Après l'excellent documentaire sur Nina Simone, je ne pouvais que faire confiance à Netflix pour cette autre oeuvre consacrée cette fois à Keith Richards.
Dirigé par Morgan Neville, journaliste américain et auteur de documentaires sur Muddy Waters et Johnny Cash entre autres, celui-ci est dans cette même lignée puisqu'il dresse un portrait du guitariste des Rolling Stones à travers ses influences que sont notamment le blues et la country. Si l'on suit une certaine ligne chronologique en fil rouge, il ne s'agit pas d'une biographie de Keith Richards à proprement parler. On suit ce dernier à l'occasion de l'enregistrement de son dernier album, "Crosseyed Heart", fortement teinté de blues, et passer de studio en studio pour conter ses mémoires liées à ses idoles musicales.
J'aime :
*Le sujet. Keith Richards est un personnage mythique du rock, avec une certaine légende trash, mais qui, ici, donne à voir que cette image n'est pas exacte. Certes, il continue de fumer comme un pompier et de boire, mais on en apprend plus notamment sur sa relation avec son père, perdu puis retrouvé, et qui deviendra son meilleur ami jusqu'à sa mort. Puis il est aussi toujours intéressant de voir de grands noms comme lui, qui a influencé nombre guitaristes, parler justement de ses idoles à lui et les mettre ainsi en lumière.
*La musique. Pas vraiment de grands classiques des Rolling Stones, mais tout ce qui a influencé Keith Richards, beaucoup de blues et de country donc, ainsi que ses derniers morceaux. Que du bon quand même.
J'aime pas :
*La biographie. S'il y a quelques éléments sur la vie de Keith Richards, c'est vrai que je n'aurais pas été contre en savoir un peu plus sur lui et son cheminement avant et pendant les Rolling Stones. Mais tel n'était pas l'angle du documentaire.
Documentaire sérieux et pointu de Morgan Neville sur les influences de Keith Richards qui se révèle un excellent guide et conteur. A voir !
vendredi 29 avril 2016
lundi 25 avril 2016
Smashed (2013)
Sorti directement en DVD en France, ce petit film indépendant a notamment pour attrait d'avoir Aaron Paul à son casting. Mais ce n'est pas sa prestation qu'on retiendra.
L'histoire est relativement simple : Charlie (Aaron Paul, pas mal) et Kate (Mary Elizabeth Winstead, excellente) forment un jeune couple pour qui tout roule, mais qui a tendance à enchaîner les soirées arrosées. Des excès qui mettent sérieusement en péril la carrière d'institutrice de Kate qui en vient à vomir devant ses élèves un lendemain de cuite. Aidée par son collègue Dave (Nick Offerman, bien), ancien alcoolique, la jeune femme va alors tenter de sortir de ce quotidien nuisible, mais cela aura forcément des conséquences sur tout le reste, dont son couple...
J'aime :
*Le casting. Si Aaron Paul a un rôle pas si éloigné que cela de son "Jesse" de "Breaking Bad", l'alcool remplaçant la drogue, et donc n'apporte rien de très nouveau, on est vraiment épaté par sa partenaire, Mary Elizabeth Winstead qui apporte différentes facettes de jeu extrêmement subtiles, de l'ivresse à la sobriété en passant par la rechute. On apprécie aussi de solides seconds rôles.
*Le scénario. Il n'est pas franchement original ni complexe car il s'intéresse plus aux relations entre les personnages suivant les différents moments de Kate, mais il n'est pas dénué d'intérêt, invite à la réflexion et vaut déjà par la jolie prestation de son casting.
J'aime pas :
*La durée. C'est rare que je le dise, mais cette fois, j'ai trouvé le film trop court. Malgré son scénario plutôt mince, James Ponsoldt, le réalisateur, aurait pu s'attarder un peu plus notamment sur la relation de Kate avec son collègue Dave et sa marraine des Alcooliques Anonymes Jenny.
Deuxième film seulement du jeune et déjà prolifique James Ponsoldt, "Smashed" est une oeuvre certes "mineure", mais qui vaut le détour pour la performance intéressante de ses acteurs sur un vrai thème de société.
