J'aime beaucoup Ben Stiller, je l'ai déjà dit ici et j'étais particulièrement impatient de découvrir son nouveau film, le dernier étant le foutraque "Tropic Thunder" (cinq ans déjà). Sauf que cette "vie secrète de Walter Mitty" (un remake) n'est pas exactement un projet personnel, mais plus une "commande" dans laquelle il devait jouer, mais pas réaliser au départ. Peu importe, cela reste un excellent film !
Walter Mitty (Ben Stiller donc, parfait dans ce genre de rôle) est un ennuyeux et timide archiviste du magazine "Life", sa vie banale étant ponctuée de rêves dingos qui lui permettent de s'en évader. Il est en plus secrètement amoureux de sa collègue Cheryl (Kristen Wiig, bien) qui l'ignore la plupart du temps. Mais cette situation compliquée va être bouleversée par l'annonce d'un plan social au sein du magazine et cette mystérieuse dernière photo de couverture offerte par Sean O'Connell (Sean Penn, très bien) que Walter ne retrouve pas dans le paquet envoyé par le photographe. Le petit employé va alors partir dans la première folle aventure véridique de sa vie à la recherche de ce cliché...
J'aime :
* Le scénario. Remake, mais histoire sans doute complètement adaptée par rapport à l'originale et tout à fait divertissante. On prend beaucoup de plaisir à nous plonger dans cette quête incroyable à travers l'Atlantique Nord et plus loin encore pour retrouver le photographe et son cliché manquant. On apprécie également le message défendant le photojournalisme et les magazines papier.
* Le rythme. On ne s'ennuie jamais, le film est rempli d'action et de rebondissements constants.
* Le casting. Je suis un grand fan de Ben Stiller qui alterne entre des rôles complètement barrés ou ce genre-là, de type tout à fait banal tombant dans une aventure extraordinaire. Il sait donc y faire et s'en sort comme un charme. A part Sean Penn que l'on voit en chair et en os le temps d'une seule scène, les seconds rôles ne sont pas très connus, mais sont très bien aussi.
* Les décors. Il y a sans doute quelques fonds verts, mais globalement, "The Secret life of Walter Mitty" est un très "beau" film, avec une splendide photographie mettant en valeur de superbes paysages, originaux qui plus est (Groënland et Islande notamment).
* La bande originale. "A Space oddity", magnifique chanson de David Bowie, occupe une place particulière dans le film et le reste des quelques choix (Arcade Fire, etc.) sont excellents.
J'aime pas :
* L'atmosphère bon enfant. Ben Stiller a laissé son caractère foutraco-trash de côté pour ne garder que le foufou gentillet. Happy end un peu trop prévisible donc.
Ben Stiller tenait ici un super scénario, avec une jolie idée, qu'il a réussi à parfaitement exploiter, avec une mise en scène de très belle facture. On ressort le coeur léger de cette épopée d'une vie qui donne la pêche pour la nouvelle année. Bravo Ben !
vendredi 27 décembre 2013
mercredi 18 décembre 2013
Last Vegas (2013)
Voir des films au cinéma sans jeter un coup d'oeil à la bande-annonce devient mon fort. C'est à nouveau le cas avec ce "Last Vegas" dont la (belle, "castinguement" parlant) affiche laissait tout de même présager du beau réchauffé côté scénario. Et bien la surprise a tout de même été agréable.
Si beaucoup comparent "Last Vegas" à "The Hangover" à cause du lieu et du film de (vieux) potes, ce n'est pas vraiment cela non plus. Billy (Michael Douglas, plutôt en forme), Paddy (Robert de Niro, toujours cabotin), Archie (Morgan Freeman, très cool) et Sam (Kevin Kline, très bien) sont un quatuor d'amis d'enfance dont les routes se sont séparées depuis bien longtemps. Billy les rappelle pour les inviter à son mariage avec une jeune femme à Las Vegas. Si Archie et Sam sont ravis de pouvoir batifoler pour l'enterrement de vie de garçon de leur vieil ami, ce n'est pas le cas de Paddy, qui n'est plus sur la même longueur d'onde et ressasse le passé. Les quatre papys ont néanmoins tout un week-end pour s'amuser, peut-être une dernière fois, ensemble...
