mercredi 25 mars 2020

The Circus (1928)

Poursuivant mon (re)visionnage des Chaplin, voici "The Circus", encore un bijou, lui aussi entouré d'une histoire rocambolesque.

Notre cher vagabond (Charles Chaplin, génial) est pris pour un pickpocket par la police. En fuite, il se réfugie dans un cirque en pleine représentation. Sa maladresse perturbe les numéros, mais le public réagit si bien que le directeur (Allan Garcia, très bien) décide de l'embaucher. Le nouvel homme à tout faire va alors tomber amoureux de la fille du patron et écuyère (Merna Kennedy, bien), qui lui préfère pourtant le funambule (Harry Crocker, pas mal)...

J'aime : 

* Le scénario. Tous les numéros et éléments du cirque sont passés en revue avec un vagabond en pleine forme qui parvient à semer la zizanie partout où il passe. Sa passion pour l'écuyère est touchante.

* Le casting. Charles Chaplin, toujours au sommet de son art, sait choisir ses comédiens, aussi charismatiques qu'expressifs.

* La mise en scène. Chaque détail compte chez Chaplin et tous les numéros sont réglés comme du papier à musique. De plus, le rythme ne retombe jamais du début à la fin.

* La bande originale. Charles Chaplin en a recomposé une nouvelle en 1967 avant que le film ne revoit le jour.

J'aime pas : 

* Aucun vrai défaut à signaler, j'ai tout aimé !

Film "mineur" de Charles Chaplin, avec un scénario certes moins original que la plupart de ses autres films, "The Circus" reste néanmoins un divertissement muet des plus plaisants, on rit de bout en bout.

dimanche 8 mars 2020

City Lights (1931)

Dans ma poursuite des grands classiques du cinéma à rattraper, il fallait bien que je m'attèle à combler mon retard dans les Chaplin. Ce premier film sonore du maître britannique est une perle.

L'histoire met cette fois en scène le "vagabond" (Charles Chaplin, génial) dans une aventure urbaine au cours de laquelle il rencontre une jolie marchande de fleurs aveugle (Virginia Cherrill, excellente). Son handicap et un quiproquo font qu'elle croit avoir à faire à un homme riche. Après une nouvelle rencontre fortuite, le vagabond va tout mettre en oeuvre pour lui offrir de meilleures conditions de vie alors qu'elle est souffrante et menacée d'expulsion de son logement où elle vit avec sa grand-mère. Cela passera par de multiples petits boulots tout comme une relation tumultueuse avec un millionnaire suicidaire (Harry Myers, bien)...

J'aime : 

* Le scénario. Elaboré durant plusieurs années, Charles Chaplin a intégré au fil rouge plusieurs sketchs issus de courts-métrages (le combat de boxe, le restaurant...) qui apportent beaucoup de rythme et empêchent tout temps mort.

* L'humour. Charles Chaplin est clairement un génie du gag et montre combien le cinéma n'a vraiment pas besoin d'être parlant pour faire hurler de rire. Les séquences drôles s'enchaînent et sont toutes plus ingénieuses les unes que les autres.

* La mise en scène. Quand on voit un film muet, et notamment un Chaplin, on sent qu'aucun détail n'est laissé au hasard, que tout se passe selon une mécanique précise, celle du gag, et le cinéaste excelle.

* Le casting. A l'époque du cinéma muet, il fallait être des plus expressifs et Charles Chaplin a réuni des comédiennes et comédiens qui rendent tous leurs personnages très marquants et saisissants.

J'aime pas : 

* Rien de très particulier, peut-être un scénario qui justement se perd un peu trop dans les multiples histoires parallèles à celle du vagabond et de sa marchande de fleurs.

Pour "City Lights", Charles Chaplin a intégré un peu de son à son muet, mais pour quelques effets seulement. Le reste est classique avec une musique omniprésente qui accompagne l'histoire tel un personnage à part entière. Une bien jolie histoire remplie d'excellents gags.

dimanche 1 mars 2020

Black Panther (2018)

J'ai raté une flopée de films de super-héros ces dernières années, englouti par leur accumulation. Mais, par curiosité, j'ai daigné regardé ce fameux "Black Panther". Beaucoup de bruit pour rien ?

