A l'occasion de la sortie sur Netflix d'un quatrième épisode de la saga "Beverly Hills Cop", j'ai décidé de la revoir depuis le début. La trilogie originale fait partie des grands souvenirs de mon enfance, des classiques maintes fois revus à la télévision. On débute donc avec le premier, signé Martin Brest.
L'histoire est celle d'Axel Foley (Eddie Murphy, dans son meilleur rôle), policier fantasque de Detroit, dont un ami d'enfance, Mikey Tandino, venu lui rendre visite, est assassiné. Foley, décidé à enquêter sur la mort de son compère malgré l'opposition de son supérieur, embarque alors pour Los Angeles où Tandino travaillait comme agent de sécurité pour la galerie d'art de Beverly Hills d'un certain Victor Maitland (Steven Berkoff, bien). Le flic de Detroit est prêt à mettre le quartier sens dessus dessous...
J'aime :
* Le casting. Eddie Murphy crève l'écran avec cette partition de stand-up pendant quasiment tout le film, sans peur ni gêne de rien, et adorant bousculer l'ordre établi et propret de Beverly Hills. Mais il est aussi entouré de rôles secondaires très sympas, à l'image des deux policiers locaux chargés de le surveiller (joués par Judge Reinhold et le regretté John Ashton, récemment disparu), sortes de Laurel et Hardy. On n'oublie pas l'incontournable Bronson Pichot (Serge) et Steven Berkoff qui campe un méchant charismatique.
* L'humour. On s'amuse évidemment beaucoup des facéties en chaîne d'Axel Foley et des situations dans lesquelles il embarque tous ceux qu'il croise. C'est bon enfant, mais aussi parfois piquant (pas sûr que les scènes du club de strip-tease passent aujourd'hui dans une comédie policière familiale).
* La bande originale. Une bonne saga se doit d'avoir son thème musical marquant et inoubliable, c'est le cas ici avec le morceau génial au synthé de l'Allemand Harold Faltermeyer (à qui l'on doit d'autres musiques de films de l'époque dont "Top Gun"). Le reste est composé de morceaux soul collant parfaitement à l'atmosphère.
* Les décors. On a droit à une visite sympa de Los Angeles et donc en particulier de Beverly Hills.
J'aime pas :
* Le scénario. Honnêtement, il apparaît de nos jours aussi mince que celui d'un téléfilm policier, mais heureusement, ce n'est pas là-dessus que le film mise.
La saga "Beverly Hills Cop" n'a pas un seul réalisateur attitré, ce qui fait que chacun de ses films est assez différent malgré le décor qui ne change pas. Ici, pour débuter, Martin Brest propose une véritable comédie, même si elle a ses moments plus sombres voire coquins. L'histoire n'est ni très complexe ni très originale, mais le film offre un excellent divertissement, avec un casting au top, mené par un Eddie Murphy intenable. Culte.
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