J'aime :
* Le casting. Le film ne se base quasiment que là-dessus donc il faut bien qu'il soit récompensé par quelque chose. Et on apprécie toujours de retrouver de grands acteurs jouer ensemble, qui plus est dans une comédie. Mis à part Robert de Niro qui cabotine toujours aussi sévèrement (je crois que je ne suis pas très fan de manière générale), Michael Douglas et Morgan Freeman s'amusent bien et mention spéciale à Kevin Kline qui s'avère être le plus drôle et le plus intéressant du quatuor.
* L'humour. On a beau avoir à l'écran une réunion de monstres sacrés du cinéma américain, le scénario n'hésite pas à les mettre dans des situations cocasses et surtout à multiplier les vannes sur leur grand âge. De l'auto-dérision tout à fait réaliste qui passe bien et réserve les moments les plus drôles.
J'aime pas :
* Le scénario. Enterrement de vie de garçon à Las Vegas, on a déjà vu ça 100 fois et évidemment, on pense tout de suite à "The Hangover", l'histoire étant malgré tout bien différente. Même si les garçons en question sont de vieux croûtons, cela ne rend pas le scénario très original, d'autant qu'il est ultra prévisible avec des ficelles grosses comme des maisons.
* La morale. Ah on n'y échappe pas non plus, aucun dérapage à prévoir, tout est bien qui finit bien avec des réconciliations en chaîne et une mièvrerie 100% américaine.
"Last Vegas" ne restera assurément pas dans les meilleures places de la filmographie de ce quatuor de (vieilles) stars d'Hollywood en raison d'un scénario vraiment raté. Mais on passe tout de même un moment pas désagréable avec quelques bonnes blagues disséminées ici et là. C'est déjà ça.
Si beaucoup comparent "Last Vegas" à "The Hangover" à cause du lieu et du film de (vieux) potes, ce n'est pas vraiment cela non plus. Billy (Michael Douglas, plutôt en forme), Paddy (Robert de Niro, toujours cabotin), Archie (Morgan Freeman, très cool) et Sam (Kevin Kline, très bien) sont un quatuor d'amis d'enfance dont les routes se sont séparées depuis bien longtemps. Billy les rappelle pour les inviter à son mariage avec une jeune femme à Las Vegas. Si Archie et Sam sont ravis de pouvoir batifoler pour l'enterrement de vie de garçon de leur vieil ami, ce n'est pas le cas de Paddy, qui n'est plus sur la même longueur d'onde et ressasse le passé. Les quatre papys ont néanmoins tout un week-end pour s'amuser, peut-être une dernière fois, ensemble...
J'aime :
* Le casting. Le film ne se base quasiment que là-dessus donc il faut bien qu'il soit récompensé par quelque chose. Et on apprécie toujours de retrouver de grands acteurs jouer ensemble, qui plus est dans une comédie. Mis à part Robert de Niro qui cabotine toujours aussi sévèrement (je crois que je ne suis pas très fan de manière générale), Michael Douglas et Morgan Freeman s'amusent bien et mention spéciale à Kevin Kline qui s'avère être le plus drôle et le plus intéressant du quatuor.
* L'humour. On a beau avoir à l'écran une réunion de monstres sacrés du cinéma américain, le scénario n'hésite pas à les mettre dans des situations cocasses et surtout à multiplier les vannes sur leur grand âge. De l'auto-dérision tout à fait réaliste qui passe bien et réserve les moments les plus drôles.
