Je continue de tenter de rattraper mon retard des Woody Allen. Celui-ci n'est pas le moins connu, mais je ne l'avais donc jamais vu. Pas mon préféré du tout.
Lenny (Woody Allen, toujours très bon) est journaliste sportif, Amanda (Helena Bonham Carter, bien) voudrait ouvrir sa galerie d'art. Surtout, elle veut un enfant, ce que Lenny ne soutient pas vraiment. Mais en adoptant le petit Max, il devient complètement gaga. Cependant, devant le génie du petit garçon quelques années plus tard, Lenny finit par s'interroger sur ses géniteurs et tente alors de les retrouver. Il découvre alors que Linda Ash (Mira Sorvino, pas mal, mais...), sa mère, est une prostituée...
J'aime :
* Le scénario. Soit, ce n'est pas non plus fou comme histoire, même un peu prévisible, mais Woody Allen nous sert régulièrement de petits vaudevilles du même genre et c'est drôlatique, grâce évidemment à la précision de ses dialogues et la légèreté de sa mise en scène.
* Les dialogues. C'est l'une des grandes forces de Woody Allen, un écriture aux petits oignons et des répliques qui font mouche.
* L'humour. Cela va avec l'élément précédent, mais ici, il y a un plus absurde, cette troupe de théâtre antique qui, du début à la fin, vient ponctuer les différentes saynètes de ses résumés et réflexions. Sans oublier l'intrusion du leader auprès de Woody Allen à New York et vice versa.
J'aime pas :
* Le casting. En dehors de Woody Allen, fidèle à son personnage de pile électrique névrosée, je ne suis pas très convaincu par les deux rôles principaux féminins et notamment, malgré son Oscar, Mira Sorvino, dont la voix haut perché m'insupporte (même si c'est fait exprès, ça fait surjoué).
Beaucoup de potentiel dans cette comédie au scénario typiquement Allenien, mais je suis un peu resté sur ma faim, la faute notamment à un casting féminin que je n'ai pas trouvé très solide.
samedi 24 octobre 2015
dimanche 20 septembre 2015
What happened, Miss Simone ? (2015)
Netflix est une bonne chose pour les séries et le cinéma, afin notamment de lutter contre le piratage. Le site s'est en plus lancé dans la production de documentaires et séries. Parmi ceux-ci, cette oeuvre de premier choix de Liz Garbus consacrée à Nina Simone.
A l'aide de nombreuses archives d'interviews de la chanteuse américaine et de concerts ainsi que des entretiens avec des proches, le film retrace son parcours exceptionnel, de ses débuts, née Eunice Kathleen Waymon, de virtuose précoce au piano dans une petite ville de Caroline du Nord connaissant la ségrégation jusqu'à sa "disparition" dans les années 1970, en passant par son intense participation dans la lutte pour les droits civils aux Etats-Unis.
J'aime :
*La bande originale. Forcément, j'aime beaucoup la musique de Nina Simone, c'est pour cela que j'ai regardé ce documentaire et on retrouve la plupart de ses meilleurs morceaux (pas tous non plus malheureusement).
*Le sujet. Je connaissais sa musique, mais finalement assez peu sa vie. Et Nina Simone a eu une vie extrêmement passionnante, notamment sa jeunesse et sa mise en lumière jusqu'à son combat pour les droits civils. C'était une femme intense, passionnée, dans la vie comme dans l'amour aussi à travers sa relation tumultueuse avec son mari-manager.
*Les archives. S'il y a quelques intervenants encore vivants, dont sa fille, il est évidemment très intéressant d'entendre Nina Simone elle-même évoquer différents moments de sa vie, notamment les plus difficiles (enfance, couple). Les séquences de concerts sont splendides et montrent toute leur intensité.
J'aime pas :
*Les documentaires aiment de moins en moins le classicisme et donc la chronologie. Celui-ci aborde ainsi principalement le début de carrière puis la période militante de Nina Simone, ce qui est bien, mais on reste bien curieux des trente années suivantes, bien plus discrètes certes, mais qui auraient mérité ne serait-ce qu'un traitement léger.
