Nick Cassavetes n'arrive assurément pas à la cheville de son père, réalisant des films à chaque fois très différents et ainsi sans vraie personnalité. Son dernier en date, "The Other woman", est une honnête comédie au scénario pourtant banal.
Carly (Cameron Diaz, très bien) est heureuse, il semblerait que son nouvel amant, le beau Marc (Nikolaj Coster-Waldau, bof), soit le bon. Sauf qu'elle va rapidement découvrir qu'il est marié de longue date à Kate (Leslie Mann, formidable) avec qui elle tombe nez à nez alors qu'elle voulait lui faire une surprise. Désespérée d'avoir été trompée, la femme au foyer veut que Carly l'aide à surmonter cette épreuve. Elles vont peu à peu se rapprocher et se rendre compte que Marc fréquente aussi la jeune Amber (Kate Upton, fort jolie à regarder, pas plus). Furieuses, elles organisent alors un plan, avec l'aide de la bimbo, afin de se venger de l'affreux mari volage...
J'aime :
* Le casting. C'est assurément la force du film. Si Cameron Diaz mène toujours d'aussi belle manière la danse, elle est surpassée par Leslie Mann qui offre ici une performance de déglinguée assez géniale, passant de femme au foyer ennuyeuse à vengeresse lunatique. On voit moins Kate Upton qui ne joue pas si mal, mais c'est sa plastique qui reste la plus intéressante. Je suis encore moins fan des rôles masculins, Nikolaj Coster-Waldau est caricatural et David Thornton (le frère de Kate) ne sert pas à grand chose. Apparitions sympas de Don Jonhson et Nicki Minaj en revanche.
* L'humour. Outre le scénario, plusieurs gags sont déjà vus mille fois (le médicament qui donne envie de faire caca, le produit qui fait faire perdre les cheveux ou encore la brosse à dent mouillé au pipi), mais l'énergie comique générale du duo Diaz-Mann fonctionne très bien et on sourit souvent.
J'aime pas :
* Le scénario. Pour une fois, ce n'est pas un remake, mais on ne peut pas vraiment dire que la femme trompée qui se venge de son mari avec l'aide de ses copines soit d'une véritable inventivité. Et comme on l'a dit plus haut, même certains gags sont éculés.
"The Other woman" n'a vraiment rien d'original et marquera difficilement les esprits, mais le divertissement reste cependant présent grâce à l'abattage et la folie des deux principales comédiennes. Et c'est déjà pas mal.
vendredi 23 mai 2014
samedi 3 mai 2014
Fading gigolo (2014)
Quoi, un film avec Woody Allen acteur mais non réalisateur ? Je croyais cela impossible de nos jours (déjà qu'il avait dit qu'il arrêtait de jouer avant "From Rome with love"), mais il a remis cela pour John Turturro dans une petite comédie sans prétention.
L'acteur-réalisateur rentre tout de suite dans son sujet, dès la première scène, ce qui n'est pas commun. Murray (Woody Allen, fidèle à lui-même et délicieux), vendeur de bouquins rares qui ferme boutique, branche son ami Fioravante (John Turturro, bien), fleuriste, pour qu'il participe à un ménage à trois avec sa dermatologiste (Sharon Stone, pas mal) et une amie à elle, Selima (Sofia Vergara, hautement désirable). Hésitant, Fioravante finit par accepter de tenter l'aventure et devient malgré lui gigolo par l'intermédiaire de Murray qui s'occupe d'être son agent en lui trouvant des femmes fortunées à satisfaire. Jusqu'au jour où ce dernier lui demande de venir en aide à Avigal (Vanessa Paradis, correcte), une veuve juive orthodoxe enfermée dans la solitude depuis la mort de son mari...
J'aime :
* Le casting. C'est la grande force du film et surtout son duo d'acteurs principaux John Turturro-Woody Allen. Entre le grand taciturne et le petit excité, le courant passe parfaitement bien et le duo est beaucoup mieux assorti qu'on aurait pu le penser. Autant le personnage du premier reste un peu déconcertant et mystérieux (il ne semble ni apprécier ni assumer complètement son nouveau gagne-pain), autant celui du second est totalement "Allenien", prévisible, mais tellement drôle. Les seconds rôles, essentiellement féminins, assurent, mais on n'est pas totalement convaincu par Vanessa Paradis, dans un personnage bien surprenant pour elle il faut dire.