J'aime pas :
* Le scénario. Enterrement de vie de garçon à Las Vegas, on a déjà vu ça 100 fois et évidemment, on pense tout de suite à "The Hangover", l'histoire étant malgré tout bien différente. Même si les garçons en question sont de vieux croûtons, cela ne rend pas le scénario très original, d'autant qu'il est ultra prévisible avec des ficelles grosses comme des maisons.
* La morale. Ah on n'y échappe pas non plus, aucun dérapage à prévoir, tout est bien qui finit bien avec des réconciliations en chaîne et une mièvrerie 100% américaine.
"Last Vegas" ne restera assurément pas dans les meilleures places de la filmographie de ce quatuor de (vieilles) stars d'Hollywood en raison d'un scénario vraiment raté. Mais on passe tout de même un moment pas désagréable avec quelques bonnes blagues disséminées ici et là. C'est déjà ça.
dimanche 8 décembre 2013
Blue Jasmine (2013)
L'attente du prochain Woody Allen, c'est à chaque fois la même chose : va-t-il être meilleur que le précédent, aussi bon que ses oeuvres les plus cultes ? Je restais sur une bonne opinion de "To Rome with love" et, s'il est moins dans le comique, ce "Blue Jasmine" est encore un bon cru.
Retour aux Etats-Unis donc, avec Jeannette French (Cate Blanchett, formidable), qui s'est rebaptisée Jasmine, et débarque de New York chez sa soeur Ginger (Sally Hawkins, bien) qui vit à San Francisco. La bourgeoise Jasmine est en perdition financière et mentale depuis que son mari, Hal (Alec Baldwin, très bien), pseudo Madoff, a été arrêté par le FBI et s'est suicidé en prison. Elle va alors tenter de se refaire une vie dans un milieu bien plus modeste et bien moins classe...
J'aime :
* Le casting. Les critiques sont relativement unanimes et je les partage, la performance de Cate Blanchett est remarquable. Je l'ai toujours beaucoup aimé, mais là elle apporte une sorte de folle grandeur en plus dans ce rôle de diva déchue, qui tente de se maintenir droite malgré sa mythomanie. A ses côtés, à part Alec Baldwin, impeccable, des seconds rôles pas très connus, mais qui font bien le job.
* Les dialogues. C'est le point fort de Woody Allen, quel que soit le film. Les joutes sont enflammées, les réponses clinquantes, les envolées bien senties, et l'on se régale de ses bons mots et des névroses qu'il offre à chaque personnage.
* Le scénario. Il n'est pas follement original, mais on sait que le cinéaste saura manipuler avec délice son personnage principal et lui offrir les pires humiliations. Woody Allen est dans son élément et il nous ravit.
J'aime pas :
* Parmi les quelques critiques du film, j'ai vu revenir cette caricature du milieu populaire que donnerait le réalisateur. C'est vrai qu'il maîtrise sans doute mieux le registre bourgeois, mais Woody Allen nous décrit tout de même de gentils beaufs californiens qui sont plus attachants au final que repoussants.
Nouvelle bonne année donc pour Woody Allen qui continue sa route et parsème un excellent film de plus sur celle-ci. Ce n'est pas forcément mon préféré, mais sa qualité est incontestable, grâce notamment à une grande Cate Blanchett.
Retour aux Etats-Unis donc, avec Jeannette French (Cate Blanchett, formidable), qui s'est rebaptisée Jasmine, et débarque de New York chez sa soeur Ginger (Sally Hawkins, bien) qui vit à San Francisco. La bourgeoise Jasmine est en perdition financière et mentale depuis que son mari, Hal (Alec Baldwin, très bien), pseudo Madoff, a été arrêté par le FBI et s'est suicidé en prison. Elle va alors tenter de se refaire une vie dans un milieu bien plus modeste et bien moins classe...
J'aime :
* Le casting. Les critiques sont relativement unanimes et je les partage, la performance de Cate Blanchett est remarquable. Je l'ai toujours beaucoup aimé, mais là elle apporte une sorte de folle grandeur en plus dans ce rôle de diva déchue, qui tente de se maintenir droite malgré sa mythomanie. A ses côtés, à part Alec Baldwin, impeccable, des seconds rôles pas très connus, mais qui font bien le job.
