lundi 15 juin 2020

L'Armée des ombres (1969)

On poursuit la filmographie de Jean-Pierre Melville avec cette fameuse "Armée des ombres", réalisée juste après "Le Samouraï". J'en attendais beaucoup, je suis un poil déçu.

L'histoire, adaptée du roman de Joseph Kessel du même nom, suit le parcours du résistant Philippe Gerbier (Lino Ventura, excellent) à partir de 1942. Arrêté par la police française, il est interné dans un camp avant d'être transféré à Paris pour être interrogé par la Gestapo. Le résistant parvient à s'enfuir et gagner Marseille où il retrouve les membres de son réseau et peut reprendre ses actions...

J'aime : 

* Le scénario. Via le récit de Joseph Kessel et les éléments apportés par Jean-Pierre Melville, qui a lui aussi été résistant, on assiste presque à un documentaire tellement on sent précision et sincérité. Quelques coups d'éclat certes, mais un réalisme à toute épreuve.

* Le casting. Ultra sobre, Lino Ventura, mélancolique et besogneux à souhait, est formidable, guidant son réseau prestigieux : Simone Signoret, Jean-Pierre Cassel... A noter la présence dans son propre rôle d'André Dewavrin, authentique résistant lui aussi, que le réalisateur avait connu à Londres.

* La mise en scène. Typique de Jean-Pierre Melville, elle est rigide et austère, à l'image de l'atmosphère entière du film, sombre et froide. Pas de chichis, même pour les rares scènes d'action.

J'aime pas :

Le film est long, bien long, l'ambiance glaçante et tendue n'aidant pas à ce que cela passe plus vite.

Malgré un sujet ô combien passionnant et une interprétation magnifique des acteurs, on doit bien avouer qu'on s'ennuie un peu devant cette "Armée des ombres". Ou il faut adorer le style Melville.

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