Une fois ma séance de rattrapage effectuée avec "Blade Runner" de Ridley Scott, j'ai enfin pu assister à la suite, signée Denis Villeneuve. J'étais confiant et suis plutôt satisfait du résultat.
L'histoire se situe 30 ans après celle du premier film (d'où le 2049). K (Ryan Gosling, bien) est un Blade Runner, lui aussi replicant. Alors qu'il élimine un autre replicant rebelle caché dans une ferme, il y découvre une boîte enterrée dans laquelle se trouve le corps d'un replicant féminin. Celle-ci a succombé à une césarienne, ce qui signifie qu'elle aurait donné la vie, un phénomène impensable jusque-là, puisqu'il s'agit d'androïdes. Joshi (Robin Wright, bien aussi), chef de K, lui demande alors d'enquêter pour retrouver l'enfant qu'elle aurait mis au monde. Mais Niander Wallace (Jared Leto, correct), qui a repris la Tyrell Corporation, veut lui aussi mettre la main dessus...
J'aime :
* Le scénario. C'est une des grandes forces du film, qui en fait une suite particulièrement réussie. L'enquête de K est, dès l'entame, passionnante et remplie de chausse-trappes. Tout est bien ficelé, sans trop d'action, comme le premier, jusqu'au dénouement.
* Le casting. Dans un rôle d'exécutant mutique et talentueux, un peu comme dans "Drive", Ryan Gosling s'en sort très bien et on a affaire à des actrices et acteurs solides (je suis toujours pas fan de Jared Leto, mais bon). Le retour d'Harrison Ford est la cerise sur le gâteau, même s'il débarque bien tard et que son apparition ne correspond pas forcément au meilleur moment du film.
* Les décors. Denis Villeneuve a troqué l'atmosphère pluvieuse et poisseuse du premier opus pour des décors beiges et secs la plupart du temps, notamment dans les séquences de début et de fin (Las Vegas sous la tempête de sable). Cela me plaît moins, mais reste bien fait, tout comme les effets spéciaux.
* La bande originale. Cosignée par Hans Zimmer, elle s'inspire de celle de Vangelis dans le ton, comme s'insérant dans les décors de manière sinueuse et sombre.
J'aime pas :
* Les longueurs. On est certes prévenu, mais il y a quand même un sacré paquet de séquences pas vraiment utiles, comme la romance entre K et sa compagne virtuelle qui apporte peu sinon quelques scènes de vie du futur. Mais est-ce l'objet du film ?
Jamais facile d'offrir une suite à un film culte. Denis Villeneuve s'en sort avec les honneurs, maîtrisant très bien les codes de la science-fiction avec une vraie personnalité et beaucoup de respect de l'oeuvre originale. Bravo.
samedi 18 novembre 2017
jeudi 9 novembre 2017
Blade Runner (1982)
Avant d'assister à la suite de "Blade Runner", je me suis offert une séance de rattrapage avec le premier et mythique opus signé Ridley Scott. J'en avais un meilleur souvenir.
Adaptée librement d'un roman de Philip K. Dick, l'histoire raconte la traque, dans le Los Angeles de 2019, de l'ancien "Blade Runner" Rick Deckard (Harrison Ford, très bien mais un peu étrange) afin d'éliminer six "replicants" (des androïdes à apparence humaine) rebelles revenus sur Terre alors qu'ils y ont été bannis. Le but de ces dangereux replicants, menés par Roy Batty (Rutger Hauer, bien) : obtenir de leur créateur, la Tyrell Corporation, un allongement de leur durée de vie, limitée à quatre ans.
J'aime :
* L'atmosphère. Ce Los Angeles futuriste est sale, poisseux, pluvieux, sombre, à peine éclairé par des néons et des écrans de publicité gigantesques. Et c'est ainsi tout au long du film, ce qui en fait l'une de ses puissantes caractéristiques.
* Les décors et costumes. Combinés avec l'atmosphère, ils sont extrêmement soignés et étudiés. Malgré l'âge, ils restent magnifiques.
* Le casting. Evidemment, on pense à Harrison Ford, mais je ne sais pas si c'est lui ou son personnage, mais je trouve qu'il n'est pas complètement dedans. Un rôle plus atypique qu'on ne le croit pour lui, mais difficile à saisir. Ainsi, je trouve les seconds rôles peut-être plus marquants, comme Sean Young, Daryl Hannah ou encore William Sanderson.