* Les dialogues. C'est le point fort de Woody Allen, quel que soit le film. Les joutes sont enflammées, les réponses clinquantes, les envolées bien senties, et l'on se régale de ses bons mots et des névroses qu'il offre à chaque personnage.
* Le scénario. Il n'est pas follement original, mais on sait que le cinéaste saura manipuler avec délice son personnage principal et lui offrir les pires humiliations. Woody Allen est dans son élément et il nous ravit.
J'aime pas :
* Parmi les quelques critiques du film, j'ai vu revenir cette caricature du milieu populaire que donnerait le réalisateur. C'est vrai qu'il maîtrise sans doute mieux le registre bourgeois, mais Woody Allen nous décrit tout de même de gentils beaufs californiens qui sont plus attachants au final que repoussants.
Nouvelle bonne année donc pour Woody Allen qui continue sa route et parsème un excellent film de plus sur celle-ci. Ce n'est pas forcément mon préféré, mais sa qualité est incontestable, grâce notamment à une grande Cate Blanchett.
mercredi 27 novembre 2013
Tango Libre (2012)
Je n'ai pas vu assez de films belges, pourtant j'aime beaucoup ce pays, sa culture, sa musique et surtout son humour. L'avant-première de "Tango Libre" au Brésil m'a permis de compléter un peu ma filmographie, même si ce n'est sans doute pas le meilleur long-métrage de ce pays que j'aurais pu voir.
Comme son nom l'indique, tout tourne autour du tango et de ces leçons que prend Jean-Christophe, alias JC (François Damiens, très bien), gardien de prison solitaire. Et voilà qu'une nouvelle élève se pointe, c'est Alice (Anne Paulicevitch, bien), jolie brin de femme, dont il tombe rapidement amoureux. Sauf qu'elle a déjà elle-même deux compagnons, tous deux détenus dans la prison de JC. Ce sont Fernand (Sergi Lopez, excellent) et Dominic (Jan Hammenecker, bien aussi) qui sont là pour longtemps, emprisonnés après un braquage qui a mal tourné. Une ronde cocasse et tendue à la fois débute alors entre les quatre personnages, sous l'oeil suspicieux d'Antonio, le fils d'Alice...
J'aime :
* Le casting. Les films belges font la part belle aux acteurs, particulièrement à ceux qui ont de vrais "trognes" et c'est le cas ici avec François Damiens en tête, un peu à contre-emploi en plus, ou encore Sergi Lopez et le massif Jan Hammenecker. Ils jouent tous très juste et c'est donc un des points forts du film.
* Le scénario. Ou plutôt le fil rouge, ces leçons de tango et surtout celles que va commencer à prendre Fernand en prison auprès de ses co-détenus argentins pour reconquérir Alice. Cette idée générale est très original et donne lieu aux plus belles scènes du film.
J'aime pas :
* Le dénouement. Sans le dévoiler, on sent que la scénariste (et actrice principale) ne savait plus trop quoi faire de son quatuor et elle a opté pour une fin mélancolico-cocasse qui sort totalement du schéma initial. Dommage.
* Le rythme. Le réalisateur aime les longs silences, les dialogues abrupts et parfois sans aucun sens, surtout quand François Damiens, quasi mutique, est en scène. Malheureusement, cela plombe plus le film qu'autre chose et on s'agace vite de tous ces blancs.
"Tango Libre" est un joli petit film belge, avec une idée de départ bien originale, mais qui ne sait justement jamais sur quel pied danser entre l'émotion et la comédie. C'est un peu dommage parce que tout était réuni pour que ce soit une vraie réussite.
