mardi 28 avril 2020

Gisaengchung (2019)

Plus connu sous le nom de "Parasite", le dernier film de Bong Joon-ho a raflé tous les prix possibles. Une bonne pioche donc pour le premier long-métrage coréen qu'il m'a été donné de voir.

L'histoire est celle du jeune Ki-Woo (Choi Woo-sik, pas mal), qui vit avec ses parents et sa soeur, Ki-Jung (Park So-dam, très bien), dans un logement insalubre d'un quartier populaire. Un jour, l'un de ses amis lui propose de le remplacer comme prof d'anglais particulier auprès d'une adolescente de bonne famille, les Park. Alors qu'il s'intègre pour le mieux, Ki-Woo va alors réussir, petit à petit, à faire engager Ki-Jung comme thérapeute du petit garçon des Park, puis son père (Song Kang-ho, excellent) comme chauffeur et enfin sa mère (Jang Hye-jin, très drôle) comme gouvernante. Sans jamais préciser à ses employés qu'ils sont tous issus de la même famille...

J'aime : 

* Le scénario. Il est à la fois haletant et surprenant, entre thriller et comédie noire, on ne sait jamais à quoi s'attendre et encore moins au dénouement final.

* Le casting. Je ne connais aucun des acteurs et actrices, mais ils sont très expressifs et excellents.

* L'humour. Il est très subtil, souvent suggéré. Et le jeu des acteurs y participe beaucoup.

* La mise en scène. C'est surtout dans l'ambiance feutrée de la villa moderne des Park que se joue un véritable ballet de dupes.


J'aime pas :

* Même s'il est intéressant et permet de faire retomber le choc (dont on taira les circonstances), il est un poil long.

Il n'y a aucun doute que "Gisaengchung" mérite tous les éloges qui lui ont été attribués. Il dépeint d'une manière mordante les inégalités sociales persistantes de notre monde moderne et que toutes les combines sont bonnes pour les atténuer. Bravo !

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