue du personnage de Tony Lip, pas moins raciste au début du film, est très bien relatée, tout comme cette tension latente entre blancs et noirs dans les régions ségrégationnistes.
* Le casting. La performance la plus marquante est celle de Viggo Mortensen, qui a dû prendre beaucoup de poids ainsi qu'un bon accent italo-new-yorkais. Il excelle dans ce rôle de grosse brute au grand coeur. A ses côtés, Mahershala Ali apporte beaucoup de subtilité.
* Les décors. J'ai un goût particulièrement fort pour les années 1960, quel que soit le pays d'ailleurs, et entre l'environnement, les voitures, la musique, les vêtements, etc., tout m'a ravi.
* La bande originale. Des enregistrements originaux de Don Shirley ont été utilisés et ils sont effectivement remarquables. Globalement, tout est très bon de ce côté-là.
J'aime pas :
* Il a notamment été reproché que ce soit le personnage de Tony Lip qui ait été mis en avant, en premier rôle donc, mais l'un des coscénaristes étant son propre fils, c'est assez logique. Par ailleurs, même si l'on voudrait en effet en savoir plus sur Don Shirley, sa biographie serait mal connue donc peut-être difficile d'en dire plus.
L'excellent Peter Farrelly a quitté (momentanément ?) la comédie pour le drame (avec pas mal de petits bouts de comédie quand même) avec ce road movie sur les routes du sud des Etats-Unis en temps ségrégationnistes. Je ne sais pas s'il méritait tous ses Oscars et autres prix, mais on passe un très bon moment devant une histoire fort intéressante.
jeudi 4 avril 2019
Tropa de Elite (2007)
"Tropa de Elite" fait partie de ces films brésiliens contemporains à voir pour comprendre un petit mieux le Brésil d'aujourd'hui et Rio en particulier, qui est clairement à part.
L'histoire, qui se déroule en 1997, retrace la trajectoire de deux aspirants policiers militaires de Rio, André Matias (André Ramiro, pas mal) et Neto Gouveia (Caio Junqueira, excellent), qui, dégoûtés de la corruption qui règne au sein de leur corporation, tentent d'intégrer le bataillon d'élite, le Bope, et notamment l'équipe du capitaine Nascimento (Wagner Moura, très bien). Ils s'apprêtent alors à affronter la violence des favelas de la ville...
J'aime :
* Le réalisme. Plus que le scénario (voir plus bas), ce qui est montré dans "Tropa de Elite", entre la corruption latente au sein de la police militaire et les méthodes violentes du Bope, en fait presque un documentaire et il est louable qu'un réalisateur ait voulu se pencher sur cette thématique. L'un des scénaristes est un ancien policier militaire, ce qui renforce sa légitimité.
* Le casting. Quand on regarde les novelas à la télévision, on se demande s'il y a vraiment de bons acteurs au Brésil. "Tropa de Elite" le confirme avec Wagner Moura en chef de file évidemment, mais je donnerais une mention spéciale au regretté Caio Junqueira, qui apporte beaucoup de complexité à son personnage d'aspirant policier d'élite. Il y a des airs de "Full Metal Jacket".
* Les décors. Tourné sur place dans les communautés de Rio, cela accentue encore le réalisme et montre un aspect des favelas tel qu'il est vraiment.
J'aime pas :
* Le scénario. Comme j'ai déjà pu le voir avec José Padilha, le manque de nuances est encore présent. Si au sein de la police militaire, il montre des bons et des méchants, du côté des trafiquants et de leurs "alliés", c'est tout noir et ce sont principalement une partie des consommateurs, des étudiants riches, qui sont pointés du doigt alors que c'est tout de même bien plus complexe que cela.
"Tropa de Elite" est un vrai film coup de poing, très intéressant pour son réalisme, mais qui pêche clairement dans certaines de ses intentions en raison d'un important manque de nuances. Mais cela reste aussi un film d'action efficace et divertissant.
