Les comédies romantiques françaises, très peu pour moi, surtout si elles datent des quinze dernière années environ, pompées de manière faiblarde sur les américaines. J'ai néanmoins tenté ce "20 ans d'écart", de David Moreau, qui sort du lot.
Vingt ans, c'est quasiment l'écart qu'il y a donc entre Alice Lantins (Virginie Efira, bien), journaliste pour le magazine féminin "Rebelle", et Balthazar (Pierre Niney, très bien), un jeune étudiant parisien qui, après un voyage en avion aux côtés de la première, se retrouve avec une clé USB qu'elle a oubliée. S'il s'entiche très rapidement de la presque quarantenaire divorcée, cette dernière est tout d'abord complètement indifférente avant qu'on ne lui conseille de s'afficher avec le jeune homme pour faire moins coincée et s'offrir la possibilité de conquérir la rédaction en chef de son magazine. Du jour au lendemain, Alice va alors sortir avec Balthazar sans que celui ne sache ce qui se cache derrière ce stratagème...
J'aime :
* Le casting. Il donne beaucoup de valeur au film. Si Virginie Efira confirme qu'elle a du talent pour la comédie, c'est surtout Pierre Niney qui crève l'écran, à la fois gauche et tendre, parfait dans son rôle d'étudiant immature. Les seconds rôles sont inégaux, mais le meilleur est sans doute aucun Charles Berling, le père mi-séducteur mi-ringard de Balthazar. Les moins bons sont trop caricaturaux, à l'image de la rivale d'Alice.
J'aime pas :
* Le scénario. Copié (mais assumé) sur les comédies américaines du genre, prévisible et rempli de clichés, il est heureusement bien rythmé et interprété.
"20 ans d'écart" ne sauve pas les comédies romantiques françaises, mais reste un divertissement pas désagréable servi par de bons comédiens. C'est déjà pas mal !
samedi 10 février 2018
samedi 3 février 2018
The Meyerowitz stories (2017)
Parmi les réalisateurs que je suis particulièrement (même si j'ai raté quelques-uns de ses films), il y a Noah Baumbach. Je suis tombé par hasard sur sa dernière oeuvre, sortie directement sur Netflix.
Les Meyerowitz sont une famille new-yorkaise dont le patriarche, Harold (Dustin Hoffman, excellent), est un artiste à la retraite, aigri de ne pas obtenir la reconnaissance dont font preuve certains de ses collègues et amis. L'un de ses fils, Danny (Adam Sandler, toujours très bien dans ce type de rôle), vient emménager chez lui après s'être séparé de sa femme. Avec sa soeur, Jean (Elizabeth Marvel, bien), et son demi-frère, Matthew (Ben Stiller, pas mal), il tente de remotiver son père en l'encourageant à accepter de participer à une exposition groupée dans l'université où il enseignait.
J'aime :
* Le casting. C'est vraiment un film d'acteurs tellement le scénario est mince. Mention spéciale à Dustin Hoffman, parfait en papy intello ronchon et déjà à moitié gaga, ainsi qu'à Adam Sandler, qui démontre une fois de plus son talent uniquement dans les films indépendants. Un peu comme Nicolas Cage, quel gâchis ! Elizabeth Marvel, qu'on a apprécié dans la série "House of Cards", est méconnaissable (dans un sens positif !).
* Les dialogues. Attention, c'est un film très bavard, à la Woody Allen. Si Noah Baumbach ne distille pas autant d'humour que son maître, dont il s'inspire très ouvertement (le film se passe à New York), les chassés-croisés de cette famille un peu dingue donnent lieu à quelques savoureuses séquences. Moins drôle que du Woody, mais très bien écrit néanmoins.
J'aime pas :
* Le scénario. Il ne se passe jamais grand-chose non plus dans les films de Noah Baumbach, mais là, c'est assez tristounet et plat. D'autant plus longuet quand le père se retrouve à l'hôpital (même si ça rapproche les enfants et notamment les deux fils).
"The Meyerowitz stories" est passé assez inaperçu et on comprend pourquoi. Si on prend beaucoup de plaisir à voir un tel casting se rapprocher et se déchirer à la fois dans un scénario allenien, le film de Noah Baumbach manque d'épaisseur et de séquences épiques (en dehors peut-être des courts-métrages barrés de la fille de Danny).