L'histoire est relativement simple : Charlie (Aaron Paul, pas mal) et Kate (Mary Elizabeth Winstead, excellente) forment un jeune couple pour qui tout roule, mais qui a tendance à enchaîner les soirées arrosées. Des excès qui mettent sérieusement en péril la carrière d'institutrice de Kate qui en vient à vomir devant ses élèves un lendemain de cuite. Aidée par son collègue Dave (Nick Offerman, bien), ancien alcoolique, la jeune femme va alors tenter de sortir de ce quotidien nuisible, mais cela aura forcément des conséquences sur tout le reste, dont son couple...
J'aime :
*Le casting. Si Aaron Paul a un rôle pas si éloigné que cela de son "Jesse" de "Breaking Bad", l'alcool remplaçant la drogue, et donc n'apporte rien de très nouveau, on est vraiment épaté par sa partenaire, Mary Elizabeth Winstead qui apporte différentes facettes de jeu extrêmement subtiles, de l'ivresse à la sobriété en passant par la rechute. On apprécie aussi de solides seconds rôles.
*Le scénario. Il n'est pas franchement original ni complexe car il s'intéresse plus aux relations entre les personnages suivant les différents moments de Kate, mais il n'est pas dénué d'intérêt, invite à la réflexion et vaut déjà par la jolie prestation de son casting.
J'aime pas :
*La durée. C'est rare que je le dise, mais cette fois, j'ai trouvé le film trop court. Malgré son scénario plutôt mince, James Ponsoldt, le réalisateur, aurait pu s'attarder un peu plus notamment sur la relation de Kate avec son collègue Dave et sa marraine des Alcooliques Anonymes Jenny.
Deuxième film seulement du jeune et déjà prolifique James Ponsoldt, "Smashed" est une oeuvre certes "mineure", mais qui vaut le détour pour la performance intéressante de ses acteurs sur un vrai thème de société.
vendredi 22 avril 2016
Zoolander (2002)
Alors que le second épisode est sorti récemment sur les écrans, il me tardait de voir enfin ce film devenu culte, mais pas tant diffusé que cela. Voilà chose faite et je reste un peu sur ma faim.
L'histoire, c'est celle de Derek Zoolander (Ben Stiller, pas mal), mannequin le plus célèbre du monde, mais qui a fait son temps. La page est définitivement tournée lorsqu'il perd le titre de mannequin de l'année au profit de son rival, le cool Hansel McDonald (Owen Wilson, sympa). Par la suite, ses colocataires meurent dans un dramatique accident et Derek Zoolander décide alors de mettre fin à sa carrière. Il retourne dans sa campagne afin de vivre avec son père et ses frères, miniers. Mal accepté, il pense pouvoir faire un retour triomphal sur les podiums lorsqu'il est engagé par Jacobi Mugatu (Will Ferrell, extravagant à souhait) pour un prochain défilé. Ce n'est qu'un subterfuge pour que le mannequin, dont on a lavé le cerveau, assassine le Premier ministre de Malaisie qui ose vouloir interdire le travail des enfants dans son pays, représentant une menace pour les profits de l'industrie de la mode...
J'aime :
*Le scénario. D'une part, il y a cette satire du monde superficiel de la mode qui est très bien retranscrite, et d'autre part, un fond plus réaliste qu'on ne le pense car il y a une véritable problématique autour des pays d'Asie du Sud-Est qui commencent à autoriser des syndicats, un salaire minimum, etc. pour leurs nombreux salariés du textile, ce qui ne plaît pas du tout aux grands groupes de mode. Puis la paire Stiller-Wilson, avec le premier toujours bien moins malin que le second, est toujours géniale à voir en action.
*Le casting. Toute la bande à Stiller est donc là (Wilson, Ferrell, Vaughn...), et on se réjouit des très nombreux invités (dont Donald Trump !) qui ont accepté de jouer leur propre rôle et de participer à cette grosse caricature de l'industrie de la mode. Après, je ne suis pas convaincu que ce soit le meilleur rôle de Ben Stiller, qui va trop dans le grotesque.
J'aime pas :
*L'humour. Je suis en général très bon public de ce genre de grosse farce "débile", mais je n'ai quasiment pas ri, et très peu souri au final, devant le film. Peut-être trop d'expectative de ma part, mais j'ai trouvé ça lourd tout du long sans arriver à monter au énième degré requis.