* L'humour. On se croirait dans un film de Woody Allen tant tout est là : New York, le sexe exalté et foufou, la communauté juive éraillée, des dialogues drôles et piquants (surtout dans la bouche du cinéaste).
J'aime pas :
* Le scénario. Rien à redire sur la partie gigolo malgré lui qui donne tout l'humour et le piment du film, mais en revanche, la vague amourette entre Fioravante et Avigal est aussi mièvre que rapidement expédiée, et n'a presque rien à faire dans le film. Le réalisateur aurait pu trouver autre chose pour mettre de l'amertume dans sa comédie.
John Turturro ne s'est pas foulé pour mettre en scène cette sympathique comédie qui marche dans les traces de celles de celui avec qui il partage l'affiche. Heureusement que ce dernier est là, qu'on est d'ailleurs très heureux de retrouver devant la caméra, pour apporter tout le piment d'un divertissement dont la mission n'est pas tout à fait remplie. Cela est presque pardonnable.
L'acteur-réalisateur rentre tout de suite dans son sujet, dès la première scène, ce qui n'est pas commun. Murray (Woody Allen, fidèle à lui-même et délicieux), vendeur de bouquins rares qui ferme boutique, branche son ami Fioravante (John Turturro, bien), fleuriste, pour qu'il participe à un ménage à trois avec sa dermatologiste (Sharon Stone, pas mal) et une amie à elle, Selima (Sofia Vergara, hautement désirable). Hésitant, Fioravante finit par accepter de tenter l'aventure et devient malgré lui gigolo par l'intermédiaire de Murray qui s'occupe d'être son agent en lui trouvant des femmes fortunées à satisfaire. Jusqu'au jour où ce dernier lui demande de venir en aide à Avigal (Vanessa Paradis, correcte), une veuve juive orthodoxe enfermée dans la solitude depuis la mort de son mari...
J'aime :
* Le casting. C'est la grande force du film et surtout son duo d'acteurs principaux John Turturro-Woody Allen. Entre le grand taciturne et le petit excité, le courant passe parfaitement bien et le duo est beaucoup mieux assorti qu'on aurait pu le penser. Autant le personnage du premier reste un peu déconcertant et mystérieux (il ne semble ni apprécier ni assumer complètement son nouveau gagne-pain), autant celui du second est totalement "Allenien", prévisible, mais tellement drôle. Les seconds rôles, essentiellement féminins, assurent, mais on n'est pas totalement convaincu par Vanessa Paradis, dans un personnage bien surprenant pour elle il faut dire.
* L'humour. On se croirait dans un film de Woody Allen tant tout est là : New York, le sexe exalté et foufou, la communauté juive éraillée, des dialogues drôles et piquants (surtout dans la bouche du cinéaste).
J'aime pas :
* Le scénario. Rien à redire sur la partie gigolo malgré lui qui donne tout l'humour et le piment du film, mais en revanche, la vague amourette entre Fioravante et Avigal est aussi mièvre que rapidement expédiée, et n'a presque rien à faire dans le film. Le réalisateur aurait pu trouver autre chose pour mettre de l'amertume dans sa comédie.
John Turturro ne s'est pas foulé pour mettre en scène cette sympathique comédie qui marche dans les traces de celles de celui avec qui il partage l'affiche. Heureusement que ce dernier est là, qu'on est d'ailleurs très heureux de retrouver devant la caméra, pour apporter tout le piment d'un divertissement dont la mission n'est pas tout à fait remplie. Cela est presque pardonnable.
samedi 12 avril 2014
Her (2014)
J'aime beaucoup ce que fait Spike Jonze, indépendant et toujours très original. Avec "Her", il nous gâte une fois de plus et j'y ai trouvé mon coup de coeur 2014, en attendant le prochain Wes Anderson...