Comme son nom l'indique, tout tourne autour du tango et de ces leçons que prend Jean-Christophe, alias JC (François Damiens, très bien), gardien de prison solitaire. Et voilà qu'une nouvelle élève se pointe, c'est Alice (Anne Paulicevitch, bien), jolie brin de femme, dont il tombe rapidement amoureux. Sauf qu'elle a déjà elle-même deux compagnons, tous deux détenus dans la prison de JC. Ce sont Fernand (Sergi Lopez, excellent) et Dominic (Jan Hammenecker, bien aussi) qui sont là pour longtemps, emprisonnés après un braquage qui a mal tourné. Une ronde cocasse et tendue à la fois débute alors entre les quatre personnages, sous l'oeil suspicieux d'Antonio, le fils d'Alice...
J'aime :
* Le casting. Les films belges font la part belle aux acteurs, particulièrement à ceux qui ont de vrais "trognes" et c'est le cas ici avec François Damiens en tête, un peu à contre-emploi en plus, ou encore Sergi Lopez et le massif Jan Hammenecker. Ils jouent tous très juste et c'est donc un des points forts du film.
* Le scénario. Ou plutôt le fil rouge, ces leçons de tango et surtout celles que va commencer à prendre Fernand en prison auprès de ses co-détenus argentins pour reconquérir Alice. Cette idée générale est très original et donne lieu aux plus belles scènes du film.
J'aime pas :
* Le dénouement. Sans le dévoiler, on sent que la scénariste (et actrice principale) ne savait plus trop quoi faire de son quatuor et elle a opté pour une fin mélancolico-cocasse qui sort totalement du schéma initial. Dommage.
* Le rythme. Le réalisateur aime les longs silences, les dialogues abrupts et parfois sans aucun sens, surtout quand François Damiens, quasi mutique, est en scène. Malheureusement, cela plombe plus le film qu'autre chose et on s'agace vite de tous ces blancs.
"Tango Libre" est un joli petit film belge, avec une idée de départ bien originale, mais qui ne sait justement jamais sur quel pied danser entre l'émotion et la comédie. C'est un peu dommage parce que tout était réuni pour que ce soit une vraie réussite.
vendredi 22 novembre 2013
Thor : The Dark World (2013)
J'avais été plutôt déçu par le premier Thor, mais comme j'aime assez l'univers Marvel, je me suis forcé à aller voir le deuxième épisode, en espérant mieux. Malheureusement, je pense que c'est presque pire...
Quel que soit le héros mis en scène, les films de la franchise se suivent donc nous ne débarquons pas juste après le premier opus, mais encore plus loin, à la suite de "The Avengers". Thor (Chris Hemsworth, pas mal) fait son job de sauver les différentes planètes de son royaume, mais un danger bien plus sérieux menace les siens : le réveil de Malekith (Christopher Eccleston, bien), un méchant très méchant qui veut faire du monde un "monde des ténèbres". D'autant plus que la petite amie de Thor, Jane Foster (Natalie Portman, qui fait le job) est entraînée dans la tourmente...
J'aime :
* Le scénario. Le fil rouge est ultra classique avec un grand méchant à tuer, mais le déroulé est intéressant avec l'intégration de Jane Foster dans l'univers de Thor ainsi que le retour du vilain Loki et toujours un lien, même ténu, avec ce qu'il se passe sur Terre.
* Le casting. Aucune performance vraiment exceptionnelle, mais tout le monde est bien, de Chris Hemsworth à Natalie Portman en passant par Tom Hiddleston (Loki), fourbe à souhait, Anthony Hopkins, parfait Odin, ou encore les sympas Stellan Skarsgard et Kat Dennings.
J'aime pas :
* Les dialogues. Pour un film d'action, c'est beaucoup trop bavard et cela s'embourbe dans des milliards d'explication sur comment on en est arrivé. Déjà que le film est long, cela conduit à un grave manque de rythme voire de l'ennui. Surtout que, comme dans le premier, il n'y a pas plus de trois séquences humoristiques...