"What happened, Miss Simone ?" est une excellente oeuvre pour rentrer pleinement dans le personnage Nina Simone, ses passions et ses démons, ses rêves et ambitions. Un personnage qui a toujours été à part dans la musique, notamment de par les genres variés qu'elle a abordés. Mais elle est tellement passionnante qu'on aurait bien aimé en savoir plus !
A l'aide de nombreuses archives d'interviews de la chanteuse américaine et de concerts ainsi que des entretiens avec des proches, le film retrace son parcours exceptionnel, de ses débuts, née Eunice Kathleen Waymon, de virtuose précoce au piano dans une petite ville de Caroline du Nord connaissant la ségrégation jusqu'à sa "disparition" dans les années 1970, en passant par son intense participation dans la lutte pour les droits civils aux Etats-Unis.
J'aime :
*La bande originale. Forcément, j'aime beaucoup la musique de Nina Simone, c'est pour cela que j'ai regardé ce documentaire et on retrouve la plupart de ses meilleurs morceaux (pas tous non plus malheureusement).
*Le sujet. Je connaissais sa musique, mais finalement assez peu sa vie. Et Nina Simone a eu une vie extrêmement passionnante, notamment sa jeunesse et sa mise en lumière jusqu'à son combat pour les droits civils. C'était une femme intense, passionnée, dans la vie comme dans l'amour aussi à travers sa relation tumultueuse avec son mari-manager.
*Les archives. S'il y a quelques intervenants encore vivants, dont sa fille, il est évidemment très intéressant d'entendre Nina Simone elle-même évoquer différents moments de sa vie, notamment les plus difficiles (enfance, couple). Les séquences de concerts sont splendides et montrent toute leur intensité.
J'aime pas :
*Les documentaires aiment de moins en moins le classicisme et donc la chronologie. Celui-ci aborde ainsi principalement le début de carrière puis la période militante de Nina Simone, ce qui est bien, mais on reste bien curieux des trente années suivantes, bien plus discrètes certes, mais qui auraient mérité ne serait-ce qu'un traitement léger.
"What happened, Miss Simone ?" est une excellente oeuvre pour rentrer pleinement dans le personnage Nina Simone, ses passions et ses démons, ses rêves et ambitions. Un personnage qui a toujours été à part dans la musique, notamment de par les genres variés qu'elle a abordés. Mais elle est tellement passionnante qu'on aurait bien aimé en savoir plus !
samedi 5 septembre 2015
Mission : Impossible - Rogue Nation (2015)
En général, je n'aime pas trop sauter des épisodes d'une saga, mais j'ai été forcé, donc je me suis retrouvé devant ce cinquième épisode de "Mission : Impossible" sans avoir vu le précédent et je crois que je m'étais endormi devant le troisième.
Heureusement, même s'il y a une sorte de fil rouge qui se déploie depuis le premier opus, il n'y a pas vraiment de problème si on les regarde dans le désordre. Ici, le film débute tout de même là où le précédent s'était arrêté : l'agent Ethan Hunt (Tom Cruise, excellent) est persuadé de l'existence du "Syndicat", un groupe criminel international. Sauf que la CIA, menée par Alan Hunley (Alec Baldwin, qui connaît bien ce genre de rôle), réussit à mettre un terme à l'IMF d'Ethan Hunt en raison de ses trop nombreux dégâts, malgré les efforts de son responsable, William Brandt (Jeremy Renner, très bien). Le célèbre agent va alors devoir opérer clandestinement à l'aide de ses comparses pour traquer le maléfique Solomon Lane (Sean Harris, très bon méchant)...
J'aime :
* Le scénario. Il est plutôt original, Ethan Hunt agissant clandestinement de pair avec une agent infiltrée dont on ne sait jamais vraiment de quel bord elle penche, les rebondissements sont nombreux et on voyage pas mal.