Les Meyerowitz sont une famille new-yorkaise dont le patriarche, Harold (Dustin Hoffman, excellent), est un artiste à la retraite, aigri de ne pas obtenir la reconnaissance dont font preuve certains de ses collègues et amis. L'un de ses fils, Danny (Adam Sandler, toujours très bien dans ce type de rôle), vient emménager chez lui après s'être séparé de sa femme. Avec sa soeur, Jean (Elizabeth Marvel, bien), et son demi-frère, Matthew (Ben Stiller, pas mal), il tente de remotiver son père en l'encourageant à accepter de participer à une exposition groupée dans l'université où il enseignait.
J'aime :
* Le casting. C'est vraiment un film d'acteurs tellement le scénario est mince. Mention spéciale à Dustin Hoffman, parfait en papy intello ronchon et déjà à moitié gaga, ainsi qu'à Adam Sandler, qui démontre une fois de plus son talent uniquement dans les films indépendants. Un peu comme Nicolas Cage, quel gâchis ! Elizabeth Marvel, qu'on a apprécié dans la série "House of Cards", est méconnaissable (dans un sens positif !).
* Les dialogues. Attention, c'est un film très bavard, à la Woody Allen. Si Noah Baumbach ne distille pas autant d'humour que son maître, dont il s'inspire très ouvertement (le film se passe à New York), les chassés-croisés de cette famille un peu dingue donnent lieu à quelques savoureuses séquences. Moins drôle que du Woody, mais très bien écrit néanmoins.
J'aime pas :
* Le scénario. Il ne se passe jamais grand-chose non plus dans les films de Noah Baumbach, mais là, c'est assez tristounet et plat. D'autant plus longuet quand le père se retrouve à l'hôpital (même si ça rapproche les enfants et notamment les deux fils).
"The Meyerowitz stories" est passé assez inaperçu et on comprend pourquoi. Si on prend beaucoup de plaisir à voir un tel casting se rapprocher et se déchirer à la fois dans un scénario allenien, le film de Noah Baumbach manque d'épaisseur et de séquences épiques (en dehors peut-être des courts-métrages barrés de la fille de Danny).
lundi 25 décembre 2017
Star Wars Episode VIII : The Last Jedi (2017)
Après l'excellent épisode VII de cette nouvelle trilogie "Star Wars", j'étais très impatient de découvrir la suite et notamment le véritable retour de Luke Skywalker. Réalisé cette fois par Rian Johnson, auteur du très bon "Looper", cet opus est à la fois surprenant et réjouissant.
L'histoire débute dans la foulée de l'épisode précédent. Alors que Rey (Daisy Ridley, toujours très bien) vient de retrouver Luke Skywalker (Mark Hamill, bien) et doit le convaincre de rejoindre la Résistance, cette dernière est prise en étau par le Premier Ordre, qui bombarde sa base. Une course contre la montre se joue alors : la Résistance, menée par la désormais générale Leia (Carrie Fisher, bien aussi), doit organiser son évacuation en échappant à la surveillance du Premier Ordre tandis que Rey, perturbée par l'esprit de Kylo Ren (Adam Driver, mieux que dans le précédent épisode), fait tout pour mettre la pression sur un Luke Skywalker réticent à reprendre ses habits de Jedi...
J'aime :
* L'univers. Il est toujours bon de pouvoir se replonger dans la galaxie Star Wars avec tous ses personnages, bons comme méchants, connus ou nouveaux, et tout son bestiaire : des humains, des robots, des mutants, des petites bêtes touchantes... Ici, le principal plaisir est le retour de Luke Skywalker, avec plus de Leia aussi, mais moins de Chewbacca, de C-3PO et R2-D2.
* Le casting. C'est donc plaisant de revoir les "anciens", même s'il s'agit de leur dernière apparition (pour les humains), et les "jeunes" apportent toujours autant d'énergie et de fraîcheur. Notamment, dans cet épisode, Daisy Ridley, ainsi qu'Oscar Isaac (qui joue le rôle du pilote Poe Dameron) et John Boyega (Finn), sans oublier la petite nouvelle Rose (jouée par Kelly Marie Tran). Adama Driver apporte lui aussi plus de profondeur à son personnage ici. Puis il y a des guests de choix dont Laura Dern et le facétieux Benicio del Toro, qu'on espère revoir par la suite.
