J'ai beaucoup d'amour pour ce film. D'abord parce que je l'ai vu avant sa sortie française dans un hôtel uruguayen, ensuite parce qu'il est adapté du roman éponyme de James Ellroy, lui-même traduit en français par une connaissance. Mais ce sont des détails, le film en lui-même est grandiose.
L'histoire est assez complexe, mais dans le bon sens. Nous sommes dans le Los Angeles des années 1950 où la pègre, Mickey Cohen en tête, règne en maîtresse sur le monde de la nuit, la face sombre d'Hollywood. Mais sa chute est proche, entraînée par une série de règlements de compte douteux et une sérieuse reprise en main de la police locale, corrompue jusqu'à l'os. Une fusillade mortelle dans une cafétéria de la ville entraînant la mort d'un policier tout juste licencié, Dick Stensland, va lancer une grande enquête menée par trois policiers aux profils extrêmement différents : l'incorruptible et droit Ed Exley (Guy Pearce, excellent), qui a lui-même contribué à la chute de Stensland, le brutal mais défenseur des femmes Bud White (Russell Crowe, dans son meilleur rôle), qui est aussi l'ancien coéquipier de Stensland, et le précieux et ami des stars Jack Vincennes (Kevin Spacey, magnifique)...
J'aime :
* Le scénario. Il paraît que le livre est encore plus complexe. On imagine, et là ce n'est pas mince non plus, mais cela reste un polar passionnant où tous les différents personnages et histoires finissent par se rassembler au sein de la même trame.
* Le casting. Que dire ? Il est riche et de qualité. Outre ceux cités plus haut, on goûtait au retour de Kim Basinger (oscarisée), accompagnée encore de Danny DeVito, James Cromwell...
* Les décors. Forcément, il y a peu d'extérieurs, mais le Los Angeles des années 1950, via les voitures, les costumes, les accessoires, est magnifiquement reconstitué. Grande classe.
* La musique. Signée de l'expérimenté Jerry Goldsmith, elle a des tons jazzy. Magnifique.
J'aime pas :
* L'un des rares films où je ne trouve rien à reprocher, même pas quelque détail.
"L.A. Confidential" fait facilement partie du top 10 de mes films préférés. De la mise en scène aux acteurs, en passant par le scénario (oscarisé), tout est parfait, cela reste le chef d'oeuvre de Curtis Hanson.
mercredi 17 février 2016
lundi 8 février 2016
Amy (2015)
Il fallait bien un documentaire pour retracer la courte et brillante (artistiquement) trajectoire d'Amy Winehouse. C'est chose faite et plutôt bien par Asif Kapadia.
Chronologique, le récit du réalisateur britannique passe rapidement sur l'enfance de la chanteuse pour véritablement commencer avec le début de sa carrière, la rencontre avec son premier manager et la conception et sortie de son premier album, "Frank". La suite, avec "Back to Black" et son succès gigantesque, sera une longue descente aux enfers pour Amy Winehouse que certaines périodes plus apaisées ne suffiront pas à sortir complètement de l'abus de drogues et alcool...
J'aime :
* La bande originale. Amy Winehouse, on l'aime avant tout pour sa voix, sa musique. Evidemment, cette dernière accompagne le documentaire tout du long, mais on regrette que les extraits soient aussi courts.
* Les archives. Elles sont riches dans le sens où l'on retrouve des vidéos "intimes" tournées par ses proches et amis alors qu'elle n'était encore qu'une adolescente comme les autres, puis, même lorsque le succès commence à surgir, des images privées sont là et nous montrent une personne simple et sympathique. Les vidéos d'enregistrement sont également précieuses et fabuleuses, comme lorsqu'elle pose sa voix sur "Back to Black".
* Les intervenants. Le cas Amy Winehouse est délicat, mais Asif Kapadia a réussi à obtenir le témoignage des personnages clés de sa vie, notamment pour le pire, dont son ex, Blake Fielder, et son père. Sans eux, il aurait clairement manqué quelque chose.
* Le sujet. Je ne suis pas non plus un fan inconditionnel d'Amy Winehouse, ni de son "personnage", mais il y a donc quand même un grand intérêt à comprendre la dérive d'une jeune femme aussi talentueuse, tuée par le succès, l'amour et les excès qui y sont liés, mais sans doute pas que cela...