L'histoire est, comme la plupart des Marvel, un peu alambiquée entre succession sur le trône du Wakanda, pays africain qui se fait passer pour pauvre alors que ultra moderne, avec un prince T'Challa (Chadwick Boseman, pas mal) défié par son cousin N'Jadaka (Michael B. Jordan, pas mal aussi). Le tout sur fond de trafic de vibranium, un métal précieux que le Wakanda cache jalousement.

J'aime :

* L'univers. Il était temps en effet de sortir Black Panther du bois, surtout que le super-héros existe depuis bien longtemps lui aussi. L'histoire du Wakanda est bien vue et intéressante.

* Le casting. C'est la crème des acteurs et actrices noirs américains du moment qui ont été embauchés (Chadwick Boseman, Lupita Nyong'o, Danai Gurira, Michael B. Jordan, Daniel Kaluuya...), mais aussi des références (Angela Bassett, Forest Whitaker, Isaac de Bankolé...)  et cela fonctionne. Les rares blancs sont eux aussi très bien choisis, à savoir le sympathique Martin Freeman et le caméléon Andy Serkis.

* Les costumes. C'est un élément que je souligne rarement, mais ceux du film, recherchés, sont très réussis.

J'aime pas :

* Le scénario. Comme la plupart des films Marvel et cie, on essaye de mettre de la complexité et ça se transforme en confusion. Cela part un peu dans tous les sens avec plusieurs histoires dans l'histoire et comme c'est un peu trop long, on finit par s'ennuyer.

* Effets spéciaux. Tout comme les scènes d'action, rien de très innovant...

Pour son premier film, on ne peut pas dire que "Black Panther" ait vraiment été gâté. Malgré un casting inspiré et un univers intéressant, son réalisateur, le peu expérimenté Ryan Coogler, a sérieusement manqué d'ambition et n'a pas vraiment réussi à sortir des clichés.

samedi 22 février 2020

Star Wars Episode IX : The Rise of Skywalker (2019)

Et voilà, on est arrivé à la fin de cette nouvelle trilogie "Star Wars". Si les deux précédents volets avaient parfaitement réussi le test de la relève, ce dernier, avec J. J. Abrams de nouveau aux commandes, avait la pression supplémentaire de clore (?) la saga. Les avis sont divisés, je suis dans le camp positif.

L'histoire se déroule près d'un an après le sacrifice de Luke Skywalker. La Résistance menée par Leia (Carrie Fisher, crédible malgré les images de synthèse) poursuit ses efforts face au Premier Ordre de Kylo Ren (Adam Driver, bien). Ce dernier retrouve l'empereur Palpatine qui met au point une flotte gigantesque afin de détruire une bonne fois pour toute la Résistance et entend lui offrir. En échange, il lui demande de tuer Rey (Daisy Ridley, très bien)...

J'aime : 

* L'univers. Retrouver "Star Wars" et toute sa galaxie, des personnages aux objets, en passant par les différentes planètes et les créatures, c'est toujours un régal. On en est presque ému en voyant cet épisode si on s'imagine que c'est le dernier...

* Le casting. C'est un véritable best of puisque, outre les "nouveaux" Daisy Ridley, John Boyega, Adam Driver ou encore Oscar Isaac, on retrouve aussi les anciens, Carrie Fisher (en synthèse), Mark Hamill, Harrison Ford et, inédit dans cette trilogie, Billy Dee Williams (Lando Calrissian).

* Le scénario. Il a donc fait jaser pour son approche consensuelle, mais, sans dévoiler le dénouement, je dirais que c'était un peu cela que j'attendais en tout cas et on le sentait venir depuis le dernier épisode notamment. On pourra aussi tiquer avec ce côté best of, notamment du côté des personnages, mais c'est aussi une belle façon de clore la saga. Surtout si elle n'a pas de suite !

J'aime pas : 

* Si le côté obscur l'emporte globalement (peu de séquences drôles ou joyeuses) mais logiquement pour un final épique, on est aussi déçu par certaines séquences (en particulier celle concernant Chewbacca totalement tirée par les poils...).