* Les décors. En dehors de la citadelle d'Asgard, qui rappelle vaguement "Lord of the Rings", tout est globalement assez moche, des planètes abandonnées aux vaisseaux spatiaux. Même Londres n'apparaît pas sous son meilleur jour.
J'étais donc resté sur ma faim avec le premier Thor, je ne suis pas plus emballé par ce deuxième épisode qui manque singulièrement de folie, d'humour et d'action. Avec cette franchise, Marvel ne me convainc toujours pas. Dommage parce que le scénario et les acteurs assurent.
Quel que soit le héros mis en scène, les films de la franchise se suivent donc nous ne débarquons pas juste après le premier opus, mais encore plus loin, à la suite de "The Avengers". Thor (Chris Hemsworth, pas mal) fait son job de sauver les différentes planètes de son royaume, mais un danger bien plus sérieux menace les siens : le réveil de Malekith (Christopher Eccleston, bien), un méchant très méchant qui veut faire du monde un "monde des ténèbres". D'autant plus que la petite amie de Thor, Jane Foster (Natalie Portman, qui fait le job) est entraînée dans la tourmente...
J'aime :
* Le scénario. Le fil rouge est ultra classique avec un grand méchant à tuer, mais le déroulé est intéressant avec l'intégration de Jane Foster dans l'univers de Thor ainsi que le retour du vilain Loki et toujours un lien, même ténu, avec ce qu'il se passe sur Terre.
* Le casting. Aucune performance vraiment exceptionnelle, mais tout le monde est bien, de Chris Hemsworth à Natalie Portman en passant par Tom Hiddleston (Loki), fourbe à souhait, Anthony Hopkins, parfait Odin, ou encore les sympas Stellan Skarsgard et Kat Dennings.
J'aime pas :
* Les dialogues. Pour un film d'action, c'est beaucoup trop bavard et cela s'embourbe dans des milliards d'explication sur comment on en est arrivé. Déjà que le film est long, cela conduit à un grave manque de rythme voire de l'ennui. Surtout que, comme dans le premier, il n'y a pas plus de trois séquences humoristiques...
* Les décors. En dehors de la citadelle d'Asgard, qui rappelle vaguement "Lord of the Rings", tout est globalement assez moche, des planètes abandonnées aux vaisseaux spatiaux. Même Londres n'apparaît pas sous son meilleur jour.
J'étais donc resté sur ma faim avec le premier Thor, je ne suis pas plus emballé par ce deuxième épisode qui manque singulièrement de folie, d'humour et d'action. Avec cette franchise, Marvel ne me convainc toujours pas. Dommage parce que le scénario et les acteurs assurent.
dimanche 27 octobre 2013
The Contract (2007)
Parfois, on n'a rien à faire alors on décide de regarder un petit thriller pour passer le temps. "The Contract", du vieux routard australien Bruce Beresford, fait parfaitement l'affaire. Ou presque.
L'histoire est relativement simple. Ray Keene (John Cusack, pas mal), un ancien flic, emmène son ado rebelle, Chris, faire du camping en forêt pour qu'ils se retrouvent un peu tous les deux. Mais ils tombent sur Frank Carden (Morgan Freeman, sobre), un tueur à gages qui vient d'échapper au FBI grâce à sa petite équipe de mercenaires. Le père et son fils réussissent à tenir le malfaiteur en joue et partent pour un long raid en forêt afin d'échapper à ses complices...
J'aime :
* Le casting. Il n'y a guère cela qui donne un peu d'attraction à ce film. Parce que Morgan Freeman joue pour une fois le rôle d'un "méchant", mais du genre tranquille et un peu roublard. A ses côtés, John Cusack joue bien le type très banal embrigadé dans une histoire trop grande pour lui. L'ado n'est pas si mal, mais les autres rôles secondaires sont vraiment insignifiants.