Dans un futur pas si éloigné que cela, Theodore (Joaquin Phoenix, toujours aussi excellent), paisible écrivain public, s'enfonce peu à peu dans une solitude qui lui pèse. Il est séparé de Catherine (Rooney Mara, bien), mais la procédure de divorce met du temps à aboutir, notamment par sa faute. Il n'arrive pas à l'oublier, ni donc à refaire sa vie avec quelqu'un d'autre. C'est alors qu'il achète un nouveau logiciel qui offre une compagnie virtuelle dotée d'une intelligence artificielle extrêmement poussée. A partir de ses choix, il crée Samantha qui l'accompagnera désormais avec sa seule voix (celle de Scarlett Johansson, à croquer). Une jolie complicité s'installe avant de laisser place à des sentiments ambigus...
J'aime :
* Le scénario. Des relations homme-machine, il y en a déjà eu un certain nombre dans des films et des séries. Mais une histoire sentimentale de ce type, aussi réaliste que ce futur proche, jamais et c'est follement original. On se prend tout de suite au jeu et on y croit.
* Le casting. A chacun de ses films, je suis toujours plus fan de Joaquin Phoenix dont le personnage ambigu et tiraillé par ses sentiments n'est pas très éloigné du Leonard qu'il jouait dans "Two Lovers". Il réussit une nouvelle fois à interpréter une sobriété alliée à un charisme détonnant. Rien qu'avec sa voix (c'est un exercice, comme pour les dessins animés), Scarlett Johansson était un excellent choix et elle le confirme avec une très belle sensualité ingénue. Les autres seconds rôles sont bien aussi.
* Les décors. Ils sont minimalistes, sans quasiment aucun effet spécial, et accentuent ainsi le réalisme du film. Il est sans nul doute que notre futur proche ressemblera à ce que montre Spike Jonze.
J'aime pas :
* La longueur du film. C'est peut-être son seul défaut. Très contemplatif et lent, ce qui passe très bien ici, il est malheureusement un peu long.
"Her" correspond totalement au film que je m'attendais à voir et cela fait toujours plaisir. C'est une comédie romantique, voire plutôt un drame, qui ne ressemble à aucune autre et fait réfléchir à ce futur virtuel qui nous attend.
Dans un futur pas si éloigné que cela, Theodore (Joaquin Phoenix, toujours aussi excellent), paisible écrivain public, s'enfonce peu à peu dans une solitude qui lui pèse. Il est séparé de Catherine (Rooney Mara, bien), mais la procédure de divorce met du temps à aboutir, notamment par sa faute. Il n'arrive pas à l'oublier, ni donc à refaire sa vie avec quelqu'un d'autre. C'est alors qu'il achète un nouveau logiciel qui offre une compagnie virtuelle dotée d'une intelligence artificielle extrêmement poussée. A partir de ses choix, il crée Samantha qui l'accompagnera désormais avec sa seule voix (celle de Scarlett Johansson, à croquer). Une jolie complicité s'installe avant de laisser place à des sentiments ambigus...
J'aime :
* Le scénario. Des relations homme-machine, il y en a déjà eu un certain nombre dans des films et des séries. Mais une histoire sentimentale de ce type, aussi réaliste que ce futur proche, jamais et c'est follement original. On se prend tout de suite au jeu et on y croit.
* Le casting. A chacun de ses films, je suis toujours plus fan de Joaquin Phoenix dont le personnage ambigu et tiraillé par ses sentiments n'est pas très éloigné du Leonard qu'il jouait dans "Two Lovers". Il réussit une nouvelle fois à interpréter une sobriété alliée à un charisme détonnant. Rien qu'avec sa voix (c'est un exercice, comme pour les dessins animés), Scarlett Johansson était un excellent choix et elle le confirme avec une très belle sensualité ingénue. Les autres seconds rôles sont bien aussi.
* Les décors. Ils sont minimalistes, sans quasiment aucun effet spécial, et accentuent ainsi le réalisme du film. Il est sans nul doute que notre futur proche ressemblera à ce que montre Spike Jonze.
J'aime pas :
* La longueur du film. C'est peut-être son seul défaut. Très contemplatif et lent, ce qui passe très bien ici, il est malheureusement un peu long.
"Her" correspond totalement au film que je m'attendais à voir et cela fait toujours plaisir. C'est une comédie romantique, voire plutôt un drame, qui ne ressemble à aucune autre et fait réfléchir à ce futur virtuel qui nous attend.
mercredi 26 mars 2014
Angels & Demons (2009)
Je n'ai plus grand souvenir du "Da Vinci Code", mais je me rappelle au moins que ce n'était pas aussi bon qu'attendu. Ce "prequel" est déjà bien mieux, même si c'est loin d'être parfait.