* Le scénario. Je n'ai pas lu le livre original de Philip K. Dick, mais il aurait pris pas mal de libertés. Toujours est-il que l'histoire est prenante même si plus intéressante dans ses à-côtés (replicant or not replicant ?) que dans son fil rouge proprement dit.
* La bande originale. Aussi culte que le film, la musique de Vangelis, spatiale et mystérieuse, se marie parfaitement avec l'ambiance.
J'aime pas :
* Je ne sais pas si j'ai vu le montage voulu par Ridley Scott ou non, mais on note tout de même des longueurs, le scénario prenant son temps alors que la résolution de la traque est finalement assez simple, ce qui est un peu dommage.
Ces derniers points "négatifs" ont légèrement estompé l'excellent souvenir que j'avais de "Blade Runner", mais le film reste incontestablement un chef-d'oeuvre de science-fiction au cinéma, notamment pour tout ce qu'il offre visuellement. Du grand art.
Adaptée librement d'un roman de Philip K. Dick, l'histoire raconte la traque, dans le Los Angeles de 2019, de l'ancien "Blade Runner" Rick Deckard (Harrison Ford, très bien mais un peu étrange) afin d'éliminer six "replicants" (des androïdes à apparence humaine) rebelles revenus sur Terre alors qu'ils y ont été bannis. Le but de ces dangereux replicants, menés par Roy Batty (Rutger Hauer, bien) : obtenir de leur créateur, la Tyrell Corporation, un allongement de leur durée de vie, limitée à quatre ans.
J'aime :
* L'atmosphère. Ce Los Angeles futuriste est sale, poisseux, pluvieux, sombre, à peine éclairé par des néons et des écrans de publicité gigantesques. Et c'est ainsi tout au long du film, ce qui en fait l'une de ses puissantes caractéristiques.
* Les décors et costumes. Combinés avec l'atmosphère, ils sont extrêmement soignés et étudiés. Malgré l'âge, ils restent magnifiques.
* Le casting. Evidemment, on pense à Harrison Ford, mais je ne sais pas si c'est lui ou son personnage, mais je trouve qu'il n'est pas complètement dedans. Un rôle plus atypique qu'on ne le croit pour lui, mais difficile à saisir. Ainsi, je trouve les seconds rôles peut-être plus marquants, comme Sean Young, Daryl Hannah ou encore William Sanderson.
* Le scénario. Je n'ai pas lu le livre original de Philip K. Dick, mais il aurait pris pas mal de libertés. Toujours est-il que l'histoire est prenante même si plus intéressante dans ses à-côtés (replicant or not replicant ?) que dans son fil rouge proprement dit.
* La bande originale. Aussi culte que le film, la musique de Vangelis, spatiale et mystérieuse, se marie parfaitement avec l'ambiance.
J'aime pas :
* Je ne sais pas si j'ai vu le montage voulu par Ridley Scott ou non, mais on note tout de même des longueurs, le scénario prenant son temps alors que la résolution de la traque est finalement assez simple, ce qui est un peu dommage.
Ces derniers points "négatifs" ont légèrement estompé l'excellent souvenir que j'avais de "Blade Runner", mais le film reste incontestablement un chef-d'oeuvre de science-fiction au cinéma, notamment pour tout ce qu'il offre visuellement. Du grand art.
lundi 23 octobre 2017
La Classe américaine : le grand détournement (1993)
"Flim" culte et d'autant plus qu'il n'est visible que sur Internet ou chez quelques malins qui avaient pris la peine d'enregistrer son unique diffusion sur Canal + sur une VHS, "La Classe américaine" et ses répliques entendues partout sont enfin arrivées à portée de mes yeux. Et je n'en suis pas déçu.
A partir des archives de vieux films du catalogue de Warner Bros mélangées, remontées et redoublées, Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette ont réalisé un film structuré à la façon de "Citizen Kane" d'Orson Welles (même si ce dernier montre son mécontentement au cours de l'oeuvre), à travers des flash-back. L'histoire montre ainsi l'enquête de trois journalistes, Dave (Paul Newman), Peter (Dustin Hoffman) et Steven (Robert Redford), sur la mort de George Abitbol (John Wayne), l'homme le plus classe du monde. Ou plutôt sur ses dernières paroles : "Monde de merde"...