J'aime pas :
* Le scénario. Même si on essaye de nous coller du complot dans les hautes sphères du pouvoir, l'essentiel est donc cette course-poursuite dans la forêt, totalement linéaire. Les rebondissements sont moins fréquents que les incohérences grossières, entre la planque dans la seule maison des environs ou la romance finale complètement absurde.
* L'environnement. C'est beau la nature, mais celle-ci est extrêmement monotone, toujours cette même forêt sombre et humide. Il n'y a guère qu'une jolie rivière de rochers pour varier un peu le décor.
"The Contract" est un tout petit thriller, pas forcément ennuyeux, mais dont le scénario n'a vraiment que peu d'intérêt. On attendait mieux d'une confrontation entre deux bons acteurs. Dommage.
L'histoire est relativement simple. Ray Keene (John Cusack, pas mal), un ancien flic, emmène son ado rebelle, Chris, faire du camping en forêt pour qu'ils se retrouvent un peu tous les deux. Mais ils tombent sur Frank Carden (Morgan Freeman, sobre), un tueur à gages qui vient d'échapper au FBI grâce à sa petite équipe de mercenaires. Le père et son fils réussissent à tenir le malfaiteur en joue et partent pour un long raid en forêt afin d'échapper à ses complices...
J'aime :
* Le casting. Il n'y a guère cela qui donne un peu d'attraction à ce film. Parce que Morgan Freeman joue pour une fois le rôle d'un "méchant", mais du genre tranquille et un peu roublard. A ses côtés, John Cusack joue bien le type très banal embrigadé dans une histoire trop grande pour lui. L'ado n'est pas si mal, mais les autres rôles secondaires sont vraiment insignifiants.
J'aime pas :
* Le scénario. Même si on essaye de nous coller du complot dans les hautes sphères du pouvoir, l'essentiel est donc cette course-poursuite dans la forêt, totalement linéaire. Les rebondissements sont moins fréquents que les incohérences grossières, entre la planque dans la seule maison des environs ou la romance finale complètement absurde.
* L'environnement. C'est beau la nature, mais celle-ci est extrêmement monotone, toujours cette même forêt sombre et humide. Il n'y a guère qu'une jolie rivière de rochers pour varier un peu le décor.
"The Contract" est un tout petit thriller, pas forcément ennuyeux, mais dont le scénario n'a vraiment que peu d'intérêt. On attendait mieux d'une confrontation entre deux bons acteurs. Dommage.
lundi 21 octobre 2013
This is the end (2013)
Je n'avais pas du tout entendu parler de ce film avant qu'un ami en fasse une belle promotion, insistant sur l'hilarité qu'a provoqué chez lui la dernière oeuvre du trublion canadien, Seth Rogen. J'ai eu l'occasion de le voir et je confirme : c'est très drôle.
Le co-réalisateur et sa troupe d'amis ont pris le parti de tous jouer leur propre rôle. Ainsi, Jay Baruchel (bien) passe voir son pote Seth Rogen (bien aussi) à Los Angeles. Ce dernier décide de l'emmener à une grosse fête organisée chez James Franco (très bien). On y retrouve notamment Jonah Hill, Michael Cera, Craig Robinson, Emma Watson ou encore Rihanna. Tout se passe pour le mieux lorsque la fin de monde intervient. Une intense lutte pour leur survie va alors débuter pour nos jeunes héros...
J'aime :
* Le scénario. Et peut-être même encore plus l'idée de base (confronter de vrais acteurs à la vraie fin du monde) qui est vraiment excellente. Certes, ça part vite dans le n'importe quoi et tout ce petit monde abandonne finalement son propre rôle pour partir dans un délire complet et difficilement imaginable. Mais le début surtout est vraiment très bon.
* L'humour. Plus c'est gros, plus ça passe, et la bande à Rogen n'a peur de rien, allant jusqu'au bout de toutes les situations qu'elle met en scène, toujours plus cradingue. Beaucoup de private jokes, d'autodérision et de moqueries sur le petit monde hollywoodien qui font du bien.