L'histoire, qui se déroule en 1997, retrace la trajectoire de deux aspirants policiers militaires de Rio, André Matias (André Ramiro, pas mal) et Neto Gouveia (Caio Junqueira, excellent), qui, dégoûtés de la corruption qui règne au sein de leur corporation, tentent d'intégrer le bataillon d'élite, le Bope, et notamment l'équipe du capitaine Nascimento (Wagner Moura, très bien). Ils s'apprêtent alors à affronter la violence des favelas de la ville...
J'aime :
* Le réalisme. Plus que le scénario (voir plus bas), ce qui est montré dans "Tropa de Elite", entre la corruption latente au sein de la police militaire et les méthodes violentes du Bope, en fait presque un documentaire et il est louable qu'un réalisateur ait voulu se pencher sur cette thématique. L'un des scénaristes est un ancien policier militaire, ce qui renforce sa légitimité.
* Le casting. Quand on regarde les novelas à la télévision, on se demande s'il y a vraiment de bons acteurs au Brésil. "Tropa de Elite" le confirme avec Wagner Moura en chef de file évidemment, mais je donnerais une mention spéciale au regretté Caio Junqueira, qui apporte beaucoup de complexité à son personnage d'aspirant policier d'élite. Il y a des airs de "Full Metal Jacket".
* Les décors. Tourné sur place dans les communautés de Rio, cela accentue encore le réalisme et montre un aspect des favelas tel qu'il est vraiment.
J'aime pas :
* Le scénario. Comme j'ai déjà pu le voir avec José Padilha, le manque de nuances est encore présent. Si au sein de la police militaire, il montre des bons et des méchants, du côté des trafiquants et de leurs "alliés", c'est tout noir et ce sont principalement une partie des consommateurs, des étudiants riches, qui sont pointés du doigt alors que c'est tout de même bien plus complexe que cela.
"Tropa de Elite" est un vrai film coup de poing, très intéressant pour son réalisme, mais qui pêche clairement dans certaines de ses intentions en raison d'un important manque de nuances. Mais cela reste aussi un film d'action efficace et divertissant.
vendredi 22 mars 2019
You were never really here (2017)
Aller voir un film sans savoir du tout ce dont il traite peut être risqué - je connaissais juste la présence de Joaquin Phoenix, d'où les yeux fermés. C'est ce que j'ai tenté avec "You were never really here" de Lynne Ramsay. Une erreur.
L'histoire est celle de Joe (Joaquin Phoenix, excellent), un ancien militaire devenu tueur à gages souffrant de troubles suicidaires, à qui est confié la mission de retrouver la fille d'un sénateur, Nina (Ekaterina Samsonov, bien), kidnappée pour servir d'esclave sexuelle auprès d'autres autorités. Mais ces dernières font tout pour étouffer le scandale et tentent d'éliminer Joe, qui a réussi à mettre la main sur l'adolescente...
J'aime :
* Le casting. Le duo formé par Joaquin Phoenix et sa jeune partenaire, Ekaterina Samsonov, porte tout le film. Le premier est une fois de plus époustouflant dans ce rôle d'âme torturée par son passé sur le front, avec une présence physique impressionnante. Palme du meilleur acteur méritée. La seconde offre de fort jolie manière un contraste, tout en douceur et innocence.
* La mise en scène. Lynne Ramsay apporte un vrai style, autant par l'esthétique bien particulière que cette impression d'étouffement avec ces plans rapprochés, cette photographie peu lumineuse et cette bande-son lascive. On aime ou pas, mais c'est singulier. La Palme de la mise en scène aurait été plus appropriée que celle du scénario (lire plus bas).
J'aime pas :
* Le scénario. Il n'est pas très original et assez mince, bien qu'un peu confus parfois. Ce n'est clairement pas ce qu'on retient du film, palme incompréhensible pour le coup...
