lundi 4 décembre 2023

Oppenheimer (2023)

Dans cette folie cinématographique de l'été dernier, il y avait donc une sorte de duel artificiel entre "Barbie" et "Oppenheimer". Après avoir vu le premier, je me devais de voir le second. Je ne suis pas spécialement fan de Christopher Nolan, mais son sujet de biopic m'intéressait bien. 

L'histoire est celle du scientifique américain Robert Oppenheimer (Cillian Murphy, très bien), de ses années d'étudiant à Oxford jusqu'à son passage devant la Commission de l'énergie atomique qui entendait le mettre au pilori car opposé au développement de l'armement nucléaire, en passant par sa direction du projet Manhattan, à savoir la conception de la bombe atomique.

J'aime pas :

* Le scénario. Oppenheimer, un nom éminemment connu pour moi, mais c'était tout. Et sa vie fascinante, outre évidemment le projet Manhattan, méritait assurément un biopic. Ne voulant évidemment pas être linéaire, Christopher Nolan a glissé des allers et retours entre la plus grande réalisation de sa vie et l'audience de la Commission de l'énergie atomique (filmée elle en noir et blanc, ce qui affine la distinction). Il faut s'y retrouver un peu, mais globalement, cela fonctionne, imposant un constant changement de rythme. Ses années étudiantes, avec ses amitiés communistes, sont bien intéressantes aussi.

* Le casting. Le charismatique Cillian Murphy incarne pleinement son personnage, secondé par une solide troupe dont Matt Damon, Robert Downey Jr, Emily Blunt ou encore Florence Pugh. Et il y a encore plus d'autres noms prestigieux... Il n'y a guère que le personnage d'Albert Einstein qui paraît un peu artificiel.

* La reconstitution. Evidemment, le sujet est très complexe, mais Christopher Nolan parvient très bien à nous plonger dans cette atmosphère scientifique peuplée de génies de la physique, en pleine ébullition alors qu'une course contre la montre se joue pour concevoir la bombe atomique avant les nazis. Et à nous rendre cette conception plus ou moins accessible.

J'aime pas :

* La bande originale. J'ai adoré le travail du Suédois Ludwig Göransson sur la série "The Mandalorian" et Christophe Nolan lui avait confié la musique de son précédent film, "Tenet", mais là, ce n'est pas tant sa partition que j'ai moins aimé que la puissance avec laquelle elle accompagne le film. Un choix du réalisateur paraît-il. Résultat : c'est assourdissant.

* La mise en scène. Christopher Nolan a du style, a son style, tant mieux, mais ici, ses effets, même si très esthétiques (ces séquences de fusion nucléaire, l'une des hallucinations finales d'Oppenheimer lors d'un discours), ont tendance à rendre l'atmosphère encore plus oppressante. Le film étant déjà très long (trois heures), cela paraît un peu superflu.

Avec "Oppenheimer", Christopher Nolan signe un biopic globalement classique (et passionnant), mais tout de même à sa manière, avec un casting de prestige. Néanmoins, on peut lui reprocher d'en faire un peu trop (long notamment).

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