Il n'était assurément pas simple de terminer une saga aussi culte que "Star Wars", mais, pour moi, J. J. Abrams s'en est sorti avec les honneurs. Tous les éléments (bravoure, humour, émotion, tension) sont bien présents et si le film ressemble parfois un peu trop à une collection de clins d'oeil au passé, on prend encore beaucoup de plaisir devant.

dimanche 2 février 2020

Sausage Party (2016)

C'est un film d'animation, signé Conrad Vernon et Greg Tiernan, qui m'intriguait car imaginé par la bande à Seth Rogen. Totalement barré, mais plutôt décevant.

L'histoire met en scène les aliments d'un supermarché américain n'attendant qu'une chose : être achetés par les humains afin de gagner ce qu'ils croient être "le grand au-delà". Mais, en cette veille de fête nationale américaine, un pot de moutarde de retour dans le magasin affirme qu'il s'agit de l'enfer. En passe d'être repris, il préfère le suicide et provoque un joyeux bordel dans le caddie qu'il occupait. Un conflit éclate notamment entre Douche, une poire à lavement vaginal, et le couple Frank (voix Seth Rogen, bien), une saucisse, et Brenda (voix de Kristen Wiig, très bien), un pain à hot-dog. Désormais hors du caddie, ces deux derniers vont devoir retrouver le chemin vers leur rayon tandis que Douche veut leur faire la peau, les jugeant responsables de son éjection à lui aussi...

J'aime : 

* Le casting. On retrouve derrière ces personnages alimentaires quasiment tous les principaux acteurs de "This is the end", la bande à Seth Rogen : ce dernier, mais aussi Jonah Hill, James Franco, Michael Cera, Danny McBride, Paul Rudd... mais aussi des voix de prestige : Edward Norton, Salma Hayek, Kristen Wiig... Bref, du lourd qui s'amuse bien.

* L'univers. C'est plutôt original d'avoir pris des aliments pour les animer et les interactions entre eux sont bien trouvées. 

* Les graphismes. C'est pas du Pixar non plus, mais l'animation, même pour un "petit" film, ne souffre pas de réels défauts.

* Le message. L'apologie des drogues, attendue, on s'en passera, mais les attaques contre la société de consommation et la religion, bien que loin d'être subtiles, font mouche.

* L'humour. C'est évidemment bien gras et salé, très allusif jusqu'à l'extravagante scène finale qui laisse bouche bée, mais c'est globalement assez rigolo.


J'aime pas : 

Le scénario. La bande-annonce laissait penser à une aventure d'aliments essayant d'échapper aux griffes humaines dans une maison. Or, point du tout donc, la majeure partie du film se situant dans le supermarché et nos héros tentant autant de savoir la vérité sur les humains que d'échapper à Douche. C'est longuet et moins emballant.

Si j'ai mis bien plus de points positifs que négatifs, j'ai tout de même été assez déçu par "Sausage Party", principalement par son scénario qui finit par tourner en rond et être assez ennuyeux. Dommage car, vu la galerie de joyeux lurons, il y avait beaucoup de potentiel !

dimanche 26 janvier 2020

Zombieland (2009)

J'ai toujours eu envie de voir ce premier film de Ruben Fleischer, notamment pour la présence de Bill Murray. C'est chose faite, tardivement, et cela fait plaisir !

L'histoire est celle d'un monde qui a été envahi par les zombies à la suite d'un virus. Aux Etats-Unis, il reste quelques survivants dont un jeune étudiant (Jesse Eisenberg, toujours très bien dans ce rôle d'éternel angoissé maladroit, héritier de Woody Allen) qui rencontre un gros bras sympa mais un peu brutal (Woody Harrelson, top). Les deux se font appeler par le nom de leur destination, pour éviter l'intimité : le premier sera Colombus et le second Tallahassee. En route, ils se font piéger par deux jeunes femmes intrépides avec elles aussi des surnoms de villes : Wichita (Emma Stone, sympa) et Little Rock (Abigail Breslin, pas mal). La course-poursuite peut commencer...