* Le rythme. A l'image de la mise en scène, Lynne Ramsay a beaucoup travaillé son esthétique, aux dépens d'un rythme très peu emballant, malgré quelques sursauts parfois lors des scènes de bagarre, bien violentes. L'ennui guette souvent.
Avec "You were never really here", on assiste à la quintessence du film indépendant, dans tous ses aspects (scénario, mise en scène, bande-son, photographie...), mais, malheureusement, on ne retiendra que la performance excellente des acteurs plutôt que le reste.
L'histoire est celle de Joe (Joaquin Phoenix, excellent), un ancien militaire devenu tueur à gages souffrant de troubles suicidaires, à qui est confié la mission de retrouver la fille d'un sénateur, Nina (Ekaterina Samsonov, bien), kidnappée pour servir d'esclave sexuelle auprès d'autres autorités. Mais ces dernières font tout pour étouffer le scandale et tentent d'éliminer Joe, qui a réussi à mettre la main sur l'adolescente...
J'aime :
* Le casting. Le duo formé par Joaquin Phoenix et sa jeune partenaire, Ekaterina Samsonov, porte tout le film. Le premier est une fois de plus époustouflant dans ce rôle d'âme torturée par son passé sur le front, avec une présence physique impressionnante. Palme du meilleur acteur méritée. La seconde offre de fort jolie manière un contraste, tout en douceur et innocence.
* La mise en scène. Lynne Ramsay apporte un vrai style, autant par l'esthétique bien particulière que cette impression d'étouffement avec ces plans rapprochés, cette photographie peu lumineuse et cette bande-son lascive. On aime ou pas, mais c'est singulier. La Palme de la mise en scène aurait été plus appropriée que celle du scénario (lire plus bas).
J'aime pas :
* Le scénario. Il n'est pas très original et assez mince, bien qu'un peu confus parfois. Ce n'est clairement pas ce qu'on retient du film, palme incompréhensible pour le coup...
* Le rythme. A l'image de la mise en scène, Lynne Ramsay a beaucoup travaillé son esthétique, aux dépens d'un rythme très peu emballant, malgré quelques sursauts parfois lors des scènes de bagarre, bien violentes. L'ennui guette souvent.
Avec "You were never really here", on assiste à la quintessence du film indépendant, dans tous ses aspects (scénario, mise en scène, bande-son, photographie...), mais, malheureusement, on ne retiendra que la performance excellente des acteurs plutôt que le reste.
lundi 18 mars 2019
Mission : Impossible - Fallout (2018)
Cette fois, c'était bon, j'avais vu le précédent épisode, "Rogue Nation", que j'avais plutôt bien aimé donc je me suis plongé sans trop d'hésitation dans ce sixième épisode de la franchise "reprise" par Tom Cruise et toujours signé de l'efficace Christopher McQuarrie.
Alors qu'Ethan Hunt (Tom Cruise, impeccable) et son équipe pensaient avoir mis fin aux agissements du "Syndicat" en arrêtant Solomon Lane (Sean Harris, très bien), ils apprennent que le groupe criminel s'est reformé sous le nom "Les Apôtres". En mission pour intercepter des charges portables de plutonium à Berlin, ils se les font subtiliser par les terroristes. Celles-ci seront vendues à Paris, où Ethan Hunt part pour tenter de les récupérer. Il sera associé à l'agent de la CIA August Walker (Henry Cavill, pas mal) tandis que la Britannique Ilsa Faust (Rebecca Ferguson, bien) débarque aussi sur le coup...
J'aime :
* Le scénario. Un peu comme dans le précédent épisode, celui-ci fourmille d'événements inattendus (dès cette opération foirée à Berlin) et de rebondissements bien évidemment, avec, une nouvelle fois, des personnages ambigus à plusieurs visages...
* L'action. On en a encore une fois pour notre argent avec des cascades spectaculaires et des opérations menées tambour battant. Petit plus dans cet épisode : Paris est le décor principal donc on s'amuse à reconnaître les endroits où ont été filmées les scènes.