* Le scénario. Il est sans doute moins virevoltant que le précédent, Rian Johnson propose un quasi-huis-clos tendu dans l'espace et sur la planète où Luke Skywalker s'est réfugié. Nous sommes ainsi plus dans la psychologie, avec des destins surprenants pour le dernier cité, qui a totalement perdu la flamme (on va comprendre pourquoi évidemment), et le duo qui se forme entre Rey et Kylo Ren.
* La mise en scène. Malgré un drame pesant constamment sur le film, Rian Johnson sait alléger l'atmosphère à l'aide de répliques bien senties ou de multiples saynètes comiques bienvenues, impliquant surtout les robots et les différentes créatures présentes dans les différentes planètes visitées. Les scènes de bataille sont quant à elles très réussies une fois de plus.
J'aime pas :
* La sortie au casino était bienvenue pour changer un peu de décor, mais je n'ai pas trouvé l'épisode dans l'épisode très réussi. On pourra aussi reprocher quelques séquences un peu mièvres, certaines à l'humour un peu lourdingue et d'autres à la limite du ridicule (le vol de Leia dans l'espace...).
S'il a beaucoup de détracteurs, cet épisode VIII m'a beaucoup plu, m'offrant autant d'émotion que de divertissement, dans la lignée du précédent et me laisse très optimiste pour la suite, même si les vieilles gloires n'en feront plus partie. La relève est assurée avec brio.
L'histoire débute dans la foulée de l'épisode précédent. Alors que Rey (Daisy Ridley, toujours très bien) vient de retrouver Luke Skywalker (Mark Hamill, bien) et doit le convaincre de rejoindre la Résistance, cette dernière est prise en étau par le Premier Ordre, qui bombarde sa base. Une course contre la montre se joue alors : la Résistance, menée par la désormais générale Leia (Carrie Fisher, bien aussi), doit organiser son évacuation en échappant à la surveillance du Premier Ordre tandis que Rey, perturbée par l'esprit de Kylo Ren (Adam Driver, mieux que dans le précédent épisode), fait tout pour mettre la pression sur un Luke Skywalker réticent à reprendre ses habits de Jedi...
J'aime :
* L'univers. Il est toujours bon de pouvoir se replonger dans la galaxie Star Wars avec tous ses personnages, bons comme méchants, connus ou nouveaux, et tout son bestiaire : des humains, des robots, des mutants, des petites bêtes touchantes... Ici, le principal plaisir est le retour de Luke Skywalker, avec plus de Leia aussi, mais moins de Chewbacca, de C-3PO et R2-D2.
* Le casting. C'est donc plaisant de revoir les "anciens", même s'il s'agit de leur dernière apparition (pour les humains), et les "jeunes" apportent toujours autant d'énergie et de fraîcheur. Notamment, dans cet épisode, Daisy Ridley, ainsi qu'Oscar Isaac (qui joue le rôle du pilote Poe Dameron) et John Boyega (Finn), sans oublier la petite nouvelle Rose (jouée par Kelly Marie Tran). Adama Driver apporte lui aussi plus de profondeur à son personnage ici. Puis il y a des guests de choix dont Laura Dern et le facétieux Benicio del Toro, qu'on espère revoir par la suite.
* Le scénario. Il est sans doute moins virevoltant que le précédent, Rian Johnson propose un quasi-huis-clos tendu dans l'espace et sur la planète où Luke Skywalker s'est réfugié. Nous sommes ainsi plus dans la psychologie, avec des destins surprenants pour le dernier cité, qui a totalement perdu la flamme (on va comprendre pourquoi évidemment), et le duo qui se forme entre Rey et Kylo Ren.
* La mise en scène. Malgré un drame pesant constamment sur le film, Rian Johnson sait alléger l'atmosphère à l'aide de répliques bien senties ou de multiples saynètes comiques bienvenues, impliquant surtout les robots et les différentes créatures présentes dans les différentes planètes visitées. Les scènes de bataille sont quant à elles très réussies une fois de plus.
J'aime pas :
* La sortie au casino était bienvenue pour changer un peu de décor, mais je n'ai pas trouvé l'épisode dans l'épisode très réussi. On pourra aussi reprocher quelques séquences un peu mièvres, certaines à l'humour un peu lourdingue et d'autres à la limite du ridicule (le vol de Leia dans l'espace...).