J'aime pas :
* Je ne sais pas si Asif Kapadia a finalement obtenu tout ce qu'il voulait, car on a souvent l'impression, malgré la longueur du documentaire, de survoler la vie d'Amy Winehouse, notamment son enfance, qui manque de consistance alors que le mal-être de la jeune femme y tient sans doute ses origines et qu'il est indispensable de le connaître pour décrypter le personnage. Par défaut d'images aussi, on a parfois celles des tabloïds à la place, jusqu'à la sortie de son corps de sa maison. Pas forcément toujours nécessaire.
Malgré un peu de frustration, "Amy" se révèle un documentaire riche et poignant sur cette météorite de talent musical que fut Amy Winehouse. A consommer, pour le coup, sans modération.
Chronologique, le récit du réalisateur britannique passe rapidement sur l'enfance de la chanteuse pour véritablement commencer avec le début de sa carrière, la rencontre avec son premier manager et la conception et sortie de son premier album, "Frank". La suite, avec "Back to Black" et son succès gigantesque, sera une longue descente aux enfers pour Amy Winehouse que certaines périodes plus apaisées ne suffiront pas à sortir complètement de l'abus de drogues et alcool...
J'aime :
* La bande originale. Amy Winehouse, on l'aime avant tout pour sa voix, sa musique. Evidemment, cette dernière accompagne le documentaire tout du long, mais on regrette que les extraits soient aussi courts.
* Les archives. Elles sont riches dans le sens où l'on retrouve des vidéos "intimes" tournées par ses proches et amis alors qu'elle n'était encore qu'une adolescente comme les autres, puis, même lorsque le succès commence à surgir, des images privées sont là et nous montrent une personne simple et sympathique. Les vidéos d'enregistrement sont également précieuses et fabuleuses, comme lorsqu'elle pose sa voix sur "Back to Black".
* Les intervenants. Le cas Amy Winehouse est délicat, mais Asif Kapadia a réussi à obtenir le témoignage des personnages clés de sa vie, notamment pour le pire, dont son ex, Blake Fielder, et son père. Sans eux, il aurait clairement manqué quelque chose.
* Le sujet. Je ne suis pas non plus un fan inconditionnel d'Amy Winehouse, ni de son "personnage", mais il y a donc quand même un grand intérêt à comprendre la dérive d'une jeune femme aussi talentueuse, tuée par le succès, l'amour et les excès qui y sont liés, mais sans doute pas que cela...
J'aime pas :
* Je ne sais pas si Asif Kapadia a finalement obtenu tout ce qu'il voulait, car on a souvent l'impression, malgré la longueur du documentaire, de survoler la vie d'Amy Winehouse, notamment son enfance, qui manque de consistance alors que le mal-être de la jeune femme y tient sans doute ses origines et qu'il est indispensable de le connaître pour décrypter le personnage. Par défaut d'images aussi, on a parfois celles des tabloïds à la place, jusqu'à la sortie de son corps de sa maison. Pas forcément toujours nécessaire.
Malgré un peu de frustration, "Amy" se révèle un documentaire riche et poignant sur cette météorite de talent musical que fut Amy Winehouse. A consommer, pour le coup, sans modération.
dimanche 31 janvier 2016
The Intern (2015)
On ne comptait pas trop sur Nancy Meyers, reine américaine des comédies du 3e âge, pour relancer un peu ce bon vieux Robert De Niro. Mais, comme d'habitude, c'est plutôt sympa.
Jules Ostin (Anne Hathaway, bien) est une jeune entrepreneure à la tête d'un site de vente de vêtements qui a cartonné en peu de temps. Elle est désormais tellement occupée qu'elle en oublie qu'elle a accepté d'accueillir, au sein d'un programme de stagiaires, un senior. C'est Ben Whittaker (Robert de Niro, très bien) qui est sélectionné et qui va devoir assister Jules et sa secrétaire débordée. Après des débuts difficiles, une relation constructive va se nouer entre la jeune employeur et son stagiaire du 3e âge...
J'aime :
* Le casting. Moi qui suis souvent critique sur Robert De Niro, je l'ai bien aimé ici car sobre et bien dans son rôle, assumant donc ce 3e âge avec délicatesse. Face à lui, Anne Hathaway représente bien l'image que l'on pourrait avoir d'une working girl à la tête d'une start-up. Les seconds rôles sont en revanche bien plus effacés et on n'imagine justement pas vraiment la boss avec un tel compagnon tout simple. La pauvre Rene Russo est elle vraiment accessoire.