J'aime :
* Le concept. Le doublage détourné d'achives a sans doute déjà existé avant et on l'a ensuite vu repris ensuite, en France notamment avec l'hilarant "Message à caractère informatif" et les films d'entreprise. Mais il fonctionne à tous les coups quand c'est bien fait, comme ici.
* Les dialogues. Evidemment, c'est ce qui prime dans "La Classe américaine". Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette en ont concocté de nouveaux complètement absurdes et d'autant plus drôles car récités par d'énormes stars du cinéma américain.
* Le montage. Il y a les dialogues, mais aussi un boulot d'autant plus gigantesque de montage de tous ces films qui sont parfois bien différents. Cela donne lieu à des nombreuses scènes hilarantes, mention spéciale à celles de conduite de Paul Newman.
* Le doublage. Le fait d'avoir utilisé vraisemblablement les véritables doubleurs des acteurs du film ajoute à la drôlerie et à la rigueur des concepteurs qui ne se sont pas non plus laissés aller à les doubler avec des voix complètement différentes.
* Le casting. Alors les acteurs n'ont sans doute pas demandé à se retrouver là-dedans, mais leur renommée donne d'autant plus d'intérêt, ainsi que les films choisis, pour la plupart très connus.
* Le scénario. En voulant rendre hommage à "Citizen Kane", le duo de réalisateurs n'a pas forcément été au plus simple - même si cela leur a permis d'utiliser plus facilement les flash-back. Mais l'histoire a au moins le mérite d'être riche et remplie de rebondissements...
J'aime pas :
* Malgré sa courte durée (1h15), le film, principalement basé sur des dialogues, connaît malheureusement des longueurs, notamment dans sa deuxième partie.
"La Classe américaine" est donc culte pour plusieurs raisons : il est drôle et original bien évidemment, mais aussi unique et "rare", ce qui ajoute à son côté "ovni". Sachant que ce type d'oeuvre est quasiment infaisable de nouveau (sauf éventuellement sur Internet), il ne me reste plus qu'à le savourer encore et encore de temps à autre...
A partir des archives de vieux films du catalogue de Warner Bros mélangées, remontées et redoublées, Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette ont réalisé un film structuré à la façon de "Citizen Kane" d'Orson Welles (même si ce dernier montre son mécontentement au cours de l'oeuvre), à travers des flash-back. L'histoire montre ainsi l'enquête de trois journalistes, Dave (Paul Newman), Peter (Dustin Hoffman) et Steven (Robert Redford), sur la mort de George Abitbol (John Wayne), l'homme le plus classe du monde. Ou plutôt sur ses dernières paroles : "Monde de merde"...
J'aime :
* Le concept. Le doublage détourné d'achives a sans doute déjà existé avant et on l'a ensuite vu repris ensuite, en France notamment avec l'hilarant "Message à caractère informatif" et les films d'entreprise. Mais il fonctionne à tous les coups quand c'est bien fait, comme ici.
* Les dialogues. Evidemment, c'est ce qui prime dans "La Classe américaine". Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette en ont concocté de nouveaux complètement absurdes et d'autant plus drôles car récités par d'énormes stars du cinéma américain.
* Le montage. Il y a les dialogues, mais aussi un boulot d'autant plus gigantesque de montage de tous ces films qui sont parfois bien différents. Cela donne lieu à des nombreuses scènes hilarantes, mention spéciale à celles de conduite de Paul Newman.
* Le doublage. Le fait d'avoir utilisé vraisemblablement les véritables doubleurs des acteurs du film ajoute à la drôlerie et à la rigueur des concepteurs qui ne se sont pas non plus laissés aller à les doubler avec des voix complètement différentes.
* Le casting. Alors les acteurs n'ont sans doute pas demandé à se retrouver là-dedans, mais leur renommée donne d'autant plus d'intérêt, ainsi que les films choisis, pour la plupart très connus.