Au final, je crois que j'ai plus apprécié le fonds que la forme de "Zoolander". Le thème est original et le film de Ben Stiller tourne bien en dérision les codes du milieu de la mode, mais je n'ai pas réussi à rentrer dans son rendu potache excessif. Peut-être en grande partie aussi parce que je n'ai finalement pas aimé son personnage. Cela ne m'empêche pas de vouloir voir la suite !
L'histoire, c'est celle de Derek Zoolander (Ben Stiller, pas mal), mannequin le plus célèbre du monde, mais qui a fait son temps. La page est définitivement tournée lorsqu'il perd le titre de mannequin de l'année au profit de son rival, le cool Hansel McDonald (Owen Wilson, sympa). Par la suite, ses colocataires meurent dans un dramatique accident et Derek Zoolander décide alors de mettre fin à sa carrière. Il retourne dans sa campagne afin de vivre avec son père et ses frères, miniers. Mal accepté, il pense pouvoir faire un retour triomphal sur les podiums lorsqu'il est engagé par Jacobi Mugatu (Will Ferrell, extravagant à souhait) pour un prochain défilé. Ce n'est qu'un subterfuge pour que le mannequin, dont on a lavé le cerveau, assassine le Premier ministre de Malaisie qui ose vouloir interdire le travail des enfants dans son pays, représentant une menace pour les profits de l'industrie de la mode...
J'aime :
*Le scénario. D'une part, il y a cette satire du monde superficiel de la mode qui est très bien retranscrite, et d'autre part, un fond plus réaliste qu'on ne le pense car il y a une véritable problématique autour des pays d'Asie du Sud-Est qui commencent à autoriser des syndicats, un salaire minimum, etc. pour leurs nombreux salariés du textile, ce qui ne plaît pas du tout aux grands groupes de mode. Puis la paire Stiller-Wilson, avec le premier toujours bien moins malin que le second, est toujours géniale à voir en action.
*Le casting. Toute la bande à Stiller est donc là (Wilson, Ferrell, Vaughn...), et on se réjouit des très nombreux invités (dont Donald Trump !) qui ont accepté de jouer leur propre rôle et de participer à cette grosse caricature de l'industrie de la mode. Après, je ne suis pas convaincu que ce soit le meilleur rôle de Ben Stiller, qui va trop dans le grotesque.
J'aime pas :
*L'humour. Je suis en général très bon public de ce genre de grosse farce "débile", mais je n'ai quasiment pas ri, et très peu souri au final, devant le film. Peut-être trop d'expectative de ma part, mais j'ai trouvé ça lourd tout du long sans arriver à monter au énième degré requis.
Au final, je crois que j'ai plus apprécié le fonds que la forme de "Zoolander". Le thème est original et le film de Ben Stiller tourne bien en dérision les codes du milieu de la mode, mais je n'ai pas réussi à rentrer dans son rendu potache excessif. Peut-être en grande partie aussi parce que je n'ai finalement pas aimé son personnage. Cela ne m'empêche pas de vouloir voir la suite !
mercredi 17 février 2016
L.A. Confidential (1997)
J'ai beaucoup d'amour pour ce film. D'abord parce que je l'ai vu avant sa sortie française dans un hôtel uruguayen, ensuite parce qu'il est adapté du roman éponyme de James Ellroy, lui-même traduit en français par une connaissance. Mais ce sont des détails, le film en lui-même est grandiose.
L'histoire est assez complexe, mais dans le bon sens. Nous sommes dans le Los Angeles des années 1950 où la pègre, Mickey Cohen en tête, règne en maîtresse sur le monde de la nuit, la face sombre d'Hollywood. Mais sa chute est proche, entraînée par une série de règlements de compte douteux et une sérieuse reprise en main de la police locale, corrompue jusqu'à l'os. Une fusillade mortelle dans une cafétéria de la ville entraînant la mort d'un policier tout juste licencié, Dick Stensland, va lancer une grande enquête menée par trois policiers aux profils extrêmement différents : l'incorruptible et droit Ed Exley (Guy Pearce, excellent), qui a lui-même contribué à la chute de Stensland, le brutal mais défenseur des femmes Bud White (Russell Crowe, dans son meilleur rôle), qui est aussi l'ancien coéquipier de Stensland, et le précieux et ami des stars Jack Vincennes (Kevin Spacey, magnifique)...