J'aime : 

* L'ambiance. Etant en plein dans la série "The Walking Dead", cela m'a fait drôle de voir un film qui se déroule exactement dans les mêmes conditions apocalyptiques avec des zombies aux mêmes caractéristiques (et même façon d'en réchapper et de lutter contre). Et c'était d'autant plus sympa que "Zombieland", lui, est comique et moins pesant que la série !

* Le casting. Nous avons presque à faire à un huis-clos puisque les quatre acteurs principaux du film sont les seuls personnages vivants (si on excepte Bill Murray, qui est entre les deux...). Et, chacun avec son tempérament assez différent, se complète. Petit bémol pour Abigail Breslin, qui est moins mise en valeur aussi. Et puis quel bonheur donc de retrouver Bill Murray dans son propre rôle pour une séquence aussi absurde que drôle, au dénouement inattendu.

* Les décors. Ils n'ont rien d'exceptionnel en soi, mais je salue, comme pour "The Walking Dead", cette capacité à montrer un monde à l'atmosphère à la fois très banale et totalement surréaliste, car abandonné de ses habitants "vivants".


J'aime pas : 

Le scénario. Si l'ambiance, les relations entre les personnages et les différents rebondissements font du film un très bon divertissement, il pêche en revanche par son absence d'objectifs clairs du point de vue de l'histoire, comme pour "The Walking Dead", décidément. Chaque personnage poursuit plus ou moins un but, mais qui se dilue à un moment donné quand ils sont tous réunis.

Pas long du tout, "Zombieland" nous emmène sur un rythme effréné dans une drôle d'aventure au pays des zombies avec des personnages sympas et charismatiques. On prend beaucoup de plaisir, mais dommage que l'histoire ne soit pas plus solide quant à son dénouement.

dimanche 12 janvier 2020

Aladdin (1993)

Ma revisite de classiques implique également des films d'animation. Je n'ai pas résisté à revoir l'excellent "Aladdin" de mon enfance, signé John Musker et Ron Clements.

L'histoire est celle d'Aladdin, voleur des rues d'Agrabah, recruté par l'ignoble Jafar, vizir du sultan, pour aller chercher pour lui une lampe magique cachée dans la Caverne aux merveilles. Mais, au lieu de lui donner, le jeune homme l'emporte avec lui, rencontrant par la suite le génie (voix de Robin Williams, excellent) qui l'habite. Parmi ses trois voeux, Aladdin souhaite devenir un prince afin de pouvoir conquérir la belle Jasmine, fille du sultan...

J'aime : 

* L'humour. On rit toujours chez Disney évidemment, mais celui-ci regorge de séquences marrantes et surtout de personnages très drôles à l'image du singe Abu ou du perroquet Iago. Sans oublier le génie évidemment.

* Les personnages. Ils sont tous très réussis, comme ceux cités plus haut, mais on n'oubliera pas une Jasmine, princesse mais qui a du tempérament et ne se laisse pas faire, ou encore même le tapis volant, personnage muet mais très expressif.

* Les chansons. Ce ne sont pas toujours mes scènes préférées des dessins animés, mais ici, tous les morceaux du film, signés Alan Menken, compositeur maison, sont excellents et on s'en souvient encore des années après dans toutes les langues comme l'incontournable "A Whole new world", "Prince Ali", "Friend like me" ou encore "Arabian Nights".

* Le doublage. C'était encore une époque où des comédiens et chanteurs "inconnus" assuraient le doublage des dessins animés, et on sent une qualité supérieure. Une seule star figure au casting : Robin Williams. Mais c'était aussi un vrai pro et il brille.

* Le scénario. Il est mené tambour battant et on ne s'ennuie vraiment jamais de bout en bout.


J'aime pas : 

* Les graphismes. D'accord, il commence à sérieusement dater et on ne peut le comparer aux oeuvres animées actuelles, mais au revisionnage, j'ai trouvé les décors parfois un peu "simples", peu détaillés et statiques.

"Aladdin" fait assurément partie de mes dessins animés Disney préférés. C'est devenu un classique car réussi à quasiment tous les niveaux. On le revoit toujours avec beaucoup de plaisir et d'enchantement.