Des chercheurs du Cern, dont l'Italienne Vittoria Vetra (Ayelet Zurer, pas mal), produisent de l'antimatière sous les yeux d'un prêtre qui est assassiné. Un échantillon est également volé. Pendant ce temps-là, le pape meurt et le Vatican entame le processus d'élection du prochain. Sauf que quatre des candidats majeurs sont kidnappés par les Illuminati qui menacent des les tuer un par un à une heure d'intervalle jusqu'à minuit où ils feront enfin exploser l'antimatière, détruisant le Vatican. L'expert en religion Robert Langdon (Tom Hanks, très bien) est appelé à la rescousse, aidé dans sa quête à travers Rome par Vittoria Vetra et le responsable de la Garde suisse, Maximilian Richter (Stellan Skarsgard, bien). La course contre la montre peut commencer tandis que l'élection papale se déroule comme convenue et que l'intérim est tenu par le camerlingue Patrick McKenna (Ewan McGregor, peu crédible)...
J'aime :
* Le scénario. Le jeu de pistes ésotérique est rondement mené à travers Rome et le Vatican, mêlant habilement religion et art de la Renaissance. L'action n'est pas oubliée, ni même les rebondissements avec un retournement de situation final bien trouvé - dans le sens où l'on ne s'y attendait pas, ce qui est rare -.
* Le casting. Tom Hanks campe de nouveau un Robert Langdon convaincant et sa charmante partenaire féminine n'est pas sotte, donc c'est un bon point. En revanche, le bémol va à Ewan McGregor qui, en reprenant son accent naturel écossais, perd justement de son naturel et c'est surtout son personnage qui n'apparaît pas crédible comme camerlingue car cette fonction est donnée en général à un cardinal d'expérience donc âgé.
* Les décors. Plus que les effets spéciaux, Rome et le Vatican apparaissent de fort belle manière, que les décors soient réels ou non. Il y a évidemment du budget derrière tout cela et il n'a pas été gâché, on s'y croirait !
J'aime pas :
* Quelques effets scénaristiques vraiment grandiloquents. Outre le "jeune" camerlingue, celui-ci réalise des prouesses étonnantes que je ne peux dévoiler, mais c'est vraiment trop et cela dessert l'aventure.
* La longueur. Difficile de faire court quand on est dans ce style de scénario et c'est déjà bien rythmé, mais malgré tout, c'est un peu trop long.
Ron Howard a retenu la leçon de l'ennuyeux "Da Vinci Code" en offrant au public un prequel bien plus en jambes et avec un scénario toujours aussi riche adapté de Dan Brown. Cependant, quelques éléments importants dont Ewan McGregor est au centre empêchent d'en faire un film complet en termes de qualité.
Des chercheurs du Cern, dont l'Italienne Vittoria Vetra (Ayelet Zurer, pas mal), produisent de l'antimatière sous les yeux d'un prêtre qui est assassiné. Un échantillon est également volé. Pendant ce temps-là, le pape meurt et le Vatican entame le processus d'élection du prochain. Sauf que quatre des candidats majeurs sont kidnappés par les Illuminati qui menacent des les tuer un par un à une heure d'intervalle jusqu'à minuit où ils feront enfin exploser l'antimatière, détruisant le Vatican. L'expert en religion Robert Langdon (Tom Hanks, très bien) est appelé à la rescousse, aidé dans sa quête à travers Rome par Vittoria Vetra et le responsable de la Garde suisse, Maximilian Richter (Stellan Skarsgard, bien). La course contre la montre peut commencer tandis que l'élection papale se déroule comme convenue et que l'intérim est tenu par le camerlingue Patrick McKenna (Ewan McGregor, peu crédible)...
J'aime :
* Le scénario. Le jeu de pistes ésotérique est rondement mené à travers Rome et le Vatican, mêlant habilement religion et art de la Renaissance. L'action n'est pas oubliée, ni même les rebondissements avec un retournement de situation final bien trouvé - dans le sens où l'on ne s'y attendait pas, ce qui est rare -.