J'aime :
* Le scénario. Il paraît que le livre est encore plus complexe. On imagine, et là ce n'est pas mince non plus, mais cela reste un polar passionnant où tous les différents personnages et histoires finissent par se rassembler au sein de la même trame.
* Le casting. Que dire ? Il est riche et de qualité. Outre ceux cités plus haut, on goûtait au retour de Kim Basinger (oscarisée), accompagnée encore de Danny DeVito, James Cromwell...
* Les décors. Forcément, il y a peu d'extérieurs, mais le Los Angeles des années 1950, via les voitures, les costumes, les accessoires, est magnifiquement reconstitué. Grande classe.
* La musique. Signée de l'expérimenté Jerry Goldsmith, elle a des tons jazzy. Magnifique.
J'aime pas :
* L'un des rares films où je ne trouve rien à reprocher, même pas quelque détail.
"L.A. Confidential" fait facilement partie du top 10 de mes films préférés. De la mise en scène aux acteurs, en passant par le scénario (oscarisé), tout est parfait, cela reste le chef d'oeuvre de Curtis Hanson.
L'histoire est assez complexe, mais dans le bon sens. Nous sommes dans le Los Angeles des années 1950 où la pègre, Mickey Cohen en tête, règne en maîtresse sur le monde de la nuit, la face sombre d'Hollywood. Mais sa chute est proche, entraînée par une série de règlements de compte douteux et une sérieuse reprise en main de la police locale, corrompue jusqu'à l'os. Une fusillade mortelle dans une cafétéria de la ville entraînant la mort d'un policier tout juste licencié, Dick Stensland, va lancer une grande enquête menée par trois policiers aux profils extrêmement différents : l'incorruptible et droit Ed Exley (Guy Pearce, excellent), qui a lui-même contribué à la chute de Stensland, le brutal mais défenseur des femmes Bud White (Russell Crowe, dans son meilleur rôle), qui est aussi l'ancien coéquipier de Stensland, et le précieux et ami des stars Jack Vincennes (Kevin Spacey, magnifique)...
J'aime :
* Le scénario. Il paraît que le livre est encore plus complexe. On imagine, et là ce n'est pas mince non plus, mais cela reste un polar passionnant où tous les différents personnages et histoires finissent par se rassembler au sein de la même trame.
* Le casting. Que dire ? Il est riche et de qualité. Outre ceux cités plus haut, on goûtait au retour de Kim Basinger (oscarisée), accompagnée encore de Danny DeVito, James Cromwell...
* Les décors. Forcément, il y a peu d'extérieurs, mais le Los Angeles des années 1950, via les voitures, les costumes, les accessoires, est magnifiquement reconstitué. Grande classe.
* La musique. Signée de l'expérimenté Jerry Goldsmith, elle a des tons jazzy. Magnifique.
J'aime pas :
* L'un des rares films où je ne trouve rien à reprocher, même pas quelque détail.
"L.A. Confidential" fait facilement partie du top 10 de mes films préférés. De la mise en scène aux acteurs, en passant par le scénario (oscarisé), tout est parfait, cela reste le chef d'oeuvre de Curtis Hanson.
lundi 8 février 2016
Amy (2015)
Il fallait bien un documentaire pour retracer la courte et brillante (artistiquement) trajectoire d'Amy Winehouse. C'est chose faite et plutôt bien par Asif Kapadia.
Chronologique, le récit du réalisateur britannique passe rapidement sur l'enfance de la chanteuse pour véritablement commencer avec le début de sa carrière, la rencontre avec son premier manager et la conception et sortie de son premier album, "Frank". La suite, avec "Back to Black" et son succès gigantesque, sera une longue descente aux enfers pour Amy Winehouse que certaines périodes plus apaisées ne suffiront pas à sortir complètement de l'abus de drogues et alcool...
J'aime :
* La bande originale. Amy Winehouse, on l'aime avant tout pour sa voix, sa musique. Evidemment, cette dernière accompagne le documentaire tout du long, mais on regrette que les extraits soient aussi courts.