* Le casting. Il ne change guère puisqu'il s'agit d'une suite, mais la troupe de base (Tom Cruise, Simon Pegg, Ving Rhames, Rebecca Ferguson, Alec Baldwin...) connaît parfaitement sa partition. Le nouveau partenaire d'Ethan Hunt, August Walker, n'est pas bien subtile, mais leur duo/duel est intéressant.
J'aime pas :
* Encore une fois, pas grand-chose à reprocher, on s'amuse bien !
Alors que James Bond est en pause et Jason Bourne plus ou moins pareil, Ethan Hunt en profite lui pour truster la scène des films d'action (hors super-héros, ça fait du bien). Tom Cruise confirme ici qu'il maîtrise très bien sa franchise "Mission : Impossible", avec un divertissement qui en met plein les yeux, fait voyager et sourire de temps en temps, le tout sans temps mort. Mission réussie.
Alors qu'Ethan Hunt (Tom Cruise, impeccable) et son équipe pensaient avoir mis fin aux agissements du "Syndicat" en arrêtant Solomon Lane (Sean Harris, très bien), ils apprennent que le groupe criminel s'est reformé sous le nom "Les Apôtres". En mission pour intercepter des charges portables de plutonium à Berlin, ils se les font subtiliser par les terroristes. Celles-ci seront vendues à Paris, où Ethan Hunt part pour tenter de les récupérer. Il sera associé à l'agent de la CIA August Walker (Henry Cavill, pas mal) tandis que la Britannique Ilsa Faust (Rebecca Ferguson, bien) débarque aussi sur le coup...
J'aime :
* Le scénario. Un peu comme dans le précédent épisode, celui-ci fourmille d'événements inattendus (dès cette opération foirée à Berlin) et de rebondissements bien évidemment, avec, une nouvelle fois, des personnages ambigus à plusieurs visages...
* L'action. On en a encore une fois pour notre argent avec des cascades spectaculaires et des opérations menées tambour battant. Petit plus dans cet épisode : Paris est le décor principal donc on s'amuse à reconnaître les endroits où ont été filmées les scènes.
* Le casting. Il ne change guère puisqu'il s'agit d'une suite, mais la troupe de base (Tom Cruise, Simon Pegg, Ving Rhames, Rebecca Ferguson, Alec Baldwin...) connaît parfaitement sa partition. Le nouveau partenaire d'Ethan Hunt, August Walker, n'est pas bien subtile, mais leur duo/duel est intéressant.
J'aime pas :
* Encore une fois, pas grand-chose à reprocher, on s'amuse bien !
Alors que James Bond est en pause et Jason Bourne plus ou moins pareil, Ethan Hunt en profite lui pour truster la scène des films d'action (hors super-héros, ça fait du bien). Tom Cruise confirme ici qu'il maîtrise très bien sa franchise "Mission : Impossible", avec un divertissement qui en met plein les yeux, fait voyager et sourire de temps en temps, le tout sans temps mort. Mission réussie.
lundi 11 mars 2019
Licence to kill (1989)
Second et dernier James Bond avec Timothy Dalton, toujours signé John Glen. Plus original que le précédent, plus sombre aussi.
L'histoire débute en Floride, où James Bond (Timothy Dalton, très bien) se rend au mariage de son ami de la CIA, Felix Leiter (David Hedison, bien). Au même moment, ils apprennent que Franz Sanchez (Robert Davi, excellent), un gros poisson du trafic de drogue international, est dans les parages. Les deux amis décident alors de le capturer avant la cérémonie. C'est chose faite, mais le criminel parvient à s'enfuir le soir même et commandite l'assassinat de Felix et de sa femme. Le premier est mutilé par un requin, la seconde tuée. James Bond décide de se venger, même si son permis de tuer lui est retiré...
