Encore un film dans l'air du temps aux Etats-Unis. Produit par le couple Obama, réalisé par le créateur de la série à succès "Mr Robot" Sam Esmail et sorti sur Netflix, "Leave the world behind" a divisé les spectatrices et spectateurs, qui ont globalement adoré ou détesté. Moi je suis au milieu !
L'histoire est celle du couple Sandford, Amanda (Julia Roberts, bien) et Clay (Ethan Hawke, bien aussi), qui part en week-end avec ses deux enfants à Long Island, bien éloigné de la ville, histoire de déconnecter. Ils ont loué une belle maison avec piscine et veulent en profiter aussi pour aller à la plage. Mais des événements étranges commencent à intervenir, un navire s'échoue d'abord sur la côte avant que le réseau des télécommunications ne soit coupé...
J'aime :
* Le casting. Aux côtés des "vétérans" des 80's-90's Julia Roberts, Ethan Hawke et Kevin Bacon (qu'on voit peu), Mahershala Ali et de bons jeunes acteurs assurent la distribution principale. Du tout bon, particulièrement Ethan Hawke en papa cool dépassé par les événements.
* Les décors. Ils sont minimalistes - mais fort beaux, accompagnant parfaitement la paranoïa ambiante, grâce aussi à une photographie léchée.
J'aime pas :
* Le scénario. Je ne sais pas s'il est fidèle au roman de Rumaan Alam dont il est tiré, mais Sam Esmail s'amuse autant avec les nerfs de ses personnages qu'avec ceux de son audience en ne laissant filtrer que peu d'explications sur les raisons de ce blackout des télécommunications et cette atmosphère d'apocalypse, jusqu'à un dénouement aussi cocasse qu'absurde (mais bien trouvé). Cela donne certes à réfléchir et chacun peut se faire ses propres théories, mais cela m'a laissé plutôt de marbre et frustré.
* La mise en scène. C'est quasiment un huis-clos (ce dont je ne suis vraiment pas fan), donc elle est presque théâtrale, alignant les bavardages, ce qui rend l'ensemble un peu long et ennuyeux (vu que le développement de l'intrigue est minime).
Ainsi, on peut remercier "Leave the world behind" de compter sur un casting aussi resserré que solide et un bien joli environnement pour sauver une histoire qui, si elle fonctionne bien pour nous mettre dans le même état que ses protagonistes, n'est franchement pas des plus palpitantes.
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