* L'action. On ne s'ennuie jamais, chaque décor ayant son grand moment : Vienne, Marrakech, Londres... Mention spéciale pour la scène de l'Opéra de Vienne, très réussie !
* Le casting. Tom Cruise mène toujours impeccablement ses troupes et on apprécie son duo avec Rebecca Ferguson. Le reste, c'est du solide aussi, avec des points en plus pour le facétieux Simon Pegg et le vilain, Sean Harris.
* L'humour. J'ai l'impression que plus la série avance, plus l'humour est mis en avant. Et celui-ci, porté notamment par le so British Simon Pegg, s'intègre parfaitement pendant l'action.
J'aime pas :
* Pas grand-chose à reprocher !
Face à ses concurrents James Bond et Jason Bourne, Ethan Hunt semble donc choisir la voie de la grosse action couplée avec de l'humour (sans qu'il soit parodique non plus). Ce n'est pas plus mal et dans cet épisode, la mission divertissement est parfaitement remplie. Chapeau !
Heureusement, même s'il y a une sorte de fil rouge qui se déploie depuis le premier opus, il n'y a pas vraiment de problème si on les regarde dans le désordre. Ici, le film débute tout de même là où le précédent s'était arrêté : l'agent Ethan Hunt (Tom Cruise, excellent) est persuadé de l'existence du "Syndicat", un groupe criminel international. Sauf que la CIA, menée par Alan Hunley (Alec Baldwin, qui connaît bien ce genre de rôle), réussit à mettre un terme à l'IMF d'Ethan Hunt en raison de ses trop nombreux dégâts, malgré les efforts de son responsable, William Brandt (Jeremy Renner, très bien). Le célèbre agent va alors devoir opérer clandestinement à l'aide de ses comparses pour traquer le maléfique Solomon Lane (Sean Harris, très bon méchant)...
J'aime :
* Le scénario. Il est plutôt original, Ethan Hunt agissant clandestinement de pair avec une agent infiltrée dont on ne sait jamais vraiment de quel bord elle penche, les rebondissements sont nombreux et on voyage pas mal.
* L'action. On ne s'ennuie jamais, chaque décor ayant son grand moment : Vienne, Marrakech, Londres... Mention spéciale pour la scène de l'Opéra de Vienne, très réussie !
* Le casting. Tom Cruise mène toujours impeccablement ses troupes et on apprécie son duo avec Rebecca Ferguson. Le reste, c'est du solide aussi, avec des points en plus pour le facétieux Simon Pegg et le vilain, Sean Harris.
* L'humour. J'ai l'impression que plus la série avance, plus l'humour est mis en avant. Et celui-ci, porté notamment par le so British Simon Pegg, s'intègre parfaitement pendant l'action.
J'aime pas :
* Pas grand-chose à reprocher !
Face à ses concurrents James Bond et Jason Bourne, Ethan Hunt semble donc choisir la voie de la grosse action couplée avec de l'humour (sans qu'il soit parodique non plus). Ce n'est pas plus mal et dans cet épisode, la mission divertissement est parfaitement remplie. Chapeau !
samedi 29 août 2015
L'Ecume des jours (2013)
Michel Gondry était sans doute le cinéaste le plus à même d'adapter sur écran l'univers poétique et foutraque de Boris Vian. Malheureusement, le Français a sans doute voulu trop bien faire...
L'histoire, tout le monde la connaît. Colin (Romain Duris, très bien) est un inventeur riche et oisif, qui profite de la vie avec son cuisinier, Nicolas (Omar Sy, très bien aussi), et son meilleur ami, Chick (Gad Elmaleh, pas mal), admirateur maladif de l'écrivain Jean-Sol Partre. Mais Colin est seul et se décide à trouver l'amour. Ce sera Chloé (Audrey Tautou, bien), qu'il rencontre à une fête. Leur amour est beau et heureux, mais peu après leur mariage, la jeune femme développe une maladie rare (un nénuphars croît dans ses poumons) qui va bouleverser leur vie...