J'aime :
* Le scénario. Adapté de plusieurs bouts d'autres épisodes de l'oeuvre originale, il dénote car ici, James Bond n'est pas en mission, tout le film est basé sur une vengeance personnelle (même si elle arrange tout le monde puisqu'il s'agit de mettre fin aux agissements d'un puissant trafiquant de drogue et que des missiles sont en jeu). L'atmosphère est donc plus noire en quelque sorte et cela donne beaucoup d'épaisseur au personnage de 007. Il y a aussi ce duo, pas encore si commun, de l'espion avec une femme, indic de la CIA. Un peu plus qu'une simple James Bond Girl donc (il y en a une aussi quand même, la fiancée de Franz Sanchez).
* Le casting. On sent donc dans cet épisode que Timothy Dalton apporte sa vraie touche au personnage, plus proche de celui de Ian Fleming paraît-il, avec un scénario qui lui correspond mieux que le précédent. Dans l'esprit du personnage de Daniel Craig plus tard, plus taciturne. Robert Davi offre l'un des meilleurs "méchants" de la saga, charismatique et moderne, tandis que Carey Lowell, qui joue Pam Bouvier, est une forte tête qui n'hésite pas à jouer aussi en solo. A noter l'un des premiers rôles de Benicio del Toro en homme de main de Franz Sanchez.
* Les décors. Pour cet épisode, pas de variation, c'est du soleil tout le temps entre la Floride, les Bahamas et le pays fictif d'Isthmus (tourné au Mexique). Exotique et beau à souhait !
* La bande originale. Après l'horrible a-ha, retour à du très conventionnel puisque le titre phare, interprété par Gladys Knight, reprend largement le thème de Goldfinger. Une signature on ne peut plus "bondienne".
J'aime pas :
* C'est un épisode assez violent et ce dès le début, avec le sort réservé à Felix Leiter et sa femme, ce qui peut surprendre. Je ne suis pas trop fan non plus des histoires de vengeance, surtout venant d'un "homme de loi" en quelque sorte. Mais bon, cela donne une certaine modernité, pour l'époque, au tout.
S'il a été tourné dans la foulée du précédent, cet épisode de James Bond avec Timothy Dalton est résolument différent, apportant une touche plus originale avec un scénario plus "personnel" autour de 007. L'acteur y est plus à l'aise et délivre une excellente prestation. Malheureusement sa dernière.
L'histoire débute en Floride, où James Bond (Timothy Dalton, très bien) se rend au mariage de son ami de la CIA, Felix Leiter (David Hedison, bien). Au même moment, ils apprennent que Franz Sanchez (Robert Davi, excellent), un gros poisson du trafic de drogue international, est dans les parages. Les deux amis décident alors de le capturer avant la cérémonie. C'est chose faite, mais le criminel parvient à s'enfuir le soir même et commandite l'assassinat de Felix et de sa femme. Le premier est mutilé par un requin, la seconde tuée. James Bond décide de se venger, même si son permis de tuer lui est retiré...
J'aime :
* Le scénario. Adapté de plusieurs bouts d'autres épisodes de l'oeuvre originale, il dénote car ici, James Bond n'est pas en mission, tout le film est basé sur une vengeance personnelle (même si elle arrange tout le monde puisqu'il s'agit de mettre fin aux agissements d'un puissant trafiquant de drogue et que des missiles sont en jeu). L'atmosphère est donc plus noire en quelque sorte et cela donne beaucoup d'épaisseur au personnage de 007. Il y a aussi ce duo, pas encore si commun, de l'espion avec une femme, indic de la CIA. Un peu plus qu'une simple James Bond Girl donc (il y en a une aussi quand même, la fiancée de Franz Sanchez).
