L'histoire est celle de Benjamin (Vincent Lacoste, très bien), qui débute son internat dans un hôpital parisien, dans le service dirigé par son père (Jacques Gamblin, bien). Là, il va découvrir tous les aléas et surtout les difficultés quotidiennes auxquelles fait face le personnel hospitalier, en compagnie notamment d'Abdel (Reda Kateb, très bien aussi), un interne algérien.
J'aime :
* L'univers. Il n'est pas des plus clinquants, mais il permet une plongée des plus réalistes, quasi documentaire, dans un service hospitalier, sujet rarement traité par le cinéma français. On y retrouve ses joies, ses peines, ses galères, son humanité. Tout cela est assez fidèlement retranscrit.
* Le casting. Je crois l'avoir déjà dit, mais je suis de plus en plus fan de Vincent Lacoste. Il incarne très bien ce jeune personnage très humain, dont le statut de fils du chef de service va le plonger malgré lui dans l'engrenage du mensonge et de l'impunité. A ses côtés, Reda Kateb compose un rôle plus complexe, mettant en lumière la situation des internes étrangers qui, eux, n'ont pas le droit à l'erreur.
* Le scénario. Pas facile de laisser de la place à autre chose avec deux fils rouges portant sur deux cas médicaux complexes, un pour chacun des deux protagonistes principaux du film, mais il laisse tout de même bien entrevoir la vie d'un service.
J'aime pas :
* Même s'il apparaît sensé de s'attarder sur les deux cas de figure proposés par Thomas Lilti, illustrant tout le poids de la moindre décision, et surtout de ses conséquences, des médecins à l'hôpital, on aurait sans doute aimé voir une plus grande variété de prises en charge des internes et ainsi un peu plus de leur gestion de ce quotidien.
Après "Première année", Thomas Lilti achève de me convaincre avec "Hippocrate" de la grande qualité de sa trilogie sur le milieu médical. Manque plus que "Médecin de campagne", qui s'annonce lui aussi passionnant.
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