J'aime :
* Les décors. On peut faire confiance à Michel Gondry là-dessus. Plus encore ici que dans n'importe quel autre film auparavant, le cinéaste a laissé parler son imagination débordante pour illustrer l'univers fantasque de Boris Vian. Comme d'habitude, à l'aide d'un peu d'animation et beaucoup de carton-pâte, Michel Gondry en met plein les yeux.
* Le casting. Pluie d'étoiles françaises dans ce film : Duris, Tautou, Sy, Elmaleh, Chabat, Maïga, Le Bon, Torreton, Gondry himself... Pas mal de crème donc, c'est un atout.
J'aime pas :
* Le scénario. Ce n'est pas tant la trame principale de Boris Vian (qui ne fait que 320 pages) que les énormes longueurs ajoutées par Michel Gondry qui dérangent. C'est beaucoup trop long et parfois même ennuyeux, surtout la dernière partie, triste à mourir. La beauté visuelle ne suffit pas toujours à divertir, loin de là.
"L'Ecume des jours" aurait pu être un film génial grâce à la créativité fantastique de Michel Gondry alliée au génie littéraire de Boris Vian. Malheureusement, le cinéaste s'est sans doute bien trop lâché et son oeuvre d'art en devient rapidement indigeste. Dommage.
L'histoire, tout le monde la connaît. Colin (Romain Duris, très bien) est un inventeur riche et oisif, qui profite de la vie avec son cuisinier, Nicolas (Omar Sy, très bien aussi), et son meilleur ami, Chick (Gad Elmaleh, pas mal), admirateur maladif de l'écrivain Jean-Sol Partre. Mais Colin est seul et se décide à trouver l'amour. Ce sera Chloé (Audrey Tautou, bien), qu'il rencontre à une fête. Leur amour est beau et heureux, mais peu après leur mariage, la jeune femme développe une maladie rare (un nénuphars croît dans ses poumons) qui va bouleverser leur vie...
J'aime :
* Les décors. On peut faire confiance à Michel Gondry là-dessus. Plus encore ici que dans n'importe quel autre film auparavant, le cinéaste a laissé parler son imagination débordante pour illustrer l'univers fantasque de Boris Vian. Comme d'habitude, à l'aide d'un peu d'animation et beaucoup de carton-pâte, Michel Gondry en met plein les yeux.
* Le casting. Pluie d'étoiles françaises dans ce film : Duris, Tautou, Sy, Elmaleh, Chabat, Maïga, Le Bon, Torreton, Gondry himself... Pas mal de crème donc, c'est un atout.
J'aime pas :
* Le scénario. Ce n'est pas tant la trame principale de Boris Vian (qui ne fait que 320 pages) que les énormes longueurs ajoutées par Michel Gondry qui dérangent. C'est beaucoup trop long et parfois même ennuyeux, surtout la dernière partie, triste à mourir. La beauté visuelle ne suffit pas toujours à divertir, loin de là.
"L'Ecume des jours" aurait pu être un film génial grâce à la créativité fantastique de Michel Gondry alliée au génie littéraire de Boris Vian. Malheureusement, le cinéaste s'est sans doute bien trop lâché et son oeuvre d'art en devient rapidement indigeste. Dommage.
samedi 1 août 2015
Despicable Me 2 (2013)
Après avoir passé un bon moment devant le premier, je n'ai pas hésité à me regarder le deuxième épisode des aventures de Gru et de ses minions. Et je crois que j'ai même préféré celui-là malgré un scénario moins original.
En effet, Gru (voix de Steve Carrell, toujours très bien) est désormais 100% gentil ou presque et s'occupe comme un chef de ses trois petites filles. Mais il va devoir se remettre au travail, forcé d'aider une agence gouvernementale à mettre la main sur le méchant non identifié qui s'est emparé d'un laboratoire secret fabriquant un sérum pouvant faire muter de gentils êtres en vilains monstres. Il fait alors équipe avec l'agent Lucy Wilde (voix de Kristen Wiig, bien) et bien entendu de sa troupe de minions...