* Le casting. On sent donc dans cet épisode que Timothy Dalton apporte sa vraie touche au personnage, plus proche de celui de Ian Fleming paraît-il, avec un scénario qui lui correspond mieux que le précédent. Dans l'esprit du personnage de Daniel Craig plus tard, plus taciturne. Robert Davi offre l'un des meilleurs "méchants" de la saga, charismatique et moderne, tandis que Carey Lowell, qui joue Pam Bouvier, est une forte tête qui n'hésite pas à jouer aussi en solo. A noter l'un des premiers rôles de Benicio del Toro en homme de main de Franz Sanchez.
* Les décors. Pour cet épisode, pas de variation, c'est du soleil tout le temps entre la Floride, les Bahamas et le pays fictif d'Isthmus (tourné au Mexique). Exotique et beau à souhait !
* La bande originale. Après l'horrible a-ha, retour à du très conventionnel puisque le titre phare, interprété par Gladys Knight, reprend largement le thème de Goldfinger. Une signature on ne peut plus "bondienne".
J'aime pas :
* C'est un épisode assez violent et ce dès le début, avec le sort réservé à Felix Leiter et sa femme, ce qui peut surprendre. Je ne suis pas trop fan non plus des histoires de vengeance, surtout venant d'un "homme de loi" en quelque sorte. Mais bon, cela donne une certaine modernité, pour l'époque, au tout.
S'il a été tourné dans la foulée du précédent, cet épisode de James Bond avec Timothy Dalton est résolument différent, apportant une touche plus originale avec un scénario plus "personnel" autour de 007. L'acteur y est plus à l'aise et délivre une excellente prestation. Malheureusement sa dernière.
jeudi 21 février 2019
The Living Daylights (1987)
France Télévisions aime diffuser les deux seuls James Bond de Timothy Dalton à la suite, mais toujours dans le désordre, avec ce "Living Daylights" en second, plus tard donc. Cela peut se comprendre, car il est moins emballant que le suivant.
Episode 100% Guerre froide avec James Bond (Timothy Dalton, pas mal) chargé dans un premier temps de faire passer à l'Ouest le général russe Koskov (Jeroen Krabbé, moyen) à Bratislava. Sur place, ce dernier manque d'être assassiné par une violoncelliste, Kara Milovy (Maryam d'Abo, froide), qui s'est fait monter la tête par le KGB. S'en suit une longue aventure entre le Maroc et l'Afghanistan sur fond d'agent triple et de trafic d'armes et de drogue...
J'aime :
* La scène d'ouverture. La saga s'est spécialisée dans ces séquences d'introduction, qui n'ont pas toujours de rapport avec la suite du film. Celle-ci est un peu particulière car il fallait en plus introduire un nouvel acteur. Maligne, la mise en scène de cet exercice à Gibraltar avec des agents britanniques "masqués", donc on ne devine pas tout de suite qui est James Bond. Bien joué !
* L'action. A l'image de la scène d'ouverture, les scénaristes de James Bond savent toujours ménager d'excellents et originaux morceaux de bravoure, ici devant la caméra de l'expérimenté John Glen. L'exemple le plus notable : cette fuite en duo dans la neige dans un étui de violoncelle !
J'aime pas :
* Le scénario. Les James Bond ne sont jamais très simples, et cette complexité peut être louée pour des films d'action, mais celui-ci est bien alambiqué avec cet agent triple et un autre général russe actif contre son propre gouvernement. On se perd un peu les pinceaux sans être forcément très passionnés. Il y a aussi un côté plus réaliste qu'à l'accoutumée, s'inscrivant dans la lignée des films d'action de l'époque, mais enlevant de la saveur au tout.
* Le casting. Il paraît que Timothy Dalton offrait l'interprétation la plus proche du personnage de Ian Fleming. C'est bien possible, mais que ce soit dans cet épisode ou le suivant, je ne suis pas très fan, manquant de chaleur, même si ce n'est peut-être pas dû que à lui, mais aussi au scénario. Le reste ne m'a pas emballé non plus, Maryam d'Abo est assez transparente et le duo de généraux russes moins épais que leur physique.