S'il a beaucoup de détracteurs, cet épisode VIII m'a beaucoup plu, m'offrant autant d'émotion que de divertissement, dans la lignée du précédent et me laisse très optimiste pour la suite, même si les vieilles gloires n'en feront plus partie. La relève est assurée avec brio.
vendredi 22 décembre 2017
Limitless (2011)
Après avoir vu la série (sympa, mais sans grand intérêt), il me restait à voir le film, sorti avant et signé Neil Burger.
L'histoire suit la trajectoire d'Eddie Morra (Bradley Cooper, pas mal), écrivain new-yorkais raté, au bout du rouleau lorsqu'il tombe par hasard sur son ex-beau-frère Vernon. Ce dernier, un ancien dealer, lui raconte avoir tourné la page et désormais travailler pour un laboratoire pharmaceutique. Il lui propose d'essayer sa dernière merveille : le NZT. Ce petit comprimé transparent permettrait de développer à 100% les capacités de son cerveau durant près d'une journée. Peu convaincu, Eddie tente malgré tout le coup et les effets sont immédiats : il termine sans difficulté un premier essai de son livre en quelques heures et se voit félicité par son éditrice. Emerveillé, il recontacte Vernon pour reprendre une dose, mais ce dernier est assassiné...
J'aime :
* L'idée originale. Une pilule qui permet d'utiliser les capacités complètes de son cerveau, c'est plutôt original, même si, à l'écran et dans la manière dont c'est montré (encore plus dans la série d'ailleurs), c'est assez similaire à la série "Sherlock" (le Holmes version Benedict Cumberbatch doit prendre du NZT en fait !).
* Le casting. C'est le premier film post-"The Hangover" dans lequel Bradley Cooper a le rôle principal. Omniprésent, il s'en sort plutôt bien même si son accoutrement d'écrivain maudit aux cheveux gras est un peu ridicule (le NZT lui redonne son vrai look !). A ses côtés, Robert de Niro est plutôt sobre donc bien, ça change, et les actrices Abbie Cornish et Anna Friel sont malheureusement peu mises en valeur.
* Les effets visuels. Une bonne idée du film est de donner un grain différent à l'image lorsqu'Eddie Morra est sans ou sous NZT. Ainsi, elle est sombre et verdâtre sans, brillante et rougeâtre avec. Même si, du coup, cela rend le film visuellement un peu artificiel et jamais naturel ou presque.
J'aime pas :
* Le scénario. Ce qui était intéressant avec la série, c'est que Brian Finch, le héros, utilisait le NZT pour aider le FBI, à la manière d'un Sherlock, pour différents types d'affaires. Ici, pas du tout, Eddie Morra veut devenir riche donc il s'en sert pour devenir un as des finances et le super conseiller de Robert de Niro. C'est moins trépidant, d'autant plus que les accrocs parallèles, en dehors des effets secondaires (deux méchants différents), sont au final assez superficiels et vite réglés. Mais on apprécie le lien existant entre les deux formats (la série est une suite du film avec Eddie Morra dedans aussi).
L'idée de départ de "Limitless" était bonne, mais le scénario est assez moyen. La réalisation et le casting manquent d'ampleur, on s'attendait à plus d'ambition. Au final, loin d'être fantastique et plus "comique", la série est sans doute meilleure que le film.
L'histoire suit la trajectoire d'Eddie Morra (Bradley Cooper, pas mal), écrivain new-yorkais raté, au bout du rouleau lorsqu'il tombe par hasard sur son ex-beau-frère Vernon. Ce dernier, un ancien dealer, lui raconte avoir tourné la page et désormais travailler pour un laboratoire pharmaceutique. Il lui propose d'essayer sa dernière merveille : le NZT. Ce petit comprimé transparent permettrait de développer à 100% les capacités de son cerveau durant près d'une journée. Peu convaincu, Eddie tente malgré tout le coup et les effets sont immédiats : il termine sans difficulté un premier essai de son livre en quelques heures et se voit félicité par son éditrice. Emerveillé, il recontacte Vernon pour reprendre une dose, mais ce dernier est assassiné...
J'aime :
* L'idée originale. Une pilule qui permet d'utiliser les capacités complètes de son cerveau, c'est plutôt original, même si, à l'écran et dans la manière dont c'est montré (encore plus dans la série d'ailleurs), c'est assez similaire à la série "Sherlock" (le Holmes version Benedict Cumberbatch doit prendre du NZT en fait !).