* Le scénario. En voulant rendre hommage à "Citizen Kane", le duo de réalisateurs n'a pas forcément été au plus simple - même si cela leur a permis d'utiliser plus facilement les flash-back. Mais l'histoire a au moins le mérite d'être riche et remplie de rebondissements...
J'aime pas :
* Malgré sa courte durée (1h15), le film, principalement basé sur des dialogues, connaît malheureusement des longueurs, notamment dans sa deuxième partie.
"La Classe américaine" est donc culte pour plusieurs raisons : il est drôle et original bien évidemment, mais aussi unique et "rare", ce qui ajoute à son côté "ovni". Sachant que ce type d'oeuvre est quasiment infaisable de nouveau (sauf éventuellement sur Internet), il ne me reste plus qu'à le savourer encore et encore de temps à autre...
samedi 23 septembre 2017
Policia Federal - A lei é para todos (2017)
Il était osé de sortir un film basé sur l'opération Lava Jato, qui secoue la politique brésilienne depuis deux ans, alors qu'elle est loin d'être close, mais Marcelo Antunez l'a fait. Pour un résultat mitigé.
L'histoire, qui s'arrête en mars 2016 avec le premier interrogatoire de l'ex-président Lula (Ary Fontoura, bien) - mais il y aura une suite, entend montrer comment la plus grande opération sans aucun doute de l'histoire de la police fédérale brésilienne a débuté. Nous suivons donc une équipe de l'agence, constituée et dirigée par Ivan (Antonio Calloni, très bien), qui, à partir du démantèlement d'un petit réseau de trafic de drogue et de blanchiment d'argent dans le sud du Brésil va voir son enquête peu à peu déboucher dans les plus hautes sphères du pouvoir, atteignant l'entreprise pétrolière d'Etat Petrobras et des hommes politiques et entrepreneurs haut placés...
J'aime :
* Le scénario. Et surtout les deux premiers tiers du film environ, lorsque l'on suit de l'intérieur comment est née l'opération Lava Jato et surtout comment elle a abouti au retentissement qu'elle connaît encore actuellement. Cela rafraîchit la mémoire et est intéressant, la Police fédérale ayant contribué au film.
* Le casting. Je connais seulement de visage quelques-uns des acteurs, mais disons que l'ensemble joue juste, on évite la novela de manière générale.
J'aime pas :
* Le parti pris. En se concentrant quasiment que sur les policiers fédéraux, le film en devient unilatéral et bien trop manichéen. Tous les policiers sont des héros et tous les hommes politiques et grands patrons sont des pourris, et ce depuis 1500. Par ailleurs, parmi les partis mouillés, seul le PT en prend pour son grade, les autres sont à peine cités. Ce point de vue sans nuance dérange.
* La fin. Le film se concentre sur le premier interrogatoire de Lula, une séquence à charge et bien trop longue.
* La date de sortie. C'est finalement le premier problème. L'opération Lava Jato est encore en cours et est loin d'avoir terminé son travail. Quel intérêt, en dehors de l'opportunisme financier et d'un contexte politique et social bouillant, de réaliser un film sur le sujet quasiment sans aucun recul ?
Quand tout cela sera terminé et analysé - on en est loin, une série (mieux, un documentaire) sur l'opération Lava Jato, plutôt qu'un ou plusieurs films, sera bienvenue car c'est un scénario rêvé, à la "House of Cards". Sans être complètement raté, mais trop simpliste et démagogique, "Policia Federal - A lei é para todos" s'est précipité et, en dehors d'un succès de billetterie, ne risque pas de glaner autre chose.
L'histoire, qui s'arrête en mars 2016 avec le premier interrogatoire de l'ex-président Lula (Ary Fontoura, bien) - mais il y aura une suite, entend montrer comment la plus grande opération sans aucun doute de l'histoire de la police fédérale brésilienne a débuté. Nous suivons donc une équipe de l'agence, constituée et dirigée par Ivan (Antonio Calloni, très bien), qui, à partir du démantèlement d'un petit réseau de trafic de drogue et de blanchiment d'argent dans le sud du Brésil va voir son enquête peu à peu déboucher dans les plus hautes sphères du pouvoir, atteignant l'entreprise pétrolière d'Etat Petrobras et des hommes politiques et entrepreneurs haut placés...