* Les archives. Elles sont riches dans le sens où l'on retrouve des vidéos "intimes" tournées par ses proches et amis alors qu'elle n'était encore qu'une adolescente comme les autres, puis, même lorsque le succès commence à surgir, des images privées sont là et nous montrent une personne simple et sympathique. Les vidéos d'enregistrement sont également précieuses et fabuleuses, comme lorsqu'elle pose sa voix sur "Back to Black".
* Les intervenants. Le cas Amy Winehouse est délicat, mais Asif Kapadia a réussi à obtenir le témoignage des personnages clés de sa vie, notamment pour le pire, dont son ex, Blake Fielder, et son père. Sans eux, il aurait clairement manqué quelque chose.
* Le sujet. Je ne suis pas non plus un fan inconditionnel d'Amy Winehouse, ni de son "personnage", mais il y a donc quand même un grand intérêt à comprendre la dérive d'une jeune femme aussi talentueuse, tuée par le succès, l'amour et les excès qui y sont liés, mais sans doute pas que cela...
J'aime pas :
* Je ne sais pas si Asif Kapadia a finalement obtenu tout ce qu'il voulait, car on a souvent l'impression, malgré la longueur du documentaire, de survoler la vie d'Amy Winehouse, notamment son enfance, qui manque de consistance alors que le mal-être de la jeune femme y tient sans doute ses origines et qu'il est indispensable de le connaître pour décrypter le personnage. Par défaut d'images aussi, on a parfois celles des tabloïds à la place, jusqu'à la sortie de son corps de sa maison. Pas forcément toujours nécessaire.
Malgré un peu de frustration, "Amy" se révèle un documentaire riche et poignant sur cette météorite de talent musical que fut Amy Winehouse. A consommer, pour le coup, sans modération.
Chronologique, le récit du réalisateur britannique passe rapidement sur l'enfance de la chanteuse pour véritablement commencer avec le début de sa carrière, la rencontre avec son premier manager et la conception et sortie de son premier album, "Frank". La suite, avec "Back to Black" et son succès gigantesque, sera une longue descente aux enfers pour Amy Winehouse que certaines périodes plus apaisées ne suffiront pas à sortir complètement de l'abus de drogues et alcool...
J'aime :
* La bande originale. Amy Winehouse, on l'aime avant tout pour sa voix, sa musique. Evidemment, cette dernière accompagne le documentaire tout du long, mais on regrette que les extraits soient aussi courts.
* Les archives. Elles sont riches dans le sens où l'on retrouve des vidéos "intimes" tournées par ses proches et amis alors qu'elle n'était encore qu'une adolescente comme les autres, puis, même lorsque le succès commence à surgir, des images privées sont là et nous montrent une personne simple et sympathique. Les vidéos d'enregistrement sont également précieuses et fabuleuses, comme lorsqu'elle pose sa voix sur "Back to Black".
* Les intervenants. Le cas Amy Winehouse est délicat, mais Asif Kapadia a réussi à obtenir le témoignage des personnages clés de sa vie, notamment pour le pire, dont son ex, Blake Fielder, et son père. Sans eux, il aurait clairement manqué quelque chose.
* Le sujet. Je ne suis pas non plus un fan inconditionnel d'Amy Winehouse, ni de son "personnage", mais il y a donc quand même un grand intérêt à comprendre la dérive d'une jeune femme aussi talentueuse, tuée par le succès, l'amour et les excès qui y sont liés, mais sans doute pas que cela...
J'aime pas :
* Je ne sais pas si Asif Kapadia a finalement obtenu tout ce qu'il voulait, car on a souvent l'impression, malgré la longueur du documentaire, de survoler la vie d'Amy Winehouse, notamment son enfance, qui manque de consistance alors que le mal-être de la jeune femme y tient sans doute ses origines et qu'il est indispensable de le connaître pour décrypter le personnage. Par défaut d'images aussi, on a parfois celles des tabloïds à la place, jusqu'à la sortie de son corps de sa maison. Pas forcément toujours nécessaire.
Malgré un peu de frustration, "Amy" se révèle un documentaire riche et poignant sur cette météorite de talent musical que fut Amy Winehouse. A consommer, pour le coup, sans modération.
dimanche 31 janvier 2016
The Intern (2015)
On ne comptait pas trop sur Nancy Meyers, reine américaine des comédies du 3e âge, pour relancer un peu ce bon vieux Robert De Niro. Mais, comme d'habitude, c'est plutôt sympa.