* La bande originale. John Barry certes pour la musique, mais la chanson titre de a-ha est aussi datée que le film, bien marquée années 1980.
* L'ambiance. Entre Bratislava et l'Afghanistan, cet épisode est donc très fortement inscrit dans son époque. Il est vrai qu'après l'ère Roger Moore, sans doute un peu trop fantaisiste, cela permettait à la franchise 007 de se remettre au goût du jour. Mais les années passant, le film a beaucoup perdu de son cachet, contrairement à des épisodes plus anciens.
"The Living Daylights" est peut-être le James Bond que j'aime le moins pour toutes les raisons citées ci-dessus. Tout n'est pas à jeter car la saga garde quelques bonnes vieilles habitudes, mais elle a clairement connu un creux dans cette fin d'années 1980, tentant en vain de se renouveler. A la place, elle patine et c'est le malheureux Timothy Dalton qui en fait les frais.
Episode 100% Guerre froide avec James Bond (Timothy Dalton, pas mal) chargé dans un premier temps de faire passer à l'Ouest le général russe Koskov (Jeroen Krabbé, moyen) à Bratislava. Sur place, ce dernier manque d'être assassiné par une violoncelliste, Kara Milovy (Maryam d'Abo, froide), qui s'est fait monter la tête par le KGB. S'en suit une longue aventure entre le Maroc et l'Afghanistan sur fond d'agent triple et de trafic d'armes et de drogue...
J'aime :
* La scène d'ouverture. La saga s'est spécialisée dans ces séquences d'introduction, qui n'ont pas toujours de rapport avec la suite du film. Celle-ci est un peu particulière car il fallait en plus introduire un nouvel acteur. Maligne, la mise en scène de cet exercice à Gibraltar avec des agents britanniques "masqués", donc on ne devine pas tout de suite qui est James Bond. Bien joué !
* L'action. A l'image de la scène d'ouverture, les scénaristes de James Bond savent toujours ménager d'excellents et originaux morceaux de bravoure, ici devant la caméra de l'expérimenté John Glen. L'exemple le plus notable : cette fuite en duo dans la neige dans un étui de violoncelle !
J'aime pas :
* Le scénario. Les James Bond ne sont jamais très simples, et cette complexité peut être louée pour des films d'action, mais celui-ci est bien alambiqué avec cet agent triple et un autre général russe actif contre son propre gouvernement. On se perd un peu les pinceaux sans être forcément très passionnés. Il y a aussi un côté plus réaliste qu'à l'accoutumée, s'inscrivant dans la lignée des films d'action de l'époque, mais enlevant de la saveur au tout.
* Le casting. Il paraît que Timothy Dalton offrait l'interprétation la plus proche du personnage de Ian Fleming. C'est bien possible, mais que ce soit dans cet épisode ou le suivant, je ne suis pas très fan, manquant de chaleur, même si ce n'est peut-être pas dû que à lui, mais aussi au scénario. Le reste ne m'a pas emballé non plus, Maryam d'Abo est assez transparente et le duo de généraux russes moins épais que leur physique.
* La bande originale. John Barry certes pour la musique, mais la chanson titre de a-ha est aussi datée que le film, bien marquée années 1980.
* L'ambiance. Entre Bratislava et l'Afghanistan, cet épisode est donc très fortement inscrit dans son époque. Il est vrai qu'après l'ère Roger Moore, sans doute un peu trop fantaisiste, cela permettait à la franchise 007 de se remettre au goût du jour. Mais les années passant, le film a beaucoup perdu de son cachet, contrairement à des épisodes plus anciens.
"The Living Daylights" est peut-être le James Bond que j'aime le moins pour toutes les raisons citées ci-dessus. Tout n'est pas à jeter car la saga garde quelques bonnes vieilles habitudes, mais elle a clairement connu un creux dans cette fin d'années 1980, tentant en vain de se renouveler. A la place, elle patine et c'est le malheureux Timothy Dalton qui en fait les frais.
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