* Le casting. C'est le premier film post-"The Hangover" dans lequel Bradley Cooper a le rôle principal. Omniprésent, il s'en sort plutôt bien même si son accoutrement d'écrivain maudit aux cheveux gras est un peu ridicule (le NZT lui redonne son vrai look !). A ses côtés, Robert de Niro est plutôt sobre donc bien, ça change, et les actrices Abbie Cornish et Anna Friel sont malheureusement peu mises en valeur.
* Les effets visuels. Une bonne idée du film est de donner un grain différent à l'image lorsqu'Eddie Morra est sans ou sous NZT. Ainsi, elle est sombre et verdâtre sans, brillante et rougeâtre avec. Même si, du coup, cela rend le film visuellement un peu artificiel et jamais naturel ou presque.
J'aime pas :
* Le scénario. Ce qui était intéressant avec la série, c'est que Brian Finch, le héros, utilisait le NZT pour aider le FBI, à la manière d'un Sherlock, pour différents types d'affaires. Ici, pas du tout, Eddie Morra veut devenir riche donc il s'en sert pour devenir un as des finances et le super conseiller de Robert de Niro. C'est moins trépidant, d'autant plus que les accrocs parallèles, en dehors des effets secondaires (deux méchants différents), sont au final assez superficiels et vite réglés. Mais on apprécie le lien existant entre les deux formats (la série est une suite du film avec Eddie Morra dedans aussi).
L'idée de départ de "Limitless" était bonne, mais le scénario est assez moyen. La réalisation et le casting manquent d'ampleur, on s'attendait à plus d'ambition. Au final, loin d'être fantastique et plus "comique", la série est sans doute meilleure que le film.
samedi 18 novembre 2017
Blade Runner 2049 (2017)
Une fois ma séance de rattrapage effectuée avec "Blade Runner" de Ridley Scott, j'ai enfin pu assister à la suite, signée Denis Villeneuve. J'étais confiant et suis plutôt satisfait du résultat.
L'histoire se situe 30 ans après celle du premier film (d'où le 2049). K (Ryan Gosling, bien) est un Blade Runner, lui aussi replicant. Alors qu'il élimine un autre replicant rebelle caché dans une ferme, il y découvre une boîte enterrée dans laquelle se trouve le corps d'un replicant féminin. Celle-ci a succombé à une césarienne, ce qui signifie qu'elle aurait donné la vie, un phénomène impensable jusque-là, puisqu'il s'agit d'androïdes. Joshi (Robin Wright, bien aussi), chef de K, lui demande alors d'enquêter pour retrouver l'enfant qu'elle aurait mis au monde. Mais Niander Wallace (Jared Leto, correct), qui a repris la Tyrell Corporation, veut lui aussi mettre la main dessus...
J'aime :
* Le scénario. C'est une des grandes forces du film, qui en fait une suite particulièrement réussie. L'enquête de K est, dès l'entame, passionnante et remplie de chausse-trappes. Tout est bien ficelé, sans trop d'action, comme le premier, jusqu'au dénouement.
* Le casting. Dans un rôle d'exécutant mutique et talentueux, un peu comme dans "Drive", Ryan Gosling s'en sort très bien et on a affaire à des actrices et acteurs solides (je suis toujours pas fan de Jared Leto, mais bon). Le retour d'Harrison Ford est la cerise sur le gâteau, même s'il débarque bien tard et que son apparition ne correspond pas forcément au meilleur moment du film.
* Les décors. Denis Villeneuve a troqué l'atmosphère pluvieuse et poisseuse du premier opus pour des décors beiges et secs la plupart du temps, notamment dans les séquences de début et de fin (Las Vegas sous la tempête de sable). Cela me plaît moins, mais reste bien fait, tout comme les effets spéciaux.
* La bande originale. Cosignée par Hans Zimmer, elle s'inspire de celle de Vangelis dans le ton, comme s'insérant dans les décors de manière sinueuse et sombre.
J'aime pas :
* Les longueurs. On est certes prévenu, mais il y a quand même un sacré paquet de séquences pas vraiment utiles, comme la romance entre K et sa compagne virtuelle qui apporte peu sinon quelques scènes de vie du futur. Mais est-ce l'objet du film ?
Jamais facile d'offrir une suite à un film culte. Denis Villeneuve s'en sort avec les honneurs, maîtrisant très bien les codes de la science-fiction avec une vraie personnalité et beaucoup de respect de l'oeuvre originale. Bravo.