Jules Ostin (Anne Hathaway, bien) est une jeune entrepreneure à la tête d'un site de vente de vêtements qui a cartonné en peu de temps. Elle est désormais tellement occupée qu'elle en oublie qu'elle a accepté d'accueillir, au sein d'un programme de stagiaires, un senior. C'est Ben Whittaker (Robert de Niro, très bien) qui est sélectionné et qui va devoir assister Jules et sa secrétaire débordée. Après des débuts difficiles, une relation constructive va se nouer entre la jeune employeur et son stagiaire du 3e âge...
J'aime :
* Le casting. Moi qui suis souvent critique sur Robert De Niro, je l'ai bien aimé ici car sobre et bien dans son rôle, assumant donc ce 3e âge avec délicatesse. Face à lui, Anne Hathaway représente bien l'image que l'on pourrait avoir d'une working girl à la tête d'une start-up. Les seconds rôles sont en revanche bien plus effacés et on n'imagine justement pas vraiment la boss avec un tel compagnon tout simple. La pauvre Rene Russo est elle vraiment accessoire.
* Le scénario. L'idée de base est bonne et plutôt originale (même si "The Internship" jouait déjà des décalages avec les nouvelles générations hyper connectées), et tout se déroule de fort belle facture avant que l'histoire ne s'embourbe dans la relation entre Jules et son mari, et finisse ainsi d'ailleurs.
J'aime pas :
* Le dénouement. J'ai vraiment commencé à décrocher avec cette dernière partie de film ennuyeuse et plan-plan, qui n'avait plus vraiment de rapport avec l'idée du début.
* Le rythme. Qui dit comédie du 3e âge, dit rythme qui va avec, donc même si c'est guilleret, cela prend son temps, parfois un peu trop. Et l'ennui guette.
J'avais un mauvais pressentiment pour "The Intern" qui s'avère finalement meilleur que je ne le pensais, avec un joli duo d'acteurs qui fonctionne bien. Seulement, le scénario finit par décevoir. C'était presque ça !
Jules Ostin (Anne Hathaway, bien) est une jeune entrepreneure à la tête d'un site de vente de vêtements qui a cartonné en peu de temps. Elle est désormais tellement occupée qu'elle en oublie qu'elle a accepté d'accueillir, au sein d'un programme de stagiaires, un senior. C'est Ben Whittaker (Robert de Niro, très bien) qui est sélectionné et qui va devoir assister Jules et sa secrétaire débordée. Après des débuts difficiles, une relation constructive va se nouer entre la jeune employeur et son stagiaire du 3e âge...
J'aime :
* Le casting. Moi qui suis souvent critique sur Robert De Niro, je l'ai bien aimé ici car sobre et bien dans son rôle, assumant donc ce 3e âge avec délicatesse. Face à lui, Anne Hathaway représente bien l'image que l'on pourrait avoir d'une working girl à la tête d'une start-up. Les seconds rôles sont en revanche bien plus effacés et on n'imagine justement pas vraiment la boss avec un tel compagnon tout simple. La pauvre Rene Russo est elle vraiment accessoire.
* Le scénario. L'idée de base est bonne et plutôt originale (même si "The Internship" jouait déjà des décalages avec les nouvelles générations hyper connectées), et tout se déroule de fort belle facture avant que l'histoire ne s'embourbe dans la relation entre Jules et son mari, et finisse ainsi d'ailleurs.
J'aime pas :
* Le dénouement. J'ai vraiment commencé à décrocher avec cette dernière partie de film ennuyeuse et plan-plan, qui n'avait plus vraiment de rapport avec l'idée du début.
* Le rythme. Qui dit comédie du 3e âge, dit rythme qui va avec, donc même si c'est guilleret, cela prend son temps, parfois un peu trop. Et l'ennui guette.
J'avais un mauvais pressentiment pour "The Intern" qui s'avère finalement meilleur que je ne le pensais, avec un joli duo d'acteurs qui fonctionne bien. Seulement, le scénario finit par décevoir. C'était presque ça !
mardi 26 janvier 2016
Aloha (2015)
Le temps passe et Cameron Crowe devient toujours plus patapouf dans ses comédies romantiques. A l'image de cet "Aloha" qui, malgré son casting sympa, a été un échec commercial bien mérité, ne sortant même pas au cinéma en France.