* Le scénario. L'idée de base est bonne et plutôt originale (même si "The Internship" jouait déjà des décalages avec les nouvelles générations hyper connectées), et tout se déroule de fort belle facture avant que l'histoire ne s'embourbe dans la relation entre Jules et son mari, et finisse ainsi d'ailleurs.
J'aime pas :
* Le dénouement. J'ai vraiment commencé à décrocher avec cette dernière partie de film ennuyeuse et plan-plan, qui n'avait plus vraiment de rapport avec l'idée du début.
* Le rythme. Qui dit comédie du 3e âge, dit rythme qui va avec, donc même si c'est guilleret, cela prend son temps, parfois un peu trop. Et l'ennui guette.
J'avais un mauvais pressentiment pour "The Intern" qui s'avère finalement meilleur que je ne le pensais, avec un joli duo d'acteurs qui fonctionne bien. Seulement, le scénario finit par décevoir. C'était presque ça !
Jules Ostin (Anne Hathaway, bien) est une jeune entrepreneure à la tête d'un site de vente de vêtements qui a cartonné en peu de temps. Elle est désormais tellement occupée qu'elle en oublie qu'elle a accepté d'accueillir, au sein d'un programme de stagiaires, un senior. C'est Ben Whittaker (Robert de Niro, très bien) qui est sélectionné et qui va devoir assister Jules et sa secrétaire débordée. Après des débuts difficiles, une relation constructive va se nouer entre la jeune employeur et son stagiaire du 3e âge...
J'aime :
* Le casting. Moi qui suis souvent critique sur Robert De Niro, je l'ai bien aimé ici car sobre et bien dans son rôle, assumant donc ce 3e âge avec délicatesse. Face à lui, Anne Hathaway représente bien l'image que l'on pourrait avoir d'une working girl à la tête d'une start-up. Les seconds rôles sont en revanche bien plus effacés et on n'imagine justement pas vraiment la boss avec un tel compagnon tout simple. La pauvre Rene Russo est elle vraiment accessoire.
* Le scénario. L'idée de base est bonne et plutôt originale (même si "The Internship" jouait déjà des décalages avec les nouvelles générations hyper connectées), et tout se déroule de fort belle facture avant que l'histoire ne s'embourbe dans la relation entre Jules et son mari, et finisse ainsi d'ailleurs.
J'aime pas :
* Le dénouement. J'ai vraiment commencé à décrocher avec cette dernière partie de film ennuyeuse et plan-plan, qui n'avait plus vraiment de rapport avec l'idée du début.
* Le rythme. Qui dit comédie du 3e âge, dit rythme qui va avec, donc même si c'est guilleret, cela prend son temps, parfois un peu trop. Et l'ennui guette.
J'avais un mauvais pressentiment pour "The Intern" qui s'avère finalement meilleur que je ne le pensais, avec un joli duo d'acteurs qui fonctionne bien. Seulement, le scénario finit par décevoir. C'était presque ça !
mardi 26 janvier 2016
Aloha (2015)
Le temps passe et Cameron Crowe devient toujours plus patapouf dans ses comédies romantiques. A l'image de cet "Aloha" qui, malgré son casting sympa, a été un échec commercial bien mérité, ne sortant même pas au cinéma en France.
L'histoire a pour décor Hawaï où un ancien soldat américain, Brian Gilcrest (Bradley Cooper, sobre), est envoyé pour conclure un accord entre l'armée et le magnat Carson Welch (Bill Murray, très bien) pour le lancement d'un satellite privé. Sur place, Brian est chaperonné par l'aviatrice Allison Ng (Emma Stone, bof), avec qui le feeling semble passer. Mais il retrouve aussi son ex, Tracy (Rachel McAdams, belle comme un coeur), désormais mariée avec deux enfants...
J'aime :
* Le casting. Il est quand même bien fourni avec, en plus des noms déjà cités, Alec Baldwin et Danny McBride. Après, pas de performance remarquable non plus, mais on aime bien tout le monde, même si Emma Stone est un peu bizarre (sans doute dû à son rôle de pseudo femme pilote donc "couillue" et censée être d'origine vietnamienne et hawaïenne, on n'y croit pas trop...).
* Les décors. Comme souvent avec les rares films tournés à Hawaï, l'archipel est superbement mis en valeur et cela nous fait faire un peu de tourisme. Magnifique.