* Le casting. Tom Hanks campe de nouveau un Robert Langdon convaincant et sa charmante partenaire féminine n'est pas sotte, donc c'est un bon point. En revanche, le bémol va à Ewan McGregor qui, en reprenant son accent naturel écossais, perd justement de son naturel et c'est surtout son personnage qui n'apparaît pas crédible comme camerlingue car cette fonction est donnée en général à un cardinal d'expérience donc âgé.
* Les décors. Plus que les effets spéciaux, Rome et le Vatican apparaissent de fort belle manière, que les décors soient réels ou non. Il y a évidemment du budget derrière tout cela et il n'a pas été gâché, on s'y croirait !
J'aime pas :
* Quelques effets scénaristiques vraiment grandiloquents. Outre le "jeune" camerlingue, celui-ci réalise des prouesses étonnantes que je ne peux dévoiler, mais c'est vraiment trop et cela dessert l'aventure.
* La longueur. Difficile de faire court quand on est dans ce style de scénario et c'est déjà bien rythmé, mais malgré tout, c'est un peu trop long.
Ron Howard a retenu la leçon de l'ennuyeux "Da Vinci Code" en offrant au public un prequel bien plus en jambes et avec un scénario toujours aussi riche adapté de Dan Brown. Cependant, quelques éléments importants dont Ewan McGregor est au centre empêchent d'en faire un film complet en termes de qualité.
samedi 15 mars 2014
EuroTrip (2004)
De manière générale, j'aime bien les "teens movies". C'est en général bien stupide et vulgaire, mais souvent drôle. Sauf que depuis "American Pie", fondateur de la nouvelle génération, il y en a des bons et des très mauvais. Ce "EuroTrip" est dans la seconde catégorie.
L'histoire commence comme tout "teen movie" ou presque. Scott Thomas (Scott Mechlowicz, bof) se fait larguer par sa copine lors du dernier jour de cours. Désespéré, il se prend une cuite à la fête de fin d'année qui suit et commet l'erreur de mettre vulgairement un vent à sa correspondante virtuelle allemande, Mieke, qu'il croyait être un homme. Cette dernière, fort jolie, décide alors de le bloquer. Scott se rend compte de sa méprise et entreprend de se rendre à Berlin pour la retrouver. Il part avec son meilleur ami, Cooper (Jacob Pitts, bien), avec un premier arrêt à Londres. Ils retrouveront ensuite leurs amis jumeaux, Jamie (Travis Webster, pas mal) et Jenny (Michelle Trachtenberg, pas mal aussi), à Paris avant de poursuivre leur tour d'Europe en passant notamment par Amsterdam et Bratislava avant d'atteindre Berlin...
J'aime :
* La bande originale. C'est assez éclectique, avec pas mal de bon punk rock comme dans tout bon teen movie, et même l'excellent "ça plane pour moi" de Plastic Bertrand que j'entends dans de plus en plus de films.
J'aime pas :
* Le casting. A part deux courtes apparitions de Matt Damon (métamorphosé en chanteur punk à piercings et tatouages) et Lucy "Xénia la guerrière" Lawless, il n'y a que des inconnus à l'affiche qui sont pour la plupart loin du compte à l'image de l'acteur principal, Scott Mechlowicz.
* Le scénario. Si l'idée de passer de pays en pays européens n'est pas si mal, chaque séjour se révèle calamiteux. Les clichés, d'accord, mais à ce point de mauvais goût ? Le pire : la Slovaquie seulement représentée par une banlieue sordide où quelques dollars suffisent à vivre dans le luxe.
* Les décors. Vu le casting, on devine le petit budget. Alors Londres, Paris, Amsterdam, Rome et j'en passe ont toutes été reconstituées en studio ou fond vert. Cela se voit clairement et c'est d'une laideur sans nom.
* L'humour. D'habitude, les teen movies sont gras, avec des blagues en dessous de la ceinture, là, c'est pareil, mais c'est pas drôle et totalement caricatural. Au secours.
En dehors de sa bande originale plutôt cool, "Eurotrip" cumule donc les tares et rate complètement le coche. Le divertissement attendu laisse place à une triste consternation...