L'histoire se situe 30 ans après celle du premier film (d'où le 2049). K (Ryan Gosling, bien) est un Blade Runner, lui aussi replicant. Alors qu'il élimine un autre replicant rebelle caché dans une ferme, il y découvre une boîte enterrée dans laquelle se trouve le corps d'un replicant féminin. Celle-ci a succombé à une césarienne, ce qui signifie qu'elle aurait donné la vie, un phénomène impensable jusque-là, puisqu'il s'agit d'androïdes. Joshi (Robin Wright, bien aussi), chef de K, lui demande alors d'enquêter pour retrouver l'enfant qu'elle aurait mis au monde. Mais Niander Wallace (Jared Leto, correct), qui a repris la Tyrell Corporation, veut lui aussi mettre la main dessus...
J'aime :
* Le scénario. C'est une des grandes forces du film, qui en fait une suite particulièrement réussie. L'enquête de K est, dès l'entame, passionnante et remplie de chausse-trappes. Tout est bien ficelé, sans trop d'action, comme le premier, jusqu'au dénouement.
* Le casting. Dans un rôle d'exécutant mutique et talentueux, un peu comme dans "Drive", Ryan Gosling s'en sort très bien et on a affaire à des actrices et acteurs solides (je suis toujours pas fan de Jared Leto, mais bon). Le retour d'Harrison Ford est la cerise sur le gâteau, même s'il débarque bien tard et que son apparition ne correspond pas forcément au meilleur moment du film.
* Les décors. Denis Villeneuve a troqué l'atmosphère pluvieuse et poisseuse du premier opus pour des décors beiges et secs la plupart du temps, notamment dans les séquences de début et de fin (Las Vegas sous la tempête de sable). Cela me plaît moins, mais reste bien fait, tout comme les effets spéciaux.
* La bande originale. Cosignée par Hans Zimmer, elle s'inspire de celle de Vangelis dans le ton, comme s'insérant dans les décors de manière sinueuse et sombre.
J'aime pas :
* Les longueurs. On est certes prévenu, mais il y a quand même un sacré paquet de séquences pas vraiment utiles, comme la romance entre K et sa compagne virtuelle qui apporte peu sinon quelques scènes de vie du futur. Mais est-ce l'objet du film ?
Jamais facile d'offrir une suite à un film culte. Denis Villeneuve s'en sort avec les honneurs, maîtrisant très bien les codes de la science-fiction avec une vraie personnalité et beaucoup de respect de l'oeuvre originale. Bravo.
jeudi 9 novembre 2017
Blade Runner (1982)
Avant d'assister à la suite de "Blade Runner", je me suis offert une séance de rattrapage avec le premier et mythique opus signé Ridley Scott. J'en avais un meilleur souvenir.
Adaptée librement d'un roman de Philip K. Dick, l'histoire raconte la traque, dans le Los Angeles de 2019, de l'ancien "Blade Runner" Rick Deckard (Harrison Ford, très bien mais un peu étrange) afin d'éliminer six "replicants" (des androïdes à apparence humaine) rebelles revenus sur Terre alors qu'ils y ont été bannis. Le but de ces dangereux replicants, menés par Roy Batty (Rutger Hauer, bien) : obtenir de leur créateur, la Tyrell Corporation, un allongement de leur durée de vie, limitée à quatre ans.
J'aime :
* L'atmosphère. Ce Los Angeles futuriste est sale, poisseux, pluvieux, sombre, à peine éclairé par des néons et des écrans de publicité gigantesques. Et c'est ainsi tout au long du film, ce qui en fait l'une de ses puissantes caractéristiques.
* Les décors et costumes. Combinés avec l'atmosphère, ils sont extrêmement soignés et étudiés. Malgré l'âge, ils restent magnifiques.
* Le casting. Evidemment, on pense à Harrison Ford, mais je ne sais pas si c'est lui ou son personnage, mais je trouve qu'il n'est pas complètement dedans. Un rôle plus atypique qu'on ne le croit pour lui, mais difficile à saisir. Ainsi, je trouve les seconds rôles peut-être plus marquants, comme Sean Young, Daryl Hannah ou encore William Sanderson.
* Le scénario. Je n'ai pas lu le livre original de Philip K. Dick, mais il aurait pris pas mal de libertés. Toujours est-il que l'histoire est prenante même si plus intéressante dans ses à-côtés (replicant or not replicant ?) que dans son fil rouge proprement dit.