* La bande originale. Beaucoup de chansons locales, mais pas que. Cameron Crowe nous régale toujours d'une jolie playlist, celle-ci n'échappe pas à la règle.
J'aime pas :
* Le scénario. C'est vraiment le problème majeur du film, on a l'impression que le réalisateur voulait à tout prix faire son oeuvre à Hawaï (cf le titre), mais qu'il n'avait par contre aucune inspiration pour l'histoire à raconter. La romance, très réchauffée, prend largement le pas sur la mission de Brian Gilcrest dans l'archipel qui offre un piètre suspense final...
* La mise en scène. Outre des longueurs, on sent les acteurs un peu perdus, sans grande implication, à l'image du scénario.
"Aloha" semble ainsi enterrer encore un peu plus Cameron Crowe qui est de moins en moins inspiré. Il avait les décors et le casting pour un film sympa, mais il a oublié d'offrir un scénario solide, d'où un flop qu'il n'aura pas volé.
L'histoire a pour décor Hawaï où un ancien soldat américain, Brian Gilcrest (Bradley Cooper, sobre), est envoyé pour conclure un accord entre l'armée et le magnat Carson Welch (Bill Murray, très bien) pour le lancement d'un satellite privé. Sur place, Brian est chaperonné par l'aviatrice Allison Ng (Emma Stone, bof), avec qui le feeling semble passer. Mais il retrouve aussi son ex, Tracy (Rachel McAdams, belle comme un coeur), désormais mariée avec deux enfants...
J'aime :
* Le casting. Il est quand même bien fourni avec, en plus des noms déjà cités, Alec Baldwin et Danny McBride. Après, pas de performance remarquable non plus, mais on aime bien tout le monde, même si Emma Stone est un peu bizarre (sans doute dû à son rôle de pseudo femme pilote donc "couillue" et censée être d'origine vietnamienne et hawaïenne, on n'y croit pas trop...).
* Les décors. Comme souvent avec les rares films tournés à Hawaï, l'archipel est superbement mis en valeur et cela nous fait faire un peu de tourisme. Magnifique.
* La bande originale. Beaucoup de chansons locales, mais pas que. Cameron Crowe nous régale toujours d'une jolie playlist, celle-ci n'échappe pas à la règle.
J'aime pas :
* Le scénario. C'est vraiment le problème majeur du film, on a l'impression que le réalisateur voulait à tout prix faire son oeuvre à Hawaï (cf le titre), mais qu'il n'avait par contre aucune inspiration pour l'histoire à raconter. La romance, très réchauffée, prend largement le pas sur la mission de Brian Gilcrest dans l'archipel qui offre un piètre suspense final...
* La mise en scène. Outre des longueurs, on sent les acteurs un peu perdus, sans grande implication, à l'image du scénario.
"Aloha" semble ainsi enterrer encore un peu plus Cameron Crowe qui est de moins en moins inspiré. Il avait les décors et le casting pour un film sympa, mais il a oublié d'offrir un scénario solide, d'où un flop qu'il n'aura pas volé.
vendredi 22 janvier 2016
The Ridiculous 6 (2015)
Oui, j'étais un peu curieux de voir à quoi ressemblerait cette parodie de western version Adam Sandler avec un tas de guests. J'ai pas été déçu, aussi nul que son titre le laisse présager.
Tommy Stockburn (Adam Sandler, qui fait son mauvais viril) vit une existence tranquille parmi une tribu amérindienne lorsque son père, Frank (Nick Nolte, bof), débarque et lui apprend qui il est. Mourant, il lui apprend qu'il a caché un coffre rempli d'argent et lui révèle son emplacement. Mais ce dernier est alors kidnappé par le gang de Cicero (Danny Trejo, correct) à qui il doit justement de l'argent. Tommy va alors se mettre en quête de payer la dette de son père en jouant les Robin des Bois, ne volant de l'argent qu'à des personnes de mauvaise intention. Au cours de son cheminement à travers l'Ouest, il va rencontrer au fur et à mesure et par hasard chacun de ses demi-frères, constituant alors les "Ridiculous 6"...
J'aime :
* La reconstitution. J'aime beaucoup les westerns notamment pour le cachet historique des paysages de l'ouest américain. Celui-ci offre ce qu'il faut de reconstitution fidèle.