L'histoire commence comme tout "teen movie" ou presque. Scott Thomas (Scott Mechlowicz, bof) se fait larguer par sa copine lors du dernier jour de cours. Désespéré, il se prend une cuite à la fête de fin d'année qui suit et commet l'erreur de mettre vulgairement un vent à sa correspondante virtuelle allemande, Mieke, qu'il croyait être un homme. Cette dernière, fort jolie, décide alors de le bloquer. Scott se rend compte de sa méprise et entreprend de se rendre à Berlin pour la retrouver. Il part avec son meilleur ami, Cooper (Jacob Pitts, bien), avec un premier arrêt à Londres. Ils retrouveront ensuite leurs amis jumeaux, Jamie (Travis Webster, pas mal) et Jenny (Michelle Trachtenberg, pas mal aussi), à Paris avant de poursuivre leur tour d'Europe en passant notamment par Amsterdam et Bratislava avant d'atteindre Berlin...
J'aime :
* La bande originale. C'est assez éclectique, avec pas mal de bon punk rock comme dans tout bon teen movie, et même l'excellent "ça plane pour moi" de Plastic Bertrand que j'entends dans de plus en plus de films.
J'aime pas :
* Le casting. A part deux courtes apparitions de Matt Damon (métamorphosé en chanteur punk à piercings et tatouages) et Lucy "Xénia la guerrière" Lawless, il n'y a que des inconnus à l'affiche qui sont pour la plupart loin du compte à l'image de l'acteur principal, Scott Mechlowicz.
* Le scénario. Si l'idée de passer de pays en pays européens n'est pas si mal, chaque séjour se révèle calamiteux. Les clichés, d'accord, mais à ce point de mauvais goût ? Le pire : la Slovaquie seulement représentée par une banlieue sordide où quelques dollars suffisent à vivre dans le luxe.
* Les décors. Vu le casting, on devine le petit budget. Alors Londres, Paris, Amsterdam, Rome et j'en passe ont toutes été reconstituées en studio ou fond vert. Cela se voit clairement et c'est d'une laideur sans nom.
* L'humour. D'habitude, les teen movies sont gras, avec des blagues en dessous de la ceinture, là, c'est pareil, mais c'est pas drôle et totalement caricatural. Au secours.
En dehors de sa bande originale plutôt cool, "Eurotrip" cumule donc les tares et rate complètement le coche. Le divertissement attendu laisse place à une triste consternation...
dimanche 9 mars 2014
The Monuments Men (2014)
L'affiche était alléchante, le scénario, tirée d'une histoire vraie, également, je ne me voyais donc pas bouder le nouveau film de George Clooney. Pourtant, les critiques avaient prévenu et avaient raison : c'est une relative déception.
"The Monuments Men", c'est le nom donné à cette équipe internationale d'historiens, architectes, experts en art, conservateurs, et autres, ayant été envoyée en France puis en Allemagne dans le sillage du Débarquement de juin 1944 afin de récupérer et mettre en sûreté les milliers d'oeuvres d'art pillées par les Nazis. Dans le film, l'équipe est menée par Frank Stokes (George Clooney, bien) et composée de James Granger (Matt Damon, qui fait le job), envoyé à Paris rencontrer la résistante Claire Simone (Cate Blanchett, étrange et pas crédible en Française), Walter Garfield (John Goodman, sobre), Richard Campbell (Bill Murray, pas mal), Preston Savitz (Bob Balaban, cool), le Britannique Donald Jeffries (Hugh Bonneville, très bien) et le Français Jean-Claude Clermont (Jean Dujardin, sans éclat). Malgré la libération, la quête sera longue et semée d'embûches...
J'aime :
* L'idée originale. Ces faits réels sortent évidemment du lot dans tous les événements de la Seconde Guerre Mondiale et c'est extrêmement intéressant. Sans l'intervention de ces hommes, qui sait ce que seraient devenues bien des grandes oeuvres d'art européennes ?
* Le casting. Rien à dire, c'est du cinq étoiles et on apprécie tout le monde. Après, les performances sont pour la plupart sobres et aucun acteur ne sort vraiment du lot. En revanche, pointe de déception pour Cate Blanchett, seul personnage féminin, rigide. Et surtout pourquoi ne pas avoir choisi une actrice française pour ce rôle sachant qu'il y a aussi Jean Dujardin et qques autres apparitions françaises ?