J'aime :
* Le scénario. Et surtout les deux premiers tiers du film environ, lorsque l'on suit de l'intérieur comment est née l'opération Lava Jato et surtout comment elle a abouti au retentissement qu'elle connaît encore actuellement. Cela rafraîchit la mémoire et est intéressant, la Police fédérale ayant contribué au film.
* Le casting. Je connais seulement de visage quelques-uns des acteurs, mais disons que l'ensemble joue juste, on évite la novela de manière générale.
J'aime pas :
* Le parti pris. En se concentrant quasiment que sur les policiers fédéraux, le film en devient unilatéral et bien trop manichéen. Tous les policiers sont des héros et tous les hommes politiques et grands patrons sont des pourris, et ce depuis 1500. Par ailleurs, parmi les partis mouillés, seul le PT en prend pour son grade, les autres sont à peine cités. Ce point de vue sans nuance dérange.
* La fin. Le film se concentre sur le premier interrogatoire de Lula, une séquence à charge et bien trop longue.
* La date de sortie. C'est finalement le premier problème. L'opération Lava Jato est encore en cours et est loin d'avoir terminé son travail. Quel intérêt, en dehors de l'opportunisme financier et d'un contexte politique et social bouillant, de réaliser un film sur le sujet quasiment sans aucun recul ?
Quand tout cela sera terminé et analysé - on en est loin, une série (mieux, un documentaire) sur l'opération Lava Jato, plutôt qu'un ou plusieurs films, sera bienvenue car c'est un scénario rêvé, à la "House of Cards". Sans être complètement raté, mais trop simpliste et démagogique, "Policia Federal - A lei é para todos" s'est précipité et, en dehors d'un succès de billetterie, ne risque pas de glaner autre chose.
mercredi 6 septembre 2017
The Hitman's bodyguard (2017)
Comédie d'action typique de l'été avec un réalisateur inconnu - l'Australien Patrick Hugues - et un casting de choc. Souvent ça casse, parfois ça passe, comme ici.
L'histoire débute en Angleterre où Michael Bryce (Ryan Reynolds, bien), garde du corps renommé, voit sa carrière plonger après la mort d'un client important. Mais c'est à lui que va penser Amélia Roussel (Elodie Yung, pas mal), son ex et agent française d'Interpol, pour escorter le dangereux tueur à gage Darius Kincaid (Samuel L. Jackson, très bien) jusqu'aux Pays-Bas pour qu'il témoigne devant la Cour pénale internationale des crimes du dictateur biélorusse Vladislav Dukhovich (Gary Oldman, cabotin). Un voyage très mouvementé puisque le duo est poursuivi par les sbires du tyran...
J'aime :
* Le casting. On va dire qu'il y a du bon et du moins bon, mais heureusement, c'est le bon qui est le plus présent avec le duo Ryan Reynolds-Samuel L. Jackson en mode chien et chat qui fonctionne parfaitement. En revanche, Gary Oldman et surtout Salma Hayek, qui joue la femme de Samuel L. Jackson, sont affreusement caricaturaux.
* L'action. Patrick Hugues a quelques cordes à son arc de ce côté-là et fait preuve de beaucoup de professionnalisme, c'est particulièrement musclé. La mise en scène est également inventive sur certaines séquences, apportant notamment de la comédie dans les bagarres, ce qui donne un peu de légèreté au tout.
* L'humour. C'est un buddy movie donc on se doit avant tout de rigoler. Et cela marche plutôt bien, principalement grâce aux personnages, avec cette canaille de Samuel L. Jackson en roue libre, mais jamais cabotin, et Ryan Reynolds à ses côtés avec sa tête de chien battu.
J'aime pas :
* Le scénario. Même si l'histoire se déroule entre l'Angleterre et les Pays-Bas (mais tournée en Europe de l'Est...), avec cette incohérence de personnages nord-américains se retrouvant par là, elle n'a rien de très original... le road trip policier (ici garde du corps)-criminel, on l'a vu mille fois.
On pouvait craindre le pire avec cette comédie d'action américano-internationale tournée en Europe (ça fait cheap), avec des acteurs de poids mais sans doute venus surtout chercher un chèque dans un scénario déjà vu, mais le film, fort divertissant, est sauvé par sa bonne ambiance, son humour et sa mise en scène réussie.
