mardi 15 mars 2022

The French Dispatch (2021)

J'attends chaque film de Wes Anderson tel un enfant avant de recevoir ses cadeaux Noël. La dixième oeuvre de sa sublime filmographie ne surpasse toujours pas mon préféré ("The Life Aquatic of Steve Zissou"), mais offre tout de même de bien belles réjouissances. 

L'histoire se déroule dans la ville française et fictive d'Ennui-sur-Blasé où le rédacteur en chef du magazine américain "The French Dispatch", Arthur Howitzer Jr (Bill Murray, impeccable, forcément), meurt d'une crise cardiaque. A sa demande, plus aucun numéro ne sera publié après sa mort si ce n'est un ultime comportant notamment trois articles. Le making-of de ces derniers est présenté à la suite via trois saynètes.

J'aime :

* Le casting. On est à chaque fois servi avec Wes Anderson qui emporte ici une partie de sa fidèle troupe (Bill Murray, Owen Wilson, Tilda Swinton, Frances McDormand, Bob Balaban, Edward Norton, Adrien Brody...) et y intègre quelques nouveaux éléments dont Benicio Del Toro, Timothée Chalamet, Elisabeth Moss et surtout la jeune et épatante Lyna Khoudri.

* Les décors. C'est à Angoulême que le cinéaste a trouvé son "Ennui-sur-Blasé", une charmante ville de vieille France, entre Paris et la province. Le sens du détail est toujours présent.

* La mise en scène. On ne change pas une formule qui gagne (ou agace), avec ces cadrages et mouvements subtilement étudiés, filmant des comédiens au geste juste et millimétré, tous plus expressifs les uns que les autres. Sans oublier un peu d'animation.

* Le scénario. Wes Anderson a déjà offert des films à chapitres mais celui-ci est le plus morcelé. Ce n'est pas un livre mais donc un magazine que l'on feuillette et chaque article est présenté tel un véritable court-métrage tellement les histoires sont diverses et variées. Les deux derniers sont particulièrement réjouissants.

* La bande originale. De nouveau un film sans tubes ou pépites pop-rock, mais un virevoltant Alexandre Desplat à la baguette.

* L'humour. On ne sort pas de l'univers pince-sans-rire et du comique de situation hautement visuel de Wes Anderson.

J'aime pas :

* On peut reprocher que toutes les saynètes ne soient pas de la même durée et que la moins drôle (le peintre prisonnier) soit la plus longuette.

C'est certes un peu un "best of" de son style que nous propose Wes Anderson avec "The French Dispatch", mais c'est surtout un hommage touchant au journalisme et à la France. Doublement merci.

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