lundi 28 mars 2022

House of Gucci (2021)

Je connais un peu le monde de la mode, surtout contemporaine, mais je n'avais jamais rien lu sur la saga Gucci. Une histoire qui valait bien un film ! Et il ne fallait pas moins qu'un réalisateur de poids (Ridley Scott) et un casting glamour pour porter cette oeuvre massive à l'écran.

Le film se concentre sur l'ascension de Maurizio Gucci (Adam Driver, très bien), petit-fils du fondateur de la maison Gucci et potentiel héritier de 50% des parts à la mort de son père. Sa rencontre avec Patrizia Reggiani (Lady Gaga, pas mal) alors qu'il est encore un jeune étudiant en droit pas forcément intéressé par les affaires de sa famille va changer sa vie... jusqu'au pire...

J'aime : 

* Le scénario. Il est complexe, mêlant néanmoins habilement la relation sentimentale de plus en plus mouvementée de Maurizio et Patrizia, ainsi que tout l'aspect business et héritage familial de la maison Gucci. Tout cela est extrêmement fascinant.

* Le casting. A l'image de la marque, c'est du grand luxe. Outre le duo principal, on retrouve ainsi Jeremy Irons, Al Pacino, Salma Hayek, un Jared Leto méconnaissable (mais formidable) ou encore notre Frenchy Camille Cottin.

* Les décors. Tout a été tourné en Italie (même les boutiques de Manhattan !) et c'est tout bonnement magnifique, avec une reconstitution soignée des années 1970 aux années 1990.

* La bande originale. On apprécie les nombreux tubes, notamment disco. 

J'aime pas :

* Les accents. C'est toujours le problème quand une production américaine comprend des personnages étrangers : ou ils parlent un anglais parfait et c'est absurde, ou les acteurs prennent l'accent local et ça peut paraître ridicule. La seconde option a été choisie ici et malgré tous leurs efforts, les interprétations de plusieurs acteurs dont Lady Gaga irritent. Cela donne aussi des performances sans doute trop extravagantes comme celles d'Al Pacino ou encore Jared Leto (qui est pourtant celui qui semble le mieux maîtriser l'accent italien).

* Les ellipses. Il est certes très compliqué de raconter une telle histoire dans un seul film, mais je n'ai pas été marqué par des longueurs et ce sont plus les raccourcis qui m'ont agacé. Il y en a plusieurs, notamment le désintérêt un peu brutal de Maurizio pour Patrizia, mais le plus dommageable pour moi est le revirement d'attitude de Maurizio vis-à-vis de son cousin Paolo, lui aussi radical.

Malgré ses imperfections notables, "House of Gucci" porte une histoire qui nous tient en haleine jusqu'au bout. Et c'est ça qui l'emporte au final. Bien joué signor Scott !

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