L'histoire débute en Angleterre où Michael Bryce (Ryan Reynolds, bien), garde du corps renommé, voit sa carrière plonger après la mort d'un client important. Mais c'est à lui que va penser Amélia Roussel (Elodie Yung, pas mal), son ex et agent française d'Interpol, pour escorter le dangereux tueur à gage Darius Kincaid (Samuel L. Jackson, très bien) jusqu'aux Pays-Bas pour qu'il témoigne devant la Cour pénale internationale des crimes du dictateur biélorusse Vladislav Dukhovich (Gary Oldman, cabotin). Un voyage très mouvementé puisque le duo est poursuivi par les sbires du tyran...
J'aime :
* Le casting. On va dire qu'il y a du bon et du moins bon, mais heureusement, c'est le bon qui est le plus présent avec le duo Ryan Reynolds-Samuel L. Jackson en mode chien et chat qui fonctionne parfaitement. En revanche, Gary Oldman et surtout Salma Hayek, qui joue la femme de Samuel L. Jackson, sont affreusement caricaturaux.
* L'action. Patrick Hugues a quelques cordes à son arc de ce côté-là et fait preuve de beaucoup de professionnalisme, c'est particulièrement musclé. La mise en scène est également inventive sur certaines séquences, apportant notamment de la comédie dans les bagarres, ce qui donne un peu de légèreté au tout.
* L'humour. C'est un buddy movie donc on se doit avant tout de rigoler. Et cela marche plutôt bien, principalement grâce aux personnages, avec cette canaille de Samuel L. Jackson en roue libre, mais jamais cabotin, et Ryan Reynolds à ses côtés avec sa tête de chien battu.
J'aime pas :
* Le scénario. Même si l'histoire se déroule entre l'Angleterre et les Pays-Bas (mais tournée en Europe de l'Est...), avec cette incohérence de personnages nord-américains se retrouvant par là, elle n'a rien de très original... le road trip policier (ici garde du corps)-criminel, on l'a vu mille fois.
On pouvait craindre le pire avec cette comédie d'action américano-internationale tournée en Europe (ça fait cheap), avec des acteurs de poids mais sans doute venus surtout chercher un chèque dans un scénario déjà vu, mais le film, fort divertissant, est sauvé par sa bonne ambiance, son humour et sa mise en scène réussie.
lundi 31 juillet 2017
Dunkirk (2017)
Passionné d'histoire et amateur de films de guerre, je ne pouvais pas rater le premier essai de Christopher Nolan dans le genre, sur un épisode de la Seconde Guerre Mondiale peu abordé jusqu'ici.
Cet épisode, c'est la "débâcle" de Dunkerque, en mai 1940, lorsque les troupes alliées se retrouvent encerclées dans la ville du nord de la France par les forces allemandes. Le Royaume-Uni met en place l'opération Dynamo pour rapatrier ses centaines de milliers d'hommes outre-Manche. L'histoire est racontée à travers trois groupes de personnages et trois espaces-temps : une semaine sur la plage de Dunkerque avec notamment Tommy (Fionn Whitehead, excellent), un soldat britannique qui tente de s'infiltrer sur un navire de secours à l'aide d'un déserteur français, une journée à bord de l'un des nombreux bateaux de plaisance britanniques réquisitionnés pour secourir les soldats et une heure dans les airs, avec l'escadron britannique mené par le pilote Farrier (Tom Hardy, bien).
J'aime :
* Le scénario. Il est passionnant même s'il a généré des polémiques par son manque d'exhaustivité, mais c'est une fiction et non un documentaire. Ensuite, l'idée de montrer l'événement à travers trois points de vue différents (air, terre et mer) est très bien trouvé.
* La bande son. Elle est ici particulièrement importante car il y a au final peu de dialogues, beaucoup de silence et le seul bruit de la mer et des balles... Avec la musique de Hans Zimmer par-dessus, l'atmosphère est angoissante à souhait, mais excellemment retranscrite.
* Les décors. Tourné entre la France, l'Angleterre et les Pays-Bas, "Dunkerque" met à l'honneur les paysages maritimes de la Manche (et un peu au-dessus du coup). Christopher Nolan a cependant un peu triché en ajoutant le mauvais temps pour renforcer la dramaturgie alors que, dans les faits réels, il faisait beau.