J'aime :
* L'humour. Les minions y sont évidemment pour beaucoup, trustant les scènes les plus loufoques. Mais globalement, on rit souvent et c'est important.
* Les voix. Mention spéciale pour Pierre Coffin qui double les minions et a trouvé cette idée géniale de leur donner un langage mélangeant plusieurs langues, ce qui les rend à la fois compréhensibles et incompréhensibles. Les autres "stars" s'en sortent très bien aussi.
* Les graphismes. Toujours pleins de couleurs, peut-être même plus que dans le premier épisode, notamment avec les longs passages au centre commercial. C'est très beau.
J'aime pas :
* Le scénario. En dehors de la "méchante" transformation des minions, l'histoire est un peu décevante car bien trop classique, Gru étant désormais un "gentil", malgré la découverte tardive du vrai méchant. Et quelques séquences mièvres.
Ce deuxième épisode est moins original que le premier au niveau du scénario, mais plus divertissant grâce surtout aux minions qui bénéficient d'une plus grande exposition leur offrant une parfaite passerelle vers le "troisième" opus qui les met seuls en scène. C'est mérité.
En effet, Gru (voix de Steve Carrell, toujours très bien) est désormais 100% gentil ou presque et s'occupe comme un chef de ses trois petites filles. Mais il va devoir se remettre au travail, forcé d'aider une agence gouvernementale à mettre la main sur le méchant non identifié qui s'est emparé d'un laboratoire secret fabriquant un sérum pouvant faire muter de gentils êtres en vilains monstres. Il fait alors équipe avec l'agent Lucy Wilde (voix de Kristen Wiig, bien) et bien entendu de sa troupe de minions...
J'aime :
* L'humour. Les minions y sont évidemment pour beaucoup, trustant les scènes les plus loufoques. Mais globalement, on rit souvent et c'est important.
* Les voix. Mention spéciale pour Pierre Coffin qui double les minions et a trouvé cette idée géniale de leur donner un langage mélangeant plusieurs langues, ce qui les rend à la fois compréhensibles et incompréhensibles. Les autres "stars" s'en sortent très bien aussi.
* Les graphismes. Toujours pleins de couleurs, peut-être même plus que dans le premier épisode, notamment avec les longs passages au centre commercial. C'est très beau.
J'aime pas :
* Le scénario. En dehors de la "méchante" transformation des minions, l'histoire est un peu décevante car bien trop classique, Gru étant désormais un "gentil", malgré la découverte tardive du vrai méchant. Et quelques séquences mièvres.
Ce deuxième épisode est moins original que le premier au niveau du scénario, mais plus divertissant grâce surtout aux minions qui bénéficient d'une plus grande exposition leur offrant une parfaite passerelle vers le "troisième" opus qui les met seuls en scène. C'est mérité.
lundi 22 juin 2015
Mad Max : Fury Road (2015)
Au départ, j'avais peur d'un énième remake hollywoodien inutile parce qu'il est dur d'être original et rentable de nos jours. Et finalement, avec toujours George Miller aux manettes, le "mythe" Mad Max est revisité et on en prend plein les yeux à défaut d'un scénario passionnant.
Contrairement au Mad Max joué par Mel Gibson, ancien flic, on ne sait pas grand-chose du Max Rockatansky joué ici par Tom Hardy (bien). Guerrier solitaire, ce dernier est capturé dès le début du film par les troupes de l'affreux Immortan Joe (Hugh Keays-Byrne, bien aussi), qui détient le bien le plus précieux de ce désert post-apocalyptique : l'eau. Alors que l'Imperator Furiosa (Charlize Theron, très bien) s'enfuit avec un camion-citerne censé récupérer de l'essence en compagnie du harem du chef de la Citadelle, ce dernier lance son armée, dont Mad Max bien malgré lui, à sa poursuite...