J'aime pas :
* Le casting. En dehors de la bonne surprise Taylor Lautner qui est très drôle dans le rôle de l'un des demi-frères benêt d'Adam Sandler, il n'y a pas grand-chose à sauver des autres qui sont souvent dans la caricature grotesque. On est ainsi triste de voir notamment des pointures comme Harvey Keitel et Steve Buscemi là-dedans. Quant à Adam Sandler, il joue toujours le même personnage, quel que soit le costume. Lassant.
* Le scénario. Ce n'est évidemment pas ce qui préoccupe les producteurs et on sent que la constitution des Ridiculous 6 est même bâclée à la fin pour aller plus vite.
* L'humour. Forcément, ce n'est pas fin et on n'échappe pas aux gags scato et/ou vulgaires. Dans certains films, ça passe, là non, c'est juste lourdingue.
Les films d'Adam Sandler paraissent très variés au niveau du scénario, mais ils se suivent et se ressemblent en réalité avec toujours les mêmes personnages et acteurs d'ailleurs. Pas grand-chose à sauver de cet énième nanard qui a bien fait de rester exclusivement sur Netflix.
Tommy Stockburn (Adam Sandler, qui fait son mauvais viril) vit une existence tranquille parmi une tribu amérindienne lorsque son père, Frank (Nick Nolte, bof), débarque et lui apprend qui il est. Mourant, il lui apprend qu'il a caché un coffre rempli d'argent et lui révèle son emplacement. Mais ce dernier est alors kidnappé par le gang de Cicero (Danny Trejo, correct) à qui il doit justement de l'argent. Tommy va alors se mettre en quête de payer la dette de son père en jouant les Robin des Bois, ne volant de l'argent qu'à des personnes de mauvaise intention. Au cours de son cheminement à travers l'Ouest, il va rencontrer au fur et à mesure et par hasard chacun de ses demi-frères, constituant alors les "Ridiculous 6"...
J'aime :
* La reconstitution. J'aime beaucoup les westerns notamment pour le cachet historique des paysages de l'ouest américain. Celui-ci offre ce qu'il faut de reconstitution fidèle.
J'aime pas :
* Le casting. En dehors de la bonne surprise Taylor Lautner qui est très drôle dans le rôle de l'un des demi-frères benêt d'Adam Sandler, il n'y a pas grand-chose à sauver des autres qui sont souvent dans la caricature grotesque. On est ainsi triste de voir notamment des pointures comme Harvey Keitel et Steve Buscemi là-dedans. Quant à Adam Sandler, il joue toujours le même personnage, quel que soit le costume. Lassant.
* Le scénario. Ce n'est évidemment pas ce qui préoccupe les producteurs et on sent que la constitution des Ridiculous 6 est même bâclée à la fin pour aller plus vite.
* L'humour. Forcément, ce n'est pas fin et on n'échappe pas aux gags scato et/ou vulgaires. Dans certains films, ça passe, là non, c'est juste lourdingue.
Les films d'Adam Sandler paraissent très variés au niveau du scénario, mais ils se suivent et se ressemblent en réalité avec toujours les mêmes personnages et acteurs d'ailleurs. Pas grand-chose à sauver de cet énième nanard qui a bien fait de rester exclusivement sur Netflix.
dimanche 17 janvier 2016
The Big Short (2015)
Jolie initiative de la part d'Adam McKay, auteur de grosses pochades (mais de qualité) américaines, qui a décidé de se lancer dans un film au sujet sérieux et polémique, avec tout de même une bonne dose d'ironie.
Son sujet ? La fameuse crise des subprimes en 2008 et comment la bulle financière avait été anticipée plusieurs années auparavant par le manager d'un hedge fund, Michael Burry - seul personnage au nom véridique - (Christian Bale, génial). Il se met alors en tête de parier contre le marché immobilier auprès des banques américaines qui le prennent pour un fou, mais acceptent son argent. Seul banquier à faire réellement attention à son idée, Jared Vennett (Ryan Gosling, bien) va proposer à un fonds "éthique" géré par l'idéaliste Mark Baum (Steve Carell, excellent) de suivre le même processus. Petit à petit, d'autres investisseurs vont s'y intéresser et attendre son effet jusqu'à ce que la crise arrive enfin, comme prévu...
J'aime :
* Le casting. Il est royal, entre les prestations géniales de Christian Bale et Steve Carell, on a aussi, en plus sobre certes, Ryan Gosling et Brad Pitt. Tous les autres seconds rôles sont très bons également.
