"The Jackal" fait partie de mes films d'action "madeleine", soit des oeuvres qui ne resteront pas forcément dans les annales du cinéma, mais que j'avais vraiment beaucoup apprécié étant plus jeune. Je me rappelle l'avoir vu plusieurs fois de suite lorsqu'il était passé, à l'époque, sur Canal +. Bref, cela ne veut pas dire non plus que c'est complètement nul, il y a Michael Caton-Jones à la baguette et un bon duel à distance entre Richard Gere et Bruce Willis.
Le "Chacal" du titre (Bruce Willis, qui fait bien le méchant pas commode) est un tueur à gages très dangereux et dont peu de personnes ne connaissent le visage. Il est engagé par la mafia russe qui entend venger la mort de l'un de ses membres, tué dans une opération menée conjointement par la police russe de Valentina Koslova et le FBI de Carter Preston (Sidney Poitier, impeccable). Craignant des représailles sur le sol américain, mais sans connaître la cible de la mafia russe, ce dernier met tout en oeuvre pour traquer le Chacal. Il fait alors appel à deux anciens membres de l'IRA et de l'ETA qui ont cotoyé le tueur : Declan Mulqueen (Richard Gere, pas mal), qui est emprisonné, et Isabella Zanconia (Mathilda May, pas très expressive).
J'aime :
* Le scénario. Cela s'éparpille parfois un peu trop dans tous les coins, mais on est bien pris par cette traque au Chacal, insaisissable et qui fait régner la terreur partout où il passe. Surtout, le suspense est bien gardé quant à la cible finale du tueur qu'on découvre en même temps que les enquêteurs.
* Le casting. Il y a quand même du lourd, entre Richard Gere et Bruce Willis, qui la jouent loup contre loup, on trouve le sobre Sidney Poitier et un Jack Black un peu égaré. On ne sait pas trop ce que vient faire là Mathilday May, mais c'est pas si mal.
* L'action. On sent qu'il y a du budget devant tant de décors et lieux visités. Cela pétarade pas tant que ça, mais ça suffit amplement avec une grosse scène de fin dans le métro.
J'aime pas :
* Quelques scènes téléphonées, notamment celles du début avec les vilains russes, et un jeu caricatural, de la part de ceux qu'on vient de citer, mais aussi de Richard Gere, qui se force un peu à faire le bad boy et n'a pas l'air de tellement croire à son rôle, et de Bruce Willis dont la moue de méchant et le changement de moumoute frisent parfois le ridicule.
Comme je le disais en préambule, Michael Caton-Jones n'a pas sorti les film d'action de la décennie avec ce "Jackal", mais cela reste un honnête divertissement, bien réalisé et avec des acteurs qu'on apprécie tout de même bien. Alors ne boudons pas ce plaisir coupable.
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