* La reconstitution. Il n'y a pas de grands risques non plus, on voit peu d'extérieurs, mais globalement, on sent bien l'atmosphère de l'époque, aussi bien visuellement que sur le plan sonore.
J'aime pas :
* Le scénario. Les Monuments Men ayant des missions dans différents endroits, ils sont envoyés par un ou deux ici et là en Europe de l'Ouest. Du coup, on a une succession de saynètes, avant une réunion finale, qui sont rarement emballantes.
* Le rythme. C'est l'un des plus gros soucis du film, sa lenteur. Nous sommes en période de guerre, mais il y n'y a quasiment aucune scène d'action. Beaucoup de bavardage donc, George Clooney multipliant les messages un peu pompeux sur l'importance des oeuvres d'art pour l'humanité.
George Clooney disposait d'une histoire en or, très originale, mais sans doute trop lourde à porter pour lui. Malgré son casting emballant, il offre une honnête reconstitution, mais sage, trop sage, qui ne conviendra qu'à un public de l'âge de ses héros...
"The Monuments Men", c'est le nom donné à cette équipe internationale d'historiens, architectes, experts en art, conservateurs, et autres, ayant été envoyée en France puis en Allemagne dans le sillage du Débarquement de juin 1944 afin de récupérer et mettre en sûreté les milliers d'oeuvres d'art pillées par les Nazis. Dans le film, l'équipe est menée par Frank Stokes (George Clooney, bien) et composée de James Granger (Matt Damon, qui fait le job), envoyé à Paris rencontrer la résistante Claire Simone (Cate Blanchett, étrange et pas crédible en Française), Walter Garfield (John Goodman, sobre), Richard Campbell (Bill Murray, pas mal), Preston Savitz (Bob Balaban, cool), le Britannique Donald Jeffries (Hugh Bonneville, très bien) et le Français Jean-Claude Clermont (Jean Dujardin, sans éclat). Malgré la libération, la quête sera longue et semée d'embûches...
J'aime :
* L'idée originale. Ces faits réels sortent évidemment du lot dans tous les événements de la Seconde Guerre Mondiale et c'est extrêmement intéressant. Sans l'intervention de ces hommes, qui sait ce que seraient devenues bien des grandes oeuvres d'art européennes ?
* Le casting. Rien à dire, c'est du cinq étoiles et on apprécie tout le monde. Après, les performances sont pour la plupart sobres et aucun acteur ne sort vraiment du lot. En revanche, pointe de déception pour Cate Blanchett, seul personnage féminin, rigide. Et surtout pourquoi ne pas avoir choisi une actrice française pour ce rôle sachant qu'il y a aussi Jean Dujardin et qques autres apparitions françaises ?
* La reconstitution. Il n'y a pas de grands risques non plus, on voit peu d'extérieurs, mais globalement, on sent bien l'atmosphère de l'époque, aussi bien visuellement que sur le plan sonore.
J'aime pas :
* Le scénario. Les Monuments Men ayant des missions dans différents endroits, ils sont envoyés par un ou deux ici et là en Europe de l'Ouest. Du coup, on a une succession de saynètes, avant une réunion finale, qui sont rarement emballantes.
* Le rythme. C'est l'un des plus gros soucis du film, sa lenteur. Nous sommes en période de guerre, mais il y n'y a quasiment aucune scène d'action. Beaucoup de bavardage donc, George Clooney multipliant les messages un peu pompeux sur l'importance des oeuvres d'art pour l'humanité.
George Clooney disposait d'une histoire en or, très originale, mais sans doute trop lourde à porter pour lui. Malgré son casting emballant, il offre une honnête reconstitution, mais sage, trop sage, qui ne conviendra qu'à un public de l'âge de ses héros...
samedi 8 mars 2014
Jackass presents : Bad Grandpa (2013)
Je ne suis pas un inconditionnel de "Jackass", mais je dois avouer que les heures de gloire de la série de MTV étaient globalement très drôles. Au grand écran, ce nouvel épisode est malheureusement édulcoré, mais il n'est pas complètement raté pour autant.