* La mise en scène. Adam McKay a dû piocher dans ses comédies loufoques précédentes pour insérer dans un sujet très complexe et sérieux une bonne d'humour noir et d'ironie, finalement très bien en phase avec le cynisme de toute cette histoire, souvent à l'aide de jeu face caméra, d'insertions de photos de l'American Way of Life (à la Martin Parr) ou encore d'apartés déjantés.
* Le scénario. Même complexe, on comprend globalement les enjeux et on se prend au jeu de ces différents personnages principaux poursuivant le même but, mais dans des contextes différents. Et même si l'on connaît la fin, le suspense reste entier...
* La pédagogie. Il en faut beaucoup pour comprendre le mécanisme qui a pu aboutir à la crise de 2008. Le réalisateur a pris l'option de scènes d'explications à part, jouées par une playmate ou encore Selena Gomez dans un casino... sympa !
J'aime pas :
* Ce n'est pas de la faute d'Adam McKay, mais, malgré ses séances pédagogiques, les non-initiés en économie - et pourtant je n'en suis pas un - se noieront dans les méandres de la spéculation bancaire et surtout de ce système d'hypothèque à l'américaine.
"The Big Short" est un film de plus sur la crise des subprimes, mais il est audacieux, fort original dans sa mise en scène, et d'autant plus prenant qu'il s'appuie sur des faits et personnages réels. Une belle réussite au vu de la filmographie du cinéaste.
Son sujet ? La fameuse crise des subprimes en 2008 et comment la bulle financière avait été anticipée plusieurs années auparavant par le manager d'un hedge fund, Michael Burry - seul personnage au nom véridique - (Christian Bale, génial). Il se met alors en tête de parier contre le marché immobilier auprès des banques américaines qui le prennent pour un fou, mais acceptent son argent. Seul banquier à faire réellement attention à son idée, Jared Vennett (Ryan Gosling, bien) va proposer à un fonds "éthique" géré par l'idéaliste Mark Baum (Steve Carell, excellent) de suivre le même processus. Petit à petit, d'autres investisseurs vont s'y intéresser et attendre son effet jusqu'à ce que la crise arrive enfin, comme prévu...
J'aime :
* Le casting. Il est royal, entre les prestations géniales de Christian Bale et Steve Carell, on a aussi, en plus sobre certes, Ryan Gosling et Brad Pitt. Tous les autres seconds rôles sont très bons également.
* La mise en scène. Adam McKay a dû piocher dans ses comédies loufoques précédentes pour insérer dans un sujet très complexe et sérieux une bonne d'humour noir et d'ironie, finalement très bien en phase avec le cynisme de toute cette histoire, souvent à l'aide de jeu face caméra, d'insertions de photos de l'American Way of Life (à la Martin Parr) ou encore d'apartés déjantés.
* Le scénario. Même complexe, on comprend globalement les enjeux et on se prend au jeu de ces différents personnages principaux poursuivant le même but, mais dans des contextes différents. Et même si l'on connaît la fin, le suspense reste entier...
* La pédagogie. Il en faut beaucoup pour comprendre le mécanisme qui a pu aboutir à la crise de 2008. Le réalisateur a pris l'option de scènes d'explications à part, jouées par une playmate ou encore Selena Gomez dans un casino... sympa !
J'aime pas :
* Ce n'est pas de la faute d'Adam McKay, mais, malgré ses séances pédagogiques, les non-initiés en économie - et pourtant je n'en suis pas un - se noieront dans les méandres de la spéculation bancaire et surtout de ce système d'hypothèque à l'américaine.
"The Big Short" est un film de plus sur la crise des subprimes, mais il est audacieux, fort original dans sa mise en scène, et d'autant plus prenant qu'il s'appuie sur des faits et personnages réels. Une belle réussite au vu de la filmographie du cinéaste.
mardi 12 janvier 2016
The Hateful Eight (2015)
Après "Django Unchained", Quentin Tarantino récidive avec un western, mais qui se révèle être beaucoup moins une aventure qu'un huis-clos. On le regrette, même si c'est plutôt réussi quand même.
Point d'esclavagiste tyrannique cette fois, mais un chasseur de primes, John Ruth (Kurt Russell, très bon), en route pour Red Rock où il va faire pendre la criminelle Daisy Domergue (Jennifer Jason Leigh, remarquable). Sur son chemin enneigé du Wyoming, il va accueillir dans sa diligence deux nouveaux passagers pris par le climat : le major Marquis Warren (Samuel L. Jackson, impeccable), devenu lui aussi chasseur de primes après la fin de la Guerre de Sécession, et Chris Mannix (Walton Goggins, excellent), futur shérif de Red Rock justement. Une tempête de neige arrivant, ils se voient forcés de faire halte chez Minnie, une auberge perdue dans les montagnes. Là s'y trouvent déjà quatre autres personnages suspects...
