mardi 5 mai 2020

Le Samouraï (1967)

Je poursuis mon rattrapage des classiques du cinéma français avec cette référence mondiale signée Jean-Pierre Melville. Mon premier film du cinéaste.

Le samouraï du titre, c'est Jef Costello (Alain Delon, bien), un tueur à gages solitaire qui a un oiseau en cage pour seul compagnon. La police lui tombe dessus alors qu'il vient d'assassiner le patron d'une boîte de jazz. Malgré des témoins l'ayant croisé, le malfrat réussit à être libéré. Alors que la police, menée par un commissaire tenace (François Périer, très bien), ne le lâche pas d'une semelle, Jef Costello va devoir affronter dans le même temps un autre commanditaire cherchant à le faire tuer...

J'aime : 

* Le scénario. Il ne casse pas des briques non plus, mais cette prise en étau de Jef Costello entre la police et les malfrats est haletante. Quelques séquences sont particulièrement marquantes comme la poursuite dans le métro.

* La photographie. Signée de la référence Henri Decaë, son côté sombre et bleuté s'accommode parfaitement à l'épure des décors, à l'image du studio de Jef Costello. Il n'y a que le strict nécessaire.

* La mise en scène. Bien que rigide et quasiment dépourvue de dialogues, elle apporte elle aussi un vrai style au film, millimétrée.

* La bande originale. C'est le très jeune et autodidacte François de Roubaix qui a composé cette musique très jazzy. Parfaite pour ce polar.

* Le casting masculin. Première fois que je sépare, mais il y a malheureusement une grosse différence. Alain Delon et François Périer sont au top.


J'aime pas : 

* Le casting féminin. On ne peut pas en dire autant de Nathalie Delon et Cathy Rosier. Il s'agit de leur premier film, ça se voit.

Polar atypique par son style, froid et abrupt, "Le Samouraï" se démarque et on comprend combien il a pu inspirer au-delà de nos frontières. Il n'est néanmoins pas dénué de défauts côté casting.

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