jeudi 23 mai 2024

Indiana Jones and the Temple of Doom (1984)

Mon revisionnage de la saga "Indiana Jones" se poursuit, doucement mais sûrement. Ce deuxième opus divise, c'est souvent le moins apprécié de la trilogie originelle. C'est le cas pour moi, même si cela reste un superbe film d'aventures, avec toujours Steven Spielberg (et George Lucas) à la baguette (ou plutôt au fouet).

L'histoire est celle d'Indiana Jones (Harrison Ford, parfait), qui se trouve dans un cabaret de Shanghai pour négocier l'acquisition d'un diamant avec des mafieux chinois. Les choses tournent mal et l'archéologue emmène dans sa fuite son jeune assistant local "Short Round" (Ke Huy Quan, génial) et la chanteuse Willie Scott (Kate Capshaw, très bien). L'avion qu'ils prennent est abandonné au-dessus de l'Inde par ses pilotes et se crashe au milieu de nulle part. Le trio s'en sort et atteint un village pauvre dont les habitants leur demandent de l'aide. Il devra retrouver une pierre sacrée qui a été volée aux villageois et qui se trouve au palais de Pankot. Indiana Jones accepte la mission...

J'aime :

* Le casting. Aussi roublard que courageux, Harrison Ford campe un formidable Indiana Jones une fois de plus, avec ici quelques pas de côté (le registre de James Bond dans la séquence d'ouverture et même le méchant lorsque Mola Ram prend possession de son esprit). A ses côtés, Kate Capshaw récupère vraiment le rôle du faire-valoir féminin qui n'aurait jamais dû se retrouver là et a peur de tout (elle doit plus crier que parler). Néanmoins, elle est drôle comme tout et jamais insupportable. Et que dire du jeune Ke Huy Quan (qui accompagnait son frère au casting à l'origine !), aussi malicieux que touchant, qui forme un excellent duo avec Harrison Ford. On le retrouvera avec plaisir dans les "Goonies" un an plus tard. A souligner enfin des méchants charismatiques, dont Mola Ram (joué par Amrish Puri).

* L'action. Plusieurs scènes mémorables avaient été pensées pour le précédent épisode, mais se retrouvent finalement ici car plus de moyens pour les réaliser. Entre la séquence d'introduction, le saut de l'avion sur un bateau pneumatique, la fuite en chariot minier ou encore la scène du pont suspendu, cette aventure est à nouveau pleine de morceaux de bravoure inoubliables et constamment inventifs.

* L'humour. Même plus sombre, cet opus ne manque pas de moments cultes de drôlerie. Outre les scènes d'action qui en sont truffées, on en a aussi lors des séquences plus calmes comme celle du camping en pleine jungle (où Willie fait face à tous les animaux sauvages tandis qu'Indiana et Short Round jouent aux cartes) ou encore celle du dîner au palais de Pankot avec ces fameux mets plus "exotiques" les uns que les autres.

* La bande originale. La musique épique de John Williams est toujours là pour ajouter la cerise sur le gâteau.

* Les décors. Beaucoup de magnifiques intérieurs de palais indien, mais également des extérieurs tournés au Sri Lanka.

* Le scénario. Signé du couple Willard Huyck et Gloria Katz, il est ainsi plus "resserré", sans grande quête archéologique, et aussi plus violent d'une certaine manière. Pour autant, cela n'en fait pas non plus une histoire moins divertissante, bien au contraire. C'est un épisode juste "différent". 

J'aime pas :

* Le seul regret ici est donc ce voyage limité quasiment à un seul endroit et un intérêt moindre dans la mission de nos héros, comparé aux autres opus de la trilogie.

"The Temple of Doom" est ainsi peut-être desservi par son scénario moins emballant, mais ce dernier est largement compensé par un casting parfait et une nouvelle œuvre d'art de Steven Spielberg en termes de film d'aventures. On ne s'ennuie jamais, on vibre, on rit, que demander de plus ?

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