* Le casting. Je ne connais pas tous les membres de la bande, mais on sent une super complicité et beaucoup de plaisir. On salue particulièrement la prestation de James Franco, le plus connu de tous, qui est formidable de dinguerie et semble s'éclater comme un petit fou. Excellentes (et courtes) interventions barrées de Michael Cera et Channing Tatum qui, dans des registres différents, n'ont vraiment pas peur du ridicule.
J'aime pas :
* Les effets spéciaux. Je crois avoir lu que la plupart des acteurs ont lâché du cachet pour pouvoir acheter des effets spéciaux. Le résultat est assez dégueulasse dans l'ensemble, souvent grossier et mal réalisé. L'équipe a sans doute mis tout ce qu'elle voulait, mais ce n'était franchement pas nécessaire pour la plupart d'entre eux.
* Des longueurs. Eh oui, une bonne partie du film se déroule à huis-clos dans la maison de James Franco et certaines scènes sont un peu trop bavardes, ralentissant le rythme.
Très jolie perle comico-trash que ce "This is the end" par une nouvelle équipe du cinéma comique américain qui commence à prendre très sérieusement ses marques, sous la houlette de Seth Rogen. Hollywood en prend pour son grade, personne ne se prend au sérieux et on rit beaucoup. Mais pourront-ils aller plus loin ?
Le co-réalisateur et sa troupe d'amis ont pris le parti de tous jouer leur propre rôle. Ainsi, Jay Baruchel (bien) passe voir son pote Seth Rogen (bien aussi) à Los Angeles. Ce dernier décide de l'emmener à une grosse fête organisée chez James Franco (très bien). On y retrouve notamment Jonah Hill, Michael Cera, Craig Robinson, Emma Watson ou encore Rihanna. Tout se passe pour le mieux lorsque la fin de monde intervient. Une intense lutte pour leur survie va alors débuter pour nos jeunes héros...
J'aime :
* Le scénario. Et peut-être même encore plus l'idée de base (confronter de vrais acteurs à la vraie fin du monde) qui est vraiment excellente. Certes, ça part vite dans le n'importe quoi et tout ce petit monde abandonne finalement son propre rôle pour partir dans un délire complet et difficilement imaginable. Mais le début surtout est vraiment très bon.
* L'humour. Plus c'est gros, plus ça passe, et la bande à Rogen n'a peur de rien, allant jusqu'au bout de toutes les situations qu'elle met en scène, toujours plus cradingue. Beaucoup de private jokes, d'autodérision et de moqueries sur le petit monde hollywoodien qui font du bien.
* Le casting. Je ne connais pas tous les membres de la bande, mais on sent une super complicité et beaucoup de plaisir. On salue particulièrement la prestation de James Franco, le plus connu de tous, qui est formidable de dinguerie et semble s'éclater comme un petit fou. Excellentes (et courtes) interventions barrées de Michael Cera et Channing Tatum qui, dans des registres différents, n'ont vraiment pas peur du ridicule.
J'aime pas :
* Les effets spéciaux. Je crois avoir lu que la plupart des acteurs ont lâché du cachet pour pouvoir acheter des effets spéciaux. Le résultat est assez dégueulasse dans l'ensemble, souvent grossier et mal réalisé. L'équipe a sans doute mis tout ce qu'elle voulait, mais ce n'était franchement pas nécessaire pour la plupart d'entre eux.
* Des longueurs. Eh oui, une bonne partie du film se déroule à huis-clos dans la maison de James Franco et certaines scènes sont un peu trop bavardes, ralentissant le rythme.
Très jolie perle comico-trash que ce "This is the end" par une nouvelle équipe du cinéma comique américain qui commence à prendre très sérieusement ses marques, sous la houlette de Seth Rogen. Hollywood en prend pour son grade, personne ne se prend au sérieux et on rit beaucoup. Mais pourront-ils aller plus loin ?
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