* La bande originale. Aussi culte que le film, la musique de Vangelis, spatiale et mystérieuse, se marie parfaitement avec l'ambiance.
J'aime pas :
* Je ne sais pas si j'ai vu le montage voulu par Ridley Scott ou non, mais on note tout de même des longueurs, le scénario prenant son temps alors que la résolution de la traque est finalement assez simple, ce qui est un peu dommage.
Ces derniers points "négatifs" ont légèrement estompé l'excellent souvenir que j'avais de "Blade Runner", mais le film reste incontestablement un chef-d'oeuvre de science-fiction au cinéma, notamment pour tout ce qu'il offre visuellement. Du grand art.
Adaptée librement d'un roman de Philip K. Dick, l'histoire raconte la traque, dans le Los Angeles de 2019, de l'ancien "Blade Runner" Rick Deckard (Harrison Ford, très bien mais un peu étrange) afin d'éliminer six "replicants" (des androïdes à apparence humaine) rebelles revenus sur Terre alors qu'ils y ont été bannis. Le but de ces dangereux replicants, menés par Roy Batty (Rutger Hauer, bien) : obtenir de leur créateur, la Tyrell Corporation, un allongement de leur durée de vie, limitée à quatre ans.
J'aime :
* L'atmosphère. Ce Los Angeles futuriste est sale, poisseux, pluvieux, sombre, à peine éclairé par des néons et des écrans de publicité gigantesques. Et c'est ainsi tout au long du film, ce qui en fait l'une de ses puissantes caractéristiques.
* Les décors et costumes. Combinés avec l'atmosphère, ils sont extrêmement soignés et étudiés. Malgré l'âge, ils restent magnifiques.
* Le casting. Evidemment, on pense à Harrison Ford, mais je ne sais pas si c'est lui ou son personnage, mais je trouve qu'il n'est pas complètement dedans. Un rôle plus atypique qu'on ne le croit pour lui, mais difficile à saisir. Ainsi, je trouve les seconds rôles peut-être plus marquants, comme Sean Young, Daryl Hannah ou encore William Sanderson.
* Le scénario. Je n'ai pas lu le livre original de Philip K. Dick, mais il aurait pris pas mal de libertés. Toujours est-il que l'histoire est prenante même si plus intéressante dans ses à-côtés (replicant or not replicant ?) que dans son fil rouge proprement dit.
* La bande originale. Aussi culte que le film, la musique de Vangelis, spatiale et mystérieuse, se marie parfaitement avec l'ambiance.
J'aime pas :
* Je ne sais pas si j'ai vu le montage voulu par Ridley Scott ou non, mais on note tout de même des longueurs, le scénario prenant son temps alors que la résolution de la traque est finalement assez simple, ce qui est un peu dommage.
Ces derniers points "négatifs" ont légèrement estompé l'excellent souvenir que j'avais de "Blade Runner", mais le film reste incontestablement un chef-d'oeuvre de science-fiction au cinéma, notamment pour tout ce qu'il offre visuellement. Du grand art.
lundi 23 octobre 2017
La Classe américaine : le grand détournement (1993)
"Flim" culte et d'autant plus qu'il n'est visible que sur Internet ou chez quelques malins qui avaient pris la peine d'enregistrer son unique diffusion sur Canal + sur une VHS, "La Classe américaine" et ses répliques entendues partout sont enfin arrivées à portée de mes yeux. Et je n'en suis pas déçu.
A partir des archives de vieux films du catalogue de Warner Bros mélangées, remontées et redoublées, Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette ont réalisé un film structuré à la façon de "Citizen Kane" d'Orson Welles (même si ce dernier montre son mécontentement au cours de l'oeuvre), à travers des flash-back. L'histoire montre ainsi l'enquête de trois journalistes, Dave (Paul Newman), Peter (Dustin Hoffman) et Steven (Robert Redford), sur la mort de George Abitbol (John Wayne), l'homme le plus classe du monde. Ou plutôt sur ses dernières paroles : "Monde de merde"...
J'aime :
* Le concept. Le doublage détourné d'achives a sans doute déjà existé avant et on l'a ensuite vu repris ensuite, en France notamment avec l'hilarant "Message à caractère informatif" et les films d'entreprise. Mais il fonctionne à tous les coups quand c'est bien fait, comme ici.