L'histoire a pour décor Hawaï où un ancien soldat américain, Brian Gilcrest (Bradley Cooper, sobre), est envoyé pour conclure un accord entre l'armée et le magnat Carson Welch (Bill Murray, très bien) pour le lancement d'un satellite privé. Sur place, Brian est chaperonné par l'aviatrice Allison Ng (Emma Stone, bof), avec qui le feeling semble passer. Mais il retrouve aussi son ex, Tracy (Rachel McAdams, belle comme un coeur), désormais mariée avec deux enfants...
J'aime :
* Le casting. Il est quand même bien fourni avec, en plus des noms déjà cités, Alec Baldwin et Danny McBride. Après, pas de performance remarquable non plus, mais on aime bien tout le monde, même si Emma Stone est un peu bizarre (sans doute dû à son rôle de pseudo femme pilote donc "couillue" et censée être d'origine vietnamienne et hawaïenne, on n'y croit pas trop...).
* Les décors. Comme souvent avec les rares films tournés à Hawaï, l'archipel est superbement mis en valeur et cela nous fait faire un peu de tourisme. Magnifique.
* La bande originale. Beaucoup de chansons locales, mais pas que. Cameron Crowe nous régale toujours d'une jolie playlist, celle-ci n'échappe pas à la règle.
J'aime pas :
* Le scénario. C'est vraiment le problème majeur du film, on a l'impression que le réalisateur voulait à tout prix faire son oeuvre à Hawaï (cf le titre), mais qu'il n'avait par contre aucune inspiration pour l'histoire à raconter. La romance, très réchauffée, prend largement le pas sur la mission de Brian Gilcrest dans l'archipel qui offre un piètre suspense final...
* La mise en scène. Outre des longueurs, on sent les acteurs un peu perdus, sans grande implication, à l'image du scénario.
"Aloha" semble ainsi enterrer encore un peu plus Cameron Crowe qui est de moins en moins inspiré. Il avait les décors et le casting pour un film sympa, mais il a oublié d'offrir un scénario solide, d'où un flop qu'il n'aura pas volé.
L'histoire a pour décor Hawaï où un ancien soldat américain, Brian Gilcrest (Bradley Cooper, sobre), est envoyé pour conclure un accord entre l'armée et le magnat Carson Welch (Bill Murray, très bien) pour le lancement d'un satellite privé. Sur place, Brian est chaperonné par l'aviatrice Allison Ng (Emma Stone, bof), avec qui le feeling semble passer. Mais il retrouve aussi son ex, Tracy (Rachel McAdams, belle comme un coeur), désormais mariée avec deux enfants...
J'aime :
* Le casting. Il est quand même bien fourni avec, en plus des noms déjà cités, Alec Baldwin et Danny McBride. Après, pas de performance remarquable non plus, mais on aime bien tout le monde, même si Emma Stone est un peu bizarre (sans doute dû à son rôle de pseudo femme pilote donc "couillue" et censée être d'origine vietnamienne et hawaïenne, on n'y croit pas trop...).
* Les décors. Comme souvent avec les rares films tournés à Hawaï, l'archipel est superbement mis en valeur et cela nous fait faire un peu de tourisme. Magnifique.
* La bande originale. Beaucoup de chansons locales, mais pas que. Cameron Crowe nous régale toujours d'une jolie playlist, celle-ci n'échappe pas à la règle.
J'aime pas :
* Le scénario. C'est vraiment le problème majeur du film, on a l'impression que le réalisateur voulait à tout prix faire son oeuvre à Hawaï (cf le titre), mais qu'il n'avait par contre aucune inspiration pour l'histoire à raconter. La romance, très réchauffée, prend largement le pas sur la mission de Brian Gilcrest dans l'archipel qui offre un piètre suspense final...
* La mise en scène. Outre des longueurs, on sent les acteurs un peu perdus, sans grande implication, à l'image du scénario.
"Aloha" semble ainsi enterrer encore un peu plus Cameron Crowe qui est de moins en moins inspiré. Il avait les décors et le casting pour un film sympa, mais il a oublié d'offrir un scénario solide, d'où un flop qu'il n'aura pas volé.
Inscription à :
Articles (Atom)