* Le casting. Christopher Nolan n'a pas fait dans la surenchère de stars et c'est pour le mieux avec notamment de jeunes acteurs britanniques prometteurs à l'image de Fionn Whitehead.
J'aime pas :
* La structure. Si le scénario en trois espaces-temps est donc une bonne idée, je me suis retrouvé parfois un peu perdu car, n'étant pas sur la même durée, on se retrouve par moment face à des flashbacks qu'il faut bien assimiler.
Oeuvre finalement assez dépouillée pour un film de guerre - on ne voit quasiment jamais l'ennemi, "Dunkerque" reste une intéressante reconstitution de l'opération Dynamo à travers plusieurs petites histoires et sans aucun patriotisme pompier. Well done Christopher Nolan.
Cet épisode, c'est la "débâcle" de Dunkerque, en mai 1940, lorsque les troupes alliées se retrouvent encerclées dans la ville du nord de la France par les forces allemandes. Le Royaume-Uni met en place l'opération Dynamo pour rapatrier ses centaines de milliers d'hommes outre-Manche. L'histoire est racontée à travers trois groupes de personnages et trois espaces-temps : une semaine sur la plage de Dunkerque avec notamment Tommy (Fionn Whitehead, excellent), un soldat britannique qui tente de s'infiltrer sur un navire de secours à l'aide d'un déserteur français, une journée à bord de l'un des nombreux bateaux de plaisance britanniques réquisitionnés pour secourir les soldats et une heure dans les airs, avec l'escadron britannique mené par le pilote Farrier (Tom Hardy, bien).
J'aime :
* Le scénario. Il est passionnant même s'il a généré des polémiques par son manque d'exhaustivité, mais c'est une fiction et non un documentaire. Ensuite, l'idée de montrer l'événement à travers trois points de vue différents (air, terre et mer) est très bien trouvé.
* La bande son. Elle est ici particulièrement importante car il y a au final peu de dialogues, beaucoup de silence et le seul bruit de la mer et des balles... Avec la musique de Hans Zimmer par-dessus, l'atmosphère est angoissante à souhait, mais excellemment retranscrite.
* Les décors. Tourné entre la France, l'Angleterre et les Pays-Bas, "Dunkerque" met à l'honneur les paysages maritimes de la Manche (et un peu au-dessus du coup). Christopher Nolan a cependant un peu triché en ajoutant le mauvais temps pour renforcer la dramaturgie alors que, dans les faits réels, il faisait beau.
* Le casting. Christopher Nolan n'a pas fait dans la surenchère de stars et c'est pour le mieux avec notamment de jeunes acteurs britanniques prometteurs à l'image de Fionn Whitehead.
J'aime pas :
* La structure. Si le scénario en trois espaces-temps est donc une bonne idée, je me suis retrouvé parfois un peu perdu car, n'étant pas sur la même durée, on se retrouve par moment face à des flashbacks qu'il faut bien assimiler.
Oeuvre finalement assez dépouillée pour un film de guerre - on ne voit quasiment jamais l'ennemi, "Dunkerque" reste une intéressante reconstitution de l'opération Dynamo à travers plusieurs petites histoires et sans aucun patriotisme pompier. Well done Christopher Nolan.
jeudi 20 juillet 2017
The Founder (2016)
L'histoire de la fondation et success story de McDonald's n'avait jamais été racontée en film. La voici et elle est fascinante !
Au milieu des années 1950, Ray Kroc (Michael Keaton, excellent) peine à vendre ses machines à milk-shakes à travers les Etats-Unis. Mais un jour, une importante commande surgit en provenance de San Bernardino (Californie). Elle provient du restaurant des frères McDonald, créateurs d'un nouveau concept de restauration rapide dont le succès local est fulgurant. Enthousiasmé par ce modèle révolutionnaire, Ray Kroc tente de les convaincre de le franchiser, persuadé que le succès pourrait se répandre à travers le pays. D'abord réticents, les deux frères finissent par accepter en émettant des conditions très strictes dont l'entrepreneur va peu à peu s'émanciper...