Pour "Bad Grandpa", le réalisateur Jeff Tremaine a opté pour la semi-fiction à la "Borat" en confrontant ses personnages avec des situations réelles, en caméra cachée. Pour la partie fiction, c'est l'histoire d'Irving Zisma (Johnny Knoxville, bien), un grand-père de 86 ans, qui vient de perdre sa femme et dont la fille Kimmie lui refile son propre fils de 8 ans, Billy (Jackson Nicoll, excellent), à emmener chez son ex et père, à l'autre bout des Etats-Unis. Aussi vulgaire et facétieux l'un que l'autre, les deux membres du duo vont semer la panique tout au long de leur route auprès de postières, de strip-teasers, de bikers ou encore d'un tas d'inconnus dans la rue...
J'aime :
* Le casting. A vrai dire seulement le jeune Jackson Nicoll qui, à huit ans, offre déjà une palette exceptionnelle d'expressions, une vraie maturité et une magnifique performance dans des situations réelles (notamment quand il tente de trouver un nouveau père dans la rue et surtout sa prestation de mini-miss). A ses côtés, Johnny Knoxville est lui beaucoup plus caricatural.
* L'humour. Tout n'est pas franchement hilarant, mais globalement, les caméras cachées fonctionnent et les réactions face à l'absurde font mouche. Parmi les séquences les plus marquantes, on retient le défilé des mini-miss, la vente de meubles ou quand le petit Billy se cherche un nouveau père dans la rue.
J'aime pas :
* Le scénario. C'est là que le bât blesse parce que pour le rendre cohérent, des scènes de fiction sont ajoutées et n'ont vraiment aucun intérêt. De même, quand celles-ci sont mêlées à la réalité, elles ne fonctionnent pas non plus, ressemblant à du mauvais théâtre. On aurait largement pu se contenter d'un simple road-movie grand-père/petit-fils.
Ce nouvel épisode de "Jackass" sur grand écran ne casse pas trois pattes à un canard, mais se révèle malgré tout un sympathique divertissement si on aime l'humour gras et trash. On espère enfin revoir l'affreux gamin dans d'autres rôles.
Pour "Bad Grandpa", le réalisateur Jeff Tremaine a opté pour la semi-fiction à la "Borat" en confrontant ses personnages avec des situations réelles, en caméra cachée. Pour la partie fiction, c'est l'histoire d'Irving Zisma (Johnny Knoxville, bien), un grand-père de 86 ans, qui vient de perdre sa femme et dont la fille Kimmie lui refile son propre fils de 8 ans, Billy (Jackson Nicoll, excellent), à emmener chez son ex et père, à l'autre bout des Etats-Unis. Aussi vulgaire et facétieux l'un que l'autre, les deux membres du duo vont semer la panique tout au long de leur route auprès de postières, de strip-teasers, de bikers ou encore d'un tas d'inconnus dans la rue...
J'aime :
* Le casting. A vrai dire seulement le jeune Jackson Nicoll qui, à huit ans, offre déjà une palette exceptionnelle d'expressions, une vraie maturité et une magnifique performance dans des situations réelles (notamment quand il tente de trouver un nouveau père dans la rue et surtout sa prestation de mini-miss). A ses côtés, Johnny Knoxville est lui beaucoup plus caricatural.
* L'humour. Tout n'est pas franchement hilarant, mais globalement, les caméras cachées fonctionnent et les réactions face à l'absurde font mouche. Parmi les séquences les plus marquantes, on retient le défilé des mini-miss, la vente de meubles ou quand le petit Billy se cherche un nouveau père dans la rue.
J'aime pas :
* Le scénario. C'est là que le bât blesse parce que pour le rendre cohérent, des scènes de fiction sont ajoutées et n'ont vraiment aucun intérêt. De même, quand celles-ci sont mêlées à la réalité, elles ne fonctionnent pas non plus, ressemblant à du mauvais théâtre. On aurait largement pu se contenter d'un simple road-movie grand-père/petit-fils.
Ce nouvel épisode de "Jackass" sur grand écran ne casse pas trois pattes à un canard, mais se révèle malgré tout un sympathique divertissement si on aime l'humour gras et trash. On espère enfin revoir l'affreux gamin dans d'autres rôles.
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