J'aime :
* Le casting. Avec Quentin Tarantino, c'est toujours la régalade et il n'y a ici que du très bon, au top du top. Mention spéciale à Jennifer Jason Leigh dans le seul rôle féminin parmi les huit "salopards" et à ce cher Walton Goggins, ancien de "The Shield", savoureux (malgré son changement de voix fait exprès) en shérif à la noix.
* Le scénario. Je l'ai préféré à son précédent, "Django Unchained", même si plus classique. Mais il y a cette dose d'imprévisibilité constante sur la nature réelle des personnages qui apporte beaucoup de piquant. Les dialogues sont sans doute un peu moins déjantés que d'habitude, mais cela reste bien travaillé. De même, malgré la longueur du film, les presque 3 heures passent très bien, sans ennui.
* Les décors. Certes, il n'y a en tout et pour tout que deux, mais que ce soit les paysages enneigés et l'intérieur de chez Minnie, c'est magnifique. Accessoires et costumes sont également splendides.
* La bande originale. On signalera quand même qu'elle est signée Ennio Morricone, mais le maestro, à 87 ans, est resté sobre. On est loin des envolées flamboyantes de ses compositions pour Sergio Leone.
J'aime pas :
* Même si le huis-clos passe très bien, grâce à un scénario astucieux, on aurait d'autant plus aimé une aventure un peu plus "extérieure" avec quelques chevauchées, surtout dans ces décors.
La huitième oeuvre de Quentin Tarantino n'est sans doute pas sa meilleure, mais elle reste un délicieux divertissement, toujours avec son style bien à lui, culotté et sans complexe. On est déjà impatient de voir la prochaine !
Point d'esclavagiste tyrannique cette fois, mais un chasseur de primes, John Ruth (Kurt Russell, très bon), en route pour Red Rock où il va faire pendre la criminelle Daisy Domergue (Jennifer Jason Leigh, remarquable). Sur son chemin enneigé du Wyoming, il va accueillir dans sa diligence deux nouveaux passagers pris par le climat : le major Marquis Warren (Samuel L. Jackson, impeccable), devenu lui aussi chasseur de primes après la fin de la Guerre de Sécession, et Chris Mannix (Walton Goggins, excellent), futur shérif de Red Rock justement. Une tempête de neige arrivant, ils se voient forcés de faire halte chez Minnie, une auberge perdue dans les montagnes. Là s'y trouvent déjà quatre autres personnages suspects...
J'aime :
* Le casting. Avec Quentin Tarantino, c'est toujours la régalade et il n'y a ici que du très bon, au top du top. Mention spéciale à Jennifer Jason Leigh dans le seul rôle féminin parmi les huit "salopards" et à ce cher Walton Goggins, ancien de "The Shield", savoureux (malgré son changement de voix fait exprès) en shérif à la noix.
* Le scénario. Je l'ai préféré à son précédent, "Django Unchained", même si plus classique. Mais il y a cette dose d'imprévisibilité constante sur la nature réelle des personnages qui apporte beaucoup de piquant. Les dialogues sont sans doute un peu moins déjantés que d'habitude, mais cela reste bien travaillé. De même, malgré la longueur du film, les presque 3 heures passent très bien, sans ennui.
* Les décors. Certes, il n'y a en tout et pour tout que deux, mais que ce soit les paysages enneigés et l'intérieur de chez Minnie, c'est magnifique. Accessoires et costumes sont également splendides.
* La bande originale. On signalera quand même qu'elle est signée Ennio Morricone, mais le maestro, à 87 ans, est resté sobre. On est loin des envolées flamboyantes de ses compositions pour Sergio Leone.
J'aime pas :
* Même si le huis-clos passe très bien, grâce à un scénario astucieux, on aurait d'autant plus aimé une aventure un peu plus "extérieure" avec quelques chevauchées, surtout dans ces décors.
La huitième oeuvre de Quentin Tarantino n'est sans doute pas sa meilleure, mais elle reste un délicieux divertissement, toujours avec son style bien à lui, culotté et sans complexe. On est déjà impatient de voir la prochaine !
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