J'aime :
* L'environnement. Terme large pour définir aussi bien les décors que les costumes, les personnages et leur comportement, les véhicules, etc. Il s'agit de tout un bestiaire vraiment original et inventif, renouvelant avec brio la trilogie initiale.
* Les effets spéciaux. Visuellement, "Mad Max : Fury Road" en met bel et bien plein la vue, le film mérite tous les honneurs rien que pour cela.
* Le casting. Un rôle bourrin mutique de plus pour Tom Hardy, mais il maîtrise bien donc ça passe tranquille, doublée au final par une Charlize Theron qui est elle bien rodée dans les rôles qu'on n'attend pas forcément. Gros charisme.
J'aime pas :
* Le scénario. C'est quand même le gros point faible du film. On ne sait pas grand-chose sur ce Mad Max qui n'est finalement qu'un personnage secondaire qui va aider l'Imperator Furiosa et ses copines à fuir. Surtout, sans en dire trop non plus, cette folle épopée à travers le désert se résume à un aller-retour. Bon.
Il y a de quoi se satisfaire finalement du retour de Mad Max, même si l'on sent que George Miller avait plus en tête d'utiliser tous les moyens actuels à sa disposition pour épater la galerie (c'est gagné !) que d'écrire un nouveau scénario détonnant. Mais nous verrons la suite (?) !
Contrairement au Mad Max joué par Mel Gibson, ancien flic, on ne sait pas grand-chose du Max Rockatansky joué ici par Tom Hardy (bien). Guerrier solitaire, ce dernier est capturé dès le début du film par les troupes de l'affreux Immortan Joe (Hugh Keays-Byrne, bien aussi), qui détient le bien le plus précieux de ce désert post-apocalyptique : l'eau. Alors que l'Imperator Furiosa (Charlize Theron, très bien) s'enfuit avec un camion-citerne censé récupérer de l'essence en compagnie du harem du chef de la Citadelle, ce dernier lance son armée, dont Mad Max bien malgré lui, à sa poursuite...
J'aime :
* L'environnement. Terme large pour définir aussi bien les décors que les costumes, les personnages et leur comportement, les véhicules, etc. Il s'agit de tout un bestiaire vraiment original et inventif, renouvelant avec brio la trilogie initiale.
* Les effets spéciaux. Visuellement, "Mad Max : Fury Road" en met bel et bien plein la vue, le film mérite tous les honneurs rien que pour cela.
* Le casting. Un rôle bourrin mutique de plus pour Tom Hardy, mais il maîtrise bien donc ça passe tranquille, doublée au final par une Charlize Theron qui est elle bien rodée dans les rôles qu'on n'attend pas forcément. Gros charisme.
J'aime pas :
* Le scénario. C'est quand même le gros point faible du film. On ne sait pas grand-chose sur ce Mad Max qui n'est finalement qu'un personnage secondaire qui va aider l'Imperator Furiosa et ses copines à fuir. Surtout, sans en dire trop non plus, cette folle épopée à travers le désert se résume à un aller-retour. Bon.
Il y a de quoi se satisfaire finalement du retour de Mad Max, même si l'on sent que George Miller avait plus en tête d'utiliser tous les moyens actuels à sa disposition pour épater la galerie (c'est gagné !) que d'écrire un nouveau scénario détonnant. Mais nous verrons la suite (?) !
vendredi 8 mai 2015
Nightcrawler (2014)
Premier film pour Dan Gilroy (déjà scénariste expérimenté par ailleurs) et l'essai est passé haut la main. "Nightcrawler" est une excellente satire du journalisme télé trash avec, en plus, un Jake Gyllenhaal bon !
Louis Bloom (Jake Gyllenhaal, dans son meilleur rôle ?) écume Los Angeles la nuit, vivant de petits larcins. Un soir, il tombe sur une équipe de JRI freelances filmant les premières images d'un accident. Intrigué par ce métier qui peut rapporter gros, Lou va s'y lancer à son tour, se procurant un caméscope et une radio de police à la recherche du moindre faits-divers nocturne. Son premier coup fonctionne auprès d'une chaîne de télévision locale, dont le journal du matin est dirigée par Nina Romina (Rene Russo, bien). La paire décide de travailler ensemble et Lou va alors embaucher un assistant, Rick (Riz Ahmed, très bien), pour l'aider dans sa tâche qui devient de plus en plus voyeuriste...