* Les dialogues. Evidemment, c'est ce qui prime dans "La Classe américaine". Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette en ont concocté de nouveaux complètement absurdes et d'autant plus drôles car récités par d'énormes stars du cinéma américain.
* Le montage. Il y a les dialogues, mais aussi un boulot d'autant plus gigantesque de montage de tous ces films qui sont parfois bien différents. Cela donne lieu à des nombreuses scènes hilarantes, mention spéciale à celles de conduite de Paul Newman.
* Le doublage. Le fait d'avoir utilisé vraisemblablement les véritables doubleurs des acteurs du film ajoute à la drôlerie et à la rigueur des concepteurs qui ne se sont pas non plus laissés aller à les doubler avec des voix complètement différentes.
* Le casting. Alors les acteurs n'ont sans doute pas demandé à se retrouver là-dedans, mais leur renommée donne d'autant plus d'intérêt, ainsi que les films choisis, pour la plupart très connus.
* Le scénario. En voulant rendre hommage à "Citizen Kane", le duo de réalisateurs n'a pas forcément été au plus simple - même si cela leur a permis d'utiliser plus facilement les flash-back. Mais l'histoire a au moins le mérite d'être riche et remplie de rebondissements...
J'aime pas :
* Malgré sa courte durée (1h15), le film, principalement basé sur des dialogues, connaît malheureusement des longueurs, notamment dans sa deuxième partie.
"La Classe américaine" est donc culte pour plusieurs raisons : il est drôle et original bien évidemment, mais aussi unique et "rare", ce qui ajoute à son côté "ovni". Sachant que ce type d'oeuvre est quasiment infaisable de nouveau (sauf éventuellement sur Internet), il ne me reste plus qu'à le savourer encore et encore de temps à autre...
A partir des archives de vieux films du catalogue de Warner Bros mélangées, remontées et redoublées, Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette ont réalisé un film structuré à la façon de "Citizen Kane" d'Orson Welles (même si ce dernier montre son mécontentement au cours de l'oeuvre), à travers des flash-back. L'histoire montre ainsi l'enquête de trois journalistes, Dave (Paul Newman), Peter (Dustin Hoffman) et Steven (Robert Redford), sur la mort de George Abitbol (John Wayne), l'homme le plus classe du monde. Ou plutôt sur ses dernières paroles : "Monde de merde"...
J'aime :
* Le concept. Le doublage détourné d'achives a sans doute déjà existé avant et on l'a ensuite vu repris ensuite, en France notamment avec l'hilarant "Message à caractère informatif" et les films d'entreprise. Mais il fonctionne à tous les coups quand c'est bien fait, comme ici.
* Les dialogues. Evidemment, c'est ce qui prime dans "La Classe américaine". Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette en ont concocté de nouveaux complètement absurdes et d'autant plus drôles car récités par d'énormes stars du cinéma américain.
* Le montage. Il y a les dialogues, mais aussi un boulot d'autant plus gigantesque de montage de tous ces films qui sont parfois bien différents. Cela donne lieu à des nombreuses scènes hilarantes, mention spéciale à celles de conduite de Paul Newman.
* Le doublage. Le fait d'avoir utilisé vraisemblablement les véritables doubleurs des acteurs du film ajoute à la drôlerie et à la rigueur des concepteurs qui ne se sont pas non plus laissés aller à les doubler avec des voix complètement différentes.
* Le casting. Alors les acteurs n'ont sans doute pas demandé à se retrouver là-dedans, mais leur renommée donne d'autant plus d'intérêt, ainsi que les films choisis, pour la plupart très connus.
* Le scénario. En voulant rendre hommage à "Citizen Kane", le duo de réalisateurs n'a pas forcément été au plus simple - même si cela leur a permis d'utiliser plus facilement les flash-back. Mais l'histoire a au moins le mérite d'être riche et remplie de rebondissements...
J'aime pas :
* Malgré sa courte durée (1h15), le film, principalement basé sur des dialogues, connaît malheureusement des longueurs, notamment dans sa deuxième partie.
"La Classe américaine" est donc culte pour plusieurs raisons : il est drôle et original bien évidemment, mais aussi unique et "rare", ce qui ajoute à son côté "ovni". Sachant que ce type d'oeuvre est quasiment infaisable de nouveau (sauf éventuellement sur Internet), il ne me reste plus qu'à le savourer encore et encore de temps à autre...
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