Étant un peu mitigé avec la plupart des derniers films de Steven Spielberg, je suis resté une fois de plus un peu distant de cette œuvre quasi autobiographique avant de me raviser à la lecture de nombreux avis positifs. Qui avaient raison.
L'histoire est celle de Samuel Fabelman, enfant des années 1950, qui va tomber amoureux du cinéma après avoir vu "The Greatest show on Earth" avec ses parents, Burt (Paul Dano, très bien) et Mitzi (Michelle Williams, excellente). Il ne poursuivra alors plus qu'un seul but : devenir cinéaste. Mais ce ne sera pas sans heurts en raison d'une vie familiale mouvementée à laquelle il va participer malgré lui...
J'aime :
* Le casting. Gabriel LaBelle s'en sort très bien dans le rôle du jeune Spielberg, magnifiquement entouré par Michelle Williams, qui a fait du chemin depuis "Dawson's Creek". Elle est sobre et touchante de fragilité. Il y a aussi Paul Dano, toujours impeccable, dans ce rôle de père aimant et passionné qui ne voit pas ce qui se déroule sous son nez. Quant à Seth Rogen, qui joue le collègue et meilleur ami de Burt, il joue juste aussi, mais on se demande s'il était le meilleur choix pour ce rôle. Difficile de se retirer l'image de ses nombreux rôles comiques. Mention aussi aux petites sœurs de Sammy, très sympas.
* Le scénario. Steven Spielberg n'a pas eu non plus une enfance si "extraordinaire" que cela au final, mais, avec l'aide de Tony Kushner, il parvient à la raconter d'une manière à la fois nostalgique et mélancolique, sans écarter les moments difficiles donc, avec aussi beaucoup de moments magiques et poétiques, et surtout un véritable régal de nous dévoiler comment il a fabriqué ses tout premiers films amateurs.
* La reconstitution. Décors et costumes soignés, et minutie apportée évidemment aux séquences autour du cinéma.
J'aime pas :
* Rien de spécial à signaler.
J'avais donc des doutes sur les capacités de Spielberg à pouvoir encore se détacher en tant que cinéaste, et il a réussi à les ôter avec ce très joli film contant à la fois son histoire familiale et professionnelle (ses prémices en tout cas, intervenus très tôt). Qu'il conclut avec son talent habituel par une dernière séquence forte et une facétieuse dernière scène.
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