J'aime :
* Le scénario. Plongée terrifiante (et pas tant exagérée avec ce qu'on voit chez nous parfois) dans les pratiques des chaînes locales d'information américaines et la chasse impitoyable au scoop et aux images les plus fortes. C'est très original et l'idée de nous les faire découvrir en même temps qu'un complet novice est bien trouvée.
* Le casting. Je n'ai jamais été un grand fan de Jake Gyllenhaal, que je trouve fade en général, mais voilà, comme d'autres avant lui - bien que je n'ai pas vu non plus tous ses films -, il démontre ici une noirceur, teintée d'obsessions, peu commune et se révèle épatant. A ses côtés, Riz Ahmed assure en assistant abusé de bout en bout.
* L'environnement. "Nightcrawler", c'est aussi un magnifique parcours nocturne à travers Los Angeles et Dan Gilroy excelle à montrer son terrain de jeu avec un oeil différent.
J'aime pas :
* Tout film ou presque a droit à une romance ou tout du moins une relation homme-femme. Ici, celle nouée entre Louis et sa patronne, Nina, ajoute à la fascination puisqu'il lui propose un chantage qu'elle se voit obligée d'accepter. Pour autant, on ne verra quasiment rien de concret pour l'illustrer. Fort dommage.
"Nightcrawler" est une petite pépite de film "noir", avec un scénario qui sort vraiment du lot et servi par un Jake Gyllenhaal formidable. A découvrir au plus vite !
Louis Bloom (Jake Gyllenhaal, dans son meilleur rôle ?) écume Los Angeles la nuit, vivant de petits larcins. Un soir, il tombe sur une équipe de JRI freelances filmant les premières images d'un accident. Intrigué par ce métier qui peut rapporter gros, Lou va s'y lancer à son tour, se procurant un caméscope et une radio de police à la recherche du moindre faits-divers nocturne. Son premier coup fonctionne auprès d'une chaîne de télévision locale, dont le journal du matin est dirigée par Nina Romina (Rene Russo, bien). La paire décide de travailler ensemble et Lou va alors embaucher un assistant, Rick (Riz Ahmed, très bien), pour l'aider dans sa tâche qui devient de plus en plus voyeuriste...
J'aime :
* Le scénario. Plongée terrifiante (et pas tant exagérée avec ce qu'on voit chez nous parfois) dans les pratiques des chaînes locales d'information américaines et la chasse impitoyable au scoop et aux images les plus fortes. C'est très original et l'idée de nous les faire découvrir en même temps qu'un complet novice est bien trouvée.
* Le casting. Je n'ai jamais été un grand fan de Jake Gyllenhaal, que je trouve fade en général, mais voilà, comme d'autres avant lui - bien que je n'ai pas vu non plus tous ses films -, il démontre ici une noirceur, teintée d'obsessions, peu commune et se révèle épatant. A ses côtés, Riz Ahmed assure en assistant abusé de bout en bout.
* L'environnement. "Nightcrawler", c'est aussi un magnifique parcours nocturne à travers Los Angeles et Dan Gilroy excelle à montrer son terrain de jeu avec un oeil différent.
J'aime pas :
* Tout film ou presque a droit à une romance ou tout du moins une relation homme-femme. Ici, celle nouée entre Louis et sa patronne, Nina, ajoute à la fascination puisqu'il lui propose un chantage qu'elle se voit obligée d'accepter. Pour autant, on ne verra quasiment rien de concret pour l'illustrer. Fort dommage.
"Nightcrawler" est une petite pépite de film "noir", avec un scénario qui sort vraiment du lot et servi par un Jake Gyllenhaal formidable. A découvrir au plus vite !
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