J'aime :
* Le scénario. Particulièrement fidèle, il déroule donc une histoire finalement méconnue et pourtant fort intéressante, réhabilitant la mémoire des frères McDonald's qu'on pourrait avoir tendance à comparer au diable de la malbouffe puisqu'ils ont tout de même laissé leur nom à la chaîne de restauration rapide.
* Le casting. Poursuivant sa récente renaissance, Michael Keaton, toujours mi-sympathique mi-inquiétant, incarne très bien l'audacieux et opportuniste Ray Kroc, qui ne partait pas forcément avec un mauvais fond, mais qui a ensuite marché sur les consignes imposées par ses deux patrons (avec raison si on ne considère que l'aspect financier et commercial). Le reste du casting est solide, avec des habitués des seconds rôles (Nick Offerman, John Carroll Lynch, Laura Dern...). Petite réserve sur Linda Cardellini en blonde, cela ne lui va pas du tout.
* La reconstitution. Même s'ils font un peu trop "propres" dans les scènes d'extérieur de restaurants avec les clients, les décors des années 1950 sont néanmoins impeccables.
J'aime pas :
* Le ton. Au final, le concept des frères McDonald's est mis en valeur et salué sans une once de critique. Le scénario privilégie la belle histoire entrepreneuriale - et il y a de quoi être admiratif, sans jamais remettre en cause ce modèle qui fera se répandre la malbouffe à travers le monde. Et on ne finit que par avoir de la peine pour les frères McDonald's devant les coups fourrés posés par Ray Kroc.
Très (trop ?) académique, "The Founder" reste néanmoins un excellent récit de la naissance du géant des fast-food, dressant un portrait suffisamment nuancé et critique de Ray Kroc, l'homme qui a permis au concept des frères McDonald's de devenir un empire mondial. Mais pour la remise en question de ce modèle, on repassera.
Au milieu des années 1950, Ray Kroc (Michael Keaton, excellent) peine à vendre ses machines à milk-shakes à travers les Etats-Unis. Mais un jour, une importante commande surgit en provenance de San Bernardino (Californie). Elle provient du restaurant des frères McDonald, créateurs d'un nouveau concept de restauration rapide dont le succès local est fulgurant. Enthousiasmé par ce modèle révolutionnaire, Ray Kroc tente de les convaincre de le franchiser, persuadé que le succès pourrait se répandre à travers le pays. D'abord réticents, les deux frères finissent par accepter en émettant des conditions très strictes dont l'entrepreneur va peu à peu s'émanciper...
J'aime :
* Le scénario. Particulièrement fidèle, il déroule donc une histoire finalement méconnue et pourtant fort intéressante, réhabilitant la mémoire des frères McDonald's qu'on pourrait avoir tendance à comparer au diable de la malbouffe puisqu'ils ont tout de même laissé leur nom à la chaîne de restauration rapide.
* Le casting. Poursuivant sa récente renaissance, Michael Keaton, toujours mi-sympathique mi-inquiétant, incarne très bien l'audacieux et opportuniste Ray Kroc, qui ne partait pas forcément avec un mauvais fond, mais qui a ensuite marché sur les consignes imposées par ses deux patrons (avec raison si on ne considère que l'aspect financier et commercial). Le reste du casting est solide, avec des habitués des seconds rôles (Nick Offerman, John Carroll Lynch, Laura Dern...). Petite réserve sur Linda Cardellini en blonde, cela ne lui va pas du tout.
* La reconstitution. Même s'ils font un peu trop "propres" dans les scènes d'extérieur de restaurants avec les clients, les décors des années 1950 sont néanmoins impeccables.
J'aime pas :
* Le ton. Au final, le concept des frères McDonald's est mis en valeur et salué sans une once de critique. Le scénario privilégie la belle histoire entrepreneuriale - et il y a de quoi être admiratif, sans jamais remettre en cause ce modèle qui fera se répandre la malbouffe à travers le monde. Et on ne finit que par avoir de la peine pour les frères McDonald's devant les coups fourrés posés par Ray Kroc.
Très (trop ?) académique, "The Founder" reste néanmoins un excellent récit de la naissance du géant des fast-food, dressant un portrait suffisamment nuancé et critique de Ray Kroc, l'homme qui a permis au concept des frères McDonald's de devenir un empire mondial. Mais pour la remise en question de ce modèle, on repassera.
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